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23 juin 2020 2 23 /06 /juin /2020 09:00

Au hasard de mes pérégrinations sur le Net, j'ai eu la surprise de tomber sur le site d'un journal local, et d'y lire un billet concernant les tortures moyenâgeuses. Vous allez me dire que ça a déjà été fait et que ceux de cette époque n'étaient pas à cours d'imagination pour trouver des raffinements destinés à faire souffrir et ôter la vie de leurs contemporains. Vous avez raison, mais voilà, ce billet relatait des supplices uniquement réservés aux dames. J'en suis resté baba !

 

 

1 - DES POINTES EN MÉTAL DANS LA BOUCHE DES DAMES QUI PARLAIENT TROP

La bride-bavarde était un instrument de torture terrible, du genre "muselière en fer", destiné à être appliquée sur le visage des "commères". On appelait ainsi ces dames qui ne cessaient de critiquer, de dévoiler des secrets, de dire du mal des voisins, etc. Placée dans la bouche, la bride-bavarde était donc équipée de pointes de métal qui lacéraient la langue à chaque fois qu’elle bougeait. C'était une façon tout à fait charmante de faire taire quelqu’un !

 

 

2 - LE JOUG À MÉGÈRE

Décidément, les "mégères" du moyen-âge étaient particulièrement ciblées. Comparé au joug à mégère, les menottes ne sont rien. Il s'agissait d'un dispositif en bois ou en métal, réservé non pas seulement aux commères, mais aussi aux femmes violentes. L'instrument forçait la suppliciée à se déplacer bras pliés et tête enserrée. Il arrivait qu'on l'utilisait aussi pour punir deux femmes en même temps !

 

 

3 - LE THEWE

Célèbre outre-Manche, le "thewe" était une sorte de pilori réservé à ces dames. Contrairement à celui des hommes, seule la tête était attachée au poteau, mais pas les mains. La fautive, en plus d’être enchaînée, était exhibée à la foule. Pour ajouter à la joyeuseté de l'instant, il était de bon ton de l'insulter, tout en lui jetant à la tête des crachats ou des cailloux.

 

 

4 - L’ABLATION DU NEZ

Pour punir une femme aux mœurs légères, quoi de mieux que lui couper le nez ? La société du Moyen Âge trouvait cela normal et n’hésitait pas mutiler de pauvres femmes innocentes sur le symbole de sa beauté. Sous Louis XIV, c’était encore pire : les prostituées surprises en flagrant délit avec un soldat (comme si le monsieur n'y était pour rien ?) se voyaient, en sus, couper aussi les oreilles. Les hommes, en revanche, n’étaient condamnés qu’à une simple amende, ce qui démontre que l'égalité des sexes n'était encore pas à l'ordre du jour.

 

 

5 - LE TABOURET

Quiconque pour s'amuser, essaye de s'asseoir dans le vide, ne restera dans cette position que très peu de temps. Le tabouret" est donc un châtiment bien désagréable. Destinée une fois de plus aux femmes aux mœurs légères et aux commères, cette chaise en bois sans siège était une véritable torture. La coupable devait s’y asseoir, tout en étant attachée et exposée au public. Ce dernier, comme à son habitude, était inviter à agrémenter le supplice avec forces crachats, insultes, et cailloux. L’humiliation était à son paroxysme.

 

 

6 - LE TABOURET DU CANARD

Il s'agit là d'une variante qui reprend l'idée générale mais l’applique avec plus de panache ou d'inventivité. Le tabouret se trouve cette fois élevé au-dessus d’une étendue d’eau. La femme y siégeant doit être plongée autant de fois qu’il le fallait pour "refroidir sa chaleur excessive", comme écrivait François Maximilien Misson, écrivain français du texte documentaire, condamné à l'exil. Bien souvent, la pauvre femme torturée finissait par en mourir par noyade. Le Moyen Âge n'était pas vraiment une douce époque.

 

 

7 - LE MANTEAU DE L’IVROGNE

Le manteau d’ivrogne n'est autre qu'un énorme tonneau dans lequel on forçait les femmes infidèles à s’installer. Un trou laissait passer la tête, et deux autres étaient destinés aux bras. La coupable devait parader dans la ville, histoire de bien montrer qu’elle n’était pas digne de confiance. Là encore, la malheureuse était la cible des quolibets et autres insultes, quand ce n'était pas des crachats et des cailloux.

 

 

8 - LA MARCHE DE LA HONTE

Popularisée par la reine Cersei Lannister dans "Game of Thrones", il s'agissait d'une parade humiliante. Durant cette marche à travers toute la ville, on forçait les prostituées, les mégères (femmes autoritaires et dominatrices) et les menteuses à parcourir, pieds nus, les rues de la ville. Quand la faute était plus grande, elles devaient déambuler dans le plus simple appareil. De plus, la foule ne manquait pas une occasion d’humilier la présumée coupable avec les moyens habituels : insultes, crachats, jets d'immondices divers, etc.

 

 

9 - LA NOYADE DES SORCIÈRES

Il ne s'agit plus de châtiment, mais bien d'une condamnation à mort. La noyade était spécialement réservée aux femmes accusées de vol, car cette méthode était étonnement considérée comme plutôt douce. Les présumées sorcières subissaient donc sans preuve l’ordalie (1) par l’eau froide. Leur sort était donc déterminé selon si elles coulaient ou si elles flottaient.

(1) L'ordalie, ou jugement de Dieu, était un procès rapide à caractère religieux qui consistait à soumettre un suspect à une épreuve mortelle, dont l'issue, théoriquement déterminée par Dieu lui-même, permettait de conclure à la culpabilité ou à l’innocence dudit suspect. Si l'accusée était innocente, Dieu le savait et l'aidait à surmonter l'épreuve. La supposée sorcière était plongée dans une eau bénite glacée (souvent une rivière). Si elle coulait, c'est qu'elle était reçue par l'eau bénite et donc innocente. Si le corps flottait, cela prouvait le rejet de l'eau bénite et donc sa culpabilité. La plupart des femmes accusées de sorcellerie étant frêles et âgées, avaient tendance à flotter. Soit les accusées à tort se noyaient, soit elles étaient exécutées car coupables.

 

 

10 - LE FER ROUGE

Assez populaire, cette punition était réservée aux prostituées et aux souteneuses du Moyen Âge jusqu’à la fin de l’ancien régime. Les filles de joie étaient donc marquées au fer rouge, et recevaient un "P" sur le front, le bras ou la fesse, tandis que les maquerelles disposaient d’un "M" assorti d’une fleur de lys aux mêmes endroits. Le roi Charles IX les déclara même hors-la-loi, passibles sans procès de fouet et de la "marque".

 

11 - LE BUCHER

Les sorcières du Moyen Âge n’étaient pas seulement noyées, mais le plus souvent brûlées. Le premier procès de sorcellerie de Paris fut celui de Jeanne de Brigue, le 29 octobre 1390. Elle fut déclarée coupable, puis " purifiée par le feu" en place publique le 19 août 1391. Il arrivait, pour que la douleur soit plus intense, qu'on fasse porter une robe et un bonnet enduits de goudron aux présumées coupables. Elles étaient ensuite attachées au poteau, puis brûlées vives. Parfois, le corps supplicié était également pendu.

 

Quelle chance avons-nous de vivre à notre époque.

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13 juin 2020 6 13 /06 /juin /2020 07:00

A New York, les autorités du très sérieux département de la santé recommandent le port du masque pendant l'acte sexuel. Je vous jure que ce n'est pas une blague !

Les ricains sont tellement outranciers parfois que personne ou presque ne s'étonne de la publication de plusieurs directives concernant les relations intimes en temps de Covid-19. Le rédacteur va même jusqu'à conseiller d'être "créatif avec les positions et les barrières physiques."

Certes, avec plus de 112.000 morts du coronavirus, les États-Unis sont le pays le plus durement touché au monde par la pandémie. On peut donc supposer que c'est ce qui a incité les autorités sanitaires à publier ces multiples recommandations pour informer le public des mesures à prendre. De l'idée à la réalisation, il n'y avait qu'un pas, que le département de la santé de la ville de New York a rapidement franchi, afin que les habitants de Big Apple puissent avoir des relations intimes en toute sécurité (SIC).

 

Le document conseille ainsi de se protéger pendant l'acte à l'aide d'un masque, le virus se propageant par la salive et la respiration. Il est également suggéré d'être créatif avec les positions et les barrières physiques, comme les murs, qui permettent le contact rapproché, tout en empêchant le contact face à face. (moi non plus, je n'ai pas compris). Le guide suggère en détail de nombreuses mesures, allant du sexe en groupe à celui en extérieur. Dans le premier cas, gageons que le public risque de rencontrer des difficultés supplémentaires.

Autre point important, les autorités recommandent d'avoir plutôt des relations avec des personnes proches et non pas des inconnus. Pour ceux qui souhaitent des aventures en dehors de leur cercle (authentique), le département souligne qu'il est important de surveiller les symptômes du Covid-19 et de se faire tester de manière fréquente, au moins une fois par mois. Le département rappelle au passage que les personnes de 65 ans et plus sont davantage à risque. C'est gentil, autant de sollicitude.

Enfin, les autorités insistent sur le fait que si des traces du virus ont été retrouvées dans les sécrétions masculines, aucune étude ne prouve à ce jour qu'une contamination par les rapports sexuels soit possible. New York n'est pas le seul endroit à avoir pris ce problème de relations au sérieux en ces temps de pandémie. CNN rapporte ainsi des initiatives du même type dans les états de Washington, de l'Oregon ou au Texas.

L'histoire ne dit pas à quel endroit il faut mettre le masque (j'ai honte), ni s'il faut prévoir de l'oxygène. Il conviendra donc d'éviter les fantaisies telles que plans à 3 avec des inconnus et s'en tenir à des activités distanciées et masquées, tout en évitant les postillons et en n'oubliant pas le préservatif. Que du bonheur, en résumé mais par chance, jusqu'ici, tout va bien !

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11 juin 2020 4 11 /06 /juin /2020 09:00

Déconsommation annoncée : 30 % des bars et restaurants ne rouvriront pas. Malgré le plan de relance à coups de milliards donnant le tournis et les mesures pour relancer les différentes filières dans les prochaines semaines, nombre d'établissements de restauration et d'entreprises diverses ne se relèveront pas.

Animations estivales annulées, rassemblements limités, réouvertures tardives après plus de 2 mois d'inactivité, beaucoup de professionnels déjà touchés sont aujourd'hui carrément coulés. Malgré toutes ces annonces mirifiques, on n'empêchera pas la faillite de milliers d'entreprises.

Le pays ne sera pas épargné : c'est tout simple, les gens qui vont perdre leur emploi ou dont celui-ci va être fragilisé, ceux qui sont hors de trésorerie, ceux dont les affaires périclitent et tous les inquiets ont autre chose à faire que de se jeter dans la consommation, fréquenter journellement les restaurants, changer de voiture ou se lancer dans des achats dispendieux.

Malgré ce qu'en pense notre gouvernement déconnecté, ça ne va pas repartir, du moins pas avant des années.

Une longue période de déconsommation dont les princes qui nous gouvernent n'ont même pas idée, a déjà commencé. Quand vous réduisez la capacité de votre entreprise de 50% ou plus, et que les charges fixes restent les mêmes, les recettes diminuent. Il n'est point besoin d'être sorti major de HEC pour comprendre ça.

Certains ne s'en relèveront pas.

Tous ces milliards (qu'il va bien falloir rembourser, mais qui sinon le peuple ?) ne seront pas suffisants pour sauver les entreprises en déroute, fragilisées pour certaines par plus de 2 mois de fermeture et désormais dépendantes des conditions drastiques de réouverture. Parmi toutes ces structures impactées, certaines ont du emprunter pour tenter de surnager et les aides de l'Etat, même si elles sont les bienvenues, ne seront pas suffisantes pour pérenniser l'activité. Quant à redémarrer autre chose, c'est impossible tant que les dettes n'ont pas été soldées.

L'autorisation de réouverture des cafés et restaurants survenue le 2 juin dernier, est une bonne nouvelle pour le tourisme, même si elle n'empêchera pas certains de sombrer. Pour d'autres, c'est déjà trop tard, et pour d'autres encore, c'est à venir, comme les activités saisonnières qui n'auront pas la capacité de se rattraper cet automne, si tant est, d'ailleurs, que l'automne soit bon, ce qui n'est pas à l'ordre du jour.

En attendant, il faut réinventer les centres d'intérêt et d'attractivité, notamment en l'absence des festivités et des spectacles culturels habituels. Cet été sera bizarre. On se demande même si toutes les polémiques actuelles ne tombent pas à pic pour distraire le bon peuple du mur qui va se dresser devant lui ?

Certains malins avaient prédit que les français auraient une envie frénétique de nature, d'espace, de circuit-courts, d'agriculture et que tout serait mis en œuvre pour correspondre à leurs attentes. Quelle vanité ! Rien ne donnera vraiment envie de foncer, à cause des conditions sanitaires actuelles qui sont plus inquiétantes que rassurantes.

Faut-il rappeler que le virus n'a pas disparu, qu'il cause toujours de nombreux décès chaque jour et que la pandémie s'étend dramatiquement sur d'autres continents ? Les professionnels comptent sur les clientèles de proximité, cependant même si jusqu'ici tout va bien, ils se trompent lourdement.

 

Par ailleurs, même la météo est contre nous. Vous avez-vu le temps de la Saint Médard ? Le plus célèbre des "saints de pluie" n'a guère été bienveillant.

Tout le monde connaît le célèbre diction "Quand il pleut à la saint-Médard (8 juin), il pleut quarante jours plus tard, à moins que saint Barnabé (11 juin), ne vienne lui couper l’herbe sous le pied". Nos anciens avaient le sens de l'observation et ces dictions se révèlent bien souvent riches d'enseignements. Vu la météo mouillée des 8 et 11 juin courants, ce pourrait être le début d’une période de pluies désastreuse pour les récoltes.

 

Saint-Médard est également le patron des personnes emprisonnées, des personnes atteintes de maladie mentale, de migraines et de névralgies (rien que des joyeusetés)… Par chance, il est aussi celui des agriculteurs et des viticulteurs. Surnommé le "saint pluvieux", il est généralement invoqué pour, ou contre la pluie.

Les habitants du Languedoc connaissent une autre version "S’il pleut pour saint Médard, le beau temps vient tard". Les auvergnats, préfèrent quant à eux être positifs : "saint Médard beau et serein, promet abondance de grain". D'autres pensent que "s’il pleut pour la saint Médard, l’été sera bâtard ou que "les récoltes diminuent d’un quart" ou encore que "c’est du beau temps pour les canards"… Saint Médard, ferme ton arrosoir !

 

Saint Barnabé n'ayant rien fait pour relever le tableau, c’est un temps instable qui est en place avec un risque d’averses qui concerne les ¾ du pays. Même si jusqu'ici, tout va bien, on annonce de la fraîcheur avec des températures proches d’un début octobre au nord de la Seine. Brr…

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5 juin 2020 5 05 /06 /juin /2020 09:00

Et bien voila, les bistrots et restaurants ont rouvert, enfin certains d'entre eux, car dans ma ville, certains rideaux sont toujours baissés, les chaises sont toujours sur les tables et la réouverture n'est pas à l'ordre du jour, ni de celui de demain. Certains déconfinés en profitent déjà en s'affichant sur les réseaux sociaux, comme à Levallois-Perret, où l'on fait parfois fi des règles de distanciation sociale. A la base, je n'ai rien ni pour ni contre eux, mais quand même… avoir été condamnés à de la prison ferme en appel, être dispensés d'incarcération et venir provoquer sur les réseaux sociaux en piétinant les mesures de distanciation sanitaire, c'est quand même déplacé dans l'époque troublée que nous traversons.

 

Nous sommes donc entrés en phase de déconfinement et de réouverture des restaurants dans les zones vertes. Les établissements concernés doivent respecter un protocole sanitaire strict, avec un mètre de distance entre les tables, pas plus de 10 clients par table, avec des lavages de mains réguliers, avec le port de masques et/ou gants pour le personnel. Si des consignes très précises ont été données, dans les faits, on s'aperçoit que le pire côtoie le meilleur.

 

La mise en place des nouvelles mesures de distanciation dans les restaurants n'a pas effrayé les premiers clients qui ont retrouvé, sous le soleil, des terrasses plus espacées et un serveur qui apporte les plats derrière une visière en plexiglas. Les terrasses et places en salle ont réduit de moitié et parfois plus encore. Les établissements sont à peu près complets jusqu'à 14h00, mais ils perdent vraiment beaucoup de places. C'est à la fois encourageant et frustrant parce que même si la salle tourne "à plein", il y a un effondrement du chiffre d'affaires et une perte de rentabilité, malgré l'obligation de refuser du monde, faute de place.

Dans le monde d'après, les convives sont distants les uns les autres, le gel est à portée de main, et le menu figure soit sur la table, soit sur un QR code, tandis que les plats sont amenés par un serveur masqué. Dans les cuisines, le chef est équipé d'une charlotte (normal) et d'un masque (pas très pratique pour goûter les plats), pénible à porter avec la chaleur. Entre les tables, le personnel s'active, mais le plus souvent, les patrons ont réduit les effectifs des serveurs et des aide-cuisiniers afin de débuter prudemment.

Ceux qui restent doivent réapprendre le métier et de nouveaux gestes pour effectuer le service. Il faut désormais changer la façon de servir, de côtoyer la clientèle et se laver les mains au gel hydroalcoolique à chaque plat ou quand on débarrasse. Les premiers clients sont au rendez-vous, mais la fréquentation est en dents de scie et les professionnels risquent d'assouplir quelque peu, au fur et à mesure, les règles de distanciation, pas tenables sur le long terme.

 

Si la majorité des restaurants ont rouvert depuis le 2 juin, certains établissements gardent toujours porte close pour le moment, parfois par raison financière, parfois parce que le protocole sanitaire n'est compatible ni avec la philosophie, ni avec la rentabilité du lieu. Certains patrons n'imaginent pas imposer les règles du protocole sanitaire, et ne se voient pas faire "les gendarmes", y compris derrière les gens qui vont aux toilettes, le restaurant étant pour eux un lieu de convivialité et de partage. Je partage cette vision. Pour moi, l'indispensable masque, est un premier obstacle  la fréquentation des auberges, tout comme les traçages au sol, la distanciation et les produits industriels disposés un peu partout pour se désinfecter les mains. Quant au restaurant-plexiglas, très peu pour moi !

Avec la distanciation physique, les restaurants ne fonctionnent pas au seuil de rentabilité, déjà difficile en temps normal. Ceux qui restent fermés continuent donc à faire des plats à emporter, ce qui n'est pas assez pour vivre, mais permet de garder la tête hors de l'eau. Pour combien de temps ?

 

Même si le président a salué le retour des "jours heureux", il est bien difficile de se projeter avec des consignes gouvernementales qui évoluent constamment, souvent en contradiction.

Ayant banni les cafés et restaurants jusqu'à nouvel ordre pour les raisons décrites supra, je suis conscient qu'il y aura des dommages collatéraux chez les restaurateurs et cafetiers, mais c'est ainsi, on ne maîtrise pas la pandémie, malgré le président du conseil scientifique qui a annoncé le contraire ce matin.

Le monde d'après, avec ses restructurations désagréables et sa cohorte de chômeurs, est décidément une catastrophe, même si jusqu'ici tout va bien.

 

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4 juin 2020 4 04 /06 /juin /2020 09:00

Ils nous auront tout fait : après les médailles fabriquées en Chine, à destination de nos soignants, voici la dernière idée géniale du gouvernement : le don de jours de congés et/ou de RTT.

Sur une idée de Muriel Pénicaud, la ministre du travail, une proposition a été ainsi formulée par une centaine de députés, aux termes de laquelle les français sont invités à faire don au personnel soignant de jours de congés ou de RTT. Attention, cette mesure ne vise en aucun cas à leur donner des jours de congé supplémentaires, mais juste à convertir ces jours virtuels en chèques-vacances qui leur seraient attribués.

Les chèques-vacances sont diffusés par un établissement public (ANCV), en partenariat avec des sociétés privées. Sans rire, le ministère du travail a fait connaître les bienfaits de l'activité physique par les personnels soignants : "l’activité physique dans le cadre du travail diminue le stress, facilite la communication interne et favorise un mieux-être physique aux retombées psychiques bien identifiées. Bien conduite, elle diminue les troubles musculo-squelettiques et les risques psychosociaux. Notre reconnaissance à tous ces soignants, leur permettra non seulement de mieux profiter de leurs congés, mais aussi de mieux vivre chaque jour leur métier".

 

Voilà qui commence comme des éléments de langage, continue comme une langue de bois (c'est la même chose) et finit un peu en foutage de figure, car ce n'est ni une médaille, ni des chèques vacances, ni même une prime ponctuelle que nos soignants attendent. Il faudra se contenter de ça, dans cette période actuelle du déconfinement, qualifiée par le président de "jours heureux" (!)

 

Quid de la crise sanitaire qui n'est pas terminée et de la crise sociale sans précédent qui est largement commencée ? Bref, c'est facile de jouer avec l'argent des autres, surtout pour ce gouvernement qui a déjà autorisé la suppression de jours de congé (solidarité), y compris pour ceux qui ont bossé pendant le confinement. Je le sais, ma camarade de jeux a été impactée par ce cas : elle a bossé non-stop, mais son employeur lui a retiré arbitrairement 5 jours sur ses droits annuels à congés.

Ceci dit, il faut prévenir nos soignants du souci rencontré avec les chèques-vacances : Ils sont plutôt difficiles à dépenser, même parfois chez les professionnels qui affichent le logo de l'organisme.

 

1 - Il devient compliqué de les faire accepter par les autoroutes, notamment depuis qu'il n'y a plus d'employés de péage (il faut parlementer longuement à la borne et les chèques-vacances sont 100% incompatible avec le télépéage) ;

2 - De moins en moins de restaurants les acceptent, à cause des délais de remboursement qu'ils subissent et du coût de revient de leur procédure (2 à 3 mois d'attente, d'après ce qu'ils en disent) ;

3 - De moins en moins d'hôtels les acceptent, exactement pour les mêmes raisons, et si le logo ANCV "bienvenue aux chèques-vacances" est fièrement affiché sur la porte d'entrée. Parfois, on se voit même opposer un refus au simple motif, je l'ai entendu, le comptable ne veut pas s'embêter avec ça, parce que c'est compliqué et que ça fait perdre de l'argent.

4 - Le plus souvent, ce moyen de paiement est même refusé par les établissements hôteliers si on a fait une réservation Internet par une grande centrale...

5 - Les établissements qui les acceptent se réduisent de plus en plus comme peau de chagrin et aucun guide des acceptants n'est disponible.

J'ai vérifié sur le site Internet. Concernant la restauration, près de moi, je peux aller dans une brasserie, un fast-food, le rayon sandwich de la station-service de l'autoroute (authentique) et une pizzeria. Le seul établissement ressemblant à un restaurant n'a pas rouvert. J'ai voulu voir les activités culturelles de ma région mais je n'ai rien trouvé et le site a buggé. Hum…

 

En fait les chèques-vacances sont en perte de vitesse et les mettre en lumière avec un coup de pub, c'est un peu relancer un moyen de paiement déficitaire où l'Etat est partenaire. Et les soignants dans tout cela ? Que leur resterait-il ?

 

- Ils pourraient se rabattre sur les hôtels et restaurants ne faisant pas partie de ceux qui ont le plus de clientèle (et donc pas les meilleurs) ou sur les chaînes et les fast-food qui ne sont pas, chacun le sait, des parangons de gastronomie.

- Ils pourraient aussi tenter leur chance sur l'autoroute, s'ils ont le temps de parlementer au péage, ou s'ils persistent à rester dans les bouchons en n'utilisant donc pas le télépéage avec abonnement payant.

- Qu'ils se consolent, ils pourront pratiquer des activités hautement culturelles offertes par certains (pas tous loin de là) parcs d'attraction, comme Disneyland, Astérix, etc.

 

C'était presque mieux quand les gens applaudissaient sur commande à 20 heures, en tapant sur des marmites. Même si jusqu'ici tout va bien, de qui se moque-t-on ?

 

 

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25 mai 2020 1 25 /05 /mai /2020 07:00

Lundi 25 mai 2020. Avec ce fichu coronavirus, le pire côtoie le meilleur, du lit-cercueil au curé farceur…

 

Le pire : Création d'un lit d’hôpital rapidement convertible en cercueil.

 

Lors de la pandémie du Covid-19, ABC Displays, une entreprise colombienne de Bogota, a eu l'idée de produire un lit médicalisé directement convertible en cercueil. Cette création qui part d'une bonne intention, peut toutefois donner quelque peu froid dans le dos, mais il faut se replacer dans un contexte bien différent du nôtre. A l'instar de toute l'Amérique latine, les hôpitaux équatoriens manquent de lits et les pompes funèbres manquent de cercueils.

Certaines familles ont été obligées de garder plusieurs jours chez elles une personne décédée, parce qu’elles n’arrivaient tout simplement pas à se procurer de cercueil. En collaboration avec les milieux médicaux, l’entreprise a donc conçu un lit médicalisé en carton fort, bon marché, équipé de barreaux en métal. Ce lit d’hôpital peut être rapidement transformé en cercueil avec quelques manipulations simples, offrant ainsi une solution économique pour répondre à l’urgence.

Il répond à trois problématiques : le nombre de lits d’hôpitaux disponibles, la rapidité de propagation du virus et les coûts de l’enterrement. La durée de vie du lit-cercueil est d'environ 18 mois, et il peut accueillir des personnes pesant jusque 150 kilos. En cas de décès du patient à l'hôpital, aucun transfert de corps n’est nécessaire, ce qui limite les contacts avec le virus, qui ne survivrait que 24 heures sur du carton, contre trois jours sur d’autres matières.

Enfin, les familles les plus pauvres ont ainsi accès à un véritable cercueil (biodégradable) qui permet éventuellement de récupérer le corps, en vue d’une inhumation ultérieure. Je sais, c'est horrible, mais ce fichu virus l'est tout autant.

 

 

Le meilleur : un curé farceur bénit au pistolet à eau.

Afin de respecter les mesures de distanciation sociale, un prêtre américain a eu une idée très originale. En effet, il bénit ses fidèles avec un pistolet à eau en plastique ! Si les voies du Seigneur sont impénétrables, elles prennent parfois des chemins inédits. L'église a parfois adapté ses sacrements en raison des impératifs sanitaires, en ayant recours aux outils numériques et aux messes en voiture, mais un prêtre américain, Tim Pelc, de Detroit (Michigan), a fait preuve de plus de créativité.

Il utilise en effet un pistolet à eau en plastique rempli d'eau bénite, lors de la messe. Les images ont fait le buzz sur les réseaux sociaux. On peut y voir le révérend Pelc bénir ses paroissiens vêtu d'un masque de protection, et pistolet à eau en main. Il les asperge, eux, leurs véhicules et leurs paniers avec de l'eau bénite. Selon l'homme d'église, cette idée lui est venue pour amuser les enfants sur le point de vivre une fête de Pâques bien tristounette. Il s'est demandé ce qu'il pouvait bien faire, tout en respectant le protocole de distanciation sociale.

Le prêtre s'est d'abord assuré auprès d'un médecin urgentiste que sa démarche ne présentait aucun risque sanitaire. Après une publication sur la page Facebook de la paroisse, les images ont ensuite été relayées sur les réseaux sociaux, où elles ont fait le buzz et ont même été parfois détournées. L'exploit serait même arrivé jusqu'aux oreilles du Vatican, où les images aurait été vues par "vous savez qui"… ! Tim Pelc se réjouit de ce succès mais reste quelque peu inquiet des réactions de sa hiérarchie, qui n'a encore rien dit, précise-t-il.

Comme dans d'autres églises à travers le monde, le religieux propose par ailleurs de suivre les messes en streaming sur Internet.

Face au succès, il envisage de prolonger l'initiative après la fin des mesures sanitaires, et jusqu'ici, tout va bien…

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21 mai 2020 4 21 /05 /mai /2020 06:00

Jeudi 21 mai 2020.

 

Jusqu'ici, tout va bien. Et si pour la première fois en France, des élections se déroulaient sans campagne, et ce de manière apaisée ?

Le conseil scientifique a indiqué ne pas s'opposer à la tenue du second tour des élections municipales. Toutefois, son avis est assorti de vives réserves devant tenir compte de la situation épidémique. Son président, Jean-François Delfraissy, a été interrogé sur les modalités d'organisation et ses déclarations ont fait l'effet d'un coup de canon : le scrutin devra être conforme aux exigences de sûreté sanitaire. La campagne électorale doit être très réduite et très différente. Il ne devra pas y avoir de campagne sur le terrain, pas de campagne sur les marchés, et pas de campagne à domicile.

 

Si la situation sanitaire s'est améliorée par rapport au début du confinement, on ne peut pas anticiper les semaines à venir, à tel point que le conseil estime devoir procéder à une nouvelle évaluation, probablement le 28 mai prochain.

 

Les élus des petites communes, engagés à fond pour les autres et ne comptant pas leur temps, sont la base et la force vive de ce qui fait fonctionner notre pays. Ceux des grandes villes, souvent recasés au niveau local après disgrâce et/ou fin de mission sous les ors de la République, qu'on ne revoit plus jamais ou presque une fois élus, dont la première décision est parfois de s'augmenter leur propre indemnité, et qui sont bien plus proches de leur réélection et de leurs privilèges que de leurs administrés, ça n'a rien à voir. Je les appelle des "tronches de raie"...  

 

Pour la première fois aurions-nous donc une campagne sans tracts (les arbres vous disent merci) ? Aurions-nous donc une campagne absente du terrain, et de nos domiciles (chouette, la boite à lettres ne sera plus bourrée de tracts froissés, et on n'aura plus à subir les tronches de raie désirant entrer dans la cour) ? Aurions-nous donc une campagne absente des marchés (chouette, nous allons éviter les mêmes tronches de raie citées ci-dessus nous arrêtant tous les 10 mètres pour nous remettre, de façon plus ou moins véhémente, leur profession de foi) ?

 

Tout ceci ne me paraît pas si mal, même s'il sera difficile d'échapper aux spots publicitaires, ainsi que peut-être au démarchage téléphonique et aux e-mails agressifs… les technologies ne propageant pas le coronavirus risquent d'être usées et abusées.

 

Après, vais-je me déplacer jusqu'au bureau de vote, pour aller faire mon devoir, au milieu des gestes barrières et mesures de distanciation ? Je me tâte. Je suis toujours allé voter, y compris par procuration lorsque j'étais empêché, mais pour la première fois de mon existence, je vais peut-être songer à y renoncer.

J'ai encore en mémoire le premier tour du mois de mars dernier, où je me suis fait "pourrir" parce que j'avais dépassé la ligne limite au sol d'environ 30 centimètres. J'ai encore en mémoire que celui qui m'a ainsi vertement tancé, m'a ensuite frôlé, à moins de 50 cm, passant en force entre ma camarade de jeux et moi, tout en mangeant un sandwich (!). Je n'ai pas pu m'empêcher de lui faire remarquer l'incohérence de la situation, ce qui l'avait fait rigoler (!).

 

Pas trop rancunier, continuant à manger son sandwich, il m'a alors accompagné vers un isoloir ouvert, sans rideau. Ayant eu du mal à comprendre le concept, je me suis félicité d'avoir préparé à l'avance mon bulletin de vote préalablement reçu par la poste. Peut-être ne suis-je pas prêt à revivre de telles incohérences, peut-être ne suis-je pas intéressé de savoir quelle "tronche de raie" sera élue ? Peut-être tout simplement ne serais-je pas intéressé par cette parodie de démocratie instaurée de force en plein déconfinement progressif ? ou peut-être irai-je pêcher, parce qu'en me levant, je me serait dit que jusqu'ici, tout va bien…

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19 mai 2020 2 19 /05 /mai /2020 10:00

Mardi 19 mai 2020

Voici 10 questions (et réponses) sur le déconfinement, ses conséquences et le retour à la vie quotidienne.

 

I – LES RESERVATIONS DE VACANCES.

Q : Afin de procéder à une réservation à plus de 100 km de chez vous, vous voudriez savoir à quelle date la restriction de circulation sera levée. Pour certains, les vacances commencent vers le 15 juin 2020. Que faire ?

 

R : Le déconfinement doit se faire pas à pas, avec des étapes prévues toutes les 3 semaines. Nous en sommes actuellement à la première étape, qui se termine le 2 juin prochain. En fonction de l’évolution de la pandémie, nous saurons si nous nous déconfinons un peu plus pour les trois semaines suivantes, ou si les règles n’évoluent pas ou même si elles régressent, ce qui est toujours possible. Il faut donc attendre les prochaines annonces pour savoir si nous pourrons voyager à plus de 100 km et réserver un logement.

 

II – LA PLAGE.

Q : Pourquoi n'a-t-on pas le droit de s'asseoir, de bronzer sur la plage ou tout simplement de regarder la mer sans marcher ?

 

R : Certains ne peuvent pas marcher beaucoup et la restriction reste bien injuste. Les plages n’ont pas toutes les mêmes règles de circulation, et certains endroits sont plus encore restrictifs que d'autres. Ces interdictions servent surtout à éviter l’accumulation d’un trop grand nombre de personnes au même endroit et les communes du littoral ont mis en place un concept de plage dynamique (inspiré des pratiques australiennes). Les usagers des plages ne peuvent que passer pour rejoindre le lieu d’activité : l’eau, ou permettre des activités dynamiques sur le sable (ou les galets), mais pas le farniente ou le pique-nique. Ne cherchez pas de logique médicale ou autre, c'est fait exprès pour que le moins de monde possible se déplace au bord de la mer.

 

III – VISITES A LA FAMILLE.

Q : A-t-on le droit d'aller voir la famille résidant à plus de 100 km, pour s'occuper d'eux ou leur rendre une visite car ils ne vont pas très bien ?

 

R : A priori, non et ce au moins jusqu’au 2 juin, date où la limite des déplacements hors département reste limitée à 100 km à vol d’oiseau. Seule une raison familiale impérieuse et dûment accompagné d'un écrit comme un certificat médical mentionnant une obligation urgente et/ou impérative, voir vitale peut justifier ce genre de déplacement. Dans l'attente, la famille attendra.

 

IV – REFUS DE DEPISTAGE

Q : Peut-on demander qu'un prélèvement de dépistage des porteurs du covid 19 soit fait dans la gorge plutôt que dans le nez, et a-t-on, le cas échéant, le droit de refuser d’être dépisté ?

 

R : A priori, oui, refuser est possible, car il n’y a pas d’obligation absolue de dépistage, comme il n’y a pas d’obligation absolue de se confiner si on est malade, mais cela vaut pour l’immédiat. Par contre, on ne peut pas demander un prélèvement dans la gorge et non pas dans le nez, car les tests salivaires ne sont pas utilisés en France. Ils sont réputés moins efficaces que les tests virologiques, eux-mêmes sensés être fiables à 70 % seulement.

 

V – CURE MEDICALE.

Q : Je dois effectuer une cure médicale au mois d'août. Les établissements thermaux vont-ils pouvoir recevoir à nouveau des curistes qui viennent de loin ?

 

R : Actuellement fermés, les établissements de cures thermales espèrent rouvrir leurs portes à partir de la mi-juillet. Cette date est possible, mais pas certaine. L'avis des autorités de tutelle, seules habilitées à prendre cette décision est vivement attendu, mais à la date de rédaction de ce billet (19 mai 2020), c'est toujours non.

 

VI - VOYAGE AU PORTUGAL

Q : Peut-on aller au Portugal par la route, pour apporter de l'aide à sa famille ?

 

R : La réponse est non. Pour aller jusqu'à la frontière, la règle est celle du motif impérieux, ou du déplacement professionnel. De plus l’Espagne, pays à traverser pour se rendre au Portugal, maintient son état d’urgence sanitaire. Il est imposé une quatorzaine aux personnes qui passent la frontière France-Espagne, et la frontière terrestre entre l’Espagne et le Portugal reste fermée, sauf pour les 9 points de passage ouverts pour les travailleurs transfrontaliers et les marchandises. Les déplacements France – Espagne – Portugal, pour l'instant, c'est non.

 

VII – LES ILES

Q : Habitant dans le même département et résidant à moins de 100 km, peut-on se rendre sur une île où l'on possède une résidence secondaire ?

 

R : La réponse est non. Les résidents secondaires restent privés d’accès, l'accès aux îles est toujours interdit aux non-résidents permanents. Il faut s'armer de patience et de temps pour espérer revoir votre île de vacances.

 

 

VIII – LES NOUVEAUX-NES.

Q : Est-il autorisé de se déplacer à plus de 100 km hors département pour aller faire connaissance avec le dernier né, récemment arrivé ?

 

R : La réponse est non. C'est le cas de beaucoup de nouveaux grands-parents qui souhaitent se déplacer pour découvrir leurs petits-enfants venant de naître. Les règles sont celle des limites des 100 km. Il faut soit un motif professionnel, soit une raison familiale impérieuse pour déroger à la limite kilométrique. Le passage est soumis au discernement des forces de l’ordre (c'est-à-dire néant) et au bon sens des français (encore néant). De plus, les personnes qui, compte tenu de leur âge et d'autres causes éventuelles de co-morbidité, sont classées à risque doivent surseoir. Voir ses petits-enfants n’est pas un motif reconnu et il faut rester dans la limite des 100 km, en attendant de retrouver ses petits-enfants en bonne santé, une fois la crise passée, ce qui n'est pas demain la veille.

 

IX – UNE MAISON A RENOVER

Q : Dans le cas de l'achat d'une maison à rénover, à plus de 100 km, il faut coordonner les travaux des entreprises qui interviennent. Peut-on reprendre et/ou superviser le chantier ?

 

R : La réponse est non. Les acquéreurs sont obligés de s'en tenir à la règle des 100 km et ne peuvent pas se rendre sur place. Les ordres doivent être donnés à distance, en visioconférence ou par téléphone. Il va falloir faire une confiance aveugle aux professionnels qui travaillent pour votre chantier.

 

X – LES FORMES GRAVES DU CORONAVIRUS.

Q : Les formes graves de Covid-19 sont dues au résultat de notre immunité qui s'emballe mais on entend qu'il faut renforcer notre immunité pour combattre le virus. N'y a-t-il pas là une apparente contradiction ?

 

R : Effectivement, les formes les plus graves du Covid-19 correspondent à un emballement du système immunitaire. Suivre un traitement immuno-déprimant pour le bloquer n'est pas une bonne idée. Les personnes immunodéprimées font partie des personnes à risque aux formes graves du Covid et cela ouvrirait la voie à toutes sortes d’autres surinfections. Il n’y a pas d’immunité extérieure médicalisée.

 

-----------

 

Unique ou réutilisable, le port du masque est une nouvelle habitude à prendre. Désormais obligatoire dans les trains, métros, bus et avions, son port est conseillé, couplé aux mesures de protection, dans les espaces publics fermés. Nous sommes condamnés à porter ce fichu masque, puisque jusqu'ici, tout va bien…

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15 mai 2020 5 15 /05 /mai /2020 07:00

Vendredi 15 mai 2020

 

En fait, on n'est pas si déconfinés que ça au final… Je dirais même, si j'osais, qu'on est encore confinés "light" et que la sacro-sauinte liberté de circulation est toujours mise à mal. Qu'a-t-on gagné, en fait ? Peu de chose. Il n'est plus nécessaire de se faire un mot d'excuse pour aller au ravitaillement, mais sinon… pas grand-chose. Les bouchons et les conduites agressives au volant sont revenus, à tel point qu'on penserait presque que c'était mieux pendant le confinement. Certes, la plupart des magasins ont rouvert, mais dans quelles conditions ? Avec une caisse sur deux, avec de la rubalise, il nous faut maintenant franchir une fille d'attente interminable pour rentrer à certaines heures et un "certain temps" pour payer aux caisses de ces magasins où souvent, on ne trouve plus ce qu'on cherche. Je me suis renseigné au magasin de bricolage (l'un de ceux qui a pu rouvrir), n'ayant pas trouvé la moitié de ce dont j'avais besoin. "Nous avons été dévalisés et je ne suis pas en mesure de vous dire quand nous allons être réapprovisionnés et même si nous le serons". Au moins, ça a le mérite d'être clair.

 

Soi-disant déconfinés, oui mais lorsqu'on joue le jeu, bien souvent, on ne peut toujours pas aller voir la famille ou visiter les amis à plus de 100 km à vol d'oiseau. Une carte informatique a même été établie. Il suffit d'entrer son adresse das le champ idoine pour découvrir un superbe rond tracé au compas en dehors duquel il est interdit de se déplacer… En ce qui me concerne, toujours pas de visites aux parents isolés, pas de visites des enfants, pas de mer, pas de montagne, et… pas de Catalogne !

En fait, à part l'attestation dérogatoire pour aller en ville, qui a été rangée au rang des souvenirs, et la possibilité de faire du vélo pendant lus d'une heure, je ne vois pas trop la différence avec le vrai confinement. Un peu partout, on se masque toujours , on applique les gestes barrière et la distanciation sociale, et c'est bien normal. Rien n'a changé.

Déconfinement progressif, mais il va falloir s'habituer pour longtemps encore, à faire la queue de manière exagérée pour entrer dans des magasins peu ou mal réapprovisionnés. A peu près tous les types de commerces ont rouverts mais quelques-uns d'entre eux ont gardé leur rideau baissé. Ceux-là, qui vivotaient déjà avant, on ne devrait pas les revoir…

Les restaurants aussi, je ne suis pas prêt de les revoir. Le père Etchebest a beau dire ce qu'il veut et lancer ses appels véhéments sur la toile, pour moi (et pour beaucoup d'autres), les restaurants, c'est fini jusqu'à nouvel ordre, et ce, au moins jusqu'à l'année prochaine. Je n'envisage pas une seule seconde d'aller manger avec un masque ou de me cloîtrer avec mes invités derrière un isoloir en plexiglas. Comment vont-faire les cuisiniers, œuvrant souvent dans des cuisines minuscules, devant goûter les plats, etc. ? Comment vont faire les tenanciers, avec l'occupation d'une table sur eux ? Adieu la rentabilité. Etchebest parle de 40% des établissements qui ne survivront pas, certains étant d'ores-et-déjà dans l'impossibilité de rouvrir. Je pense hélas qu'il a raison.

 

Bon au niveau des magasins, ce n'est pas ça, au niveau des restaurants, hôtels et cafés, c'est la cata, et au niveau des écoles, ce n'est guère mieux.

Pour assurer la "garderie du MEDEF", on a rouvert comme on pouvait. Résultat : le ministre de l'éducation nous annonce 15% des enfants accueillis, les diplômes 2020 ont déjà commencé à être distribués gratuitement et des curieuses photos circulent sur les réseaux sociaux. On y voit nos chères têtes blondes (ou brunes) parqués dans des carrés tracés au sol, ou des bambins assignés à se tenir sur une croix tracée à la peinture fluo. Affligeant.

Autour de moi (enfin de la part des personnes qui ont mis fin à leur confinement), j'entends dire les gens qu'ils ne vont pas vraiment se déconfiner", que telle maman "ne remettra pas son fils à l'école, ni en crèche". Beaucoup invoquent la "responsabilité collective" et ne veulent pas faire circuler davantage le coronavirus. Au nom de ces deux raisons, certains avancent qu'il y va de leur responsabilité et ne mettent pas en avant le besoin impérieux de se retirer du confinement. C'est un comble, mais les parents ayant pris cette décision sont plus nombreux qu'on ne pourrait le penser. Ils ont pris cette décision en toute conscience, comprenant cependant que d'autres enfants ont besoin de sortir, soit parce qu'ils n'arrivent pas à faire l'école chez eux, soit parce que les parents doivent retourner au travail.

D'autres ne veulent pas se "déconfiner trop vite" à cause de la deuxième vague "dont on ne sait pas si elle va arriver". Au cas où il faudrait s'en protéger, ils ont décidé de prendre sur eux et d'attendre un peu. C'est peut-être un peu excessif.

 

En ce qui me concerne, j'ai vraiment envie qu'on se déconfine pour de vrai, même s'il sera important de voir l’état de santé général à la sortie de cette crise et à l’avenir, et même si jusqu'ici, tout va bien…

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13 mai 2020 3 13 /05 /mai /2020 07:00

Mercredi 13 mai. Jusqu'ici, tout va bien...

 

Si j'en crois la radio, le déconfinement franchit chaque jour une étape supplémentaire : aujourd'hui réouverture des plages. Non mais je vous arrête tout de suite, ne vous ruez pas sur votre crème à bronzer, votre petit seau, votre petite pelle et votre serviette ! Premièrement, la mesure concerne une localisation précise : le nord-Ouest (au niveau climat, déjà ça calme)… surtout vu les frimas que nous apporte encore aujourd'hui ce bon saint Servais, le 3ème et dernier des saints de glace.

Si la question du retour sur les plages vous agite particulièrement, sachez qu'on ne pourra pas poser sa serviette sur le sable, ni même s'y asseoir, que ce soit sous un parasol (ça risque pas) ou sous le soleil. C'est interdit.

 

Il est vrai qu'on avait un peu de mal à se figurer en quoi des kilomètres de plages devraient rester déserts, quand le métro parisien a recouvré sa promiscuité des grands jours. En fait, je suppose que l’interdiction généralisée d’accès à la mer servait juste à éviter un débarquement de doryphores, comme cela a été le cas au début du confinement. Nombre d'entre eux, n'ayant d'ailleurs pas trop la nostalgie de la capitale, séjournent toujours en province, au prétexte que Paris est à plus de 100 km et que la nouvelle attestation de déplacement n'autorise pas à rentrer.

Les élus des communes côtières sont pris entre deux feux, celui de la réalité économique, et celui de la réalité sanitaire, pour ne pas encombrer les structures hospitalières encore fragiles. L'interdiction totale des plages, bête et méchante, a toutefois du mal à se justifier quand on voit certaines images parisiennes ou banlieusardes, sur les réseaux sociaux. Tout en laissant latitude aux autorités locales d’adapter la contrainte au terrain, les préfets peuvent accorder des dérogations à certaines communes. Les élus du littoral ont pris la balle au bond pour tenter de desserrer le carcan et la réponse est tombée.

 

L'accès aux plages autorisées sera dynamique ou ne sera pas. Pour éviter les regroupements, on ne s’arrêtera pas sur la plage ni pour lézarder ni pour faire une pause, ni pour regarder la mer sous un parasol. On peut y passer en marchant, en courant, en pêchant, en activité nautique, mais en solitaire, ce qui exclut le volley-beach, le badminton et la pause apéro.

Ce n'est pas tout, il faut respecter les horaires d’autorisation (généralement 07h00-21h00). Certaines plages auront également des sens de circulation, ou ne seront autorisées qu’à marée basse. Les autres départements côtiers bretons et des pays de Loire sont dans l'attente. Les élus des autres communes littorales n’attendent que la validation de la préfecture, mais tous les départements ne sont pas logés à la même enseigne. C’est la raison pour laquelle on a donné un peu de souplesse à l’échelle départementale.

Des nouvelles règles sont établies : les gestes barrières, bien évidemment, seront présents, mais aussi l’interdiction de faire des barbecues, de boire de l’alcool, et de se rassembler sur les plages. Néanmoins, les progrès sont nets pour le moral et seule la température et les embruns vous arrêteront, car les saints de glace font toujours preuve de peu de mansuétude et semblent s'être installés pour la semaine.

Ceci dit, marcher pieds nus dans le sable et respirer de l'iode à pleins poumons marque quand même le début d'un retour aux fondamentaux. Le bord de mer est le lieu idéal pour réapprendre à marcher, en respectant son propre rythme. Sur le sable ou dans l’eau, jusqu’aux chevilles ou aux genoux, marcher dans l’eau permet d’augmenter le retour veineux et de délasser les jambes. A plat sur le sol, la voûte plantaire est stimulée. C'est un exercice simple à pratiquer, idéal pour toutes les personnes ayant des soucis circulatoires. Marcher pieds nus est en outre un régulateur de la tension émotionnelle, nerveuse et physique et le sable fait travailler en douceur les articulations. Le sable mouillé est un terrain plus facile que le sable sec car le massage des grains de sable couplé à la fraîcheur de l’eau, décongestionne et tonifie en douceur les membres inférieurs.

 

Nos plages de Méditerranée semblent pour l'instant ne pas faire l'objet des mêmes dispositions, probablement eu égard à la configuration plus "urbaine" des lieux et aux "grands espaces" moins présents. Bonne ou mauvaise chose ? On ne sait pas encore, mais jusqu'ici, tout va bien…

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