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19 janvier 2022 3 19 /01 /janvier /2022 08:00

De plus en plus de citoyens vaccinés refusent la dose de rappel. Trop, c'est trop : ils n'ont plus confiance, ni en ce vaccin, ni en les dirigeants; à cause des effets secondaires, ou tout simplement pour dire "stop" aux décisions du gouvernement.

La dose de rappel est désormais obligatoire pour continuer à bénéficier du pass sanitaire, mais il commence à se savoir que cela ne sert à rien, ou presque. L’un des éléments qui a mis le feu aux poudres est l’annonce, par ce bon docteur Castex (le même qui nous vantait l'excellence d'Astra Zanecca), de passer le délai à 3 mois pour recevoir la dose de rappel (contre 5, puis 4, auparavant) afin de garantir une meilleure protection face au variant Omicron. Tu parles, Charles… moi qui vous écrit, et malgré toutes mes précautions, j'ai été (et suis encore à l'isolement) suite à mon Omicronisation. Voila une semaine que je tombe de fatigue et que je vis comme un zombie. Nombreux sont ceux qui s’interrogent sur l’efficacité des vaccins, ou sur les effets secondaires parfois lourds de ces derniers, tels que fièvre, nausées et vertiges, chez les deux vaccins ARN messagers, et tout ça pour entendre que nous pouvons toujours attraper le Covid-19, et aussi le transmettre !

Quand l'annonce de la 3ème dose est arrivée, beaucoup ont décidé de s'en passer, quitte à être privés de liberté, car au bout de 2 ans, le ras-le-bol est bien présent : si le vaccin n’empêche pas d’être contaminé, et qu'Omicron est bien virulent que Delta, où est l’intérêt de pousser les gens à la peur générale ?

Les effets secondaires liés aux vaccins sont souvent mis en avant pour justifier le refus de la dose de rappel, car tout le monde se souvient des AVC avec simple ou double thrombose, ayant frappé certains Astra cobayes. On imagine mal ceux qui en ont réchappé faire leur 3ème dose de vaccin, mais comme ils bénéficient d’un certificat de contre-indication à la vaccination sur le pass sanitaire, la cause est entendue. On persiste à vouloir vacciner, mais au final, ça fait quand même beaucoup de doses.

Certains réalisent qu'ils n'ont en fait jamais utilisé le pass sanitaire. Ils font donc l'effort de se passer des deux gouttes de café  à 1,70 sur le zinc, de l'entrecôte-semelle avec frites surgelées à 17,90, des vide-greniers contrôlés par des vigiles sans masque et des concerts où de toutes façons, ils ne vont jamais… Il reste les meetings politiques, puisque le virus n'attaque pas les militants, par ailleurs dispensés de jauge, mais si l’on doit se faire vacciner, c’est avant tout pour sa santé, pas pour les loisirs. On peut donc légitimement penser qu'il ne s’agit donc là que d’une obligation vaccinale déguisée.

Voilà même qu'on nous annonce l'arrivée d'un nouveau vaccin, cousin de l'inefficace et non regretté Janssen. La Haute Autorité de Santé a donné son feu vert pour le vaccin Novavax (rien que le nom m'amuse), tout en reconnaissant que son efficacité n’est pas si bonne que ça. Je leur suggère donc de se le vacciner dans un endroit non prévu à cet effet, et que la décence m'interdit de nommer ici.

Beaucoup se questionnent sur l’efficacité du vaccin et sur le délai (raccourci) pour effectuer sa dose de rappel. Cette fréquence excessive pour un vaccin n’empêche même pas d’attraper la maladie, mais juste d’en diminuer les effets, et se faire vacciner tous les 3 mois, ça prouve bien que l’efficacité de ce vaccin n’est pas bonne, pour rester poli.

Une vaccination tous les trois mois, j'appelle cela un traitement, et dans le cas présent, il est tout à fait inefficace. En ce qui me concerne, j'ai fait ma 3ème dose, qui n'a servi à rien, et je ne vais pas faire une 4ème dose, si celle-ci devait voir le jour en France. Le Conseil Scientifique explique que le sujet est sur la table. Qu'il y reste, je leur suggère de se mettre leur 4ème dose au même endroit que le Novavax, décrit ci-dessus.

Et comme si cela ne suffisait pas dans la morosité actuelle, voilà t'y pas que le président "emmerde les non-vaccinés", qualifiant par ailleurs de mauvais français et non citoyens des milliers d'entre nous, alors qu’aujourd’hui, il devrait plutôt rassurer t se référer au titre du livre qui dit qu'un président ne "devrait pas dire cela".

Je ne suis ni anti-vax, ni complotiste, mais on vit en permanence dans la contradiction, et depuis 2 ans, ce gouvernement n'a cessé de nous imposer des mesures sanitaires inefficaces, incohérentes, parfois ineptes, et qui conduisent à l'hystérie collective des centaines de milliers de personnes. Aujourd'hui, j'aurai donc du mal à vous dire que jusqu'ici, tout va bien…

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20 décembre 2021 1 20 /12 /décembre /2021 08:00

Si vous avez survécu à la première partie, où je vous expliquais pourquoi je n'aimais pas Noël et à la seconde où je décortiquais le pire cadeau de Noël de la dernière décennie, accrochez vous bien pour la troisième partie, car je vais vous expliquer comment pourrir Noël. Vous voulez continuer ? Tant pis pour vous…

Le pourrissement a peut-être déjà bien commencé avec les autres invités, genre votre cousin a choisi cette soirée en famille pour faire son coming-out, ou la tante Jeannine annonce qu'elle vient de se pacser avec un jeune de 30 ans, star du X sur Internet.

On peut donc penser que ce réveillon ne sera pas meilleur que celui de l'an dernier, car vous l'avez senti depuis l'apéro. Politique, argent, il ne suffit pas de grand-chose pour que ça dégoupille parfois, mais si vous voulez vraiment plomber l'ambiance, voici deux ou trois pistes pour allumer la mèche.

1 - "Macron, il va quand même pas avoir le culot de se représenter en 2022, si ?"

2 - "La prochaine fois,  on essaye le traiteur, non ? Parce que là .."

3 - "Hé dis donc, tu sais comment on l'a fabriqué ton foie gras ?"

4 - "De toute façon, tout ça, c'est la faute des immigrés."

5 - "Moi cette année j'avais mis tous vos cadeaux sur eBay."

6 - "Moi les restos du cœur, je donne pas, c'est magouille et compagnie leur truc."

7 - "C'est moi où il est pas frais ton poisson ?"

8 - "Alors, le fonctionnaire, toujours en vacances ?!"

9 - "Oui, enfin depuis Mitterrand c'est quand même le foutoir dans ce pays !"

10 - "Ben quoi, c'est pas ma faute si on n'arrive pas à la caser, ta fille ?"

11 - "En tout cas, on est certains que t'as pas tout misé sur le vin"

12 - "C'est toi qui a fait la bûche ? Ah… On en trouve des bonnes chez Picard."

13 - "Et toi, toujours pas d'boulot ?"

14 - " C'est bizarre comme déco, la nappe en papier..."

15 - "De toute façon j'irai même pas voter !"

16 - "Dis Martine, tu peux demander à ton gosse de la fermer ? Sinon..."

17 - "Oui, on dit qu'il n'y a que le geste qui compte, mais quand même... "

18 - "Bon, on bouffe ou quoi… ?"

19 - "Encore des oeufs de lump ?! Y'avait plus de caviar chez Lidl ?"

20 - "Heu… Elle datent de quand, tes huîtres ?"

Noël, son chapon, son sapin… et sa dispute ! Pour beaucoup de familles, les fêtes riment plus avec règlement de compte qu’avec joie ou partage. Voici une analyse et quelques pistes pour s’en sortir :

Si 39% des Français craindraient de s’étriper autour de la bûche (ce qui est le comble pour une période dont les maîtres mots sont bonheur et partage), certaines prises de bec, mineures, arrivent à être surmontées. Souvent il suffit d’une petite étincelle pour enflammer les discussions et transformer le repas en guerre de tranchées. Le déroulement d’une journée de Noël ressemble à une pièce de théâtre, genre huis-clos oppressant. Tout le monde passe une longue journée ensemble, avec chacun son rôle bien défini. Le décor est très soigné, mais dès qu’on sort de la mise en scène prévue, cela peut tourner à la catastrophe. Il suffit d'un rien, d'un prétexte, pour lancer les hostilités. Noël est un rendez-vous incontournable pour la famille entière qui doit atteindre la perfection, alors que ça n'arrive jamais. Cela parait banal mais c’est beaucoup de stress, car on est loin d'un moment naturel. La réussite est d’autant plus mise en péril que s’étire la journée passée à table et que les verres s’accumulent.

Noël est l’unique moment de l’année où la famille retrouve sa structure initiale et se réaffirme autour de sa tradition. Les jeunes adultes redeviennent des enfants et les plus âgés reprennent leur rôle de parents. Ce retour en arrière a pour conséquence majeure de faire ressurgir du passé des frustrations, des rivalités ou des problèmes de famille. Tout déballer ensemble, est peut-être utile, tant que ce n’est pas trop violent, mais choisir Noël, comme moment pour le faire n’est assurément pas judicieux, car cela peut laisser des traumatismes chez beaucoup.

Entre les problèmes de famille, les petits riens qui font déraper les esprits, ou une discussion dérivant sur les sujets tabous, tout peut rendre le repas invivable. Malgré ces risques, il est possible de passer la fête avec moins de tension. Raccourcir le repas ou la journée est la première chose à faire, parce que rester plusieurs heures à table, est vraiment exaspérant pour la plupart des gens. Il est également possible d'envisager de déminer le terrain en amont avec une réunion familiale. C'est toutefois très compliqué à réaliser, mais si cela marche, un véritable changement dans la vie de famille est possible. La fuite peut aussi s’avérer un bon choix, si la situation parait désespérée.

Et pourquoi pas un Noël à s’occuper de soi, seul ou avec un ami, à faire du bénévolat, à passer à l’étranger ? Certains vous diront : Tout, mais pas en famille ! et vous ?

 

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14 décembre 2021 2 14 /12 /décembre /2021 08:00

Le titre résume tout et cette interrogation est fort possible.

En quelques années, Les "Tuche" se sont imposés comme une saga à part dans le paysage de la comédie française. Avec leur ton décalé, leur univers de caricature, de stéréotypes et d'outrances absurdes, chaque film a réussi à rassembler des centaines de milliers puis des millions de spectateurs.

Pour Noël 2021, Les "Tuche 4" débarquent et s’attaquent à la casse sociale et aux GAFA, avec la troupe de comédiens bien connus et un nouveau venu : Michel Blanc, qui fait quelques ravages (qu'allait-il faire dans cette galère) ? Invité spécial : un pull de Noël.

Ben voilà… Pour Noël, les ricains font Venom et nous… les Tuche (!), avec monsieur Rouve qui nous traite de "fin de race". L'élite française vient de sortir un nouveau film, une sorte de franchise bâclée, mais de plus en plus politique, mâtinée de publicité pour la "française des jeux".

Ce quatrième volet de la saga Tuche était prêt depuis plus d'un an, mais Pathé a pris la décision radicale d'annuler la sortie initiale en fin 2020, et de ranger les "Tuche 4" dans un carton, jusqu'au Noël suivant, pour cause de crise sanitaire. Ce film porte en lui l'urgence dans laquelle il semble avoir été fabriqué.

Entre la famille Tuche et le public, on ne peut pas dire que ça ait été le coup de foudre immédiat. En 2011, le premier volet de cette franchise a attiré 1,5 million de spectateurs. C'est un score très enviable, mais pas le raz-de-marée attendu. En 2016, la suite a fait mieux, avec le triple de spectateurs (4,6 millions d'entrées), ce qui a installé les Tuche dans la culture (!) populaire française, et ce à tel point que le 3ème volet, a fait près de 5,7 millions d'entrée, en 2018.

On comprend mieux pourquoi Pathé a voulu assurer le coup, et reporté la sortie du volume 4, car les salles de cinéma étaient tenues, en 2020, de respecter des jauges strictes. Le succès de ces comédies "lourdes" à la française, genre cinéma social, ressemble à une anomalie. Leurs deux interprètes principaux, Isabelle Nanty et Jean-Paul Rouve, sont globalement appréciés mais c'est tout. La réalisation n'a rien d'époustouflant et le filon des gens modestes gagnant au loto a déjà été exploité dans un millier de comédies de boulevard ainsi que dans quelques autres navets plus ou moins réputés.

Si le cinéma populaire, s'agissant de comédies ou même de films romantiques, se tourne le plus souvent vers les milieux aisés, c'est juste que des personnages sans budget ne peuvent ni voyager à l'autre bout du monde, ni s'offrir des mariages somptueux, ni inviter leurs 3000 potes à passer le week-end dans leur résidence secondaire, ce qui n'est pas pratique quand on veut que le grand public oublie son quotidien.

Ce navet envoie du rêve en faisant gagner des millions d'euros à une famille de prolétaires, un peu comme les célèbres publicités de la française des jeux, quasiment passées dans le langage courant (au revoir, président) ou (c'est le jeu, ma pauv' Lucette).

L'humour bien gras de ce navet de Noël repose sur que fait que ces malheureux Tuche (vous ?) ne maîtrisent pas les codes des riches. Incapables de les assimiler, les Tuche font ce qui leur passe par la tête. Le réalisateur a peut-être pensé à une aventure rafraîchissante qui permet au spectateur d'oublier les fins de mois difficiles et la pandémie, au moins temporairement, en vivant un rêve de beauf par procuration.

Ces gags bien bien lourds se veulent accessibles à tous, mais les mécanismes comiques usés jusqu'à la corde depuis sont réutilisés encore et encore. Les auteurs font dire n'importe quoi aux personnages, et enchaînent les jeux de mots plus que pourris. Le personnage joué par Michel Blanc (Marteau) peine à finir un film d'une centaine de minutes, mais une certaine conscience politique a gagné l'univers tuchesque aux faibles neurones. Mépris de classe ? Je n'ai pas réussi à le cerner, tant le film part dans tous les sens, se moquant de ses propres personnages, mais critiquant aussi le progrès avec les éternelles vannes sur les pauvres, sur fond de pommes de terre et d'alcool. Se voulant moraliste (l'homosexualité finit par ne même plus être un sujet), l'approche de la valeur travail reste assez floue, avec des railleries sur ces "salauds de pauvres" et des propos anticapitalistes (le méchant Magazone).

Le public rêve de gentillesse, de bienveillance et de retour aux choses simples, mais ces Tuches là, en attendant la saison 5 déjà annoncée, restent une redoutable machine à billets, même si jusqu'ici tout va bien, et que les ""Tuche 4"" sont un des pires cadeaux de Noël de la décennie…

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9 décembre 2021 4 09 /12 /décembre /2021 08:00

Plus le temps passe et plus je déteste Noël. Fêter Noël est plus une corvée qu'un plaisir, surtout lors de ces fameux repas où il est de bon ton de faire "comme si" et de sourire à ceux qu'on ne peut pas encadrer… Au travail ou en famille, on enchaîne donc les repas et les cadeaux. Il st de bon ton d'être sur son 31, juste pour la photo qui donne l'impression d'être une famille unie, bien que ce soit juste une apparence pour le faire croire. A croire que certains, notamment ceux qu'on ne voit jamais, viennent uniquement pour recevoir leur cadeau et se barrer le plus vite possible. Passer un moment en famille n'est-il pas censé être l'esprit des fêtes ? Ooops, j'ai dit une bêtise.

Le réveillon concours de cadeaux (à qui offrira le plus cher) est assez "intéressant". Les petits n'ont pas la notion de l'argent et se foutent que leur cadeau coûte un bras. Pourtant, certains les couvrent de vêtements de marque et de cadeaux coûteux. Certains, même, n'hésitent pas à annoncer le prix à la cantonade, preuve que Noël est devenu quelque chose d'incroyablement commercial.

Les chants de Noël sucrés diffusés dans les rues me saoulent et me font plus penser aux magasins qu'à la soi-disant magie de Noël, fête qui ne ressemble plus à rien. Il y a même des invités qui passent la soirée dans un coin, à jouer sur leur téléphone en montrant bien leur lassitude.

En 2021, on a besoin d'un jour particulier pour réunir ceux qu'on aime sur rendez-vous. On en est là, car la magie ne suit pas, et la plupart des gens jouent un rôle hypocrite à Noël. Un petit comité sympa est souvent préférable aux longues tablées, avec dispute assurée autour de la dinde, ou aux repas qui finissent à 3 heures du matin. Ce n'est pas si mal, une famille disséminée un peu partout en France, où chacun fête dans son coin. Tranquillité assurée, car aucun coup de fil ne viendra troubler le simulacre de repas de Noël, et tout ce qui va avec. La maison est décorée, on mange du foie gras, des huîtres et tout le toutim, histoire de faire comme tout le monde. A 21h30, tout est fini et chacun retourne à ses occupations malgré les efforts louables de la maîtresse de maison.

En fait, ce que je déteste, ce n'est pas tant Noël, que les pressions normatives qui en découlent. Tout le monde fait semblant d'être heureux, se croit obligé de faire comme si tout allait bien, de soigneusement choisir les mots, au cours des conversations, et pour ne froisser personne, et d'éviter certains sujets. Il ne faut surtout pas faire de vague le soir du réveillon, car l'alcool aidant, ça pourrait partir en vrille.

Alors autant se jeter sur le navet de Noël qui repasse pour la énième fois à la télé. Ces nanars sont inégalement bons, et même plutôt mauvais, mais se voulant réconfortants et délicieux. Il doit exister, quelque part sur terre, une machine automatique qui réalise ces téléfilms de Noël. Il lui faut peu de paramètres et peu de moyens. À la fin, il suffit de jeter de la neige artificielle sur un jeune couple improbable, que tout semblait séparer, et de faire chanter quelques niaiseries à quelques chiards. Cela commence toujours par un(e) jeune (femme/homme) pas très heureux dans sa vie à cause de (rayer la mention inutile), sa carrière envahissante, son deuil, son argent, sa solitude ou son arrogance, mais le miracle de Noël, avec force gâteaux à la cannelle et sucres d'orge, remettra les amoureux sur le droit chemin du couple américain, souriant, monogame et hétéro qui habite dans une charmante petite ville.

La pseudo-magie de Noël est entretenue par ces navets adorablement niais, particulièrement mal interprétés, et dont le scénario est écrit avec les pieds. Je ne m'inquiète pas car le héros ou l'héroïne sera remis(e) sur le droit chemin par un voyage inattendu, coincé(e) dans une petite ville blanche qui vote Trump, où iel retrouvera les bonnes valeurs : des morveux braillards, des voisins envahissants et des hommes endeuillés... Un chef-d’œuvre, on vous dit.

Vous êtes déjà proches de l’indigestion ? Ne crachez pas vos marrons glacés et enchaînez la soirée… avec d'autres épisodes ou votre smartphone.

Si la période Noël vous met le moral à zéro, j'espère que vous éviterez ces daubes cinématographiques intersidérales, capables d'énerver quiconque aurait voulu attendre le gros type en rouge. Pour éviter les déconvenues, éteignez la télé et regardez le sapin, c'est plus sûr. De toute façons, le père Noël ne viendra pas, car il est mort du Covid, mais ouf : jusqu'ici, tout va bien…

 

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24 septembre 2021 5 24 /09 /septembre /2021 07:00

L’ex président Catalan Carles Puigdemont va comparaître devant un juge en Italie. Aujourd'hui député européen, il a été arrêté jeudi soir, dès son arrivée en Sardaigne, à la descente de l'avion. En 2018, il avait déjà été arrêté quelques jours, en Allemagne, avant que la justice locale ne refuse son extradition.

Arrivé de Bruxelles où il est en exil depuis 2017, l’ancien président de la Généralité de Catalogne, Carles Puigdemont, a été arrêté à l’aéroport d’Alghero, avant d’être transféré au pénitencier de Sassari, suite à l'accusation des autorités espagnoles d'occupation, pour sédition (organisation d’un référendum sur l'autodétermination) et détournement de fonds publics (organisation matérielle du scrutin).

Le président Puigdemont avait annoncé depuis plusieurs jours sa présence à Alghero, au 33ème festival de culture populaire Catalane "AdiFolk", qui devait accueillir des responsables Catalans de premier plan, comme la présidente du parlement Catalan, Laura Borràs, la ministre de la Généralité, Victoria Alsina, et rencontrer des responsables politiques locaux, pour célébrer l’amitié historique entre la Catalogne et la Sardaigne (Catalanophone).

La cour d’appel de Sassari devra décider de le remettre en liberté ou d’engager une procédure d’extradition vers l’Espagne, car, après s'être récemment rendu en France, Carles Puigdemont ne s'est pas encore vu notifier le motif précis de son arrestation, ce qui risque de relancer les tensions politiques en Espagne; l’emprisonnement du président Catalan intervenant une semaine après la reprise des négociations entre le gouvernement de Pedro Sanchez et les autorités Catalanes.

Le Parlement européen a voté en mars dernier la levée de l'immunité parlementaire du président Catalan (400 voix pour, 248 contre et 45 abstentions), ainsi que celles de Tomi Comin et Carla Ponsati, deux autres eurodéputés, et cette levée a été confirmée "provisoirement" fin juillet par le tribunal de l’UE. Dans son ordonnance, celui-ci a estimé qu’il était peu probable que les eurodéputés soient arrêtés dans un pays de l’UE et livrés à l'occupant de Madrid.

Est-ce cette ordonnance qui a rassuré et poussé Puigdemont à prendre le risque de se rendre en Sardaigne ? Ses avocats ont indiqué que le Tribunal s’était prononcé sur le fond de l’affaire de manière temporaire, et considéraient que la décision du parlement de Strasbourg était donc "suspendue" de fait, ce qui annonce une belle bataille juridique.

L'eurodéputé indépendantiste arrêté en Sardaigne jeudi soir, a passé la nuit derrière les barreaux et doit passer devant la justice italienne pour décider de l'extradition ou non vers les autorités espagnoles d'occupation. Celles-ci ont assuré dans un communiqué, que Carles Puigdemont devrait se soumettre à l'action de la justice, comme tout autre citoyen. Pourtant, cette levée d'immunité a fait l'objet d'un recours dont le jugement définitif sur le fond, qui doit être prononcé "à une date ultérieure". La décision du parlement est donc réputée "suspendue", ce qui induirait que le président Puigdemont bénéficierait toujours de son immunité, toutes les voies de recours n'ayant pas été épuisées.

Cette arrestation met en péril le dialogue entre Madrid et Barcelone, et en Catalogne, les réactions indignées n’ont pas tardé. L’actuel président du gouvernement catalan, le modéré Pere Aragones, a demandé la fin de la "persécution et de la répression judiciaires".

L’ex-président Quim Torra, a appelé les indépendantistes à être en "alerte maximale", et qualifié une éventuelle extradition de "catastrophique", tandis que l'Assemblea Nacional Catalana a convoqué une manifestation devant le consulat italien de Barcelone.

Le chef du gouvernement d'occupation, le socialiste Pedro Sanchez, a pour sa part gardé le silence toute la nuit sur les réseaux sociaux, où il est d’ordinaire très actif. Le secrétariat d’Etat à la communication s’est contenté d’un communiqué laconique, rappelant que la détention de Puigdemont obéit à une procédure judiciaire en cours qui s’applique à tout citoyen de l’Union européenne.

@ suivre rapidement.

Visca !

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15 septembre 2021 3 15 /09 /septembre /2021 07:00

C'est la fin des deux mois de sursis accordés depuis l'annonce présidentielle du 12 juillet dernier. L'obligation vaccinale entre en vigueur aujourd'hui, 15 septembre, pour plusieurs corps de métiers. Les salariés des hôpitaux et des EHPAD, les soignants, les pompiers, les ambulanciers, les aides à domicile et les gendarmes, affectés sur le terrain ou au contact du public, sont concernés. Ce qui est curieux, c'est que les policiers, sans nul doute par clientélisme syndical, ne sont pas soumis à cette obligation. Dès aujourd'hui, les non-vaccinés (hors police) ne peuvent plus exercer leur profession s'ils ne peuvent présenter un schéma vaccinal complet, ou la preuve d'une première dose de vaccin accompagnée d'un test de dépistage négatif de moins de 72 heures. Cette obligation vaccinale a fait bondir certains soignants et des manifestations de protestations ont eu lieu ces dernières semaines, même si selon "Santé publique France", environ 88% des soignants et 94% des libéraux avaient reçu au moins une dose de vaccin.

Une suspension du contrat de travail ? Les sanctions sont régies par la loi sanitaire promulguée en août. S'il n'a pas reçu ses deux doses, le professionnel concerné par l'obligation vaccinale pourra poser des jours de congé, s'il en dispose, et si son employeur l'accepte. Dans le cas contraire, le contrat de l'employé sera immédiatement suspendu, sans rémunération. La rupture de contrat initialement évoquée, n'a pas été validée par le conseil constitutionnel. Il existe une seule exception : si un professionnel concerné présente une contre-indication médiale au vaccin contre le Covid-19, il en sera exempté. Le ministre de la santé a toutefois précisé que le refus de se faire vacciner ne donnera lieu à aucun arrêt maladie, et a promis des "contrôles systématiques de toute prescription. Tout malade ou allergique ne risque-t-il pas d'être considéré comme un fraudeur potentiel ?

Des sanctions supplémentaires sont possibles, car au-delà de la suspension du contrat de travail, des sanctions disciplinaires pourront être appliquées. La suspension de fonction (et donc de rémunération) peut être cumulée avec une sanction disciplinaire, allant jusqu'à l’exclusion du service".

Egalement concernés par la mesure, les médecins libéraux non vaccinés qui continueraient à exercer au-delà du 15 septembre, encourent une amende de 135 euros. Si le soignant est verbalisé à trois reprises en un mois, l'amende s'élève alors jusqu'à 3.750 euros et d'une peine de six mois de prison. Ceci dit, les peines maximum ne sont JAMAIS prononcées en matière contraventionnelle et je vois mal la police venir verbaliser les médecins dans leur cabinet médical… Ils devraient donc être contrôlés par les agences régionales de santé, seules autorisées à prendre connaissance du statut vaccinal des médecins. Les sanctions envers les médecins non vaccinés devraient être progressives, avec des mesures intermédiaires, comme la mise en demeure, ou la suspension des remboursements. L'ordre des médecins pourrait (conditionnel) également décider d'initier une procédure disciplinaire.

Ceci dit, le nombre de soignants et salariés qui ne se plieront pas à l’obligation vaccinale n'est pas anodin et certains personnels de santé vont faire carrément une croix sur leur profession, le 15 septembre, s’apprêtant à tourner la page sur leur carrière. Pour cette minorité, c’est la goutte de trop. Déjà à la peine depuis plus d’un an et demi face à la pandémie, ils avaient décidé de raccrocher, mais d'autres sont prêts à subir (ou contourner) les sanctions prévues. Les établissements de santé, qui sont pour la plupart en grand manque de personnel, ne sont pas prêts à prendre des mesures disciplinaires contre le personnel non-vacciné, mais l'ARS a déjà évoqué la pression sur les directions, pour faire respecter les suspensions de contrat de travail. Et dire qu'en avril, les soignants recevaient des mails du conseil de l'ordre, demandant aux travailleurs positifs d’aller travailler malgré tout, à cause du manque de personnel.

Il est prévoir la fermeture de nombreux petits cabinets paramédicaux, avec une reconversion dans d’autres voies, avec petits boulots et intérim. Il y a du travail ailleurs mais quelles en seront les conséquences ?

Quid de la précarité psychologique et financière qui va les frapper, ou même de l'abandon des patients à une précarité de soins développementaux et psychiques ?

C’est un vrai coup dur et la fin d'un rêve pour beaucoup d'entre eux, mais heureusement, jusqu'ici, tout va bien…

 

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30 août 2021 1 30 /08 /août /2021 07:00

Hello les amis, je suis de retour… Hélas, après les vacances, le virus galope toujours. Pire : en villégiature, j'ai pu constater des comportements étranges… qui ne vont rien arranger.

Dans une sous-préfecture de la côte Aquitaine, force est de constater que les parisiens majoritaires étaient nostalgiques de la foule sur les quais du métro. La promenade de la mer reflétait un bien curieux visage, sans aucune distanciation sanitaire, ni masques… Pas question pour moi de fendre cette foule, et puis marcher dans le sable, c'est bon pour la santé !

La situation était identique, même pire dans un lieudit proche, dépendant de la même commune. Un coup d'œil avec une vue plongeante de la jetée suffit à être édifié. Tout le monde se frôle, se touche, se marche sur les pieds et presque personne ne porte le masque de protection.

Pour quoi faire d'ailleurs ? Un peu partout en ville, des panneaux tels que celui-ci fleurissent à chaque carrefour. Très bien, mais cela n'est guère respecté. Je ne parle même pas des vacanciers sans masque en écrasante majorité sur les artères commerçantes.

Je pense au grand vide-grenier des fêtes de la mer, dans la grande salle, où on trouvait toujours les mêmes bordelais et parisiens sans masque (très chics et pas concernés par le règlement), mais aussi… la police municipale, venue faire un tour. L'un des agents avait juste relevé son tee-shirt sur sa bouche, l'autre n'avait aucun masque. Bel exemple, surtout si on pense que ces gens n'ont aucune obligation de vaccination et sont habilités à nous verbaliser à défaut de passe sanitaire.

Il régnait une drôle d'ambiance, mais surement pas la discipline. On dirait que tout le monde s'en fiche et que le virus, c'est pour les autres… En passant, j'ai une petite pensée pour Caleb Wallace, 30 ans, 3 enfants, chef de file du mouvement US anti-masque et antivax, décédé hier du coronavirus…

Dans la suite des indisciplines, malgré les avertissements, malgré les poubelles placées un peu partout, c'est incroyable le nombre de masques abandonnés sur le sable ou flottant sur l'eau, au gré des vagues… Quelle indiscipline, quel individualisme, en mode : "je suis tout seul, je jette mon masque où je suis et je t'emm… bête".

Au bout de cette semaine, j'aurais pu croire les ennuis terminés, mais non, je vais vous raconter mon retour. Désireux de rentrer tranquille, je me suis éloigné des grands axes et suis passé par une petite départementale que j'appelle la route de la forêt. Dans un village perdu du Médoc, j'avais déjà repéré, à l'aller, le sheriff local, avec sa coéquipière se préparant une tendinite du pouce, téléphone en main, fessier appuyé sur le capot du véhicule. Bien cachés dans une longue ligne droite, l'homme, muni de jumelles redresseuses de torts, semblait faire de bonnes affaires. J'y ai échappé, grâce à ma conduite prudente et mesurée, mais aussi, il faut bien l'avouer, aux appels de phares des voitures venant en face. Au retour, empruntant le même itinéraire, j'ai constaté que "bis repetitia placent" et que nos deux "amis" se trouvaient quasiment au même endroit qu'à l'aller, se livrant toujours à leurs passe-temps favoris et successifs.

Avisant un petit restaurant au centre bourg, j'avais décidé de m'arrêter une dernière fois sur la route des vacances. Un panneau géant demande de préparer le passe sanitaire. Normal. Contrôle de la part du taulier. Normal. A peine nous étions nous assis, ma camarade de jeux et moi, que la maréchaussée citée supra a réalisée une entrée sensationnelle sur la terrasse. Interrompant le serveur qui m'invitait à m'asseoir, le pandore demanda au patron si tout se passait bien avec le passe. Normal. Ce dernier lui répondit que oui et tous les gens assis en terrasse (12 à 14 personnes) étaient tous en règle.

Notre gendarme rétorqua que c'était ce qu'il allait vérifier, et aussitôt de (re)contrôler les clients assis en terrasse, alors que cela venait d'être fait une minute plus tôt. Devinez par quelle table il a commencé ? J'ai eu droit à un contrôle viril et militaire, ne comportant aucun soupçon de cordialité, si vous voyez ce que je veux dire. J'en ai déduit que notre "ami" n'était pas un parangon d'entregent. Je n'ai pas pu m'empêcher, une fois le contrôle terminé, de lui demander si les contrôles étaient menés de manière aussi sévère dans les kébabs de Bordeaux ou les bars branchés d'Arcachon. Ils sont partis sans prendre congé et j'attends encore la réponse.

 

Outre les incohérences du passe sanitaire qui bloque le virus sur les quais du métro, mais pas sur une terrasse de campagne, j'ai du réconforter le serveur. Remué par la manière dont le pandore lui avait parlé et témoigné de son peu de confiance, il m'a renversé une bière dessus. J'en ai rigolé et j'ai passé le reste du repas à dédramatiser, mais le pauvre homme était visiblement tout retourné. A demi-mot, il m'a fait comprendre que ce sheriff local était du genre intraitable et il n'était pas mécontent que j'ai réagi.

L'attitude de certains membres des forces de l'ordre nuit grandement à l'écrasante majorité de ceux qui font un boulot remarquable et difficile. Oublions donc vite ce fâcheux qui n'a pas réussi à gâcher la fin de mes vacances, et je finirai sur une note positive, car le Ferret, c'est juste beau ! et puis jusqu'ici, tout va bien...

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23 juillet 2021 5 23 /07 /juillet /2021 07:00

Masques obligatoires en extérieur mais pas en intérieur, pass sanitaire sans pièce d'identité, mesures d'isolement avec pause à midi et le soir... Les dispositions du projet de loi sanitaire pourraient se traduire par des situations ubuesques, et certaines mesures pourraient engendrer des situations particulièrement difficiles à comprendre.

Les principales interrogations liées au projet de loi concernent les centres commerciaux. Le contrôle du pass sanitaire dans l'ensemble des commerces devait apparaître à compter du 1er août. Particulièrement difficile à mettre en œuvre, la mesure ne concernera finalement que les centres commerciaux de plus de 20.000 m² et un centre commercial pourrait se dispenser de contrôler les clients s'il n'y a aucun autre commerce à 20 km à la ronde.

Le contrôle à l'entrée des lieux visés est bien souvent jugé ingérable. Comment imposer le contrôle ? Le projet de loi sanitaire se borne donc à indiquer que le pass sanitaire sera obligatoire dans les centres commerciaux, au-delà d'un seuil défini par décret. Les subtilités de taille, doivent encore être arbitrées, et en fait… personne n'en sait encore rien.

Jusqu'ici, le gouvernement prévoyait d'imposer un double contrôle. Les responsables des lieux devaient vérifier la correspondance entre le certificat sanitaire et la pièce d'identité de la personne. Même si je comprends qu'il faille éviter les abus, de quel droit un employé de cinéma ou un gardien de musée me demanderait-il une pièce d'identité ? Le contrôle d'identité est dévolu aux forces de l'ordre. Il n'avait pas percuté, l'amateur Castex ? Quitte à mettre un sérieux coup de canif dans cette mesure-phare, on oublie rapidement et il y aura juste la vérification du passe. Vous suivez ?

Masque obligatoire dehors, mais pas dedans

Les contaminations sont beaucoup plus probables à l'intérieur qu'à l'extérieur, on le sait bien à présent, mais la réglementation pourrait se traduire par l'inverse. De nombreux préfets et élus locaux ont pris des mesures rendant à nouveau le port du masque obligatoire en extérieur, en zones touristiques. Parallèlement, un décret prévoit que les personnes avec pass sanitaire pourront retirer le masque dans les lieux où le contrôle est pourtant obligatoire, depuis le 21 juillet. Autrement dit : on est parfois contraint de porter le masque en extérieur, même doté d'un pass sanitaire, mais on peut le retirer dès qu'on entre dans un lieu soumis au contrôle du dit pass. Voilà une sacrée bizarrerie, même si le port du masque peut être rendu obligatoire par le préfet, ce qui neutralise l'autorisation de tomber le masque. Vous suivez toujours ?

Ce n'est pas fini. Si le public avec pass sanitaire pourra accéder à ces lieux sans masque, les salariés qui y travaillent devront quant à eux, garder le masque jusqu'au 30 août, même s'ils ont le sésame sanitaire. Pourquoi ? Tout simplement parce que le pass sanitaire ne leur sera exigé qu'à partir du 30 août.

On s'isole, sauf entre 10h et midi, et sauf la nuit.

Autre curiosité, la disposition prévoit de durcir l'isolement pour les personnes positives. Le projet de loi élargit l'isolement à toute personne contaminée, pour une durée de 10 jours. Les personnes en question ne pourront donc pas sortir de chez elles (sauf entre 10h00 et 12h00, pour effectuer les achats essentiels, ainsi qu'en cas d'urgence ou pour effectuer les déplacements indispensables. En outre, précise le texte, les personnes placées à l'isolement sont avisées qu'elles ne pourront pas être contrôlées à leur domicile entre 23h00 et 8h00 du matin. Open bar, donc…

Un congé avant d'être licencié ?

Les salariés concernés par l’obligation vaccinale ont jusqu'au 15 septembre pour se faire vacciner, sinon, ils ne pourront pas continuer à exercer leur activité. La prolongation de cette situation pendant plus de deux mois justifiera le licenciement. Cela sera parfois compliqué, je pense au nouveau patron de mon fils qui lui interdit l'autorisation d'absence ou la prise d'une demi-journée de congé pour aller se faire vacciner. Il faut donc privilégier le centre de vaccination le plus proche, ouvert le dimanche, à 150 km de chez moi, et autant pour le retour. Je ris quand je lis que le ministère du travail a prévu des dispositions pour permettre aux salariés de se faire vacciner sur leur temps de travail, sans perte de rémunération. Dis, monsieur le ministre, tu ne vis pas sur la même planète que nous ?

Les lieux de culte, mais pas le culte.

Le décret du 20 juillet établit la liste des lieux accueillant plus de 50 personnes, et donc soumis à la présentation d'un pass sanitaire : on y trouve les salles de conférences, les lieux de spectacle, les salles de jeux, les cinémas, les établissements sportifs, les bibliothèques ou encore les musées. Le décret inclut aussi les établissements de culte tels qu'églises, mosquées, synagogues, et temples, avec des dispositions particulières. Pour résumer : le pass sanitaire sera obligatoire pour les visiteurs de ces lieux de culte, mais pas pour les cérémonies religieuses qui s'y déroulent.

Heureusement, jusqu'ici, tout va bien...

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13 juillet 2021 2 13 /07 /juillet /2021 07:00

I – Vaccination obligatoire.

La vaccination sera obligatoire pour les personnels soignants et non soignants des hôpitaux, cliniques, EHPAD, maisons de retraite, professionnels et bénévoles, y compris à domicile. Les personnes concernées auront jusqu’au 15 septembre pour se faire vacciner et le président a annoncé des contrôles et des sanctions qui seront mis en œuvre après cette date.

II – Le passe sanitaire.

Il sera exigé dans les cafés, restaurants et transports dès le mois d’août. Dès le 21 juillet, il sera étendu aux lieux de loisir et de culture. Le cas particulier des cinémas n’a pas été précisément désigné, mais faisant partie des "lieux de loisirs et de culture", on peut estimer qu’ils seront concernés. Tous les plus de 12 ans, devront, pour accéder à un spectacle, un parc d’attractions, un concert ou un festival avoir été vacciné ou présenter un test négatif récent. Dès le mois d’août, ce même passe sera nécessaire pour accéder aux cafés, restaurants, les centres commerciaux, hôpitaux, maisons de retraite, établissements médico-sociaux, transports aériens, trains et cars pour les longs trajets.

III - Fin de la gratuité des tests PCR.

Les tests PCR deviendront payants à l’automne, sauf prescription médicale, afin d’encourager la vaccination plutôt que la multiplication des tests. La date précise de la mise en place de cette mesure n’a pas été communiquée, mais "octobre 2021" est une date qui circule dans les milieux autorisés (ceux où on s'autorise des trucs, comme disait Coluche)…

IV - Une troisième dose dès le mois de septembre.

A cause de la baisse du taux d’anticorps, une campagne de rappel vaccinal sera mise en place pour les personnes vaccinées depuis janvier et février, et ce, à compter de début septembre, où une campagne de rappel sera mise en place. La nouvelle injection devrait se passer selon le même système et dans les mêmes conditions que la ou les premières.

V – Politique sanitaire.

La France a déjà donné plus de 2.500.000 doses et d’ici la fin de l’année, plusieurs dizaines de millions de doses. Nous devrions donner encore davantage à tous ceux qui ne nous aiment pas, comme les Balkans, l'Afrique, ainsi que le Proche et le Moyen-Orient, mais aussi la Tunisie. Les contrôles devraient être renforcés pour les ressortissants en provenance des pays à risque, avec un isolement contraint pour les voyageurs non vaccinés, excepté les migrants débarquant journellement par milliers, dont le cas n'a pas été évoqué. Pour les français, en revanche, la question de la vaccination obligatoire va se poser à terme, notamment en fonction de l’évolution de la situation, et comme elle ne peut qu'évoluer défavorablement, vous voyez ce que je veux dire…

 

5 QUESTIONS-REPONSES

1 - Qu'est ce que c'est le passe sanitaire ?

Il s'agit d'un test Covid négatif, d'une attestation de vaccination ou d'un test prouvant un rétablissement du Covid-19). La vaccination des 12-18 ans n'étant ouverte que depuis le 15 juin, cela prend de court les parents, puisqu'un schéma de vaccination complet prend 8 semaines.

2 - Qu'en est-il pour le personnel des restaurants ?

L'instauration, début août, du passe sanitaire pour accéder aux établissements recevant du public concernera tout autant les clients, que les usagers et les salariés de ces lieux.

3 - Les enfants de moins de 12 ans auront-ils besoin d'un test PCR pour entrer dans les musées, restaurants, etc ?

Le pass sanitaire ne sera nécessaire que pour les personnes de plus de 12 ans.

4 - Le pass sanitaire est-il valable dès la première injection ou faut-il les deux injections pour l'obtenir ? Vu la date annoncée du 21 juillet, les actuels non vaccinés seront-ils pénalisés pour les vacances ?

Le passe sanitaire impose un schéma vaccinal complet. Il faut ainsi attendre 2 semaines minimum après la deuxième injection, pour les vaccins à double injection (Pfizer, Moderna et AstraZeneca), et 4 semaines après l’injection pour le vaccin à simple injection (Johnson&Johnson) ou 2 semaines après l’injection unique pour les personnes ayant eu un antécédent de Covid-19. 

Si le schéma vaccinal est incomplet, le pass sanitaire peut être quand même obtenu en présentant un test négatif de moins de 48 heures ou un résultat de rétablissement du Covid-19 datant d’au moins 11 jours et de moins de 6 mois.

5 - Pour la SNCF, qui contrôlera les passes sanitaires ? Tous les voyageurs seront-ils soumis à l’obligation ?

SNCF Voyageurs mettra en œuvre les nouvelles mesures sanitaires, mais de nombreux points restent à éclaircir, notamment sur les "courts" et "longs" trajets, qui ne sont pas encore définis. Jusqu’ici, c’était la police qui filtrait les gares, pas les agents SNCF. Si les cheminots sont amenés à contrôler les passes sanitaires, les syndicats risquent de monter au créneau.

L’obligation vaccinale (pour l'instant limitée aux soignants) avait pourtant longtemps été écartée en raison du manque de doses disponibles, et des incertitudes liées à l’efficacité des vaccins. Il semble que la donne ait changé. L’état d’urgence sanitaire doit même être prononcé mardi pour la Martinique et la Réunion. Heureusement que jusqu'ici, tout va bien…

 

 

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11 juillet 2021 7 11 /07 /juillet /2021 08:00

Le président de la République doit prendre la parole lundi soir (encore ? ça va mal…). Ce sera une allocution télévisée au cours de laquelle il devrait évoquer la progression du variant Delta (il ne faut plus dire "Indien" pour ne pas stigmatiser…) sur le territoire national, mais aussi annoncer une éventuelle obligation vaccinale pour les soignants.

Rappelant que le variant Delta est bien plus contagieux que le Covid-19 'd'origine" et que le taux d'incidence augmente chaque jour en France, de façon exponentielle, Olivier Véran a déclaré que nous pourrions arriver à plus de 20.000 contaminations par jour d'ici août, si nous n'agissons pas.

Les 3000 cas actuels pourraient devenir 6000 cas dans une semaine, 12.000 cas dans 15 jours et monter au-dessus de 20.000 cas début août, si nous n'agissons pas, a déclaré le ministre de la Santé.

La Grande-Bretagne enregistre 30.000 cas par jour, et nous les suivons pas à pas, avec juste quatre semaines environ de décalage avec eux, concernant l'épidémie. Les hospitalisations ont arrêté de baisser, et on enregistre une hausse de l'activité de SOS Médecins. L'épidémie est en train de repartir.

La secrétaire générale de la CFDT (je ne savais pas qu'elle était médecin, ni que sa parole faisait autorité) appelle à tout faire pour accélérer la vaccination de tous les travailleurs. Elle réagissait ainsi à l'annonce de la création de centres de vaccination pour les fonctionnaires, saluant la "bonne nouvelle", et espérant aller "encore plus loin". Certains secteurs d'activité devraient être priorisés en fonction de l'exposition au risque et au public".

La vaccination obligatoire des soignants pourrait être décidée la semaine prochaine, alors que la moitié de cette profession n'est toujours pas vaccinée contre le Covid-19, ce qui est Quand même un comble. Faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais ? Quand on est soignant, on devrait avoir la préoccupation de ne pas transmettre une maladie au patient dont on a la charge, mais bon, ce n'est pas le point de vue de tout le monde… Dommage, car les soignants se protégeraient ainsi eux-mêmes du virus, car ils sont quand même très exposés à des personnes éventuellement porteuses du virus.

La Direction Générale de la Sécurité Civile et de la Gestion des Crises Française DGSCGCF) rappelle qu'un vaccibus conduit par des pompiers est présent sur chaque départ d'étape du Tour de France afin que des personnes du public, ou de la commune, puissent recevoir une dose de vaccin. Il était bien sur présent aujourd'hui à Céret, en Catalogne Nord.

J'ai jeté un œil sur l'étape du jour, et j'ai pu constater une sacrée belle langue de bois. Le premier sinistre avait fait le déplacement jusqu'à Prades, la ville dont il est le maire. J'ai trouvé étonnant que le public devant les caméras ne soit constitué exclusivement que de personnes très âgées et/ou handicapées en fauteuil. Je suppose que l'exécutif n'a voulu prendre aucun risque.

Une brave mamie tenant à la main l'estimada estelada, notre valeureux drapeau, a vu son micro coupé d'autorité, ce qui n'est pas si grave, car le sieur Castex, élu de Catalogne Nord depuis 2008, et marié à une Cerdane de Valcebollère, ne comprend toujours pas le Catalan, malgré ce qu'il laisse entendre !

Statu quo général et micro muet sur les nombreux Catalans arborant la Senyera ou mieux encore l'Estelada, sur le bord des routes, y compris pour l'exemplaire géant filmé dans un champ depuis l'hélicoptère.

Nous avons eu droit à des images d'archives de 2018, remplaçant cette oeuvre admirable, ainsi que la traversée d'un village aux couleurs de soutien à nos cousins du coté Sud, et à des zooms appuyés sur de (rares) mais curieux drapeaux franquistes dans le public.

Je m'attendais à voir le tour traverser l'enclave de Llivia ou de passer par Puigcerdà, mais la grande boucle n'a passé à aucun moment la frontière espagnole, même si elle l'a longée pendant plusieurs kilomètres.

Ceci dit, j'ai été bien content de voir à la télévision des villages et lieux connus, même si les commentaires de certains journalistes parisiens m'ont bien fait rire… comme le pignon à cloches qui n'est autre qu'un "clocher-mur"… et le barrage de Vinça (phonétiquement Vine-Sa, qu'il a prononcé Vin-Ka), comme le (gros ?) mot Catalogne qui a été soigneusement évité, ou encore "Pau Casals", renommé avec insistance du castillan "Pablo", et relégué au rang de créateur d'un festival de musique classique.

C'est vrai qu'il a créé, en 1950, à Prades, un festival pour le bicentenaire de la mort de Bach, mais qui s'en soucie aujourd'hui ? En revanche, j'ai trouvé dommage que le journaliste fasse l'impasse sur son œuvre au service de la paix, ainsi que sur la Sardane, dont il est quand même le plus grand le plus grand compositeur. Le fil conducteur est la musique, mais on y ressent ce qu’est l’âme catalane.

Je ne saurai d'ailleurs pas traduire l'émotion que j'ai ressentie, lorsqu'à Sant Feliu, ma fille est allée tout naturellement se joindre aux danseurs pour participer à son premier "Aplec de la Sardana"... comme si elle avait fait ça toute sa vie.

Je préfère, parce que jusqu'ici, tout va bien, finir sur cette note sympathique, plutôt qu'avec cet horrible virus.

Visca !

//*//

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