Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
22 janvier 2021 5 22 /01 /janvier /2021 08:00

Se rangeant derrière l'avis du haut conseil de santé publique, le croque-mort en second (Olivier Véran, ministre de la santé) a donc confirmé les recommandations du Haut conseil de santé concernant l'utilisation des masques en tissu, jugés désormais insuffisamment filtrants face à l'apparition de nouveaux virus mutants (mon logiciel ne connaît pas le mot "variant"), plus contagieux.

Changement de cap en France. Je me souviens encore de ces appels à voltaires où on voyait des centaines de coutières admirables, qui œuvraient pour confectionner des masques alternatifs pour leur prochain. Ces masques fabriqués de façon artisanale par les couturières bénévoles, visaient à protéger la population, en complément des indispensables gestes barrières. On nous expliquait qu'ils répondaient aux normes AFNOR et aujourd'hui on nous dit qu'ils sont bons à jeter aux orties. Ne faudrait-il pas d'abord réprimer un peu plus toutes ces nombreuses personnes qui se baladent sans masque dans l'espace public, parkings, ascenseurs, superettes de quartier, etc. ?

A lieu de ça, l'exécutif n'exclut plus la piste d'un 3ème confinement, et s'est rangé derrière le haut conseil de santé publique. Il faut désormais porter, à partir de samedi (le virus est au courant de la date) soit un masque chirurgical, soit un masque en tissu à la norme NS1, par décret qui sera officialisé ce jour.

Cette décision s'inscrit alors que ces dernières semaines, plusieurs mutants du Covid-19 ont fait leur apparition dans le monde. Alors quoi ? A l'instar des gants de moto homologués ou non, les flics vont-ils venir tirer sur notre masque pour vérifier que l'étiquette est la bonne ? De qui se moque-t-on ?

De nous, sans nul doute, avec notamment cette photo de François Bayrou, sans masque, dans une salle de l'aéroport d'Orly. Il est vrai que le haut commissaire au plan (je n'ai toujours pas compris) et maire de Pau est un adepte du "faites de ce que je dis, ne faites pas ce que je fais". Interrogé sur cet incivisme flagrant, François Bayrou reconnaît avoir oublié de mettre son masque, mercredi matin, avant d'embarquer. Il répète à l'envi son excuse bateau : "j’étais à plusieurs mètres des autres passagers, c'est un oubli". Le maire de Pau va jusqu'à préciser sur les réseaux qu'il venait de traverser des heures pénibles après la perte de son bras droit, Marielle de Sarnez. Je ne vois pas bien le rapport. Plus gênant, la femme qui a pris la photo à son insu serait ensuite allée, avec d'autres personnes, lui demander de se masquer, ce qui n'aurait été suivi d'aucun effet.

Désormais, seuls trois types de masques devront donc être portés dans l'espace public, même s'il sera difficile de s'assurer en pratique du respect de cette consigne. Il circule en effet des nombreuses copies chinoises pas chères de masques chirurgicaux (avec une face bleue et une face blanche), difficile de séparer le bon grain de l'ivraie et de reconnaître les FFP2 (les plus protecteurs) et les masques en tissu industriels de catégorie 1.

Dans ses recommandations, le HCSP préconise également d'augmenter la distance de sécurité nécessaire pour être considéré cas contact par l'assurance maladie, en cas de non-port du masque : elle passerait de 1 à 2 mètres.

Là encore, quand on voit les galeries marchandes, les files d'attente à la caisse du supermarché et les transports en commun, et les manifestations irresponsables des antimasques, de qui se moque-t-on ? Heureusement, jusqu'ici, tout va bien…

 

Partager cet article

Repost0
4 janvier 2021 1 04 /01 /janvier /2021 08:00

Les fêtes sont passées, l'heure de la rentrée a sonné et, avec elle, la crainte d'une hausse des contaminations. En France, les élèves sont retournés en classe, et le gouvernement s'inquiète d'un possible rebond, prélude à de nouvelles restrictions. La campagne de vaccination a débuté fin décembre (personne, excepté Mauricette, ne s'en est aperçu), et la polémique enfle sur le faible nombre de vaccins administrés en comparaison avec d'autres pays européens. Un éminent médecin a même calculé qu'à ce rythme, la totalité de la population française serait vaccinée dans… 3000 ans ! Je lui laisse la responsabilité de ses calculs que je n'ai aucune envie de refaire… Je ne sais pas qui aurait fait mieux ou moins bien, mais on a clairement une impression d'incompétence.

Entre Agnès Buzyn qui déclarait sans rire il y a un an, qu'il n'y avait aucune raison pour que ce virus chinois arrive en Europe, en l'inénarrable Sibeth qui riait quand on lui demandait si le masque était utile, avant de répondre par la négative et déclarait que c'était un geste technique de mettre un masque, ne sachant elle-même pas le mettre, où encore le ministre de la santé actuel qui certifiait en 2020 qu'il ne fallait pas porter de masque si on ne présentait pas de symptômes, on est gâtés.

Et finalement, le record : sans parler du programme étendu sur 3000 ans, nous avons vacciné en une semaine autant que les allemands en... 30 minutes. Quelque part on se moque de nous dans les grandes largeurs. Se faire vacciner est une démarche devenue infiniment compliquée, car il faut aller chez son médecin traitant pour discuter du vaccin (mais ne pas se faire vacciner), prendre un dossier de 45 pages à consulter, le lire et le signer. Il faut ensuite laisser passer un délai de rétractation de 5 jours, attendre la convocation et renouveler ses intentions par des accords oraux et des accords écrits. Ouf...

Pourquoi à l'heure où j'écris, seules 516 personnes ont été vaccinées en France, contre 230.000 en Allemagne ? 80.000 en Italie et plus d'un million au Royaume-Uni ? C'est infiniment plus grave que de l'incompétence, cela confine au scandale d'Etat. Dans l'attente de ces complications administratives, de ces reculades et de ces approximations, on a gentiment dépassé les 65.000 morts et des gens vont continuer à mourir tous les jours, pour rien, en attendant qu'on comprenne comment vacciner sur une grande échelle. Jupiter a eu beau piquer une soi-disant colère hier... et après ? Rien de nouveau sous le soleil.

J'ai trouvé sur la blogosphère, la lettre d'une aminaute, une lettre à son père, qui pourrait fort bien ressembler à celle que j'aurais pu écrire au mien, ou à celle que mon fils ne m'écrira jamais…

Elle parle de son paternel qui labourait à 11 ans, avec un cheval, moi c'était à 12, mais avec un tracteur et à 15, je rentrais chez Citroën, dans un monde et un atelier rempli d'adultes pas toujours très tendres.

Je reprends ses observations comme quoi nous serions (mal) pilotés par de jeunes godelureaux (pléonasme). Tout nous le rappelle et on peut, avec de simples constatations empiriques, se demander par exemple, quelles sont les compétences rares de recrutement du porte-parole actuel du gouvernement, hormis d'être le compagnon d'un conseiller de l'exécutif ? Je suppose toutefois que les dites compétences sont supérieures à celles de sa devancière, qui riait en affirmant ne pas savoir mettre un masque, et qui nous est apparu clope au bec en plein direct de BFM TV. Elles doivent être également supérieures à celle du prédécesseur de la devancière, le candidat à la mairie de Paris qui passait son temps à envoyer des photos de son anatomie à une intrigante de rencontre. Je passerai sur l'ancien ministre de l'intérieur qui, alors que Paris était e proie aux casseurs, se délassait en boite, surpris par des journalistes à faire une superbe démonstration de slow et de patinage.

Grâce à notre excellent gouvernement, nous avons connu les corridors de plage, les interdictions de visite aux anciens, les flics faisant faire demi-tour à un homme allant dire adieu à son père mourant et parti sans lui, les verbalisations péremptoires de mamies qui prenaient l'air ou communiquaient par panneaux avec leur époux coincé en EHPAD… On aura aussi connu les autorisations ineptes qu'on se fait à soi-même pour s'autoriser à aller chercher ses médicaments cardiaques, juste histoire de rester en vie, on aura connu les interdictions de fait de se faire couper les cheveux, de se faire soigner les dents, d'accompagner nos défunts, et les encouragements à la délation.

C'est vrai qu'on a quasiment oublié ce qu'était un bal de village (interdit), une partie de boules (interdit) un loto dans la salle des fêtes (interdit), un demi en terrasse (interdit), un repas d'affaires (interdit), un saut au pays pour aller saluer parents et amis (interdit), une bise ou une poignée de main (interdites). Tous les soirs, on nous incitait à 20h00 à taper sur des gamelles sur les balcons, à écouter la bonne parole du croque-mort en chef Salomon, à écouter en boucle les pseudos scientifiques, les pseudos spécialistes, et les pseudos journalistes des chaines d'information. La France, quoi…

Je suis d'accord avec elle qui cite les écolos qui font recouvrir nos collines d'éoliennes qui tombent souvent en panne et restent comme ça. A Lyon et Bordeaux, on a même eu droit à un haro sur le sapin de noël, à un autre sur le tour de France et l'accent est mis contre le gaspillage électrique. Pourtant, tout le monde veut Internet dans la poche, un smartphone 5G performant et un ordinateur qui pédale vite. Alors Quid des centrales nucléaires ? OK d'accord, mais pas chez moi ! Comme c'est facile…

C'est plus facile, certainement que de désherber à la main ou de manger les légumes malades, frappés massivement cette année par le "cul noir", le mildiou" et la "rouille"… mais comme tous les produits phyto-sanitaires efficaces sont interdits… ou peu s'en faut...

Comme elle je déplore les dérangés qui s'en prennent aux chevaux, massacrent les vaches, taguent les pierres tombales et incendient les églises. Mais ce n'est pas de leur faute, ils n'ont surement pas les codes… La France, quoi…

Bientôt, c'est vrai, nous ne pourrons même plus rouler en voiture et d'ailleurs je suis un criminel. J'ose encore utiliser ma vieille camionnette, que j'ai pourtant faite passer au contrôle avec une mention tout à fait honorable pour le taux de pollution relevé. En effet, j'ose la prendre pour aller à la déchetterie, pour aller voir mes potes et même… pour me déplacer ! J'ai honte… la France, quoi…

J'ai un peu ri intérieurement en lisant sa mention sur les jeunes diplômés qui ne savent pas faire la différence entre une aubergine et un navet. J'ai vu récemment une toute jeune responsable de magasin de primeurs qui demandait aux clients quel était le nom de tel ou tel légume… et par analogie, j'ai eu une pensée pour cet autre jeune diplômé, célibataire sans enfant, rempli de toutes ses certitudes, nommé à la direction de la crèche, et donnant ses directives livresques ne souffrant pas la contradiction, aux puéricultrices chevronnées. C'est le monde d'après… c'est la France, quoi… C'est le monde où on nous fera bouffer des insectes ou de la viande végétale car les vaches pètent un peu trop.

Qui sait encore trouver de l'eau avec une baguette de sourcier ? Qui connaît encore les repères de direction (étoiles, mousse, soleil) ? Qui sait encore réparer une vieille machine ou un petit électroménager dans ce monde d'après où l'on jette tout et où les enfants marchent sans lever le nez de leur écran et ou les ados, au lieu de raconter des blagues à la jeune fille de la caisse du MacDo (beurk) préfèrent s'adresser à la borne de commande ?

Non seulement je pense que mon père n'aurait pas pu supporter tout ça, mais je commence à penser que je suis moi aussi devenu obsolète et qu'il va donc falloir que je cède la place, beaucoup plus rapidement que je ne l'aurais souhaité. Mais ça aussi, les godelureaux l'avaient planifié, sauf peut-être le timing de leur propre remplacement. Je n'en reviens pas, mais des œuvres comme "l'âge de cristal" et "Soylent Green" sont encore d'une actualité qui fait frémir…

La France, quoi… mais je ne leur en veux pas puisque c'est moi qui suis obsolète et que jusqu'ici, tout va bien...

 

Partager cet article

Repost0
1 janvier 2021 5 01 /01 /janvier /2021 07:00

2020 année du pangolin, 2021, année du vaccin !

Après une année 2020 pour le moins compliquée, il va être temps de prendre soin de nous et de la planète, mais aussi de passer à la vitesse supérieure en 2021. Cette année 2020 touche enfin à sa fin, et il est temps de vouer aux gémonies tout ce qui ne nous remplit pas de joie, et même de songer à tout ce qui fera de nous des meilleures personnes. D'une façon générale, nous sommes à bout, le télétravail a brouillé la frontière entre la sphère boulot et la sphère privée, la sécurité financière n’est plus qu’un vœu pieux et l’inquiétude quant à la santé physique et mentale de nos proches, ainsi que les craintes envers l’avenir n’ont jamais été aussi vivaces.

En 2021, l’heure est venue de prendre soin de soi, de veiller les uns sur les autres et de faire ce qu'on peut pour la planète, toutes choses qui seront à notre portée rien qu’en apportant de petits changements à la routine.

Hélas, on nous a tellement menti, assené des approximations, déclaré tout et son contraire, que la foi en 2021, malgré le vaccin, ne va pas couler de soi. Je me rappelle encore en vrac de tous les mensonges gouvernementaux, journalistiques et scientifiques qui ont émaillé l'année 2020 :

• "D’ici un mois il n’y aura plus de coronavirus et la seconde vague n'existe pas" (comité de médecins)

• "Il faut dix ans pour créer un vaccin" (scientifiques)

• "L’usage du masque en population générale n’est pas utile" (porte-parole du gouvernement)

• "Il n'y a aucune raison pour ce virus chinois arrive en Europe" (Buzyn, ministre de la santé)

• "C'est un geste technique de mettre un masque, d'ailleurs, je ne sais pas mettre un masque" (porte-parole du gouvernement)

• "Les enfants sont peu porteurs du virus et peu contagieux" (conseil scientifique)

• "Les personnes âgées doivent rester confinées" (l'exécutif n'a fait que revirer sur le sujet)

• "Il n'y a aucune pénurie de masques" (gouvernement au début de la pandémie)

• "Le pangolin est responsable de la transmission du virus" (pseudo scientifiques)

• "Si vous n’est pas malade, il ne faut pas porter de masque." (Véran, ministre de la santé)

En pleine pénurie mondiale, il n’y avait pourtant plus de masque en pharmacie et il valait mieux noyer le poisson que de reconnaître les erreurs (reconnues par l'exécutif le 13 avril). Je me suis débrouillé au début avec les masques de peinture que j'avais à l'atelier.

En 2020, les français(e)s se sont mis(e)s à la couture avec un patron de masque proposé par l’AFNOR, qui n’était pas si simple à réaliser. On nous a dit de laver nos masques à 60 degrés, puis 30 degrés suffisaient bien nous a-t-on raconté. Le masque déconseillé, puis absent des stocks, puis généralisé et enfin obligatoire dans les tous les lieux clos, est devenu la règle. Que de revirements !

Ils ont même été jusqu'à nous certifier que les jeunes étaient infiniment moins atteints que les adultes, ne véhiculaient que très peu le virus et que les formes graves étaient très rares chez eux. Encore des décisions contradictoires, car il a fallu fermer les écoles, décision ainsi justifiées par l'exécutif : "nos plus jeunes, selon les scientifiques, sont ceux qui propagent le plus rapidement le virus, même s'ils n'ont pas de symptômes." Fermeture des écoles en mars, réouverture en mai avec un discours différent : comment expliquer un tel revirement ? Comment expliquer autant d'approximation et de "foutage de g… " ? On nous explique aujourd'hui qu'on n'avait alors pas les données suffisantes…

On nous a même promis (scientifiques) que la seconde vague n'aurait pas lieu, avec la probabilité que ce virus disparaisse soudainement. En fait, tous ces pseudos spécialistes n'en savaient rien et échafaudaient des hypothèses. Même le professeur Raoult pour qui j'avais le plus grand respect, estimait possible que "le virus disparaisse de lui-même dans les pays tempérés". Ben voyons… Dans une vidéo présentée comme tirant les leçons de l’épidémie, il a même estimé un mois plus tard que l’épidémie, à Marseille, était en train de disparaitre, les choses en train de s’arrêter, et "cet épisode en train de se résoudre" (SIC).

De même, en juillet, le conseil scientifique estimait hautement probable qu’une seconde vague épidémique soit observée à l’automne ou à l’hiver. C'était vrai, même si en début d'automne, la circulation du virus était niée par certains experts, tel ce groupe de 35 chercheurs dans les colonnes du "Parisien". Même le professeur Toubiana, épidémiologiste à l'INSERM, déclarait sans rire que la 2ème vague était une théorie totalement folle, et que cette épidémie était derrière nous. Un mois plus tard, le taux de positivité des tests avait plus que doublé, et le nombre de reproductions du virus ne permettait pas le contrôle de l’épidémie. Entre début et mi-décembre, on comptait 7 fois plus de personnes hospitalisées pour Covid en France qu'à la mi-mars et le nombre de décès liés au COVID était le double de ce qu'il était mi-juin. Première victime : ce comique de l'INSERM, qui ne s'est plus jamais présenté devant un micro, peut-être par peur du ridicule.

Il y a bel et bien eu une deuxième vague, en France comme ailleurs en Europe, avec des disparités. Les régions qui avaient subi une première vague très virulente ont eu tendance à en subir une deuxième moins importante et inversement… mais bon…

2020 est partie et nulle part dans le monde, elle n'aura été regrettée. Il y a un an, on se souhaitait une bonne année en s'embrassant… heureusement qu'on ne savait pas.

2020, année du pangolin est on l'espère partie au loin, et pour 2021, année du vaccin, on espère que ça ira bien…

Chers lecteurs et lectrices, je ne peux que vous souhaiter le meilleur pour 2021, année du vaccin, et j'espère avoir encore loisir de vous divertir pour un bon moment avec mes billets caustiques, et avoir le plaisir de passer vous lire sur vos blogs.

Du fond du cœur, je souhaite à tous et toutes qu'en 2021, nos espoirs ne soient pas vains !

Comme on dit a Catalunya : Feliç Any Nou...

Partager cet article

Repost0
24 décembre 2020 4 24 /12 /décembre /2020 08:00

Le petit mot de Noël

Puisque partout dans les medias et sur Internet fleurissent de doux messages pour fêter Noël et sa magie, malgré la pandémie, malgré la crise sanitaire et malgré l'actualité effroyable, permettez-moi de contribuer à mon tour à cette ambiance festive et chaleureuse avec une citation adaptée à l’évènement : Noël, c’est vraiment de la connerie.

A l’approche des fêtes, nous sommes nombreux à finalement en avoir un peu marre de tout ça. Les gens courent partout, font les magasins en se serrant comme des sots au mépris des gestes barrière et de la jauge de clientèle, avec parfois même des commerçants non masqués (!). Les gens se ruinent pour des produits qui seront soldés à -50% dans une semaine, ou qui ne plairont pas et qui, dans le meilleurs des cas, seront acceptés poliment avant d'être mis de coté dans un placard et au mieux de finir chez Emmaüs dans quelques mois. Les fêtes de Noël seraient-elles souvent synonymes de fatigue, de ruine et de faux-cutage ? Comme dit tonton Henri : "ça gonfle tout le monde mais on y fait quand même…"

C'est pas faux, car on se tape le même repas convenu en famille depuis 37 ans, sauf cette année, il y aura quelques changements. On va bien rigoler avec papi et mamie dans la cuisine, seuls avec leur demi-buche, avec les masques à l'apéro et les tapas individuels puisque les ramequins collectifs sont interdits. C'est peut-être une bonne chose, car chez Tonton Henri, ils étaient comme d'habitude : 37 au repas de réveillon et 29 au repas de noël midi (moins nous, n'étant pas invités puisque nous sommes "des cons").

On verra bien le 25 au soir, quand les petits-enfants viendront chercher leurs ronds, assurant une présence minimum syndicale et polie de 18h00 à 18h30, excuse du couvre-feu oblige.

Noël a de nos jours perdu toute connotation religieuse et les bons sentiments dégoulinants couplés à la fameuse "magie de noël" n'existent que dans les films "cucus", dont les chaines nous abreuvent depuis plus d'un mois. Mais si, vous savez bien, ces petites productions tournées en deux semaines dans une petite ville "parce que c'est moins cher", où l'héroïne qui a fait fortune à New-York et perdu le sens des vraies valeurs revient malgré elle passer noël dans le bled de son enfance. Elle y rencontre par hasard un beau bucheron au grand cœur et tout les sépare, sauf à la fin, où grâce à la magie de noël, ils vécurent heureux et firent une séance sympa de cigare à moustache.

Alors que restera-t-il le 26, le lendemain de cette opération commerciale ? Pas grand-chose, un peu de plastoc "made un China" ou quelques trucs moches et parfumés. Voila qui enfonce bien le clou après la taxe d’habitation qui était censée descendre ou disparaître mais qui est toujours là, et même un peu augmentée.

Alors Quid ? Ne plus fêter Noël et le réveillon ? Bah, même si on sait que c’est tout moisi, on est bien obligé d’y faire… au moins pour les enfants, a dit tonton Henri.

Je ne vous souhaite donc ni joyeuses fêtes bien alcoolisées, ni franches accolades positives au Covid, ni bons étouffements avec votre foie gras, mais juste parce que l'esprit de Noël est malgré tout une belle connerie, de passer un moment sympa de la manière qui vous plaira le mieux, et de ne pas trop penser à toutes les horreurs que nous traversons.

J'espère que vous ne vous serez pas (trop ?) reconnus dans ce billet de noël un peu acide, car finalement, jusqu'ici, tout va bien…

(NDLR) : Pas sur que j'aie des cadeaux cette année, car avec ce billet, j'ai vraiment été très vilain pour Noël... Toute ressemblance avec des situations ou des personnages réels n'est en aucun cas fortuite.

 

Partager cet article

Repost0
18 décembre 2020 5 18 /12 /décembre /2020 09:00

Il ne manque pas d'air, le croque-mort en chef Salomon…

A une semaine du réveillon de Noël, l'inénarrable directeur général de la santé, Jérôme Salomon, a de nouveau détaillé les recommandations à suivre lors des fêtes de fin d'année, préconisant même, pour ceux qui le peuvent, de dîner à l'extérieur (sur la terrasse, le balcon ou dans le jardin).

Il ne manque pas d'air de rappeler ainsi les recommandations du conseil scientifique, insistant sur l’importance des gestes barrières, de ne pas être plus de six à table, d'ouvrir les fenêtres, d’être masqué pendant le repas, et de tout désinfecter.

Il ne manque pas d'air, car à l'Elysée, une grande table avait été dressée dans la salle des fêtes pour accueillir les agapes des têtes d'affiche de la majorité, un de ces dîners politiques que le président affectionne. Une quinzaine de personnes étaient présentes. Excuse d'un macroniste : La salle des fêtes a du volume, la table était longue et il y avait de la distance entre les invités. Rien sur les apartés sans masque au terme du dîner : c’est ce qu’on appelle un cluster.

Ils ont beau jeu de nous faire la morale, porte-parole du gouvernement en tête, qui n'hésite pas à multiplier les mensonges (il y avait 10 mètres entre chaque convive)… Hé mon garçon, tu sais ce que c'est 10 mètres ? Non, bien sur, tu n'a jamais vu un poteau EDF en béton de près…

Ce dîner dépassait non seulement la jauge des 6 personnes recommandées officiellement, mais il a duré jusqu'à minuit et demi, en plein couvre-feu. Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais…

Cela aggrave encore un peu plus l'interrogation sur l'exemplarité du pouvoir et la défiance envers la classe politique qui se fiche de nous. Le conseil des ministres va se tenir en visioconférence.

Qui plus est, le président a reçu monsieur Gurria, 70 ans, secrétaire général de l'OCDE pour un déjeuner à l'Élysée, avec les présidents du conseil européen et du gouvernement espagnol. La photographie des poignées de main va à l'encontre du respect des gestes barrières.

A l'Elysée, on reconnaît une erreur et des gestes malheureux. Vous pensez que l'excuse de l'erreur et du geste malheureux fonctionnera en cas de contrôle pendant le couvre-feu ? Heureusement que jusqu'ici, tout va bien !

Partager cet article

Repost0
5 décembre 2020 6 05 /12 /décembre /2020 10:00

Règles absurdes et ras-le-bol général : les gaulois réfractaires sont de retour !

Attestation dérogatoire de déplacement, permission des 20 km, espace de 8 m² par client dans les boutiques, pas plus de 30 personnes dans une église, vous pouvez aller à la montagne, mais pas skier, papi et mamie dans la cuisine avec leur demi-bûche, réveillon limité à 6 personnes... Beaucoup de français sont entrés en résistance face au nouvel ordre sanitaire.

On ne parle plus des fêtards de Joinville-le-Pont ou d’ailleurs, à 300 dans un loft, au mépris des règles élémentaires. A peine le cas a-t-il été évoqué quand ils ont d'ailleurs recommencé la semaine suivante. On ne parle même pas de ceux qui sont persuadés que le virus n’existe pas (et qui resteront sur leurs positions tant que les rues ne seront pas jonchées de macchabées) ou que le masque est un outil de contrôle des masses.

La révolution n’est jamais faite par les révolutionnaires les plus farouches, mais elle est toujours provoquée par la bascule des citoyens raisonnables, ceux qu’on n’attendait pas, mais que les excès de la puissance publique ont fait basculer.

Les gens, discrètement, font demi-tour lorsqu’ils aperçoivent un contrôle de police parce qu’ils ont renoncé depuis longtemps à remplir une attestation dont ils savent qu’elle serait de toute façon mensongère. Il y a cette dame "comme il faut" qui a coché la case assistance à une personne vulnérable pour aller voir une amie, parce qu’elle n’en peut plus de tourner en rond chez elle. Il y a ce monsieur qui n'a même pas fait d'attestation pour aller voir un copain de pêche. Il y a la limite des 20 km qui est en train de modifier la géographie française : certains parisiens se promènent en Normandie ou dans le Sud (Je le sais, j'en ai dans la maison voisine). Il y a cette autre brave dame qui se rend sans attestation (depuis peu, elle la fait au crayon de papier) 3 ou 4 fois par jour pour aller voir sa ville, parce qu'elle s'ennuie.

Il y a encore cet audois qui s'est inventé une grand-tante malade à Montpellier et qui a donc coché la case "motifs familiaux impérieux", en fait pour rendre une visite à ses potes. Comme un grand nombre de personnes, certains s’autorisent des libertés qu’il n’aurait jamais osées lors du premier confinement.

Ce n’est pas toujours de l’inconscience ou de la provocation, mais juste une envie de ne pas s’arrêter de vivre, malgré le virus. Reste que pour les forces de l’ordre, le comportement des citoyens est un peu devenu la "fête du slip". Chacun fait ce qu’il veut et c’est quasiment impossible à contrôler car il y a trop de cases possibles à cocher.

Il y a aussi ce monsieur qui achète "des produits de première nécessité" plusieurs fois par jour, le même samedi, dans le même magasin de bricolage car "tout le monde le fait". Sa voisine avait, de son côté, la volonté de se rendre au-delà de la frontière espagnole. Elle avait choisi l’option "famille", ce qu’elle a fait en allant voir sa fille (devenue pour la circonstance une tante grabataire) à Perpinyà, mais au fil des kilomètres, elle a prolongé sa route vers la Jonquère pour rentrer à la maison avec des cigarettes et de l'alcool bon marché. Elle va les revendre et son petit commerce pourra continuer. Si j’avais été arrêtée, j’aurais dit que je m’étais trompée de sortie, croit-elle bon de préciser.

Il y a tellement d'attestations possibles qu'on peut aller faire son footing, acheter du pain, visiter de la famille et sortir toute la journée. Comme l’attestation numérique peut être générée de façon illimitée et sans vérification, votre smartphone sera votre sésame pour "faire comme si". Pourtant, les fraudeurs interrogés se disent vigilants sur le virus et leur entourage.

Du coup, le nombre de verbalisation serait logiquement en chute libre, mais le chiffre est gardé secret au ministère de l’Intérieur, malgré certains flics qui font la "chasse à la mémée". On ne sait jamais, partie faire une petite promenade pédestre, elle a peut-être oublié de faire son attestation, et hop, une buchette !

Fermeté, pédagogie et discernement disent-ils… hum. C'est pas pour tout le monde dans notre société où certains sont plus égaux que d'autres.

Au fait, vous saviez que le restaurant de l'assemblée nationale a une dérogation pour rester ouvert ? L'excuse est que ça ferme à 22h00 car les députés siègent souvent tard dans l’hémicycle. Le restaurant reste ouvert grâce au respect des mesures sanitaires, explique un député. Ah bon et les autres ? Pire que ça, comme la capacité du restaurant est réduite, une annexe provisoire a été installée sur le site de l’assemblée, entre la cour Montesquieu et la questure.

Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais. C'est donc que jusque là, tout va bien…

Partager cet article

Repost0
29 novembre 2020 7 29 /11 /novembre /2020 11:00

Le gouvernement nous envoie des SMS pour télécharger l'application "TousAntiCovid".

Non seulement je n'ai rien reçu, mais surtout, je ne veux rien recevoir. Nous devrions donc tous télécharger votre appli ? Alors là, les petits loups, vous pouvez vous l'arrondir…

Le gouvernement souhaite atteindre les 15 millions d'utilisateurs, palier à partir duquel l'application deviendrait efficace, selon le ministre Cédric O (rien à voir avec l'histoire du même nom).

L’expéditeur, un ami qui nous veut du bien, est un certain "gouv.fr" qui nous informe de la réouverture des commerces. On nous conseille d'installer l'application dès réception, grâce à un lien.

Cette stratégie de communication s’inscrit dans l’objectif d’atteindre 15 millions de téléchargements, soit environ 20% de la population française, palier à partir duquel l’application deviendrait efficace.

Pour l'heure, elle a été installée près de 10 millions de fois, ce qui est beaucoup plus que la précédente application StopCovid. Pour envoyer ces SMS, le gouvernement a donné les messages aux opérateurs téléphoniques, qui les ont simplement transmis à leurs clients. Je viens donc de comprendre pourquoi je n'ai rien reçu. Lassé des publicités incessantes d'Orange, j'ai placé mon opérateur en liste noire et je ne reçois plus rien, ni publicités, ni textos de propagande.

Il est hors de question que j'installe ce truc. Déjà que Google Timeline sait que je suis allé faire pipi sur l'aire d'autoroute de 13h14 à 13h26… que je me suis rendu au supermarché discount de 14h07 à 14h22 et que je suis allé marcher dans mon secteur, en respectant les limites, de 15h01 à 17h44… même si je n'ai rien à cacher, je n'ai pas envie que Big Brother fasse sur mon compte des recoupements et des statistiques avec les gens que j'ai croisés ou avec qui j'ai discuté.

Je ne me ferai guère plus long car j'ai hyper mal à l'oreille, n'ayant rien trouvé de mieux que de choper une otite carabinée…

Je ne sortirai même pas cet après-midi, bien qu'il fasse hyper beau, car j'ai trop mal, même si jusqu'ici, tout va bien…

 

 

Partager cet article

Repost0
27 novembre 2020 5 27 /11 /novembre /2020 08:00

On nous prend… pour ce que nous ne sommes pas…

Rémi Salomon, président de la commission médicale de l'AP-HP, a choqué la moitié des français et bien fait rigoler l'autre, en suggérant qu’il faudrait laisser Papi et Mamie seuls dans la cuisine pour le repas de Noël.

A moins d’un mois de Noël, les français se demandent bien légitimement comment passer les fêtes en famille et n'attendaient pas une réponse aussi saugrenue : On peut aller chez Papi et Mamie à Noël, mais on ne mange pas avec eux. On coupe la bûche de Noël en deux, ils mangent dans la cuisine et nous dans la salle à manger. Reconnaissant qu'il avait fait une maladresse, Rémi Salomon a précisé que cela ne correspondait pas à ce qu'il pense.

Sans rire, les plus hautes instances assument donc le fait qu'ils nous balancent n'importe quoi, y compris des affirmations qui ne correspondent pas à leur pensée. J'en déduis donc qu'il ne s'agit que d'éléments de langage et qu'on nous prend pour… ce que nous ne sommes pas.

Il a même cru bon de préciser qu'il faudrait porter le masque à l’intérieur de la maison, chez Papi et Mamie, qu'il ne fallait le retirer qu’au moment de manger et qu'il fallait le remettre dès la dernière cuillère terminée. Continuant à nous prendre pour ce que nous ne sommes toujours pas, il a reconnu que ce qu'il avait dit hier (la scène de la cuisine) était une bêtise.

Axel Kahn, 76ans, généticien de renom, a proposé quant à lui, une solution plus radicale : fêter Noël au mois de juin, avec un sapin et une bûche glacée. Cette fois, c'est sûr, les hautes instances se fichent vraiment de nous.

J'en veux pour preuve les stations de sports d'hiver, même si je suis plutôt partisan des plages des Caraïbes et de leur sable chaud au cœur de l'hiver, mais passons. Les stations de ski pourront donc ouvrir à Noël… mais sans les remontées mécaniques. C'est un peu gênant. Les stations sont sur deux niveaux : le premier avec les hébergements, les parkings et les commerces, tandis que le second, accessible par les remontées mécaniques comporte des établissements d'altitude mais aussi et surtout les pistes.

Les élus et les professionnels sont en colère, les hébergeurs s'interrogent sur la pertinence de l'ouverture et Club Med, comme les principaux professionnels n'ouvriront pas ni les villages ni les chalets. Il reste toujours l'option de grimper les pentes par soi-même pour s'adonner aux sports d'hiver, mais cela requiert de solides notions de randonnée dans la neige et d'alpinisme.

Le 1er sinistre nous annonce "qu'il sera loisible à chacun de se rendre dans les stations pour profiter de l'air pur de nos belles montagnes et des commerces (hors bars et restaurants). Simplement, toutes les remontées mécaniques et les équipements collectifs seront fermés au public, a déclaré sans rire Jean Castex.

C'est gênant quand on examine le programme :

  • Studio cabine, parking et magasin de pulls : OK
  • Petit café, chocolat chaud, crêpe au sucre : Interdit.
  • Location des équipements de ski : Pour quoi faire ?
  • Forfait ski, tire-fesses, téléphérique et vin chaud en terrasse en haut des pistes : Interdits.

Après l'intervention Macronienne, les gens se sont rués sur les réservations, mais ça n'a pas duré : après l'intervention Castexienne du lendemain, la majorité a annulé les réservations qu'ils venaient de faire. On avait promis une réponse rapide aux professionnels de la montagne, c'est chose faite.

Entre les anciens relégués dans la cuisine, et le ski sans ski, les clients ne voudraient-ils pas réclamer des réductions ?

Au milieu de toutes ces incohérences, le ministre de la santé a rappelé que les déplacements devront se faire avec prudence et en respectant les gestes barrières afin d'éviter une reprise épidémique. La seconde vague n'est pas terminée et l'épidémie n'est pas derrière nous, a insisté Olivier Véran, car la pression épidémique reste forte.

Bon… heureusement que jusqu'ici, tout va bien…

 

 

Partager cet article

Repost0
4 novembre 2020 3 04 /11 /novembre /2020 09:00

Confinement pour tous… mais pas pour les chasseurs...

Si vous vous souvenez, à J+1, je m'étais étonné de voir, pendant le confinement, passer des 4x4 et autres utilitaires, avec remorques et chiens, ébahi de voir que des gars allaient à la chasse en plein confinement. Je me trompais, c'est tout à fait autorisé par notre gouvernement d'amateurs.

Par la puissance de leur lobbying, les chasseurs ont obtenu le privilège de continuer durant le confinement, au grand dam des défenseurs de la faune sauvage, qui dénoncent l’injustice de ce passe-droit.

Le patron de la fédération nationale des chasseurs s’est félicité d’avoir obtenu gain de cause auprès du gouvernement. Contrairement à la population générale, vous, moi, qui n’avons droit qu’à un accès restreint à la nature (1 heure de marche ou footing à moins d'un km du domicile), les chasseurs ont obtenu des dérogations pour pratiquer sur leur zone de chasse, sans limitation de kilométrage ni de durée.

La secrétaire d’état à la biodiversité, Bérangère Abba, a pondu une circulaire à l’attention des préfets, pour définir, en lien avec les acteurs locaux, des objectifs de prélèvement, dans une lutte menée contre les dégâts faits aux cultures, aux forêts et aux biens, par une prolifération du grand gibier. Seule la chasse à courre reste interdite, mais battues et tir à l’affût ont droit de cité.

Chose plus surprenante, les chasseurs sont incités par leur patron, alors c'est pour l’instant interdit, à prendre, dans le cadre de la chasse, une "détente cynégétique" : en clair, pendant la chasse, poser les fusils et aller se balader, quelles que soient la distance et le temps. On n'est pas loin de la provocation.

Les chasseurs sont appuyés par l'exécutif, qui a confirmé que les chasseurs pouvaient prendre un temps de "détente cynégétique" dans le cadre légal de la chasse.

Je devrais peut-être aller faire du vélo avec un fusil, et ainsi prendre une "détente cynégétique" au fin fond de la forêt ou des coteaux, aussi loin que je veux et le temps que je veux. Reste à trouver le moyen de transport idéal du fusil sur mon vélo…

Les chasseurs se sont donc empressés de reprendre les fusils, contrairement au premier confinement. Certes, le second intervient au cœur de la saison de chasse (septembre à mars), novembre correspondant à lui seul au 1/4 du prélèvement annuel de grands gibiers, mais la circulaire ministérielle mentionne sans rire une mission d’intérêt général.

Les dérogations ne concernent pas seulement le gros gibier, mais aussi les classés nuisibles et les pigeons ramiers. Comme si cela ne suffisait pas, les chasseurs demandent une dérogation pour les appelants dans les parcs, et exigent le remboursement de leur permis de chasse pour cette saison, puisqu'ils sont privés de leur "loisir favori". Avant de sortir les armes, et au lieu d'invoquer l'utilité publique, il faudrait commencer par arrêter l’agrainage et arrêter d’importer des sangliers des pays de l’Est (ils pèsent plus lourd et se vendent mieux dans les chasses commerciales).

Alors que le reconfinement et sa pesanteur se réinstallent en France, les chasseurs ont négocié le droit à tirer toujours davantage, tandis que les naturalistes et la LPO s'insurgent face à cette indécence. Faut-il se promener avec un fusil sous couvert d'action de chasse pour échapper aux vicissitudes du confinement ? Pourquoi un vététiste ou un photographe animalier ne pourraient-ils, pas se promener en forêt ou autre afin de profiter de la nature pendant le confinement ? Faut-il devoir lui tirer dessus ? Peut-être puisque jusqu'ici, tout va bien…

 

 

Partager cet article

Repost0
11 octobre 2020 7 11 /10 /octobre /2020 15:00

Je ne suis plus aussi certain que "tout aille bien", même s'il ne se passe plus grand-chose dans le monde et dans notre pays, à part ce fichu virus.

En Europe, c'est pas top (tiens, ça rime) et dans les autre pays touché par le flu non plus (tiens, ça re-rime) :

  • Au Royaume-Uni, l'autre improbable charlatan blond (BoJo) va annoncer de nouvelles règles pour contrer l'avancée du Covid-19, car ce dernier (non pas Boris, le virus) continue tranquillement sa course macabre avec ses presque 1.100.000 morts depuis le début.
  • En Espagne, le président du gouvernement a défendu le reconfinement et le bouclage partiel de Madrid et des communes limitrophes, comme Getafe, Leganés ou Alcobendas, malgré l'opposition des autorités régionales. Pour 14 jours au moins, ces castillans là n'ont le droit de quitter la commune que pour aller chez le docteur ou au boulot.
  • En Russie, où on enregistre un nombre record de nouveaux cas, le pays se classe au  4ème rang des nations avec le nombre le plus élevé de contaminations depuis le début de l'épidémie.
  • En Allemagne, le nombre de cas grimpe aussi hors de contrôle, Le nombre de cas confirmés a grimpé de manière fulgurante, selon les données publiées dimanche par l'institut Robert (et non pas Basile de) Koch.
  • En Chine, la commission nationale de santé annonce sans rire que TOUS les nouveaux cas sont dûs aux personnes venues de l'étranger. Aucun nouveau décès n'aurait été comptabilisé dimanche. On se fiche de nous
  • En France, l'épidémie accélère avec ses 27.000 nouveaux cas recensés samedi, record depuis le printemps, parait-il, selon les gens des milieux autorisés qui s'autorisent à dire des trucs…

Je pense qu'il ne faut plus de demander si on sera reconfinés, mais bien quand on le sera, même si je penche pour une régionalisation et sur une non-interdiction des déplacements, comme de mars à mai dernier. Ce virus aura eu au moins le mérite de lancer une nouvelle discipline olympique : le concours national de mensonges.

Je sais bien que "Trumpy", après son hospitalisation, tout en retirant ostensiblement son masque dans une intervention digne des plus grandes superproductions hollywoodienne, a déclaré que le coronavirus allait  disparaître, les States allant vaincre cet affreux virus chinois. Hum… il y a peut-être un virus bien plus gros qui va être vaincu lors des prochaines élections.

Plus sérieux ici : 40% au bas mot des soignants hospitaliers sont en situation d'épuisement professionnel et l'ordre national des infirmiers appelle à des mesures urgentes (ce ne sont pas les 183 euros par mois qui vont faire quelque chose). Cet état de fait risque d'avoir un fort impact sur la qualité des soins.

Au niveau national, les nouvelles hospitalisations et admissions en REA restent contrôlées par rapport à la situation observée lors du dernier confinement mais l'augmentation de la circulation du virus, en particulier chez les personnes âgées, fait craindre une hausse exponentielle des hospitalisations et des décès dans les semaines à venir.

Depuis une quinzaine de jours, en raison de la 2ème vague de Covid, des nouvelles restrictions ont conduit à la fermeture des salles de sport, des gymnases et des piscines, mais pas des espaces formes/fitness avec spas et hammam, à celle des boites de nuit, mais pas des clubs libertins avec restauration, et des bars mais pas des brasseries ni des restaurants… Ouh la la, ma pauvre tête, j'ai du mal à suivre.

En fait, les princes qui nous gouvernent ne savent pas où ils vont et improvisent de manière peu empirique au fur et à mesure de l'actualité des communications des scientifiques.

Heureusement que jusqu'ici, tout va bien !

 

 

Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : Le blog de Solexine le Catalan !
  • : Il y a un peu de tout, notamment des avis sur tout mais surtout des avis !
  • Contact

Viscà Catalunya lliure

Recherche

Articles Récents

  • Il est désormais interdit de porter des masques en tissu fabriqués maison.
    Se rangeant derrière l'avis du haut conseil de santé publique, le croque-mort en second (Olivier Véran, ministre de la santé) a donc confirmé les recommandations du Haut conseil de santé concernant l'utilisation des masques en tissu, jugés désormais insuffisamment...
  • Le tourisme se meurt, le tourisme est mort... ressuscitera-t-il ?
    Que nenni ! Le tourisme est définitivement mort. 2021 restera comme dans les annales comme celle de la fin du tourisme international, tel que nous l’avons connu et vécu au cours des 50 dernières années. La nature ayant horreur du vide, une autre forme,...
  • Le pouvoir des réseaux sociaux.
    La suppression des comptes de réseaux sociaux de Donald Trump, au lendemain des événements du Capitole, est révélatrice de leur pouvoir sans contrôle. Il y a encore peu, les réseaux sociaux chinois, QQ (équivalent FB) et Sina Weibo (équivalent de l'oiseau...
  • La France, quoi...
    Les fêtes sont passées, l'heure de la rentrée a sonné et, avec elle, la crainte d'une hausse des contaminations. En France, les élèves sont retournés en classe, et le gouvernement s'inquiète d'un possible rebond, prélude à de nouvelles restrictions. La...
  • 2020 bye-bye pangolin, 2021, bonjour vaccin !
    2020 année du pangolin, 2021, année du vaccin ! Après une année 2020 pour le moins compliquée, il va être temps de prendre soin de nous et de la planète, mais aussi de passer à la vitesse supérieure en 2021. Cette année 2020 touche enfin à sa fin, et...
  • Le petit mot de Noël
    Le petit mot de Noël Puisque partout dans les medias et sur Internet fleurissent de doux messages pour fêter Noël et sa magie, malgré la pandémie, malgré la crise sanitaire et malgré l'actualité effroyable, permettez-moi de contribuer à mon tour à cette...
  • Deux dodos avant Noël et on finit par ne plus croire en rien.
    Deux dodos avant Noël et on finit par ne plus croire en rien. Tous les repères institutionnels sont touchés : la politique (bof), l'avenir et l'espérance, mais aussi la science, ce qui peut conduire parfois au complotisme. Toutes les sociétés contemporaines...

Pages

Catégories