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1 juin 2022 3 01 /06 /juin /2022 07:00

La grève du RER B samedi dernier était l'un des facteurs (mais pas le seul) des incidents autour du stade de France. Or, les syndicats ont décidé de remettre ça et de lancer un nouvel appel à la grève vendredi, jour du match France-Danemark. Le fiasco autour du Stade de France va-t-il se reproduire ? Après les débordements qui ont marqué la finale de la ligue des champions, le 28 mai dernier, il y a eu les polémiques autour des déclarations du ministre de l'intérieur, des faux billets mais aussi de cette grève du RER B.

Si ce n'est pas la grève en elle-même qui a engendré le fiasco du stade de France, les syndicats entendent bien faire valoir leurs arguments : C'est un choix calculé afin de peser de tout notre poids sur nos revendications".

Les syndicats réclament de l'embauche et une prime Covid. Il est à noter que la grève de samedi dernier a été relativement peu suivie, car 4 RER sur 5 circulaient. Toutefois, beaucoup de supporters se sont reportés sur le RER D, comme le conseillait la SNCF, mais une fois arrivés au stade, ils se sont retrouvés agglutinés au point de filtrage, qui était visiblement sous-dimensionné.

Les agents de sécurité du stade de France se sont retrouvés face à une sacrée pagaille, et les ennuis ont commencé aux envions de 18h00. Le coup d'envoi de la finale a été reporté à deux reprises, tandis que 1.800 vigiles étaient réquisitionnés. À titre de comparaison, ils seront 1.200 pour la rencontre de ligue des nations "France-Danemark". Plusieurs sociétés occupent le marché de la sécurité de l'enceinte du stade, et la rémunération est au SMIC horaire, plus une prime de risque, mais de grandes difficultés de recrutement sont récurrentes.

Selon un patron de ces sociétés, qui préfère conserver l'anonymat, les ennuis ont commencé aux envions de 18h00, sur le premier filtrage à la sortie du RER. À cet endroit, le nombre de faux billets était estimé à un sur quatre. Ce sont tout de même entre 10.000 et 15.000 faux tickets non valables qui ont été émis, contre les 30.000 à 40.000 annoncés par les pouvoirs publics.

Deux offres étaient proposées, le M'Ticket via l'application de l'UEFA et sa version papier, majoritairement présentée par les supporters de Liverpool et mis en cause par les autorités. Les billets étaient scannés grâce à un stylo révélateur sur le code barre : si une petite lumière apparait, tout est bon, sinon, c'est un faux.

C'est lors de ce pré-filtrage qu'ont éclaté les premières tensions, quand la foule a grossi, et qu'une brèche s'est ouverte. Des appels radios ont alors sollicité d'urgence des renforts de police et de vigiles, avec pour effet de diminuer les effectifs présents sur le parvis du stade de France, justement là ou les scènes de chaos se sont succédées.

Les spectateurs de la finale de la ligue des champions sont restés bloqués à l'entrée du stade de France, que s'est-il passé ? Pourquoi ces incidents ? Au premier barrage, c'était le premier filtre et la sécurité laissait entrer à peu près tout le monde. Il suffisait juste de présenter le téléphone ou un billet, mais il n’y avait pas vraiment de contrôle, et c'était une sorte de porte ouverte. Après, au second barrage, c’était très (trop) près de l’entrée aux portes. Les supporters ont donc rapidement été comme catapultés contre les portes, et notamment à la porte U, où il y a eu beaucoup d’incidents. La sécurité a rapidement pris conscience qu’elle ne pourrait pas "tout rentrer", car personne n’ouvrait les portes, les gens s’agglutinaient, poussés par une horde d'individus qui étaient là pour mettre le bazar, sans maillot du Real Madrid ou de Liverpool, ni anglais ni espagnols, ni même supporters.

Le préfet de police de Paris a décidé de saisir la justice pour "fraude massive aux faux billets". La nouvelle ministre des sports confirme un afflux de supporters britanniques du club de Liverpool, sans billets ou avec des billets falsifiés. La ministre ajoute qu'avec ces faux billets, les tourniquets ont été bloqués et il y a eu une concentration des personnes sur le parvis, d'où problèmes de sécurité et engorgements. On a vu ensuite des tentatives de forçage des portes, dans lesquelles des jeunes des quartiers ont tenté de s'engouffrer, mais la ministre rejette partiellement la faute sur l'UEFA, accusée d'une mauvaise organisation de l'UEFA, qui avait accepté les billets papiers, sans un recours exclusif à l'application mobile, ce qui aurait permis des billets infalsifiables.

Après ces débordements, le ministre de l'Intérieur est fortement critiqué au sein de même de son parti et de la majorité. L'exécutif est très embarrassé et les récentes déclarations du ministre de l'Intérieur Gérald n'ont guère été appréciées par le président de la République. Le ministre doit être entendu par la commission d'enquête du sénat, sur son comportement et ses sorties pour expliquer ce fiasco. Un proche de Macron s'est même emporté : "Il fait n'importe quoi. C'est un terrible échec, précisant que c'était se foutre de la g… du monde. Néanmoins, et sauf si l'enquête en cours dévoile de nouvelles informations, le bateau continuera à couler normalement.

On peut légitimement s'inquiéter sur le déroulement des prochains matches de football importants, et que dire sur les craintes concernant la coupe du monde de rugby en 2023, ou les jeux olympiques de 2024 ? Il y a de quoi être inquiet, même si jusqu'ici, tout va bien…

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6 avril 2022 3 06 /04 /avril /2022 07:00

Pizzas Buitoni, chocolats Kinder, fromages Graindorge, ces intoxications alimentaires nous inquiètent.

Des alertes sanitaires viennent d’être lancées en France, concernant des marques connues de tous. Les contrôles sont pourtant (théoriquement) drastiques, mais le système n’est pas 100% fiable.

 

I – SALMONELLE.

La salmonelle aurait été détectée dans du chocolat (ce qui est rarissime) dans des friandises pour enfants : œufs Kinder Surprise, Schoko-bons et autres, fabriqués en Belgique. Le groupe italien Ferrero a fait savoir qu’il rappelait certains lots de chocolats fabriqués en Belgique.

Plusieurs pays européens sont touchés, avec 63 cas de contamination à la salmonelle signalés en Grande-Bretagne, 21 malades en France, signalés par le centre national de référence des salmonelles Pasteur, dont 15 qui ont consommé les produits Kinder concernés, pour un âge médian de 4 ans. La direction du groupe Ferrero précise toutefois qu'aucun produit Kinder mis sur le marché français n'a été testé positif à la salmonelle, et qu'il n'y a aucune plainte de la part de consommateurs. On ne sait donc pas ce que sont ces 15 cas, ni pourquoi le n° de téléphone d'assistance aux consommateurs est aux abonnés absents, comme l'a montré l'enquête de France Info. La société suggère de les contacter par mail et de faire une demande de remboursement, qui sera effectuée en bon d'achat. Merci Ferrero, c'est trop.

 

 

II – ESCHERICHIA COLI.

Pour les pizzas Buitoni de la gamme Fraîch'Up, on suspecte une contamination par la bactérie Escherichia Coli. Les autorités françaises ont lancé le rappel des dites pizzas, suite à une recrudescence, depuis fin février, de cas de syndromes hémolytiques et urémiques (SHU). 75 cas sont en cours d'investigation, et 2 enfants sont décédés, même si le lien avec les pizzas n'a pas été confirmé.

Les cas sont survenus dans 12 régions de France métropolitaine: Hauts-de-France (16), Nouvelle Aquitaine (11), Pays de la Loire (10), Ile-de-France (9), Bretagne (7), Grand Est (5), Auvergne-Rhône-Alpes (4), Centre Val-de-Loire (4), Provence-Alpes-Côte d'Azur (3), Bourgogne Franche-Comté (2), Normandie (2) et Occitanie (2).

 

III – LISTERIA.

Mais ce n'est pas tout… Après les pizzas et les chocolats, ce sont des centaines de fromages qui sont rappelés en urgence à cause d'une bactérie dangereuse : Vendus dans une majorité d'enseignes diverses, ils pourraient contenir la bactérie Listeria monocytogène, responsable de la listériose. Il s'agit de Coulommiers au lait cru (1), (4), de fromage au lait cru (2), et de brie au lait cru (3).

Les personnes qui auraient consommé c es 4 fromages et qui présenteraient de la fièvre, isolée ou accompagnée de maux de tête, ainsi que des courbatures, sont invitées à consulter leur médecin traitant. Des formes graves avec complications neurologiques et même des atteintes maternelles ou fœtales chez la femme enceinte peuvent parfois survenir. Les femmes enceintes ainsi que les personnes immunodéprimées et les personnes âgées doivent être particulièrement attentives à ces symptômes. La listériose est une maladie qui peut être grave et dont le délai d'incubation peut aller jusqu'à huit semaines.

Tout ceci n'est guère rassurant et pose des questions sur le respect des normes sanitaires et sur la communication des industriels de l'alimentation. Nos assiettes ont le droit d'être saines, même si jusqu'ici, tout va bien…

 

  1. Coulommiers au lait cru 350g Franprix, avec le code-barres 3263859343712 dans le lot 250222LI9. Commercialisé entre le 22 mars et le 4 avril.
  2. Fromage au lait cru de Normanville, dont le code-barres est 3252950011002 dans le lot 250222LI9. Commercialisé entre le 17 mars et le 4 avril ;
  3. Brie au lait cru 1kg de la marque E.Graindorge, avec les identifiants suivants : 3252950000877 pour le code-barres, 250222LI9 pour le lot. Vendu entre le 15 mars et le 4 avril.
  4. Coulommiers de la marque E.Graindorge "sur paille au lait cru". Le lot concerné est le 250222LI9, et le code-barres le 3252950010012, vendu entre le 10 mars et le 4 avril.

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5 avril 2022 2 05 /04 /avril /2022 07:00

Nous venons d'apprendre que la poste devait être chargée de la distribution des professions de foi des candidats, car il fallait éviter le raté des dernières élections régionales et départementales. Pour la préparation de la propagande électorale des élections présidentielles et législatives, le gouvernement nous refait donc le coup du cabinet de conseil privé. La commission d’enquête du Sénat indique que le gouvernement a missionné "Sémaphores", pour un montant de 289.785 euros, afin d'accompagner les préfectures dans l’organisation de la distribution des plis électoraux. La commission a émis une sorte de mise en garde dans son rapport, mais le recours aux cabinets de conseil privés par l’État est un système installé, nous explique-t-elle.

Ce contrat fait suite au fiasco sans précédent de la distribution lors des dernières élections départementales et régionales. En juin 2021, une commission d’enquête avait révélé que 40 % des électeurs n’avaient reçu ni la profession de foi des candidats, ni les bulletins, et que la proportion atteignait même plus de 90 % dans plusieurs départements.

Pris sous le feu des critiques, le gouvernement s’était engagé à résoudre ces difficultés pour les échéances électorales suivantes. Le but a loin d'avoir été atteint vu comment se déroule la (non)-distribution. On se souvient qu'en 2020, l'entreprise Adrexo avait obtenu le marché de la distribution dans 7 régions et 51 départements, et s’était montrée plus que défaillante dans sa mission. La majorité de tout ce beau papier glacé s'était retrouvée directement à la poubelle, souvent toute emballée ou même encore en cartons. L'accord cadre qui liait l'Etat à l’entreprise jusqu’en 2024 a été résilié.

On apprend aujourd'hui que la poste sera le seul opérateur qui distribuera les professions de foi des candidats. Pourquoi alors le cabinet du Premier ministre a-t-il eu recours à un nouveau cabinet de conseils, trois mois plus tard ?

Sémaphores déclare avoir élaboré "une cartographie des risques dans la gestion des professions de foi par les préfectures, avant d'être chargé d’analyser les plans d’organisation, de contrôle et de secours pour la distribution de la propagande". Si vous avez compris à quoi ça sert exactement et quelle va être la vraie mission de ce cabinet privé qui va nous coûter un "pognon de dingue", je vous tire mon chapeau.

Sans rire, on apprend aussi qu'à l’issue des élections, Sémaphores devra "évaluer la distribution des plis, assurée par l’opérateur postal, pour viser à mieux identifier les plis qui n’auront pas été distribués aux électeurs, afin de maximiser la distribution des plis de propagande". On comprend toujours rien !

Traduction : On va essayer de deviner ce qui cloche, on est incapable d'organiser ça correctement, mais après, on va essayer de comprendre pourquoi on a été mauvais et comment on va continuer ainsi, selon les errements antérieurs.

La mise sous pli des documents de propagande électorale est de moins en moins effectuée par les agents des préfectures, qui sont confrontées à une baisse d’effectifs. L'Etat déconcentré a fréquemment recours à des prestataires privés, et ce sont pas moins de 76 % des préfectures qui ont signalé des difficultés imputables à leurs prestataires (plis incomplets, retards ou absence de livraison).

Une enquête sénatoriale a conclu à des manquements dans la distribution, mais le gouvernement a toujours recours à un cabinet de conseil privé pour continuer selon les errements antérieurs.

Même si jusqu'ici tout va bien, c'est tout ce que j'en retiendrai.

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4 mars 2022 5 04 /03 /mars /2022 08:00

J'aurais préféré vous parler de la poutine, le plat Québécois consistant en des frites mélangées à du fromage en grains et nappées d'une sauce brune, mais je suis hélas obligé, vu les circonstances, de vous soumettre mon analyse.

Comme en 2014, lors de la conquête de la Crimée, l'offensive en Ukraine était censée être une simple "opération militaire spéciale", et l'Occident l'a cru naïvement… Il s'agit peut-être de l'avis des mêmes experts qui assuraient que Poutine n'irait pas après le "Dombass", et qu'il était inconcevable qu'il aille jusqu'à Kiev.

Après ces 9 jours de guerre, nous voyons bien qu'il en a été autrement, et que non contents d'avoir fait tirer cette nuit sur la centrale nucléaire de Zaporijjia (la plus importante d'Europe) avec des chars à canon thermique, d'avoir à peu près rasé la ville de Kharkiv en employant, le cas échéant, des bombes thermo-bariques, certains généraux envisagent au grand jour une destruction programmée de Kiev, avec des bombes atomiques de faible puissance, ce qui n'existe pas.

La victoire facile que Vladimir Poutine espérait n'a pas eu lieu car la résistance des Ukrainiens a été sous-estimée, tandis que Moscou qui misait sur une relative apathie de l'Occident, affronte aujourd'hui un bloc uni, et des sanctions certes sans grand effet pour l'instant, mais inédites.

L'Union européenne, les États-Unis, la Grande-Bretagne et d'autres, ont décidé de frapper au portefeuille, d'empêcher les avions russes de circuler, et d'isoler le pays de l'économie mondiale. Au pouvoir depuis plus de 20 ans, assis seul au bout de tables longues comme un jour sans pain, dans les immenses salons du Kremlin, Vladimir Poutine apparaît comme un chef d'état isolé.

Son entourage ne lui rapporte (par peur) que ce qu'il souhaite entendre, mais dans la rue, malgré les risques graves de déportation ou pire encore, qui pèsent sur eux, des milliers de Russes osent contester l’offensive menée par le maître du Kremlin.

Poutine prête-t-il attention à l’avis des citoyens russes qui le contestent ? Non.

Le poids des sanctions finira-t-il par affaiblir le chef de l’État russe ? Non.

Jusqu’où ira Poutine pour assouvir sa soif de reconquête d’un empire perdu ? C'est bien là le problème. Brutal, acculé, et capable de la pire des fuites en avant dans un maelström de folie, Vladimir Poutine est devenu incontrôlé et incontrôlable.

Ayant un profond mépris pour la vie humaine (des autres), il préférera une apothéose destructrice quitte à faire des millions de morts en Ukraine et engendrer des dégâts incommensurables au sein même de son propre pays, la Russie voisine.

N'a-t-il pas réaffirmé sa détermination et annoncé "suivre son plan"? Après le bombardement de la centrale nucléaire de Zaporijjia, en Ukraine, la nuit dernière, l'inquiétude est encore montée d'un cran depuis l'annonce, il y a quelques jours, de la mise en alerte de combat des moyens de dissuasion ?

En d'autres termes, Poutine peut-il décider seul de déclencher l'arme nucléaire, et quel est le protocole ?

Depuis le début de l'offensive, la Russie a menacé l'OTAN et ses alliés d'une guerre nucléaire à plusieurs reprises, mais Poutine ne serait pas le seul décisionnaire d'une telle option. Décrit comme "paranoïaque" par les observateurs, ses positions sont de plus en plus tranchées, et il refuse le dialogue, réfugié, parait-il, quelque part en Sibérie, dans un bunker. C'est un homme assez complexe, qui, au début de son règne, en 2000, faisait juste un tout petit peu attention à l'opinion de l'Occident, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui, où il se moque éperdument de tout.

Même si le protocole de déclenchement de l'arme nucléaire russe n'est pas officiellement connu, les experts s'accordent à dire que le président russe doit avoir l'aval de plusieurs personnes pour appuyer sur le bouton rouge. Dans ce processus collégial, le maître du Kremlin aurait besoin de l'accord du ministre de la défense et du général, chef d’état-major des armées (les deux types dont les visages reflètent un parangon de jovialité, assis à côté de lui lors de l'annonce citée supra).

Quelle est la marge de manœuvre ?

Selon un dispositif de communication crypté pour ordonner le lancement d'une frappe nucléaire, l'action combinée se partage entre ces trois personnes (dont Poutine). Même si le chef d'état-major russe est à même de bloquer une frappe nucléaire, sa tactique de guerre n'étant guère compatible avec une attaque de cette envergure, on peut s'interroger sur sa réelle marge de manœuvre, dans le cas où Poutine venait a décider la mise en oeuvre de la force nucléaire.

A suivre au prochain épisode (si on est encore là), car heureusement, jusqu'ici, tout va bien…

 

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19 janvier 2022 3 19 /01 /janvier /2022 08:00

De plus en plus de citoyens vaccinés refusent la dose de rappel. Trop, c'est trop : ils n'ont plus confiance, ni en ce vaccin, ni en les dirigeants; à cause des effets secondaires, ou tout simplement pour dire "stop" aux décisions du gouvernement.

La dose de rappel est désormais obligatoire pour continuer à bénéficier du pass sanitaire, mais il commence à se savoir que cela ne sert à rien, ou presque. L’un des éléments qui a mis le feu aux poudres est l’annonce, par ce bon docteur Castex (le même qui nous vantait l'excellence d'Astra Zanecca), de passer le délai à 3 mois pour recevoir la dose de rappel (contre 5, puis 4, auparavant) afin de garantir une meilleure protection face au variant Omicron. Tu parles, Charles… moi qui vous écrit, et malgré toutes mes précautions, j'ai été (et suis encore à l'isolement) suite à mon Omicronisation. Voila une semaine que je tombe de fatigue et que je vis comme un zombie. Nombreux sont ceux qui s’interrogent sur l’efficacité des vaccins, ou sur les effets secondaires parfois lourds de ces derniers, tels que fièvre, nausées et vertiges, chez les deux vaccins ARN messagers, et tout ça pour entendre que nous pouvons toujours attraper le Covid-19, et aussi le transmettre !

Quand l'annonce de la 3ème dose est arrivée, beaucoup ont décidé de s'en passer, quitte à être privés de liberté, car au bout de 2 ans, le ras-le-bol est bien présent : si le vaccin n’empêche pas d’être contaminé, et qu'Omicron est bien virulent que Delta, où est l’intérêt de pousser les gens à la peur générale ?

Les effets secondaires liés aux vaccins sont souvent mis en avant pour justifier le refus de la dose de rappel, car tout le monde se souvient des AVC avec simple ou double thrombose, ayant frappé certains Astra cobayes. On imagine mal ceux qui en ont réchappé faire leur 3ème dose de vaccin, mais comme ils bénéficient d’un certificat de contre-indication à la vaccination sur le pass sanitaire, la cause est entendue. On persiste à vouloir vacciner, mais au final, ça fait quand même beaucoup de doses.

Certains réalisent qu'ils n'ont en fait jamais utilisé le pass sanitaire. Ils font donc l'effort de se passer des deux gouttes de café  à 1,70 sur le zinc, de l'entrecôte-semelle avec frites surgelées à 17,90, des vide-greniers contrôlés par des vigiles sans masque et des concerts où de toutes façons, ils ne vont jamais… Il reste les meetings politiques, puisque le virus n'attaque pas les militants, par ailleurs dispensés de jauge, mais si l’on doit se faire vacciner, c’est avant tout pour sa santé, pas pour les loisirs. On peut donc légitimement penser qu'il ne s’agit donc là que d’une obligation vaccinale déguisée.

Voilà même qu'on nous annonce l'arrivée d'un nouveau vaccin, cousin de l'inefficace et non regretté Janssen. La Haute Autorité de Santé a donné son feu vert pour le vaccin Novavax (rien que le nom m'amuse), tout en reconnaissant que son efficacité n’est pas si bonne que ça. Je leur suggère donc de se le vacciner dans un endroit non prévu à cet effet, et que la décence m'interdit de nommer ici.

Beaucoup se questionnent sur l’efficacité du vaccin et sur le délai (raccourci) pour effectuer sa dose de rappel. Cette fréquence excessive pour un vaccin n’empêche même pas d’attraper la maladie, mais juste d’en diminuer les effets, et se faire vacciner tous les 3 mois, ça prouve bien que l’efficacité de ce vaccin n’est pas bonne, pour rester poli.

Une vaccination tous les trois mois, j'appelle cela un traitement, et dans le cas présent, il est tout à fait inefficace. En ce qui me concerne, j'ai fait ma 3ème dose, qui n'a servi à rien, et je ne vais pas faire une 4ème dose, si celle-ci devait voir le jour en France. Le Conseil Scientifique explique que le sujet est sur la table. Qu'il y reste, je leur suggère de se mettre leur 4ème dose au même endroit que le Novavax, décrit ci-dessus.

Et comme si cela ne suffisait pas dans la morosité actuelle, voilà t'y pas que le président "emmerde les non-vaccinés", qualifiant par ailleurs de mauvais français et non citoyens des milliers d'entre nous, alors qu’aujourd’hui, il devrait plutôt rassurer t se référer au titre du livre qui dit qu'un président ne "devrait pas dire cela".

Je ne suis ni anti-vax, ni complotiste, mais on vit en permanence dans la contradiction, et depuis 2 ans, ce gouvernement n'a cessé de nous imposer des mesures sanitaires inefficaces, incohérentes, parfois ineptes, et qui conduisent à l'hystérie collective des centaines de milliers de personnes. Aujourd'hui, j'aurai donc du mal à vous dire que jusqu'ici, tout va bien…

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20 décembre 2021 1 20 /12 /décembre /2021 08:00

Si vous avez survécu à la première partie, où je vous expliquais pourquoi je n'aimais pas Noël et à la seconde où je décortiquais le pire cadeau de Noël de la dernière décennie, accrochez vous bien pour la troisième partie, car je vais vous expliquer comment pourrir Noël. Vous voulez continuer ? Tant pis pour vous…

Le pourrissement a peut-être déjà bien commencé avec les autres invités, genre votre cousin a choisi cette soirée en famille pour faire son coming-out, ou la tante Jeannine annonce qu'elle vient de se pacser avec un jeune de 30 ans, star du X sur Internet.

On peut donc penser que ce réveillon ne sera pas meilleur que celui de l'an dernier, car vous l'avez senti depuis l'apéro. Politique, argent, il ne suffit pas de grand-chose pour que ça dégoupille parfois, mais si vous voulez vraiment plomber l'ambiance, voici deux ou trois pistes pour allumer la mèche.

1 - "Macron, il va quand même pas avoir le culot de se représenter en 2022, si ?"

2 - "La prochaine fois,  on essaye le traiteur, non ? Parce que là .."

3 - "Hé dis donc, tu sais comment on l'a fabriqué ton foie gras ?"

4 - "De toute façon, tout ça, c'est la faute des immigrés."

5 - "Moi cette année j'avais mis tous vos cadeaux sur eBay."

6 - "Moi les restos du cœur, je donne pas, c'est magouille et compagnie leur truc."

7 - "C'est moi où il est pas frais ton poisson ?"

8 - "Alors, le fonctionnaire, toujours en vacances ?!"

9 - "Oui, enfin depuis Mitterrand c'est quand même le foutoir dans ce pays !"

10 - "Ben quoi, c'est pas ma faute si on n'arrive pas à la caser, ta fille ?"

11 - "En tout cas, on est certains que t'as pas tout misé sur le vin"

12 - "C'est toi qui a fait la bûche ? Ah… On en trouve des bonnes chez Picard."

13 - "Et toi, toujours pas d'boulot ?"

14 - " C'est bizarre comme déco, la nappe en papier..."

15 - "De toute façon j'irai même pas voter !"

16 - "Dis Martine, tu peux demander à ton gosse de la fermer ? Sinon..."

17 - "Oui, on dit qu'il n'y a que le geste qui compte, mais quand même... "

18 - "Bon, on bouffe ou quoi… ?"

19 - "Encore des oeufs de lump ?! Y'avait plus de caviar chez Lidl ?"

20 - "Heu… Elle datent de quand, tes huîtres ?"

Noël, son chapon, son sapin… et sa dispute ! Pour beaucoup de familles, les fêtes riment plus avec règlement de compte qu’avec joie ou partage. Voici une analyse et quelques pistes pour s’en sortir :

Si 39% des Français craindraient de s’étriper autour de la bûche (ce qui est le comble pour une période dont les maîtres mots sont bonheur et partage), certaines prises de bec, mineures, arrivent à être surmontées. Souvent il suffit d’une petite étincelle pour enflammer les discussions et transformer le repas en guerre de tranchées. Le déroulement d’une journée de Noël ressemble à une pièce de théâtre, genre huis-clos oppressant. Tout le monde passe une longue journée ensemble, avec chacun son rôle bien défini. Le décor est très soigné, mais dès qu’on sort de la mise en scène prévue, cela peut tourner à la catastrophe. Il suffit d'un rien, d'un prétexte, pour lancer les hostilités. Noël est un rendez-vous incontournable pour la famille entière qui doit atteindre la perfection, alors que ça n'arrive jamais. Cela parait banal mais c’est beaucoup de stress, car on est loin d'un moment naturel. La réussite est d’autant plus mise en péril que s’étire la journée passée à table et que les verres s’accumulent.

Noël est l’unique moment de l’année où la famille retrouve sa structure initiale et se réaffirme autour de sa tradition. Les jeunes adultes redeviennent des enfants et les plus âgés reprennent leur rôle de parents. Ce retour en arrière a pour conséquence majeure de faire ressurgir du passé des frustrations, des rivalités ou des problèmes de famille. Tout déballer ensemble, est peut-être utile, tant que ce n’est pas trop violent, mais choisir Noël, comme moment pour le faire n’est assurément pas judicieux, car cela peut laisser des traumatismes chez beaucoup.

Entre les problèmes de famille, les petits riens qui font déraper les esprits, ou une discussion dérivant sur les sujets tabous, tout peut rendre le repas invivable. Malgré ces risques, il est possible de passer la fête avec moins de tension. Raccourcir le repas ou la journée est la première chose à faire, parce que rester plusieurs heures à table, est vraiment exaspérant pour la plupart des gens. Il est également possible d'envisager de déminer le terrain en amont avec une réunion familiale. C'est toutefois très compliqué à réaliser, mais si cela marche, un véritable changement dans la vie de famille est possible. La fuite peut aussi s’avérer un bon choix, si la situation parait désespérée.

Et pourquoi pas un Noël à s’occuper de soi, seul ou avec un ami, à faire du bénévolat, à passer à l’étranger ? Certains vous diront : Tout, mais pas en famille ! et vous ?

 

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14 décembre 2021 2 14 /12 /décembre /2021 08:00

Le titre résume tout et cette interrogation est fort possible.

En quelques années, Les "Tuche" se sont imposés comme une saga à part dans le paysage de la comédie française. Avec leur ton décalé, leur univers de caricature, de stéréotypes et d'outrances absurdes, chaque film a réussi à rassembler des centaines de milliers puis des millions de spectateurs.

Pour Noël 2021, Les "Tuche 4" débarquent et s’attaquent à la casse sociale et aux GAFA, avec la troupe de comédiens bien connus et un nouveau venu : Michel Blanc, qui fait quelques ravages (qu'allait-il faire dans cette galère) ? Invité spécial : un pull de Noël.

Ben voilà… Pour Noël, les ricains font Venom et nous… les Tuche (!), avec monsieur Rouve qui nous traite de "fin de race". L'élite française vient de sortir un nouveau film, une sorte de franchise bâclée, mais de plus en plus politique, mâtinée de publicité pour la "française des jeux".

Ce quatrième volet de la saga Tuche était prêt depuis plus d'un an, mais Pathé a pris la décision radicale d'annuler la sortie initiale en fin 2020, et de ranger les "Tuche 4" dans un carton, jusqu'au Noël suivant, pour cause de crise sanitaire. Ce film porte en lui l'urgence dans laquelle il semble avoir été fabriqué.

Entre la famille Tuche et le public, on ne peut pas dire que ça ait été le coup de foudre immédiat. En 2011, le premier volet de cette franchise a attiré 1,5 million de spectateurs. C'est un score très enviable, mais pas le raz-de-marée attendu. En 2016, la suite a fait mieux, avec le triple de spectateurs (4,6 millions d'entrées), ce qui a installé les Tuche dans la culture (!) populaire française, et ce à tel point que le 3ème volet, a fait près de 5,7 millions d'entrée, en 2018.

On comprend mieux pourquoi Pathé a voulu assurer le coup, et reporté la sortie du volume 4, car les salles de cinéma étaient tenues, en 2020, de respecter des jauges strictes. Le succès de ces comédies "lourdes" à la française, genre cinéma social, ressemble à une anomalie. Leurs deux interprètes principaux, Isabelle Nanty et Jean-Paul Rouve, sont globalement appréciés mais c'est tout. La réalisation n'a rien d'époustouflant et le filon des gens modestes gagnant au loto a déjà été exploité dans un millier de comédies de boulevard ainsi que dans quelques autres navets plus ou moins réputés.

Si le cinéma populaire, s'agissant de comédies ou même de films romantiques, se tourne le plus souvent vers les milieux aisés, c'est juste que des personnages sans budget ne peuvent ni voyager à l'autre bout du monde, ni s'offrir des mariages somptueux, ni inviter leurs 3000 potes à passer le week-end dans leur résidence secondaire, ce qui n'est pas pratique quand on veut que le grand public oublie son quotidien.

Ce navet envoie du rêve en faisant gagner des millions d'euros à une famille de prolétaires, un peu comme les célèbres publicités de la française des jeux, quasiment passées dans le langage courant (au revoir, président) ou (c'est le jeu, ma pauv' Lucette).

L'humour bien gras de ce navet de Noël repose sur que fait que ces malheureux Tuche (vous ?) ne maîtrisent pas les codes des riches. Incapables de les assimiler, les Tuche font ce qui leur passe par la tête. Le réalisateur a peut-être pensé à une aventure rafraîchissante qui permet au spectateur d'oublier les fins de mois difficiles et la pandémie, au moins temporairement, en vivant un rêve de beauf par procuration.

Ces gags bien bien lourds se veulent accessibles à tous, mais les mécanismes comiques usés jusqu'à la corde depuis sont réutilisés encore et encore. Les auteurs font dire n'importe quoi aux personnages, et enchaînent les jeux de mots plus que pourris. Le personnage joué par Michel Blanc (Marteau) peine à finir un film d'une centaine de minutes, mais une certaine conscience politique a gagné l'univers tuchesque aux faibles neurones. Mépris de classe ? Je n'ai pas réussi à le cerner, tant le film part dans tous les sens, se moquant de ses propres personnages, mais critiquant aussi le progrès avec les éternelles vannes sur les pauvres, sur fond de pommes de terre et d'alcool. Se voulant moraliste (l'homosexualité finit par ne même plus être un sujet), l'approche de la valeur travail reste assez floue, avec des railleries sur ces "salauds de pauvres" et des propos anticapitalistes (le méchant Magazone).

Le public rêve de gentillesse, de bienveillance et de retour aux choses simples, mais ces Tuches là, en attendant la saison 5 déjà annoncée, restent une redoutable machine à billets, même si jusqu'ici tout va bien, et que les ""Tuche 4"" sont un des pires cadeaux de Noël de la décennie…

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9 décembre 2021 4 09 /12 /décembre /2021 08:00

Plus le temps passe et plus je déteste Noël. Fêter Noël est plus une corvée qu'un plaisir, surtout lors de ces fameux repas où il est de bon ton de faire "comme si" et de sourire à ceux qu'on ne peut pas encadrer… Au travail ou en famille, on enchaîne donc les repas et les cadeaux. Il st de bon ton d'être sur son 31, juste pour la photo qui donne l'impression d'être une famille unie, bien que ce soit juste une apparence pour le faire croire. A croire que certains, notamment ceux qu'on ne voit jamais, viennent uniquement pour recevoir leur cadeau et se barrer le plus vite possible. Passer un moment en famille n'est-il pas censé être l'esprit des fêtes ? Ooops, j'ai dit une bêtise.

Le réveillon concours de cadeaux (à qui offrira le plus cher) est assez "intéressant". Les petits n'ont pas la notion de l'argent et se foutent que leur cadeau coûte un bras. Pourtant, certains les couvrent de vêtements de marque et de cadeaux coûteux. Certains, même, n'hésitent pas à annoncer le prix à la cantonade, preuve que Noël est devenu quelque chose d'incroyablement commercial.

Les chants de Noël sucrés diffusés dans les rues me saoulent et me font plus penser aux magasins qu'à la soi-disant magie de Noël, fête qui ne ressemble plus à rien. Il y a même des invités qui passent la soirée dans un coin, à jouer sur leur téléphone en montrant bien leur lassitude.

En 2021, on a besoin d'un jour particulier pour réunir ceux qu'on aime sur rendez-vous. On en est là, car la magie ne suit pas, et la plupart des gens jouent un rôle hypocrite à Noël. Un petit comité sympa est souvent préférable aux longues tablées, avec dispute assurée autour de la dinde, ou aux repas qui finissent à 3 heures du matin. Ce n'est pas si mal, une famille disséminée un peu partout en France, où chacun fête dans son coin. Tranquillité assurée, car aucun coup de fil ne viendra troubler le simulacre de repas de Noël, et tout ce qui va avec. La maison est décorée, on mange du foie gras, des huîtres et tout le toutim, histoire de faire comme tout le monde. A 21h30, tout est fini et chacun retourne à ses occupations malgré les efforts louables de la maîtresse de maison.

En fait, ce que je déteste, ce n'est pas tant Noël, que les pressions normatives qui en découlent. Tout le monde fait semblant d'être heureux, se croit obligé de faire comme si tout allait bien, de soigneusement choisir les mots, au cours des conversations, et pour ne froisser personne, et d'éviter certains sujets. Il ne faut surtout pas faire de vague le soir du réveillon, car l'alcool aidant, ça pourrait partir en vrille.

Alors autant se jeter sur le navet de Noël qui repasse pour la énième fois à la télé. Ces nanars sont inégalement bons, et même plutôt mauvais, mais se voulant réconfortants et délicieux. Il doit exister, quelque part sur terre, une machine automatique qui réalise ces téléfilms de Noël. Il lui faut peu de paramètres et peu de moyens. À la fin, il suffit de jeter de la neige artificielle sur un jeune couple improbable, que tout semblait séparer, et de faire chanter quelques niaiseries à quelques chiards. Cela commence toujours par un(e) jeune (femme/homme) pas très heureux dans sa vie à cause de (rayer la mention inutile), sa carrière envahissante, son deuil, son argent, sa solitude ou son arrogance, mais le miracle de Noël, avec force gâteaux à la cannelle et sucres d'orge, remettra les amoureux sur le droit chemin du couple américain, souriant, monogame et hétéro qui habite dans une charmante petite ville.

La pseudo-magie de Noël est entretenue par ces navets adorablement niais, particulièrement mal interprétés, et dont le scénario est écrit avec les pieds. Je ne m'inquiète pas car le héros ou l'héroïne sera remis(e) sur le droit chemin par un voyage inattendu, coincé(e) dans une petite ville blanche qui vote Trump, où iel retrouvera les bonnes valeurs : des morveux braillards, des voisins envahissants et des hommes endeuillés... Un chef-d’œuvre, on vous dit.

Vous êtes déjà proches de l’indigestion ? Ne crachez pas vos marrons glacés et enchaînez la soirée… avec d'autres épisodes ou votre smartphone.

Si la période Noël vous met le moral à zéro, j'espère que vous éviterez ces daubes cinématographiques intersidérales, capables d'énerver quiconque aurait voulu attendre le gros type en rouge. Pour éviter les déconvenues, éteignez la télé et regardez le sapin, c'est plus sûr. De toute façons, le père Noël ne viendra pas, car il est mort du Covid, mais ouf : jusqu'ici, tout va bien…

 

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24 septembre 2021 5 24 /09 /septembre /2021 07:00

L’ex président Catalan Carles Puigdemont va comparaître devant un juge en Italie. Aujourd'hui député européen, il a été arrêté jeudi soir, dès son arrivée en Sardaigne, à la descente de l'avion. En 2018, il avait déjà été arrêté quelques jours, en Allemagne, avant que la justice locale ne refuse son extradition.

Arrivé de Bruxelles où il est en exil depuis 2017, l’ancien président de la Généralité de Catalogne, Carles Puigdemont, a été arrêté à l’aéroport d’Alghero, avant d’être transféré au pénitencier de Sassari, suite à l'accusation des autorités espagnoles d'occupation, pour sédition (organisation d’un référendum sur l'autodétermination) et détournement de fonds publics (organisation matérielle du scrutin).

Le président Puigdemont avait annoncé depuis plusieurs jours sa présence à Alghero, au 33ème festival de culture populaire Catalane "AdiFolk", qui devait accueillir des responsables Catalans de premier plan, comme la présidente du parlement Catalan, Laura Borràs, la ministre de la Généralité, Victoria Alsina, et rencontrer des responsables politiques locaux, pour célébrer l’amitié historique entre la Catalogne et la Sardaigne (Catalanophone).

La cour d’appel de Sassari devra décider de le remettre en liberté ou d’engager une procédure d’extradition vers l’Espagne, car, après s'être récemment rendu en France, Carles Puigdemont ne s'est pas encore vu notifier le motif précis de son arrestation, ce qui risque de relancer les tensions politiques en Espagne; l’emprisonnement du président Catalan intervenant une semaine après la reprise des négociations entre le gouvernement de Pedro Sanchez et les autorités Catalanes.

Le Parlement européen a voté en mars dernier la levée de l'immunité parlementaire du président Catalan (400 voix pour, 248 contre et 45 abstentions), ainsi que celles de Tomi Comin et Carla Ponsati, deux autres eurodéputés, et cette levée a été confirmée "provisoirement" fin juillet par le tribunal de l’UE. Dans son ordonnance, celui-ci a estimé qu’il était peu probable que les eurodéputés soient arrêtés dans un pays de l’UE et livrés à l'occupant de Madrid.

Est-ce cette ordonnance qui a rassuré et poussé Puigdemont à prendre le risque de se rendre en Sardaigne ? Ses avocats ont indiqué que le Tribunal s’était prononcé sur le fond de l’affaire de manière temporaire, et considéraient que la décision du parlement de Strasbourg était donc "suspendue" de fait, ce qui annonce une belle bataille juridique.

L'eurodéputé indépendantiste arrêté en Sardaigne jeudi soir, a passé la nuit derrière les barreaux et doit passer devant la justice italienne pour décider de l'extradition ou non vers les autorités espagnoles d'occupation. Celles-ci ont assuré dans un communiqué, que Carles Puigdemont devrait se soumettre à l'action de la justice, comme tout autre citoyen. Pourtant, cette levée d'immunité a fait l'objet d'un recours dont le jugement définitif sur le fond, qui doit être prononcé "à une date ultérieure". La décision du parlement est donc réputée "suspendue", ce qui induirait que le président Puigdemont bénéficierait toujours de son immunité, toutes les voies de recours n'ayant pas été épuisées.

Cette arrestation met en péril le dialogue entre Madrid et Barcelone, et en Catalogne, les réactions indignées n’ont pas tardé. L’actuel président du gouvernement catalan, le modéré Pere Aragones, a demandé la fin de la "persécution et de la répression judiciaires".

L’ex-président Quim Torra, a appelé les indépendantistes à être en "alerte maximale", et qualifié une éventuelle extradition de "catastrophique", tandis que l'Assemblea Nacional Catalana a convoqué une manifestation devant le consulat italien de Barcelone.

Le chef du gouvernement d'occupation, le socialiste Pedro Sanchez, a pour sa part gardé le silence toute la nuit sur les réseaux sociaux, où il est d’ordinaire très actif. Le secrétariat d’Etat à la communication s’est contenté d’un communiqué laconique, rappelant que la détention de Puigdemont obéit à une procédure judiciaire en cours qui s’applique à tout citoyen de l’Union européenne.

@ suivre rapidement.

Visca !

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15 septembre 2021 3 15 /09 /septembre /2021 07:00

C'est la fin des deux mois de sursis accordés depuis l'annonce présidentielle du 12 juillet dernier. L'obligation vaccinale entre en vigueur aujourd'hui, 15 septembre, pour plusieurs corps de métiers. Les salariés des hôpitaux et des EHPAD, les soignants, les pompiers, les ambulanciers, les aides à domicile et les gendarmes, affectés sur le terrain ou au contact du public, sont concernés. Ce qui est curieux, c'est que les policiers, sans nul doute par clientélisme syndical, ne sont pas soumis à cette obligation. Dès aujourd'hui, les non-vaccinés (hors police) ne peuvent plus exercer leur profession s'ils ne peuvent présenter un schéma vaccinal complet, ou la preuve d'une première dose de vaccin accompagnée d'un test de dépistage négatif de moins de 72 heures. Cette obligation vaccinale a fait bondir certains soignants et des manifestations de protestations ont eu lieu ces dernières semaines, même si selon "Santé publique France", environ 88% des soignants et 94% des libéraux avaient reçu au moins une dose de vaccin.

Une suspension du contrat de travail ? Les sanctions sont régies par la loi sanitaire promulguée en août. S'il n'a pas reçu ses deux doses, le professionnel concerné par l'obligation vaccinale pourra poser des jours de congé, s'il en dispose, et si son employeur l'accepte. Dans le cas contraire, le contrat de l'employé sera immédiatement suspendu, sans rémunération. La rupture de contrat initialement évoquée, n'a pas été validée par le conseil constitutionnel. Il existe une seule exception : si un professionnel concerné présente une contre-indication médiale au vaccin contre le Covid-19, il en sera exempté. Le ministre de la santé a toutefois précisé que le refus de se faire vacciner ne donnera lieu à aucun arrêt maladie, et a promis des "contrôles systématiques de toute prescription. Tout malade ou allergique ne risque-t-il pas d'être considéré comme un fraudeur potentiel ?

Des sanctions supplémentaires sont possibles, car au-delà de la suspension du contrat de travail, des sanctions disciplinaires pourront être appliquées. La suspension de fonction (et donc de rémunération) peut être cumulée avec une sanction disciplinaire, allant jusqu'à l’exclusion du service".

Egalement concernés par la mesure, les médecins libéraux non vaccinés qui continueraient à exercer au-delà du 15 septembre, encourent une amende de 135 euros. Si le soignant est verbalisé à trois reprises en un mois, l'amende s'élève alors jusqu'à 3.750 euros et d'une peine de six mois de prison. Ceci dit, les peines maximum ne sont JAMAIS prononcées en matière contraventionnelle et je vois mal la police venir verbaliser les médecins dans leur cabinet médical… Ils devraient donc être contrôlés par les agences régionales de santé, seules autorisées à prendre connaissance du statut vaccinal des médecins. Les sanctions envers les médecins non vaccinés devraient être progressives, avec des mesures intermédiaires, comme la mise en demeure, ou la suspension des remboursements. L'ordre des médecins pourrait (conditionnel) également décider d'initier une procédure disciplinaire.

Ceci dit, le nombre de soignants et salariés qui ne se plieront pas à l’obligation vaccinale n'est pas anodin et certains personnels de santé vont faire carrément une croix sur leur profession, le 15 septembre, s’apprêtant à tourner la page sur leur carrière. Pour cette minorité, c’est la goutte de trop. Déjà à la peine depuis plus d’un an et demi face à la pandémie, ils avaient décidé de raccrocher, mais d'autres sont prêts à subir (ou contourner) les sanctions prévues. Les établissements de santé, qui sont pour la plupart en grand manque de personnel, ne sont pas prêts à prendre des mesures disciplinaires contre le personnel non-vacciné, mais l'ARS a déjà évoqué la pression sur les directions, pour faire respecter les suspensions de contrat de travail. Et dire qu'en avril, les soignants recevaient des mails du conseil de l'ordre, demandant aux travailleurs positifs d’aller travailler malgré tout, à cause du manque de personnel.

Il est prévoir la fermeture de nombreux petits cabinets paramédicaux, avec une reconversion dans d’autres voies, avec petits boulots et intérim. Il y a du travail ailleurs mais quelles en seront les conséquences ?

Quid de la précarité psychologique et financière qui va les frapper, ou même de l'abandon des patients à une précarité de soins développementaux et psychiques ?

C’est un vrai coup dur et la fin d'un rêve pour beaucoup d'entre eux, mais heureusement, jusqu'ici, tout va bien…

 

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