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22 janvier 2021 5 22 /01 /janvier /2021 08:00

Se rangeant derrière l'avis du haut conseil de santé publique, le croque-mort en second (Olivier Véran, ministre de la santé) a donc confirmé les recommandations du Haut conseil de santé concernant l'utilisation des masques en tissu, jugés désormais insuffisamment filtrants face à l'apparition de nouveaux virus mutants (mon logiciel ne connaît pas le mot "variant"), plus contagieux.

Changement de cap en France. Je me souviens encore de ces appels à voltaires où on voyait des centaines de coutières admirables, qui œuvraient pour confectionner des masques alternatifs pour leur prochain. Ces masques fabriqués de façon artisanale par les couturières bénévoles, visaient à protéger la population, en complément des indispensables gestes barrières. On nous expliquait qu'ils répondaient aux normes AFNOR et aujourd'hui on nous dit qu'ils sont bons à jeter aux orties. Ne faudrait-il pas d'abord réprimer un peu plus toutes ces nombreuses personnes qui se baladent sans masque dans l'espace public, parkings, ascenseurs, superettes de quartier, etc. ?

A lieu de ça, l'exécutif n'exclut plus la piste d'un 3ème confinement, et s'est rangé derrière le haut conseil de santé publique. Il faut désormais porter, à partir de samedi (le virus est au courant de la date) soit un masque chirurgical, soit un masque en tissu à la norme NS1, par décret qui sera officialisé ce jour.

Cette décision s'inscrit alors que ces dernières semaines, plusieurs mutants du Covid-19 ont fait leur apparition dans le monde. Alors quoi ? A l'instar des gants de moto homologués ou non, les flics vont-ils venir tirer sur notre masque pour vérifier que l'étiquette est la bonne ? De qui se moque-t-on ?

De nous, sans nul doute, avec notamment cette photo de François Bayrou, sans masque, dans une salle de l'aéroport d'Orly. Il est vrai que le haut commissaire au plan (je n'ai toujours pas compris) et maire de Pau est un adepte du "faites de ce que je dis, ne faites pas ce que je fais". Interrogé sur cet incivisme flagrant, François Bayrou reconnaît avoir oublié de mettre son masque, mercredi matin, avant d'embarquer. Il répète à l'envi son excuse bateau : "j’étais à plusieurs mètres des autres passagers, c'est un oubli". Le maire de Pau va jusqu'à préciser sur les réseaux qu'il venait de traverser des heures pénibles après la perte de son bras droit, Marielle de Sarnez. Je ne vois pas bien le rapport. Plus gênant, la femme qui a pris la photo à son insu serait ensuite allée, avec d'autres personnes, lui demander de se masquer, ce qui n'aurait été suivi d'aucun effet.

Désormais, seuls trois types de masques devront donc être portés dans l'espace public, même s'il sera difficile de s'assurer en pratique du respect de cette consigne. Il circule en effet des nombreuses copies chinoises pas chères de masques chirurgicaux (avec une face bleue et une face blanche), difficile de séparer le bon grain de l'ivraie et de reconnaître les FFP2 (les plus protecteurs) et les masques en tissu industriels de catégorie 1.

Dans ses recommandations, le HCSP préconise également d'augmenter la distance de sécurité nécessaire pour être considéré cas contact par l'assurance maladie, en cas de non-port du masque : elle passerait de 1 à 2 mètres.

Là encore, quand on voit les galeries marchandes, les files d'attente à la caisse du supermarché et les transports en commun, et les manifestations irresponsables des antimasques, de qui se moque-t-on ? Heureusement, jusqu'ici, tout va bien…

 

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18 janvier 2021 1 18 /01 /janvier /2021 08:00

Que nenni ! Le tourisme est définitivement mort. 2021 restera comme dans les annales comme celle de la fin du tourisme international, tel que nous l’avons connu et vécu au cours des 50 dernières années. La nature ayant horreur du vide, une autre forme, peut-être virtuelle, ressurgira peut-être… ou pas.

Le naufrage du tourisme était inéluctable, et avec lui celui de millions d'emplois qui vont se retrouver en cale-sèche. Une stricte limitation des déplacements s’impose pour ralentir l’épidémie dans le monde, du fait de la circulation très active des variants du Covid-19. Non, ce n'est pas une nouvelle directive de notre cher gouvernement, mais juste une épitaphe, avec le coup d’arrêt porté aux voyages internationaux, face au risque sanitaire et à la folle cavalcade des variants (tiens, on ne dit plus mutants) ?

On était tombé tellement bas, pensait-on, qu’on ne pouvait que remonter. C'est raté, il y avait un niveau caché, un niveau dont on ne revient pas, car il n’y a pas d’issue dans une impasse. Du gris et de ses 50 nuances, l’industrie du tourisme a carrément basculé dans le black out, avec l'annulation des dernières réservations glanées en fin d’année 2020.

Le début de 2021 pouvait laisser espérer une reprise progressive, ce sera non. Le quai d'Orsay déconseille formellement de voyager en Europe pour des activités de loisirs. Cette décision sortie du chapeau a pris de court les professionnels, à tel point que certains se demandent si le conseil scientifique n'a pas pris le pouvoir à l'Elysée ? Les questions ne manqueront pas.

Pourquoi s’auto infliger des règles qui ne concernent que la France ?

Que va-t-on faire pour les voyages déjà réservés et qui ne manqueront pas d’être annulés ?

Qui règlera la note des tests PCR à destination ?

Les voyages professionnels sont-ils aussi interdits ?

Qui contrôlera les personnes en quarantaine obligatoire et la suite du processus sanitaire ?

Toutes ces interrogations sont aujourd’hui noyées dans le flou artistique habituel de la communication gouvernementale.

La mise en place d'un arsenal dissuasif va tuer à coup sûr l’industrie du voyage mais n’empêchera nullement le virus de traverser les frontières, car il paraît qu'il voyage sans passeport. La mesure est d’autant plus dissuasive qu’elle est prise "jusqu’à nouvel ordre". Comment gérer une telle situation pour les voyagistes ? C’est sans compter l’organisation logistique qu’il va falloir préparer à l’arrivée.

Bref, c’est un vrai sale coup porté à l’industrie du voyage, probablement fatal. Ce secteur glisse dans un tourbillon abyssal plus violent que la crise de la sidérurgie des années 70, car c'est plus de 8% du PIB et plusieurs millions d’emplois qui sont en jeu. Une alternative a été recherchée avec le tourisme franco-français, mais en vain, frappé qu'il est par ces mesures, par les remontées mécaniques qui ne remontent plus personne et par les voyages dans les Dom-Tom qui vont devenir de plus en plus… compliqués, pour ne pas dire plus.

On n'avait pas besoin de ça, alors qu'on nous annonce une dette supérieure à 120% qui ne devrait pas, selon les prévisions les plus optimistes, repasser sous la barre des 100% avant au mieux une vingtaine d'années. Je ne serai plus là pour le voir, mais heureusement, jusqu'ici tout va bien…

 

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12 janvier 2021 2 12 /01 /janvier /2021 08:00

La suppression des comptes de réseaux sociaux de Donald Trump, au lendemain des événements du Capitole, est révélatrice de leur pouvoir sans contrôle. Il y a encore peu, les réseaux sociaux chinois, QQ (équivalent FB) et Sina Weibo (équivalent de l'oiseau bleu) supprimaient les comptes des opposants au régime. Les politiques et d'une manière générale, le monde "bien-pensant" a poussé à juste titre des cris d'orfraie, dénonçant une atteinte à la démocratie.

Le gouvernement chinois est aujourd'hui mort de rire. Les réseaux sociaux ont démontré leur toute puissance et leur propre "bien-pensance". Qu'on le veuille ou non, c'est un nouveau coup dur porté à la démocratie.

Sans comparer aucunement les deux personnages, même si je le les apprécie guère plus l'un que l'autre, force est de constater que la censure a aussi frappé chez nous. Les comptes sociaux du député Son-Forget ont été supprimés de la même manière.

Amusé au début, je n'en pouvais plus de ses élucubrations, mais quand même… même s'il avait multiplié les publications loufoques en bonnet orange, tantôt en chevalier "Jedi" au sabre laser Star Wars oui armé d'un fusil d'assaut, tantôt en preux chevalier de Jeanne d'Arc, ou dans des selfies avec l'inénarrable Benalla, ce n'est pas une raison.

Il avait eu le culot, suite à sa publication connexe de l'anatomie intime du sieur Griveaux, de narrer un vol de téléphone, mystérieusement retrouvé peu après sur les bancs de l'assemblée nationale. Récemment, les choses se sont calmées et il ne se postait plus guère qu'en skateboard dans les rues de Paris.

On peut légitimement se demander si c'était bien là le rôle d'un élu de la République, mais est-il normal qu'un réseau social décide unilatéralement de supprimer le compte d'un député de la République française en exercice, fut-il un tantinet borderline ? La question reste posée, mais revenons au bouffon blond.

Les "progressistes" en rêvaient, Trump leur a apporté sur un plateau l’opportunité de passer à l’offensive. Le jusqu’au-boutisme des trumpistes les plus incontrôlés, visant à interrompre la confirmation de l’élection présidentielle est une porte étroite dans laquelle certains se sont engouffrés, avec les images que l'on sait qui ont tourné en boucle. Trump a donné du grain à moudre à ses adversaires et ils n'ont eu qu'à s'engouffrer dans la brèche.

A mon sens, la censure par la suppression des comptes de réseaux sociaux est une erreur. Il est trop facile de museler ses adversaires en leur coupant arbitrairement et unilatéralement la parole. A quoi cela va-t-il servir, 8 jours avant son départ, si ce n'est au final, de le victimiser ? Il n'attend que cela.

Laisser actifs les comptes sociaux de cet improbable vieux fou n'aurait pas changé grand-chose, car il ne faisait plus que répéter à l'envi ses leitmotivs de victoire et d'élection volée qui lassaient le plus grand nombre. D'ici quelques jours, ses élucubrations n'auraient pas eu d'autre choix que de tourner en boucle de manière vaine et inintéressante, reléguant ses vieux "tweets" à la place insignifiante et inutile qui étaient la leur.

Les appels à la destitution du sortant, comme la suspension de ses comptes sociaux s’inscrivent dans un projet pathétique qui ne fait qu'amplifier le délire d'un vieillard en déroute. Trump a lui-même allumé l’incendie de son propre château, avec en point d'orgue, la tragi-comédie du Capitole.

Sa dernière faute est d’avoir servi à ses adversaires le fantasme de leurs attentes et fourni ainsi l'occasion d’inverser le rapport de force, ce qui ne fera que fragiliser l'ordre politique, et pas seulement aux States… mais jusqu'ici, tout va bien.

 

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4 janvier 2021 1 04 /01 /janvier /2021 08:00

Les fêtes sont passées, l'heure de la rentrée a sonné et, avec elle, la crainte d'une hausse des contaminations. En France, les élèves sont retournés en classe, et le gouvernement s'inquiète d'un possible rebond, prélude à de nouvelles restrictions. La campagne de vaccination a débuté fin décembre (personne, excepté Mauricette, ne s'en est aperçu), et la polémique enfle sur le faible nombre de vaccins administrés en comparaison avec d'autres pays européens. Un éminent médecin a même calculé qu'à ce rythme, la totalité de la population française serait vaccinée dans… 3000 ans ! Je lui laisse la responsabilité de ses calculs que je n'ai aucune envie de refaire… Je ne sais pas qui aurait fait mieux ou moins bien, mais on a clairement une impression d'incompétence.

Entre Agnès Buzyn qui déclarait sans rire il y a un an, qu'il n'y avait aucune raison pour que ce virus chinois arrive en Europe, en l'inénarrable Sibeth qui riait quand on lui demandait si le masque était utile, avant de répondre par la négative et déclarait que c'était un geste technique de mettre un masque, ne sachant elle-même pas le mettre, où encore le ministre de la santé actuel qui certifiait en 2020 qu'il ne fallait pas porter de masque si on ne présentait pas de symptômes, on est gâtés.

Et finalement, le record : sans parler du programme étendu sur 3000 ans, nous avons vacciné en une semaine autant que les allemands en... 30 minutes. Quelque part on se moque de nous dans les grandes largeurs. Se faire vacciner est une démarche devenue infiniment compliquée, car il faut aller chez son médecin traitant pour discuter du vaccin (mais ne pas se faire vacciner), prendre un dossier de 45 pages à consulter, le lire et le signer. Il faut ensuite laisser passer un délai de rétractation de 5 jours, attendre la convocation et renouveler ses intentions par des accords oraux et des accords écrits. Ouf...

Pourquoi à l'heure où j'écris, seules 516 personnes ont été vaccinées en France, contre 230.000 en Allemagne ? 80.000 en Italie et plus d'un million au Royaume-Uni ? C'est infiniment plus grave que de l'incompétence, cela confine au scandale d'Etat. Dans l'attente de ces complications administratives, de ces reculades et de ces approximations, on a gentiment dépassé les 65.000 morts et des gens vont continuer à mourir tous les jours, pour rien, en attendant qu'on comprenne comment vacciner sur une grande échelle. Jupiter a eu beau piquer une soi-disant colère hier... et après ? Rien de nouveau sous le soleil.

J'ai trouvé sur la blogosphère, la lettre d'une aminaute, une lettre à son père, qui pourrait fort bien ressembler à celle que j'aurais pu écrire au mien, ou à celle que mon fils ne m'écrira jamais…

Elle parle de son paternel qui labourait à 11 ans, avec un cheval, moi c'était à 12, mais avec un tracteur et à 15, je rentrais chez Citroën, dans un monde et un atelier rempli d'adultes pas toujours très tendres.

Je reprends ses observations comme quoi nous serions (mal) pilotés par de jeunes godelureaux (pléonasme). Tout nous le rappelle et on peut, avec de simples constatations empiriques, se demander par exemple, quelles sont les compétences rares de recrutement du porte-parole actuel du gouvernement, hormis d'être le compagnon d'un conseiller de l'exécutif ? Je suppose toutefois que les dites compétences sont supérieures à celles de sa devancière, qui riait en affirmant ne pas savoir mettre un masque, et qui nous est apparu clope au bec en plein direct de BFM TV. Elles doivent être également supérieures à celle du prédécesseur de la devancière, le candidat à la mairie de Paris qui passait son temps à envoyer des photos de son anatomie à une intrigante de rencontre. Je passerai sur l'ancien ministre de l'intérieur qui, alors que Paris était e proie aux casseurs, se délassait en boite, surpris par des journalistes à faire une superbe démonstration de slow et de patinage.

Grâce à notre excellent gouvernement, nous avons connu les corridors de plage, les interdictions de visite aux anciens, les flics faisant faire demi-tour à un homme allant dire adieu à son père mourant et parti sans lui, les verbalisations péremptoires de mamies qui prenaient l'air ou communiquaient par panneaux avec leur époux coincé en EHPAD… On aura aussi connu les autorisations ineptes qu'on se fait à soi-même pour s'autoriser à aller chercher ses médicaments cardiaques, juste histoire de rester en vie, on aura connu les interdictions de fait de se faire couper les cheveux, de se faire soigner les dents, d'accompagner nos défunts, et les encouragements à la délation.

C'est vrai qu'on a quasiment oublié ce qu'était un bal de village (interdit), une partie de boules (interdit) un loto dans la salle des fêtes (interdit), un demi en terrasse (interdit), un repas d'affaires (interdit), un saut au pays pour aller saluer parents et amis (interdit), une bise ou une poignée de main (interdites). Tous les soirs, on nous incitait à 20h00 à taper sur des gamelles sur les balcons, à écouter la bonne parole du croque-mort en chef Salomon, à écouter en boucle les pseudos scientifiques, les pseudos spécialistes, et les pseudos journalistes des chaines d'information. La France, quoi…

Je suis d'accord avec elle qui cite les écolos qui font recouvrir nos collines d'éoliennes qui tombent souvent en panne et restent comme ça. A Lyon et Bordeaux, on a même eu droit à un haro sur le sapin de noël, à un autre sur le tour de France et l'accent est mis contre le gaspillage électrique. Pourtant, tout le monde veut Internet dans la poche, un smartphone 5G performant et un ordinateur qui pédale vite. Alors Quid des centrales nucléaires ? OK d'accord, mais pas chez moi ! Comme c'est facile…

C'est plus facile, certainement que de désherber à la main ou de manger les légumes malades, frappés massivement cette année par le "cul noir", le mildiou" et la "rouille"… mais comme tous les produits phyto-sanitaires efficaces sont interdits… ou peu s'en faut...

Comme elle je déplore les dérangés qui s'en prennent aux chevaux, massacrent les vaches, taguent les pierres tombales et incendient les églises. Mais ce n'est pas de leur faute, ils n'ont surement pas les codes… La France, quoi…

Bientôt, c'est vrai, nous ne pourrons même plus rouler en voiture et d'ailleurs je suis un criminel. J'ose encore utiliser ma vieille camionnette, que j'ai pourtant faite passer au contrôle avec une mention tout à fait honorable pour le taux de pollution relevé. En effet, j'ose la prendre pour aller à la déchetterie, pour aller voir mes potes et même… pour me déplacer ! J'ai honte… la France, quoi…

J'ai un peu ri intérieurement en lisant sa mention sur les jeunes diplômés qui ne savent pas faire la différence entre une aubergine et un navet. J'ai vu récemment une toute jeune responsable de magasin de primeurs qui demandait aux clients quel était le nom de tel ou tel légume… et par analogie, j'ai eu une pensée pour cet autre jeune diplômé, célibataire sans enfant, rempli de toutes ses certitudes, nommé à la direction de la crèche, et donnant ses directives livresques ne souffrant pas la contradiction, aux puéricultrices chevronnées. C'est le monde d'après… c'est la France, quoi… C'est le monde où on nous fera bouffer des insectes ou de la viande végétale car les vaches pètent un peu trop.

Qui sait encore trouver de l'eau avec une baguette de sourcier ? Qui connaît encore les repères de direction (étoiles, mousse, soleil) ? Qui sait encore réparer une vieille machine ou un petit électroménager dans ce monde d'après où l'on jette tout et où les enfants marchent sans lever le nez de leur écran et ou les ados, au lieu de raconter des blagues à la jeune fille de la caisse du MacDo (beurk) préfèrent s'adresser à la borne de commande ?

Non seulement je pense que mon père n'aurait pas pu supporter tout ça, mais je commence à penser que je suis moi aussi devenu obsolète et qu'il va donc falloir que je cède la place, beaucoup plus rapidement que je ne l'aurais souhaité. Mais ça aussi, les godelureaux l'avaient planifié, sauf peut-être le timing de leur propre remplacement. Je n'en reviens pas, mais des œuvres comme "l'âge de cristal" et "Soylent Green" sont encore d'une actualité qui fait frémir…

La France, quoi… mais je ne leur en veux pas puisque c'est moi qui suis obsolète et que jusqu'ici, tout va bien...

 

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1 janvier 2021 5 01 /01 /janvier /2021 07:00

2020 année du pangolin, 2021, année du vaccin !

Après une année 2020 pour le moins compliquée, il va être temps de prendre soin de nous et de la planète, mais aussi de passer à la vitesse supérieure en 2021. Cette année 2020 touche enfin à sa fin, et il est temps de vouer aux gémonies tout ce qui ne nous remplit pas de joie, et même de songer à tout ce qui fera de nous des meilleures personnes. D'une façon générale, nous sommes à bout, le télétravail a brouillé la frontière entre la sphère boulot et la sphère privée, la sécurité financière n’est plus qu’un vœu pieux et l’inquiétude quant à la santé physique et mentale de nos proches, ainsi que les craintes envers l’avenir n’ont jamais été aussi vivaces.

En 2021, l’heure est venue de prendre soin de soi, de veiller les uns sur les autres et de faire ce qu'on peut pour la planète, toutes choses qui seront à notre portée rien qu’en apportant de petits changements à la routine.

Hélas, on nous a tellement menti, assené des approximations, déclaré tout et son contraire, que la foi en 2021, malgré le vaccin, ne va pas couler de soi. Je me rappelle encore en vrac de tous les mensonges gouvernementaux, journalistiques et scientifiques qui ont émaillé l'année 2020 :

• "D’ici un mois il n’y aura plus de coronavirus et la seconde vague n'existe pas" (comité de médecins)

• "Il faut dix ans pour créer un vaccin" (scientifiques)

• "L’usage du masque en population générale n’est pas utile" (porte-parole du gouvernement)

• "Il n'y a aucune raison pour ce virus chinois arrive en Europe" (Buzyn, ministre de la santé)

• "C'est un geste technique de mettre un masque, d'ailleurs, je ne sais pas mettre un masque" (porte-parole du gouvernement)

• "Les enfants sont peu porteurs du virus et peu contagieux" (conseil scientifique)

• "Les personnes âgées doivent rester confinées" (l'exécutif n'a fait que revirer sur le sujet)

• "Il n'y a aucune pénurie de masques" (gouvernement au début de la pandémie)

• "Le pangolin est responsable de la transmission du virus" (pseudo scientifiques)

• "Si vous n’est pas malade, il ne faut pas porter de masque." (Véran, ministre de la santé)

En pleine pénurie mondiale, il n’y avait pourtant plus de masque en pharmacie et il valait mieux noyer le poisson que de reconnaître les erreurs (reconnues par l'exécutif le 13 avril). Je me suis débrouillé au début avec les masques de peinture que j'avais à l'atelier.

En 2020, les français(e)s se sont mis(e)s à la couture avec un patron de masque proposé par l’AFNOR, qui n’était pas si simple à réaliser. On nous a dit de laver nos masques à 60 degrés, puis 30 degrés suffisaient bien nous a-t-on raconté. Le masque déconseillé, puis absent des stocks, puis généralisé et enfin obligatoire dans les tous les lieux clos, est devenu la règle. Que de revirements !

Ils ont même été jusqu'à nous certifier que les jeunes étaient infiniment moins atteints que les adultes, ne véhiculaient que très peu le virus et que les formes graves étaient très rares chez eux. Encore des décisions contradictoires, car il a fallu fermer les écoles, décision ainsi justifiées par l'exécutif : "nos plus jeunes, selon les scientifiques, sont ceux qui propagent le plus rapidement le virus, même s'ils n'ont pas de symptômes." Fermeture des écoles en mars, réouverture en mai avec un discours différent : comment expliquer un tel revirement ? Comment expliquer autant d'approximation et de "foutage de g… " ? On nous explique aujourd'hui qu'on n'avait alors pas les données suffisantes…

On nous a même promis (scientifiques) que la seconde vague n'aurait pas lieu, avec la probabilité que ce virus disparaisse soudainement. En fait, tous ces pseudos spécialistes n'en savaient rien et échafaudaient des hypothèses. Même le professeur Raoult pour qui j'avais le plus grand respect, estimait possible que "le virus disparaisse de lui-même dans les pays tempérés". Ben voyons… Dans une vidéo présentée comme tirant les leçons de l’épidémie, il a même estimé un mois plus tard que l’épidémie, à Marseille, était en train de disparaitre, les choses en train de s’arrêter, et "cet épisode en train de se résoudre" (SIC).

De même, en juillet, le conseil scientifique estimait hautement probable qu’une seconde vague épidémique soit observée à l’automne ou à l’hiver. C'était vrai, même si en début d'automne, la circulation du virus était niée par certains experts, tel ce groupe de 35 chercheurs dans les colonnes du "Parisien". Même le professeur Toubiana, épidémiologiste à l'INSERM, déclarait sans rire que la 2ème vague était une théorie totalement folle, et que cette épidémie était derrière nous. Un mois plus tard, le taux de positivité des tests avait plus que doublé, et le nombre de reproductions du virus ne permettait pas le contrôle de l’épidémie. Entre début et mi-décembre, on comptait 7 fois plus de personnes hospitalisées pour Covid en France qu'à la mi-mars et le nombre de décès liés au COVID était le double de ce qu'il était mi-juin. Première victime : ce comique de l'INSERM, qui ne s'est plus jamais présenté devant un micro, peut-être par peur du ridicule.

Il y a bel et bien eu une deuxième vague, en France comme ailleurs en Europe, avec des disparités. Les régions qui avaient subi une première vague très virulente ont eu tendance à en subir une deuxième moins importante et inversement… mais bon…

2020 est partie et nulle part dans le monde, elle n'aura été regrettée. Il y a un an, on se souhaitait une bonne année en s'embrassant… heureusement qu'on ne savait pas.

2020, année du pangolin est on l'espère partie au loin, et pour 2021, année du vaccin, on espère que ça ira bien…

Chers lecteurs et lectrices, je ne peux que vous souhaiter le meilleur pour 2021, année du vaccin, et j'espère avoir encore loisir de vous divertir pour un bon moment avec mes billets caustiques, et avoir le plaisir de passer vous lire sur vos blogs.

Du fond du cœur, je souhaite à tous et toutes qu'en 2021, nos espoirs ne soient pas vains !

Comme on dit a Catalunya : Feliç Any Nou...

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24 décembre 2020 4 24 /12 /décembre /2020 08:00

Le petit mot de Noël

Puisque partout dans les medias et sur Internet fleurissent de doux messages pour fêter Noël et sa magie, malgré la pandémie, malgré la crise sanitaire et malgré l'actualité effroyable, permettez-moi de contribuer à mon tour à cette ambiance festive et chaleureuse avec une citation adaptée à l’évènement : Noël, c’est vraiment de la connerie.

A l’approche des fêtes, nous sommes nombreux à finalement en avoir un peu marre de tout ça. Les gens courent partout, font les magasins en se serrant comme des sots au mépris des gestes barrière et de la jauge de clientèle, avec parfois même des commerçants non masqués (!). Les gens se ruinent pour des produits qui seront soldés à -50% dans une semaine, ou qui ne plairont pas et qui, dans le meilleurs des cas, seront acceptés poliment avant d'être mis de coté dans un placard et au mieux de finir chez Emmaüs dans quelques mois. Les fêtes de Noël seraient-elles souvent synonymes de fatigue, de ruine et de faux-cutage ? Comme dit tonton Henri : "ça gonfle tout le monde mais on y fait quand même…"

C'est pas faux, car on se tape le même repas convenu en famille depuis 37 ans, sauf cette année, il y aura quelques changements. On va bien rigoler avec papi et mamie dans la cuisine, seuls avec leur demi-buche, avec les masques à l'apéro et les tapas individuels puisque les ramequins collectifs sont interdits. C'est peut-être une bonne chose, car chez Tonton Henri, ils étaient comme d'habitude : 37 au repas de réveillon et 29 au repas de noël midi (moins nous, n'étant pas invités puisque nous sommes "des cons").

On verra bien le 25 au soir, quand les petits-enfants viendront chercher leurs ronds, assurant une présence minimum syndicale et polie de 18h00 à 18h30, excuse du couvre-feu oblige.

Noël a de nos jours perdu toute connotation religieuse et les bons sentiments dégoulinants couplés à la fameuse "magie de noël" n'existent que dans les films "cucus", dont les chaines nous abreuvent depuis plus d'un mois. Mais si, vous savez bien, ces petites productions tournées en deux semaines dans une petite ville "parce que c'est moins cher", où l'héroïne qui a fait fortune à New-York et perdu le sens des vraies valeurs revient malgré elle passer noël dans le bled de son enfance. Elle y rencontre par hasard un beau bucheron au grand cœur et tout les sépare, sauf à la fin, où grâce à la magie de noël, ils vécurent heureux et firent une séance sympa de cigare à moustache.

Alors que restera-t-il le 26, le lendemain de cette opération commerciale ? Pas grand-chose, un peu de plastoc "made un China" ou quelques trucs moches et parfumés. Voila qui enfonce bien le clou après la taxe d’habitation qui était censée descendre ou disparaître mais qui est toujours là, et même un peu augmentée.

Alors Quid ? Ne plus fêter Noël et le réveillon ? Bah, même si on sait que c’est tout moisi, on est bien obligé d’y faire… au moins pour les enfants, a dit tonton Henri.

Je ne vous souhaite donc ni joyeuses fêtes bien alcoolisées, ni franches accolades positives au Covid, ni bons étouffements avec votre foie gras, mais juste parce que l'esprit de Noël est malgré tout une belle connerie, de passer un moment sympa de la manière qui vous plaira le mieux, et de ne pas trop penser à toutes les horreurs que nous traversons.

J'espère que vous ne vous serez pas (trop ?) reconnus dans ce billet de noël un peu acide, car finalement, jusqu'ici, tout va bien…

(NDLR) : Pas sur que j'aie des cadeaux cette année, car avec ce billet, j'ai vraiment été très vilain pour Noël... Toute ressemblance avec des situations ou des personnages réels n'est en aucun cas fortuite.

 

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23 décembre 2020 3 23 /12 /décembre /2020 08:00

Deux dodos avant Noël et on finit par ne plus croire en rien.

 

Tous les repères institutionnels sont touchés : la politique (bof), l'avenir et l'espérance, mais aussi la science, ce qui peut conduire parfois au complotisme.

Toutes les sociétés contemporaines vivent en ce moment une contestation de l’autorité, y compris académique et scientifique. Les conséquences sociales en sont désastreuses, car on finit par ne plus croire en rien. C'est un cercle vicieux entre le scepticisme, qui engendre de l’obscurantisme et la construction rationnelle de la vérité, ce qui conduit au complotisme.

Pourtant, on ne peut qu'être admiratifs devant ce que les scientifiques ont accompli. Au début de la crise, cela paraissait utopique, et en effet, jamais dans l’histoire de l’humanité, on aurait pu assister à l’apparition d’un virus suivie, moins d’un an plus tard, de la découverte d’un vaccin. On peut donc malgré tout espérer et croire en l'avenir, au moins en s'appuyant sur la science.

Le taux de positivité au Covid-19 sur l’ensemble des personnes testées, était de 4,4% mardi contre 4,7% la veille, précise l'organisme "Santé publique France". Comme cet indicateur clé s’élevait à 6,4% le 8 décembre dernier, on ne peut que se réjouir de ce micro-chouille de baisse. Hélas, les autorités sanitaires craignent que les fêtes de fin d’année entraînent un rebond de l’épidémie, en favorisant la promiscuité sociale. A  l'heure où j'écris, on ne sais toujours rien sur un reconfinement éventuel qui suivrait le jour de Noël.

En France, les premiers vaccins Covid seront administrés dimanche, dans deux ou trois EHPAD (Ile-de-France, Franche-Comté et une dernière restant éventuellement à définir). Cette stratégie prévoit de vacciner en priorité les personnes âgées et les travailleurs des EHPAD, présentant des facteurs de risque, ce qui représente environ 1 million de personnes. En clair, on a le temps de voir si les cobayes tombent comme des mouches, explosent en vol ou se portent bien… L’autorisation accordée par Bruxelles au vaccin Pfizer/BioNTech lui ouvre les portes des 27 pays de l’UE, mais chaque Etat reste maître de ses procédures (encore heureux).

Haut les cœurs et persuadons-nous que jusqu'ici, tout va bien…

 

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18 décembre 2020 5 18 /12 /décembre /2020 09:00

Il ne manque pas d'air, le croque-mort en chef Salomon…

A une semaine du réveillon de Noël, l'inénarrable directeur général de la santé, Jérôme Salomon, a de nouveau détaillé les recommandations à suivre lors des fêtes de fin d'année, préconisant même, pour ceux qui le peuvent, de dîner à l'extérieur (sur la terrasse, le balcon ou dans le jardin).

Il ne manque pas d'air de rappeler ainsi les recommandations du conseil scientifique, insistant sur l’importance des gestes barrières, de ne pas être plus de six à table, d'ouvrir les fenêtres, d’être masqué pendant le repas, et de tout désinfecter.

Il ne manque pas d'air, car à l'Elysée, une grande table avait été dressée dans la salle des fêtes pour accueillir les agapes des têtes d'affiche de la majorité, un de ces dîners politiques que le président affectionne. Une quinzaine de personnes étaient présentes. Excuse d'un macroniste : La salle des fêtes a du volume, la table était longue et il y avait de la distance entre les invités. Rien sur les apartés sans masque au terme du dîner : c’est ce qu’on appelle un cluster.

Ils ont beau jeu de nous faire la morale, porte-parole du gouvernement en tête, qui n'hésite pas à multiplier les mensonges (il y avait 10 mètres entre chaque convive)… Hé mon garçon, tu sais ce que c'est 10 mètres ? Non, bien sur, tu n'a jamais vu un poteau EDF en béton de près…

Ce dîner dépassait non seulement la jauge des 6 personnes recommandées officiellement, mais il a duré jusqu'à minuit et demi, en plein couvre-feu. Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais…

Cela aggrave encore un peu plus l'interrogation sur l'exemplarité du pouvoir et la défiance envers la classe politique qui se fiche de nous. Le conseil des ministres va se tenir en visioconférence.

Qui plus est, le président a reçu monsieur Gurria, 70 ans, secrétaire général de l'OCDE pour un déjeuner à l'Élysée, avec les présidents du conseil européen et du gouvernement espagnol. La photographie des poignées de main va à l'encontre du respect des gestes barrières.

A l'Elysée, on reconnaît une erreur et des gestes malheureux. Vous pensez que l'excuse de l'erreur et du geste malheureux fonctionnera en cas de contrôle pendant le couvre-feu ? Heureusement que jusqu'ici, tout va bien !

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15 décembre 2020 2 15 /12 /décembre /2020 08:00

Fin du confinement et passage au couvre-feu : qu'est ce qui change ?

Le confinement est levé ce jour, mais un couvre-feu est instauré de 20h00 à 06h00 du matin et les motifs de déplacements dérogatoires sont quelque peu modifiés.

Auparavant, je remercie mes suiveurs et suiveuses de leur fidélité, tant sur Overblog que sur Facebook. Le confinement étant levé, je reprends un rythme normal qui ne sera plus journalier. Je m'astreins à faire un billet quotidien, chaque jour du confinement, mais hors celui-ci, mon rythme de publication est un peu assoupli. Allons-y donc pour ce dernier billet du second confinement…

Bonne nouvelle : les infantilisantes attestations de sortie en journée ne sont plus d'actualité. Elles sont remplacées par une non moins infantilisante "attestation de sortie dérogatoire pendant le couvre-feu", avec des motifs plus restrictifs et une consigne de sévérité lancée par le ministre de l'Intérieur. Chacun devra rester chez soi, sauf exception.

La plupart des motifs vont rester semblables, mais pas tous, et ces nouvelles attestations seront mises en place, comprenant les motifs suivants :

- Déplacements entre le domicile et le lieu d'exercice de l'activité professionnel ou le lieu d'enseignement et de formation.

- Déplacements pour des consultations et soins ne pouvant être assurés à distance et ne pouvant être différés ou pour l'achat de produits de santé.

- Déplacements pour motif familial impérieux, pour l'assistance aux personnes vulnérables ou précaires ou pour la garde d'enfants.

- Déplacements des personnes en situation de handicap et de leur accompagnant.

- Déplacement pour participer à des missions d'intérêt général (associations, maraudes...)

- Déplacements brefs, dans un rayon d'un kilomètre autour du domicile pour les besoins des animaux de compagnies.

Une dérogation au couvre-feu aura lieu, comme vous le savez, la nuit de noël, mais pas celle de la Saint-Sylvestre, où il ne faudra pas circuler sans attestation. Les motifs qui ne sont plus dans la nouvelle attestation sont ceux réservés aux achats, aux lieux de culte et les déplacements en plein air (Juju sera contente).

En revanche, la promenade pour les animaux de compagnie restera autorisée, mais dans un périmètre limité. Pas question d'aller faire faire pipi à Médor à perpette… Le motif des déplacements pour chercher les enfants à l’école et à l’occasion de leurs activités périscolaires, disparaît, ces établissements étant évidemment fermés entre 20 h et 6 heures du matin.

Comme pour les anciennes attestations, des sanctions sont encourues :

- Premier PV : une amende de 135 €, majorée à 375 € en cas de non-paiement ou de non-contestation dans le délai indiqué sur l'avis de contravention.

- En cas de récidive dans les 15 jours : une amende de 200 €, majorée à 450 € en cas de non-paiement ou de non-contestation dans le délai indiqué sur l'avis de contravention.

- Après 3 infractions en 30 jours : une amende de 3 750 € passible de 6 mois d'emprisonnement.

Voila chers aminautes lecteurs et lectrices, vous savez tout sur la nouvelle attestation. Vous pouvez vous déconfiner puisque jusqu'ici tout va bien. A très bientôt pour de nouvelles aventures, non confinées…

 

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14 décembre 2020 1 14 /12 /décembre /2020 08:00

Dépistage de masse, un passage obligé avant noël ?

Avant toute chose, demain le déconfinement progressif commence. Nous n'aurons plus besoin d'attestation et ce sera le dernier billet journalier de ce 2ème confinement. Rassurez-vous, vous pourrez continuer à me lire, mais je vais juste ralentir un peu le rythme de publication de mes élucubrations, car mon billet ne sera plus quotidien… pour l'instant.

Le Havre (75) et Charleville-Mézières (08), ces deux métropoles démarrent aujourd'hui une campagne de dépistage de masse au virus. Au Havre, ce sont plus de 50 sites qui seront ouverts dans les pharmacies, laboratoires et cabinets médicaux, ainsi que 20 centres conçus pour accueillir plusieurs centaines de personnes par jour.

Sur la base du volontariat, les habitants de ces deux villes pourront subir des tests (antigénique ou PCR). Le but affiché est d'isoler les cas positifs, mais cela exige des moyens logistiques très importants et l'efficacité de la démarche n'est pas prouvée. Au Havre, cela durera 5 jours. On proposera aux 270.000 habitants des 54 communes de la communauté du Havre, de venir se faire tester, sans rendez-vous et gratuitement, avec un résultat dans la demi-heure. 250 élèves infirmiers, pharmaciens, médecins et bénévoles ont été mobilisés.

Pour Charleville-Mézières-Sedan (08) et agglomération, ce sont 58 communes et 122.000 habitants qui seront concernés et testés par une centaine de personnes.

Et si on est testé positif, que se passe-t-il ? Dans ce cas de figure, les personnes testées positives pourront, si elles le souhaitent, être isolées pendant 7 jours à l'hôtel ou se confineront chez elles, si cela est possible.

Les prévisions tablent sur 15 à 20% de la population touchée par ces tests, pour identifier les gens, les isoler et leur permettre de le faire. Rien que dans les Ardennes, cela devrait coûter environ 100 000 euros. Le conseil scientifique lui-même, le 17 novembre dernier, a déclaré que le bénéfice d’une opération d’une telle envergure n’est pas encore établi et que les projections poussent à la prudence.

Suffisamment d'habitants se porteront-ils volontaires? 15 à 20% de la population, c'est peu et cela ne permettra pas d'obtenir une image en temps réel du virus. Certains passeront entre les mailles du filet, d'autres seront "faux négatifs" et d’autres encore seront en période d'incubation. Alors quid de la stratégie du "tester-alerter-protéger"?

Au Havre, la campagne reposera sur les tests antigéniques (1), avec un résultat dans la demi-heure, tandis qu'à Charleville-Mézières-Sedan, les tests seront PCR (2) ou antigéniques. Les tests seront sur la base du volontariat, car il n'y a pas d'obligation de se faire tester en France. La démarche devrait être juste encouragée, au moins pour découvrir des cas asymptomatiques car l'exécutif reconnaît que le seul respect des protocoles sanitaires ne suffira pas à casser la propagation de l’épidémie, et que la troisième vague attendue, risque d'être fort redoutable.

  1. Antigéniques : Ce sont des tests rapides, par prélèvement, avec écouvillon, qui recherchent la présence des protéines du virus. Le résultat est donné en 30 mn mais ne peuvent pas se substituer au dépistage de laboratoire. Ils passent à côté des infections débutantes. Ce test s'intéresse aux protéines de structure du virus, il est simple et très rapide car ne nécessitant pas de laboratoire.
  2. PCR : C'est un test de laboratoire mettant en évidence le matériel génétique du virus dans un échantillon. Elle nécessite un prélèvement dans le nasopharynx, en arrière des conduits narinaires. On le pratique dans les structures d’hébergement collectif (EHPAD, établissements médico-sociaux, résidences universitaires) et ne présente jamais de "faux positif". C'est le plus fiable. Les résultats sont donnés en 48 heures.

 

Les personnes testées "négatif" ne seront pas pour autant immunisées, ce serait une erreur de croire au "totem d'immunité". Tout au plus ces tests pourraient préserver l'immunité durant quelques jours, avant de retrouver ceux qu'on aime pour noël. Pour autant, peut-on dire que jusqu'ici, tout va bien ?

 

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