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24 septembre 2021 5 24 /09 /septembre /2021 07:00

L’ex président Catalan Carles Puigdemont va comparaître devant un juge en Italie. Aujourd'hui député européen, il a été arrêté jeudi soir, dès son arrivée en Sardaigne, à la descente de l'avion. En 2018, il avait déjà été arrêté quelques jours, en Allemagne, avant que la justice locale ne refuse son extradition.

Arrivé de Bruxelles où il est en exil depuis 2017, l’ancien président de la Généralité de Catalogne, Carles Puigdemont, a été arrêté à l’aéroport d’Alghero, avant d’être transféré au pénitencier de Sassari, suite à l'accusation des autorités espagnoles d'occupation, pour sédition (organisation d’un référendum sur l'autodétermination) et détournement de fonds publics (organisation matérielle du scrutin).

Le président Puigdemont avait annoncé depuis plusieurs jours sa présence à Alghero, au 33ème festival de culture populaire Catalane "AdiFolk", qui devait accueillir des responsables Catalans de premier plan, comme la présidente du parlement Catalan, Laura Borràs, la ministre de la Généralité, Victoria Alsina, et rencontrer des responsables politiques locaux, pour célébrer l’amitié historique entre la Catalogne et la Sardaigne (Catalanophone).

La cour d’appel de Sassari devra décider de le remettre en liberté ou d’engager une procédure d’extradition vers l’Espagne, car, après s'être récemment rendu en France, Carles Puigdemont ne s'est pas encore vu notifier le motif précis de son arrestation, ce qui risque de relancer les tensions politiques en Espagne; l’emprisonnement du président Catalan intervenant une semaine après la reprise des négociations entre le gouvernement de Pedro Sanchez et les autorités Catalanes.

Le Parlement européen a voté en mars dernier la levée de l'immunité parlementaire du président Catalan (400 voix pour, 248 contre et 45 abstentions), ainsi que celles de Tomi Comin et Carla Ponsati, deux autres eurodéputés, et cette levée a été confirmée "provisoirement" fin juillet par le tribunal de l’UE. Dans son ordonnance, celui-ci a estimé qu’il était peu probable que les eurodéputés soient arrêtés dans un pays de l’UE et livrés à l'occupant de Madrid.

Est-ce cette ordonnance qui a rassuré et poussé Puigdemont à prendre le risque de se rendre en Sardaigne ? Ses avocats ont indiqué que le Tribunal s’était prononcé sur le fond de l’affaire de manière temporaire, et considéraient que la décision du parlement de Strasbourg était donc "suspendue" de fait, ce qui annonce une belle bataille juridique.

L'eurodéputé indépendantiste arrêté en Sardaigne jeudi soir, a passé la nuit derrière les barreaux et doit passer devant la justice italienne pour décider de l'extradition ou non vers les autorités espagnoles d'occupation. Celles-ci ont assuré dans un communiqué, que Carles Puigdemont devrait se soumettre à l'action de la justice, comme tout autre citoyen. Pourtant, cette levée d'immunité a fait l'objet d'un recours dont le jugement définitif sur le fond, qui doit être prononcé "à une date ultérieure". La décision du parlement est donc réputée "suspendue", ce qui induirait que le président Puigdemont bénéficierait toujours de son immunité, toutes les voies de recours n'ayant pas été épuisées.

Cette arrestation met en péril le dialogue entre Madrid et Barcelone, et en Catalogne, les réactions indignées n’ont pas tardé. L’actuel président du gouvernement catalan, le modéré Pere Aragones, a demandé la fin de la "persécution et de la répression judiciaires".

L’ex-président Quim Torra, a appelé les indépendantistes à être en "alerte maximale", et qualifié une éventuelle extradition de "catastrophique", tandis que l'Assemblea Nacional Catalana a convoqué une manifestation devant le consulat italien de Barcelone.

Le chef du gouvernement d'occupation, le socialiste Pedro Sanchez, a pour sa part gardé le silence toute la nuit sur les réseaux sociaux, où il est d’ordinaire très actif. Le secrétariat d’Etat à la communication s’est contenté d’un communiqué laconique, rappelant que la détention de Puigdemont obéit à une procédure judiciaire en cours qui s’applique à tout citoyen de l’Union européenne.

@ suivre rapidement.

Visca !

//*//

 

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15 septembre 2021 3 15 /09 /septembre /2021 07:00

C'est la fin des deux mois de sursis accordés depuis l'annonce présidentielle du 12 juillet dernier. L'obligation vaccinale entre en vigueur aujourd'hui, 15 septembre, pour plusieurs corps de métiers. Les salariés des hôpitaux et des EHPAD, les soignants, les pompiers, les ambulanciers, les aides à domicile et les gendarmes, affectés sur le terrain ou au contact du public, sont concernés. Ce qui est curieux, c'est que les policiers, sans nul doute par clientélisme syndical, ne sont pas soumis à cette obligation. Dès aujourd'hui, les non-vaccinés (hors police) ne peuvent plus exercer leur profession s'ils ne peuvent présenter un schéma vaccinal complet, ou la preuve d'une première dose de vaccin accompagnée d'un test de dépistage négatif de moins de 72 heures. Cette obligation vaccinale a fait bondir certains soignants et des manifestations de protestations ont eu lieu ces dernières semaines, même si selon "Santé publique France", environ 88% des soignants et 94% des libéraux avaient reçu au moins une dose de vaccin.

Une suspension du contrat de travail ? Les sanctions sont régies par la loi sanitaire promulguée en août. S'il n'a pas reçu ses deux doses, le professionnel concerné par l'obligation vaccinale pourra poser des jours de congé, s'il en dispose, et si son employeur l'accepte. Dans le cas contraire, le contrat de l'employé sera immédiatement suspendu, sans rémunération. La rupture de contrat initialement évoquée, n'a pas été validée par le conseil constitutionnel. Il existe une seule exception : si un professionnel concerné présente une contre-indication médiale au vaccin contre le Covid-19, il en sera exempté. Le ministre de la santé a toutefois précisé que le refus de se faire vacciner ne donnera lieu à aucun arrêt maladie, et a promis des "contrôles systématiques de toute prescription. Tout malade ou allergique ne risque-t-il pas d'être considéré comme un fraudeur potentiel ?

Des sanctions supplémentaires sont possibles, car au-delà de la suspension du contrat de travail, des sanctions disciplinaires pourront être appliquées. La suspension de fonction (et donc de rémunération) peut être cumulée avec une sanction disciplinaire, allant jusqu'à l’exclusion du service".

Egalement concernés par la mesure, les médecins libéraux non vaccinés qui continueraient à exercer au-delà du 15 septembre, encourent une amende de 135 euros. Si le soignant est verbalisé à trois reprises en un mois, l'amende s'élève alors jusqu'à 3.750 euros et d'une peine de six mois de prison. Ceci dit, les peines maximum ne sont JAMAIS prononcées en matière contraventionnelle et je vois mal la police venir verbaliser les médecins dans leur cabinet médical… Ils devraient donc être contrôlés par les agences régionales de santé, seules autorisées à prendre connaissance du statut vaccinal des médecins. Les sanctions envers les médecins non vaccinés devraient être progressives, avec des mesures intermédiaires, comme la mise en demeure, ou la suspension des remboursements. L'ordre des médecins pourrait (conditionnel) également décider d'initier une procédure disciplinaire.

Ceci dit, le nombre de soignants et salariés qui ne se plieront pas à l’obligation vaccinale n'est pas anodin et certains personnels de santé vont faire carrément une croix sur leur profession, le 15 septembre, s’apprêtant à tourner la page sur leur carrière. Pour cette minorité, c’est la goutte de trop. Déjà à la peine depuis plus d’un an et demi face à la pandémie, ils avaient décidé de raccrocher, mais d'autres sont prêts à subir (ou contourner) les sanctions prévues. Les établissements de santé, qui sont pour la plupart en grand manque de personnel, ne sont pas prêts à prendre des mesures disciplinaires contre le personnel non-vacciné, mais l'ARS a déjà évoqué la pression sur les directions, pour faire respecter les suspensions de contrat de travail. Et dire qu'en avril, les soignants recevaient des mails du conseil de l'ordre, demandant aux travailleurs positifs d’aller travailler malgré tout, à cause du manque de personnel.

Il est prévoir la fermeture de nombreux petits cabinets paramédicaux, avec une reconversion dans d’autres voies, avec petits boulots et intérim. Il y a du travail ailleurs mais quelles en seront les conséquences ?

Quid de la précarité psychologique et financière qui va les frapper, ou même de l'abandon des patients à une précarité de soins développementaux et psychiques ?

C’est un vrai coup dur et la fin d'un rêve pour beaucoup d'entre eux, mais heureusement, jusqu'ici, tout va bien…

 

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9 septembre 2021 4 09 /09 /septembre /2021 07:00

La cérémonie, à la fois solennelle et populaire, débutera jeudi à 16 h 30, dans la cour des Invalides, par un éloge funèbre du président. Notre Bébel national étant un symbole éclatant de la France sous les 30 glorieuses, il sera difficile de ne pas voir dans cet hommage un geste politique. En principe,; les cérémonies aux Invalides sont réservées aux militaires et aux résistants. Nul doute que le président, qui est déjà en campagne, a voulu donner une connotation positive et plaire au plus grand nombre avec un remake du "c'était quand même mieux avant"…

La France rendra donc un hommage national à Jean-Paul Belmondo, légende du cinéma, dont la mort, à 88 ans, a suscité une grande émotion. Cette cérémonie, à la fois solennelle et populaire, débutera par un éloge funèbre du président. Seront présents la famille de l’acteur, rassemblée autour du cercueil du "patriarche", des responsables politiques, des sportifs et des admirateurs. 1000 personnes pourront assister à l’hommage, munies de leur passe sanitaire. Pour ceux qui ne pourront pas entrer, des écrans géants seront installés dans la cour des Invalides et des éditions spéciales seront diffusées sur les chaines de télévision.

Les portes des Invalides s’ouvriront ensuite à tous ceux qui veulent se recueillir devant le cercueil. Un tel dispositif exceptionnel avait déjà été mis en place après le décès de Jacques Chirac, en 2019, permettant à des milliers de personnes de dire adieu à l’ancien président.

Les obsèques de Jean-Paul Belmondo se dérouleront ensuite vendredi matin en l’église Saint-Germain-des-Prés, dans l’intimité de la famille, selon les consignes de son fils, Paul Belmondo.

Figure de proue de la "nouvelle vague", avant de devenir champion du box-office dans des comédies et des films d’action, Belmondo a enchanté des générations de Français au fil de quelques 80 films, tous des succès auprès des cinéphiles ou des amateurs de cascades spectaculaires. Belmondo était le dernier des acteurs de la "bande du Conservatoire", des élèves frondeurs qui ont disparu tour à tour ces quatre dernières années : Jean Rochefort, Claude Rich, Jean-Pierre Marielle, Jean-Pierre Mocky, et Guy Bedos.

L’acteur avait disparu du grand écran depuis près de quinze ans, après un AVC qui lui avait laissé des séquelles, mais il était toujours aussi populaire auprès du public grâce à la rediffusion de ses films, et la presse people donnait régulièrement de ses nouvelles.

La mort de "Bébel" marque la fin d’une époque du cinéma français triomphant. Fort de l’audace de la Nouvelle Vague, bien qu'il s'en défende, Jean-Paul Belmondo était une star attirant des millions de fans en salle. Adieu l'artiste, tu nous manques déjà.

Je pense à un truc dément : et si son cerceuil partait, enlevé par un hélicoptère, sur les notes d'une musique endiablée d'Ennio Moricone, suivi d'un largage en parachute au-dessus de sa dernière demeure ? ça aurait quand même de la gueule…

 

 

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23 juillet 2021 5 23 /07 /juillet /2021 07:00

Masques obligatoires en extérieur mais pas en intérieur, pass sanitaire sans pièce d'identité, mesures d'isolement avec pause à midi et le soir... Les dispositions du projet de loi sanitaire pourraient se traduire par des situations ubuesques, et certaines mesures pourraient engendrer des situations particulièrement difficiles à comprendre.

Les principales interrogations liées au projet de loi concernent les centres commerciaux. Le contrôle du pass sanitaire dans l'ensemble des commerces devait apparaître à compter du 1er août. Particulièrement difficile à mettre en œuvre, la mesure ne concernera finalement que les centres commerciaux de plus de 20.000 m² et un centre commercial pourrait se dispenser de contrôler les clients s'il n'y a aucun autre commerce à 20 km à la ronde.

Le contrôle à l'entrée des lieux visés est bien souvent jugé ingérable. Comment imposer le contrôle ? Le projet de loi sanitaire se borne donc à indiquer que le pass sanitaire sera obligatoire dans les centres commerciaux, au-delà d'un seuil défini par décret. Les subtilités de taille, doivent encore être arbitrées, et en fait… personne n'en sait encore rien.

Jusqu'ici, le gouvernement prévoyait d'imposer un double contrôle. Les responsables des lieux devaient vérifier la correspondance entre le certificat sanitaire et la pièce d'identité de la personne. Même si je comprends qu'il faille éviter les abus, de quel droit un employé de cinéma ou un gardien de musée me demanderait-il une pièce d'identité ? Le contrôle d'identité est dévolu aux forces de l'ordre. Il n'avait pas percuté, l'amateur Castex ? Quitte à mettre un sérieux coup de canif dans cette mesure-phare, on oublie rapidement et il y aura juste la vérification du passe. Vous suivez ?

Masque obligatoire dehors, mais pas dedans

Les contaminations sont beaucoup plus probables à l'intérieur qu'à l'extérieur, on le sait bien à présent, mais la réglementation pourrait se traduire par l'inverse. De nombreux préfets et élus locaux ont pris des mesures rendant à nouveau le port du masque obligatoire en extérieur, en zones touristiques. Parallèlement, un décret prévoit que les personnes avec pass sanitaire pourront retirer le masque dans les lieux où le contrôle est pourtant obligatoire, depuis le 21 juillet. Autrement dit : on est parfois contraint de porter le masque en extérieur, même doté d'un pass sanitaire, mais on peut le retirer dès qu'on entre dans un lieu soumis au contrôle du dit pass. Voilà une sacrée bizarrerie, même si le port du masque peut être rendu obligatoire par le préfet, ce qui neutralise l'autorisation de tomber le masque. Vous suivez toujours ?

Ce n'est pas fini. Si le public avec pass sanitaire pourra accéder à ces lieux sans masque, les salariés qui y travaillent devront quant à eux, garder le masque jusqu'au 30 août, même s'ils ont le sésame sanitaire. Pourquoi ? Tout simplement parce que le pass sanitaire ne leur sera exigé qu'à partir du 30 août.

On s'isole, sauf entre 10h et midi, et sauf la nuit.

Autre curiosité, la disposition prévoit de durcir l'isolement pour les personnes positives. Le projet de loi élargit l'isolement à toute personne contaminée, pour une durée de 10 jours. Les personnes en question ne pourront donc pas sortir de chez elles (sauf entre 10h00 et 12h00, pour effectuer les achats essentiels, ainsi qu'en cas d'urgence ou pour effectuer les déplacements indispensables. En outre, précise le texte, les personnes placées à l'isolement sont avisées qu'elles ne pourront pas être contrôlées à leur domicile entre 23h00 et 8h00 du matin. Open bar, donc…

Un congé avant d'être licencié ?

Les salariés concernés par l’obligation vaccinale ont jusqu'au 15 septembre pour se faire vacciner, sinon, ils ne pourront pas continuer à exercer leur activité. La prolongation de cette situation pendant plus de deux mois justifiera le licenciement. Cela sera parfois compliqué, je pense au nouveau patron de mon fils qui lui interdit l'autorisation d'absence ou la prise d'une demi-journée de congé pour aller se faire vacciner. Il faut donc privilégier le centre de vaccination le plus proche, ouvert le dimanche, à 150 km de chez moi, et autant pour le retour. Je ris quand je lis que le ministère du travail a prévu des dispositions pour permettre aux salariés de se faire vacciner sur leur temps de travail, sans perte de rémunération. Dis, monsieur le ministre, tu ne vis pas sur la même planète que nous ?

Les lieux de culte, mais pas le culte.

Le décret du 20 juillet établit la liste des lieux accueillant plus de 50 personnes, et donc soumis à la présentation d'un pass sanitaire : on y trouve les salles de conférences, les lieux de spectacle, les salles de jeux, les cinémas, les établissements sportifs, les bibliothèques ou encore les musées. Le décret inclut aussi les établissements de culte tels qu'églises, mosquées, synagogues, et temples, avec des dispositions particulières. Pour résumer : le pass sanitaire sera obligatoire pour les visiteurs de ces lieux de culte, mais pas pour les cérémonies religieuses qui s'y déroulent.

Heureusement, jusqu'ici, tout va bien...

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25 juin 2021 5 25 /06 /juin /2021 10:00

Un peu à l'instar de notre amie Juju la bloggeuse de l'Allier, je pense que ce ne sont pas les sujets qui manquent, mais plutôt le temps… Ceci dit, j'en suis certain : le monde est fou !

L'actualité du jour se bouscule : un complexe d'immeubles de 12 étages s'effondre à Miami, et en France, des procès fleuves sont en cours, comme le drame d'une jeune femme ayant tué son beau-père devenu son mari (!) qui lui a fait subir les pires horreurs depuis l'âge de 12 ans, et comme l'illuminé qui, persuadé d'avoir été spolié d'un chimérique trésor, s'est vengé en dépeçant toute une famille pour mieux disperser les morceaux.

 

 

Pour parfaire le tableau, on a eu aussi droit au mari de l'infirmière tarnaise disparue avant noël, qui, lors de la marche blanche où il s'est amené en tongs et lunettes extravagantes, a déambulé un pétard à la main, draguant les anciennes collègues de sa femme et ne s'occupant plus guère de son fils, une fois les caméras éloignées.

Le monde serait-il devenu fou ? Il me souvient que le moindre de ces drames aurait fait jadis l'objet d'un drame national télévisé, mais aujourd'hui, ce n'est qu'un fait divers ou un féminicide de plus, et çà passe, vite oublié dès le fait divers suivant, souvent encore plus horrible, encore plus odieux, mais on s'habitue à tout, faut-il croire…

On a l'impression que les vraies valeurs sont complètement décalées : le futile et le ridicule sont mis en avant à la télévision, et font même l'objet d'émissions dédiées (comme le shopping parisien avec maquillage à réaliser en un minimum de temps et en taclant les autres candidates sur leur apparence physique), ou encore plus idiot : ce type qui pleure devant les caméras parce qu'il a un tatouage raté sur l'épaule, à recouvrir aux frais de la production.

Pendant ce temps, les choses importantes passent à la trappe, telles que le chômage qui croît de façon exponentielle (tiens, Bénéteau, le fleuron national de la construction nautique ferme deux usines en Vendée, vous en avez entendu parler, vous ?), telles que les chiffres de la pandémie, qui sont loin d'être aussi rassurants que ce qu'on essaie de nous faire croire, telles que la vaccination qui stagne, contrairement au virus et à son nouveau variant "delta", ainsi rebaptisé pour ne pas stigmatiser le sous-continent indien…

Au milieu de toute cette frénésie, on apprend aussi que Miriam, une jeune serveuse italienne de 31 ans, a perdu la vie, violemment percutée par une trottinette, sur un trottoir parisien. Miriam, pétillante, toujours souriante, était appréciée de tous. Celles qui ont brisé sa jeune vie sont deux infirmières, ivres le soir du drame, et comble de l'horreur, quand Miriam était au sol en train d'agoniser, des passants en ont profité pour la dépouiller de ses affaires.

Plus incongrue est cette histoire dijonnaise, d'une nancéenne de 50 ans, qui se baignait dans une fontaine du centre-ville, dans laquelle elle avait déversé environ 50.000 euros en billets. Il a fallu faire vider la fontaine et récupérer l'argent, aspiré dans le système de mise en eau. La police a récupéré 47.200 euros de billets flottants, sans en préciser l'origine, ni avancer une explication.

Au milieu de toute cette frénésie, disais-je, et de l'actualité qui se télescope, on nous rebat les oreilles de l'UEFA qui a refusé d'illuminer un stade de football aux couleurs LGBTQIA+.

Vous ne savez pas ce que c'est ? Cela désigne les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, trans, queers, intersexes et asexuelles, c'est-à-dire non hétérosexuelles en général, non cisgenres ou non dyadiques. J'ai du mal à faire les différences avec 5 et 6, et je ne comprends pas bien les deux dernières.

"Cisgenre", vous ne connaissez pas non plus ? C'est un néologisme désignant un type d'identité où le genre ressenti d'une personne correspond au genre assigné à sa naissance. Le sexe mental et le sexe physique ne sont pas forcément "alignés".

Pardon ? "Dyadique", vous ne savez pas non plus ? Ce terme fait référence aux caractéristiques biologiques de la personne, sans définir son identité de genre. Une personne dyadique peut donc être transgenre (ou pas) et son genre psychique sera alors différent de son genre biologique. Vous n'avez pas tout compris ? Je vous rassure, moi non plus.

Toutefois, j'ai compris que ça ne peut pas marcher. Je n'ai aucun souvenir du moment où ça a dérapé, mais par chance, jusqu'ici, tout va bien…

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18 mai 2021 2 18 /05 /mai /2021 07:00

Fermées depuis le 30/10/2020, les terrasses des restaurants et des bars s’apprêtent à enfin revoir des clients, avec une jauge sanitaire stricte, tandis que couvre-feu est quant à lui, repoussé à 21h00.

Bientôt le retour à la normale ? Non, il ne faut pas exagérer… même si après un premier déconfinement, les Français s’apprêtent à connaître un nouvel allègement des contraintes sanitaires, nous ne sommes pas encore sauvés pour autant, loin de là. Une 4ème vague est bel et bien annoncée par tous les épidémiologistes sérieux.

La 2ème phase du déconfinement commence donc dès demain, avec la réouverture des commerces dits "non essentiels", ainsi que celle des terrasses des bars et restaurants. Autre changement d'importance, et non des moindres : le couvre-feu sera repoussé de 19 à 21 heures.

Les lieux culturels seront eux aussi autorisés à rouvrir : à savoir les cinémas, les théâtres et les musées. Les activités sportives vont reprendre en extérieur, mais également dans certains lieux couverts, avec des protocoles adaptés. Le public pourra faire son retour dans les enceintes sportives, avec une capacité d’accueil limitée à 1.000 personnes en extérieur, et ce dans un premier temps.

Les commerces "non essentiels" vont rouvrir (vêtements, chaussures, jouets, instituts de beauté, bijoutiers, salon de tatouage…), même si les deux premiers cités me paraissaient tout à fait essentiels. En effet, la météo ne permet guère d'aller entièrement déshabillés ou même seulement pieds nus dans la rue.

La prochaine date à cocher sur votre calendrier de déconfinement (si vous n'avez pas gardé celui que j'ai publié et fait circuler) est le 9 juin. Ce jour-là, le couvre-feu ne sera pas abrogé, mais repoussé à 23h00. De leur côté, les cafés et les restaurants seront autorisés à accueillir le public à l’intérieur, avec 6 personnes maxi par table.

Les expositions et salons seront à nouveau autorisés, dans la limite de 5.000 personnes. Enfin, les touristes pourront revenir en France grâce au "pass sanitaire" qui sera mis en place. L’agenda prévoit la fin du couvre-feu pour le 30 juin, mais je vous reparlerai en temps utile de tout cela.

Ce jour verra aussi la levée de la jauge de limitation dans les ERP (établissements recevant du public), tout comme le retour des événements en plein air. A l’inverse, les discothèques restent fermées, jusqu’à une date encore inconnue, mais comme grâce à une aberration gouvernementale, les clubs libertins pourront rouvrir, le bon peuple sera content.

En effet, dans ces établissements, il est de bon ton de porter un masque et il est bien connu que ce sont des hauts lieux de respect des gestes barrières et de la distanciation sociale. C'est même pour cela qu'on y va et que jusqu'ici, tout va bien.

 

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1 mai 2021 6 01 /05 /mai /2021 07:00

En 4 étapes, Jupiter a présenté un calendrier de sortie de confinement et des restrictions sanitaires, entre le 3 mai et le 30 juin. On n'y comprend rien, car il y a trop de dates et de points particuliers. Pour cette raison, j'ai repris ci-dessus, un petit tableau simple et clair qui, s'il avait été diffusé seul, aurait même évité bien du bla-bla…

- Après la réouverture des écoles, le 26 avril, viendra le 3 mai, avec la fin des attestations et des restrictions de déplacement sur 10 km.

- Le 19 mai, le couvre-feu sera repoussé à 21h00 et les commerces non-essentiels (comme les vêtements et les chaussures) rouvriront. C'est tant mieux car j'en avais assez de déambuler sans culotte et pieds nus… Les terrasses et les musées leur emboiteront le pas, tout comme les salles de cinémas et les théâtres, mais avec des jauges limitées.

- Le 9 juin, le couvre-feu sera repoussé à 23h00, avec ouverture des cafés, restaurants et salles de sport.

- Le 30 juin devrait voir la fin du couvre-feu

 

Ceci dit, il ne s'agit que d'un calendrier prévisionnel national, qui pourrait être retardé si le taux d’incidence était trop haut ou augmentait, ou si les services hospitaliers ou de réanimation de votre département étaient saturés.

Dans l'attente, il faut "vacciner, vacciner, vacciner." Depuis sa prise de parole du 31 mars dernier, l'exécutif ne cesse de le répéter à l'envi : c’est grâce aux vaccins que la France sortira de l’épidémie.

- A partir du 15 juin, tous les adultes pourront prendre un rendez-vous pour se faire vacciner

- A partir du 15 mai, tous les plus de 50 ans pourront se faire vacciner. Pour les plus jeunes, des motifs médicaux précis sont nécessaires.

- Dès aujourd'hui, tous les majeurs souffrant de comordibités et en particulier d’obésité peuvent prendre un rendez-vous pour se faire vacciner.

- Dans une vaste partie des Outre-Mer (Guadeloupe, Martinique et Guyane), tous les adultes peuvent se faire vacciner.

Au niveau national, plus de 14 millions de personnes ont reçu une première injection et 6 millions ont été complètement vaccinées avec la seconde dose. Ce qui, malgré les cocoricos entendus à tout bout de champ dans les médias, ne nous place pas dans le peloton de tête européen. Seules la Belgique, la Bulgarie, les pays Baltes, la Grèce et la Slovaquie ont un ratio inférieur.

Les réactions ne se sont pas fait attendre, plusieurs épidémiologistes lancent une alarme, concernant les chiffres qui sont mauvais (plus de 300 décès journaliers, sans compter ni les EHPAD, ni les morts à domicile, et plus de 25.000 contaminations journalières).

Ces médecins nous prédisent, à cause de ce qu'ils appellent un "calendrier politique" et non pas un "calendrier sanitaire", une flambée des chiffres, avec saturation des services hospitaliers à l'été, et… une 4ème vague pour le mois de septembre… Heureusement, jusqu'ici, tout va bien…

 

 

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18 avril 2021 7 18 /04 /avril /2021 07:00

Alors qu'en France, la barre des 100.000 morts est franchie depuis le 15 avril dernier, le Covid-19 marque l'imaginaire collectif comme l'une des épidémies les plus dévastatrices de ces dernières décennies. Pourtant, loin d'être la seule pandémie aussi meurtrière, voici un retour sur les autres maladies qui ont tué bien plus de 100.000 personnes en France, même si les futurs livres d'histoire évoqueront cette période, tout comme le souvenir des grandes épidémies.

 

1 - La variole.

La variole est sans nul doute la plus meurtrière des maladies connues. Elle provoque d'abord des symptômes similaires à ceux d'une grippe avant des vomissements et des douleurs musculaires, et enfin l'éruption de pustules, avant la mort qui survient dans 30% des cas, par surinfection générale. D'autres épidémies ont causé des ravages, comme la peste antonine au 2ème siècle, ou encore les tristement célèbres peste, choléra, variole ou plus récemment grippe espagnole. Ce n'est en effet pas la première fois qu'une maladie est à l'origine d'autant de décès sur notre territoire. A l'époque, Paris avait été ravagé par la variole et même le roi Louis XV en était mort. Heureusement, en 1979, selon l'OMS, elle a été complètement éradiquée de la planète grâce au vaccin du médecin anglais : Edward Jenner.

Illustration 1 : Le Triomphe de la Mort par Pieter Brueghel l'Ancien, 1562.

 

2 - La peste

Si le monde dénombre à l'heure où j'écris, plus de 3 millions de morts du Covid-19, rappelons-nous des formes de peste, véhiculées à bord des bateaux, par le rat noir infesté de puces. Ce sont ces dernières qui transmettaient la maladie aux humains.

Illustration 2 : L'épidémie de peste à Marseille, en 1720.

La communauté scientifique débat sur le nombre de morts, mais la bactérie est à l'origine du décès de près d'un tiers de la population européenne de l'époque, soit entre 25 et 34 millions, dont 80.000 environ, rien qu'à Paris. En 1720, la peste surgit à Marseille, emportant 30.000 des 90.000 habitants de la ville et tuant 100.000 personnes au total. Des politiques de santé ont été mises en place, comme "le mur de la peste", où le roi autorisait à tirer à vue sur ceux qui tentaient de franchir la frontière des secteurs touchés par la maladie. On a fait des progrès, heureusement…. La dernière pandémie de peste a eu lieu en Asie en 1890, ce qui n'est pas si loin (avec 10.000.000 de morts).

 

3 - Le choléra

Illustration 3 : La foule effrayée observe un malade du choléra à Paris en 1832.

Le choléra ne sévit plus en France, mais de nombreux cas sont encore constatés dans le monde, notamment en Afrique. Elle est apparue en France en 1832, après être passée par l'Inde et l'Europe de l'Est. Le système d'alimentation en eau déficient permettait à la bactérie de se propager, en entraînant une déshydratation rapide, puis la mort en quelques heures. Provoquant une cyanose colorant le visage en bleu, elle est à l'origine de l'expression d'avoir une "peur bleue".

Le choléra a fait plus de 100.000 morts en France en l'espace de 6 mois au cours des 2 premières vagues. La 3ème vague a causé 143.000 victimes en 1854. Aujourd'hui encore, l'OMS estime à près de 3.000.000 de cas et près de 100.000 décès annuels dans le monde, même si des traitements pour réhydrater rapidement le malade existent aujourd'hui.

 

4 - La grippe espagnole

Illustration 4 : Un hôpital italien pendant l'épidémie de grippe espagnole. Costa/Leemage

La grippe espagnole est la plus grande pandémie du 20ème siècle, avec 30 millions de morts, soit deux fois plus que la 1ère guerre. La France compte à elle seule plus de 400.000 morts. L'Espagne ayant été le premier pays à la mentionner et à faire des statistiques, la maladie fut qualifiée improprement de grippe espagnole, mais ce pays n'y est pour rien.

La première vague du printemps 1918, avait été peu virulente, mais la seconde, à l'automne, à la suite d'une mutation et d'un variant (déjà !), fut foudroyante, emportant les gens en quelques heures. Avec la guerre, les populations étaient fatiguées et mal nourries, ce qui ouvrit la porte grande ouverte au virus. Après les mesures de confinement mises en place, la propagation diminua dès 1919. Le poète Guillaume Apollinaire et l’écrivain Edmond Rostand comptent parmi les morts illustres de cette maladie.

Comme quoi on n'a rien inventé et que l'histoire est un éternel recommencement. Heureusement que jusqu'ici, tout va bien…

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7 avril 2021 3 07 /04 /avril /2021 07:00

L'exécutif l'avait annoncé le 31 mars. Le confinement (troisième du nom), mais qui ne dit pas le sien, s'est étendu à l'ensemble du territoire métropolitain. Après les mesures transitoires des vacances de Pâques (ooops, on dit maintenant de printemps pour ne pas stigmatiser une certaine partie de la population), toute la France métropolitaine est concernée par ce 3ème "confinage", pour au moins 4 semaines. Il n'est plus possible de se déplacer entre régions, sauf motif impérieux, et le couvre-feu de 19h00 à 6h00 est maintenu.

Le calendrier scolaire s'en trouve bouleversé pour le mois d'avril, avec l'instauration d'une semaine en distanciel depuis le 6 avril, mais les enfants et les professeurs ont pu constater que les leçons n'ont pas été tirées et qu'il n'y a pas grand-chose qui fonctionne. On a eu le "pas de masques", le "pas de tests", on est maintenant au "pas de vaccin" et "pas de cours en ligne". Les jeunes auront ensuite deux semaines de vacances pour toutes les zones, et un retour progressif en classe selon les niveaux.

Alors, qu'a-t-on le droit de faire, et qu'est-ce qui interdit, durant ce 3ème confinement ?

Ce qui est autorisé :

- Pour se déplacer sur une courte distance en journée, les attestations de sortie ne seront pas obligatoires, tant que l'on reste dans un rayon de 10 km autour de son domicile, avec un justificatif de domicile. Au-delà de cette distance (et moins de 30 km) ou si l'on sort durant le couvre-feu, il faudra une attestation.

- En journée, on peut donc se déplacer autant qu'on veut, seul ou en famille (promenade, sport, courses, RDV médicaux...) sans limitation de durée, dans un rayon de 10 km, à condition de pouvoir présenter un justificatif de domicile.

- On peut aussi se déplacer au sein du département dans un rayon de 30 km pour les affaires courantes, comme faire des courses essentielles, récupérer ses enfants à l'école, un colis, ou se rendre dans un lieu de culte. Il est aussi possible d'effectuer des démarches administratives ou juridiques ou de répondre à une convocation judiciaire ou administrative, pour tout acte ou démarche ne pouvant être réalisé à distance. Celles et ceux qui e peuvent pas télétravailler, peuvent aussi se rendre en entreprise.

Ce qui est interdit :

- Sortir sans son masque, sortir sans justificatif de déplacement et se déplacer dans une autre région.

- Se rassembler : Les rassemblements en extérieur peuvent être interdits par les préfets, il est interdit d'être un groupe de plus de 6 personnes, avec respect des gestes barrière.

- Boire de l'alcool sur la voie publique. Le premier sinistre casse-tête l'a annoncé devant les députés : la consommation d'alcool sur la voie publique est interdite.

 

Quid alors des "happy hours" (photo ci-dessous) ? 

Le principe est simple : le bistro est ouvert normalement, mais le public ne peut pas entrer dans la salle. Le taulier sert les gens sur un comptoir improvisé sur le pas de la porte. Les clients n'ont plus qu'à aller écluser leur gorgeon un peu plus loin, sans masque, en beuglant le cas échéant, des insultes envers l'exécutif. En revanche, il est facile de verbaliser les braves gens, comme cette famille avec enfants sur une plage, et dont les parents avaient eu la malencontreuse idée d'agrémenter leur pique-nique d'un peu de vin.

- Recevoir des gens chez soi, ou aller chez des gens : En soi, les policiers ne peuvent pas vous contrôler à votre domicile, mais vos invités peuvent être verbalisés à la sortie de votre domicile. Enfin, ça dépend chez qui…

A l'heure où les diners clandestins du gotha parisien font la joie des réseaux sociaux, les premières verbalisations sont tombées sur le vulgus pecum.

Il sera inutile d'argumenter que vous vous êtes perdus, que vous êtes fatigué, que vous avez du attendre que votre ex vienne garder le petit pour aller chez un ami parce qu’il est impossible de télétravailler avec un enfant. La tolérance et la mansuétude des forces de l'ordre seront inexistantes. Ne faites pas confiance à votre GPS, car tout retard sur un planning calculé trop juste sera sanctionné d'une amende de 135 euros.

À partir d’une certaine heure, il n’est plus question de bienveillance. Tant pis pour ceux qui ont laissé s’étirer la journée, si vous êtes deux, ce sera 135 euros d'amende chacun.

Si la plupart des gens contrôlés sont en règle, c'est vrai que certains resquillent, mais peut-on vraiment les blâmer quand on voit ce qui s'est passé au palais Vivienne, à Paris ? Heureusement que jusqu'ici, tout va bien.

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24 mars 2021 3 24 /03 /mars /2021 08:00

Notre bien-aimé président (rires) vient de faire une déclaration fracassante, à l'occasion d'une visite dans un centre de vaccination de Valenciennes (59).

"Jusqu'à présent, les personnes de 65 à 74 ans étaient éligibles, à condition d'être atteintes d'au moins une comorbidité (éligible ne veut pas dire vaccinable) et à partir de ce samedi, on va ouvrir les rendez-vous aux plus de 70 ans".

Voila une belle promesse de la part de l'exécutif qui annonce "accélérer à partir de ce samedi", avec le rappel de la mise en place d'un numéro de téléphone dédié, mais qui a toutefois reconnu qu'il y avait encore des plus de 75 ans non vaccinés, faute de réussir à avoir un rendez-vous.

Jupiter a ajouté qu'on allait ouvrir la vaccination aux 70-75 ans, alors qu'elle est proposée aux plus de 75 ans ou à partir de 65 ans pour les personnes souffrant de comorbidités, et ça c'est faux. Dans la réalité, il n'existe actuellement aucune solution de vaccination pour les personnes concernées. Je le sais, j'en fais partie. Je me connecte matin et soir sur doctolib, j'essaye le numéro qui ne répond jamais et j'obtiens toujours les mêmes messages.

Alors, s'il annonce vouloir organiser les choses de manière méthodique, descendre par tranches d'âge, arguant que c'est une "course de vitesse", et que l'État allait envoyer des doses de vaccins supplémentaires dans les Hauts-de-France, ce n'est qu'un effet d'annonce. Il a ajouté que les enseignants seront éligibles à partir de la mi-avril, ce qui est bien gentil mais restera du domaine du vœu pieux. La plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu'elle a, et le président n'est pas la plus belle fille du monde. En vérité, il n'y a actuellement pas de vaccins (même plus d'AstraZaneca si décrié) et pissétou. Eligible ne veut pas dire vacciné, mais "susceptible d'être placé dans l'avenir sur une liste d'attente à confirmer". Ce n'est pas pareil.

Même si les 55 usines de production de par le monde tournent 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24, on est au niveau de la pénurie mondiale. Le plan vaccinal du président, avec son calendrier qui reste en réalité assez flou, ne représente que des éléments de langage, des mots, des vœux pieux, du bla-bla, quoi… Vous connaissez le vieil adage qui dit que les promesses n'engagent que ceux qui les croient.

J'en veux pour preuve que les services de l'Elysée ont rapidement tempéré la "valeur d’annonce" de la déclaration présidentielle. Il a bien été précisé qu'il ne s'agissait pas d’assurer une campagne qui aurait lieu mi ou fin avril, mais de dire qu’à partir de cette date, les doses seront plus nombreuses. C'est tout. Assurer que les personnes "exposées" pourront bénéficier du vaccin était juste une annonce positive destinée à revoir l’ordre des priorités.

Ne nous attendons pas à recevoir des engagements concrets, même si l'exécutif et son entourage travaillent sur le sujet des vaccins. Un plan vaccinal précis reste tributaire du nombre de doses qui arriveront réellement en avril. Ou pas. Il est évident que Jupiter ne vit pas sur la même planète que nous. Par chance, jusqu'ici, tout va bien...

 

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