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29 septembre 2020 2 29 /09 /septembre /2020 15:00

Ca y est, c'est officiel : la pandémie a fait plus d'un million de morts de par le monde ! ça se fête ! (Nan, là je divague)… mais c'est officiel.

Selon les données compilées par l'université américaine Johns-Hopkins, le bilan de la pandémie a dépassé, dans la nuit du lundi 28 au mardi 29 septembre, le million de morts dans le monde. C'est une barre symbolique franchie, mais c'est un chiffre sans doute sous-évalué puisque tous les pays ne comptent pas leurs morts de manière rigoureuse. Début septembre, on estimait, en se basant sur la surmortalité de 32 pays, à 263.000 le nombre de victimes non comptabilisées.

Ce qui est vrai aussi, c'est que le Covid-19 représente un cinquième des décès aux Etats-Unis. Ils ne pèsent que 4,3% de la population mondiale, mais comptent 20,5% des cas répertoriés dans le monde.

En neuf mois, le Covid-19 s'est hissé parmi les 20 premières causes de mortalité dans le monde. Il tue beaucoup moins que l'infarctus du myocarde, l'anévrisme du cœur ou les accidents de la route, mais plus que le cancer du foie et sur une année complète, il devrait dépasser le sida ou les maladies rénales.

Le reconfinement risque d'arriver à toute allure, alerte une virologue, et des médecins réclament des mesures drastiques à mettre en place dès ce week-end. Au moins, je pense que çà, c'est fait, même si je ne comprends pas très bien que les restaurateurs qui appliquent les mesures sanitaires et les gestes barrières, fassent les frais d'une certaine partie de la population qui, volontairement, ne joue pas le jeu (si je puis m'exprimer ainsi).

Pour savoir si le reconfinement approche, il ne va pas tarder à suffire de regarder les étagères des supermarchés.

Quand le niveau de farine, pâtes et PQ va commencer à diminuer, il sera temps de nous en inquiéter… mais jusqu'ici tout va bien !

 

 

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30 août 2020 7 30 /08 /août /2020 13:00

Les enseignants devront-ils porter un masque ?

Absolument, ce dernier leur sera fourni par leur administration. Les professeurs vulnérables ou à risque pourront faire une demande de masque FFP2. En maternelle, en CP, ou pour les professeurs en charge d'enfants malentendants il est prévu dans l'avenir, de distribuer des masques transparents aux enseignants.

 

Les élèves devront-ils porter un masque ?

Oui, collégiens et lycéens devront porter un masque. Plusieurs collectivités en fourniront gratuitement, suite au refus de l'Etat de les prendre en charge. En primaire et maternelle, le port du masque pour les enfants ne sera pas obligatoire, mais pourra être effectué si enfants ou parents le souhaitent.

 

Devront-ils le porter à l'extérieur de la classe ?

Oui, les plus de 11 ans devront être masqués pendant la récréation, dont les temps seront organisés, dans la mesure du possible, de manière à limiter les croisements entre élèves. A la cantine, les élèves garderont le masque pendant les déplacements.

 

Comment faire du sport ou de la musique ?

Le port du masque n'est pas possible en éducation physique, mais il sera demandé une distanciation d'au moins deux mètres entre les élèves, sauf si la pratique ne le permet pas».

Le port du masque sera conservé en éducation musicale. Pour le vocal, on s'attache plus à la qualité et la justesse qu'à la puissance vocale, qui ne sera pas recherchée.

 

Et en cas de fièvre ?

Si un enfant ou un personnel est symptomatique, un test sera réalisé pour, le cas échéant, prendre des mesures d'isolement ciblées. Il faut être capable de réagir et tester toutes les personnes ayant été en contact en moins de 48 heures si des symptômes sont signalés.

 

Et si une classe ou une école doit fermer ?

La décision sera prise après décision des recteurs, des préfets et des autorités régionales de santé. Il y en aura le moins possible. Le cas échéant, le ministère est prêt à relancer l'enseignement à distance. Si les écoles devaient restreindre leurs capacités d'accueil, une prise en charge sera aussi à l'étude et proposée aux parents.

Hé bien, amis lecteurs et lecteuses, la rentrée se fera bien, mais nul n'osera dire que ce sera une rentrée normale... Fichu virus !

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5 août 2020 3 05 /08 /août /2020 14:00

On n'est pas forcés d'aimer la police, mais ce jeune homme de 19 ans devrait se faire soigner au plus vite !

Le mis en cause a reconnu les faits en garde à vue, mais a déclaré ne rien regretter. Le fait divers est pour le moins inhabituel. En trois jours, muni de son téléphone, quasiment non-stop, cet habitant de Seine-et-Marne a insulté à 841 reprises des gendarmes et policiers en appelant successivement des commissariats ou des gendarmeries se trouvant dans toute la région parisienne.


L'individu a été interpellé lundi au domicile de son père, son téléphone lui a été confisqué. Les faits se sont déroulés entre le 1er et le 3 août. Placé en garde à vue, le jeune homme a reconnu les faits mais a déclaré ne rien regretter de ses appels passés à tous ces commissariats et toutes ces gendarmeries. Le quotidien indique que certains représentants des forces de l'ordre ont porté plainte.


Le mis en cause, connu des services de police pour des faits différents, ne s'était jamais distingué par de tels agissements. En garde à vue, il a également indiqué avoir pris du plaisir à s'adonner à ces appels injurieux.

 

Reconnu responsable de ses actes au terme d'un examen psychiatrique, l'individu doit être déféré ce jour devant le tribunal de Meaux afin d'être jugé dans le cadre d'une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité.

 

Moralité : tous les fous ne sont pas enfermés... 841 fois... ça laisse rêveur, autant de constance dans la haine !

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11 juin 2020 4 11 /06 /juin /2020 09:00

Déconsommation annoncée : 30 % des bars et restaurants ne rouvriront pas. Malgré le plan de relance à coups de milliards donnant le tournis et les mesures pour relancer les différentes filières dans les prochaines semaines, nombre d'établissements de restauration et d'entreprises diverses ne se relèveront pas.

Animations estivales annulées, rassemblements limités, réouvertures tardives après plus de 2 mois d'inactivité, beaucoup de professionnels déjà touchés sont aujourd'hui carrément coulés. Malgré toutes ces annonces mirifiques, on n'empêchera pas la faillite de milliers d'entreprises.

Le pays ne sera pas épargné : c'est tout simple, les gens qui vont perdre leur emploi ou dont celui-ci va être fragilisé, ceux qui sont hors de trésorerie, ceux dont les affaires périclitent et tous les inquiets ont autre chose à faire que de se jeter dans la consommation, fréquenter journellement les restaurants, changer de voiture ou se lancer dans des achats dispendieux.

Malgré ce qu'en pense notre gouvernement déconnecté, ça ne va pas repartir, du moins pas avant des années.

Une longue période de déconsommation dont les princes qui nous gouvernent n'ont même pas idée, a déjà commencé. Quand vous réduisez la capacité de votre entreprise de 50% ou plus, et que les charges fixes restent les mêmes, les recettes diminuent. Il n'est point besoin d'être sorti major de HEC pour comprendre ça.

Certains ne s'en relèveront pas.

Tous ces milliards (qu'il va bien falloir rembourser, mais qui sinon le peuple ?) ne seront pas suffisants pour sauver les entreprises en déroute, fragilisées pour certaines par plus de 2 mois de fermeture et désormais dépendantes des conditions drastiques de réouverture. Parmi toutes ces structures impactées, certaines ont du emprunter pour tenter de surnager et les aides de l'Etat, même si elles sont les bienvenues, ne seront pas suffisantes pour pérenniser l'activité. Quant à redémarrer autre chose, c'est impossible tant que les dettes n'ont pas été soldées.

L'autorisation de réouverture des cafés et restaurants survenue le 2 juin dernier, est une bonne nouvelle pour le tourisme, même si elle n'empêchera pas certains de sombrer. Pour d'autres, c'est déjà trop tard, et pour d'autres encore, c'est à venir, comme les activités saisonnières qui n'auront pas la capacité de se rattraper cet automne, si tant est, d'ailleurs, que l'automne soit bon, ce qui n'est pas à l'ordre du jour.

En attendant, il faut réinventer les centres d'intérêt et d'attractivité, notamment en l'absence des festivités et des spectacles culturels habituels. Cet été sera bizarre. On se demande même si toutes les polémiques actuelles ne tombent pas à pic pour distraire le bon peuple du mur qui va se dresser devant lui ?

Certains malins avaient prédit que les français auraient une envie frénétique de nature, d'espace, de circuit-courts, d'agriculture et que tout serait mis en œuvre pour correspondre à leurs attentes. Quelle vanité ! Rien ne donnera vraiment envie de foncer, à cause des conditions sanitaires actuelles qui sont plus inquiétantes que rassurantes.

Faut-il rappeler que le virus n'a pas disparu, qu'il cause toujours de nombreux décès chaque jour et que la pandémie s'étend dramatiquement sur d'autres continents ? Les professionnels comptent sur les clientèles de proximité, cependant même si jusqu'ici tout va bien, ils se trompent lourdement.

 

Par ailleurs, même la météo est contre nous. Vous avez-vu le temps de la Saint Médard ? Le plus célèbre des "saints de pluie" n'a guère été bienveillant.

Tout le monde connaît le célèbre diction "Quand il pleut à la saint-Médard (8 juin), il pleut quarante jours plus tard, à moins que saint Barnabé (11 juin), ne vienne lui couper l’herbe sous le pied". Nos anciens avaient le sens de l'observation et ces dictions se révèlent bien souvent riches d'enseignements. Vu la météo mouillée des 8 et 11 juin courants, ce pourrait être le début d’une période de pluies désastreuse pour les récoltes.

 

Saint-Médard est également le patron des personnes emprisonnées, des personnes atteintes de maladie mentale, de migraines et de névralgies (rien que des joyeusetés)… Par chance, il est aussi celui des agriculteurs et des viticulteurs. Surnommé le "saint pluvieux", il est généralement invoqué pour, ou contre la pluie.

Les habitants du Languedoc connaissent une autre version "S’il pleut pour saint Médard, le beau temps vient tard". Les auvergnats, préfèrent quant à eux être positifs : "saint Médard beau et serein, promet abondance de grain". D'autres pensent que "s’il pleut pour la saint Médard, l’été sera bâtard ou que "les récoltes diminuent d’un quart" ou encore que "c’est du beau temps pour les canards"… Saint Médard, ferme ton arrosoir !

 

Saint Barnabé n'ayant rien fait pour relever le tableau, c’est un temps instable qui est en place avec un risque d’averses qui concerne les ¾ du pays. Même si jusqu'ici, tout va bien, on annonce de la fraîcheur avec des températures proches d’un début octobre au nord de la Seine. Brr…

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5 juin 2020 5 05 /06 /juin /2020 09:00

Et bien voila, les bistrots et restaurants ont rouvert, enfin certains d'entre eux, car dans ma ville, certains rideaux sont toujours baissés, les chaises sont toujours sur les tables et la réouverture n'est pas à l'ordre du jour, ni de celui de demain. Certains déconfinés en profitent déjà en s'affichant sur les réseaux sociaux, comme à Levallois-Perret, où l'on fait parfois fi des règles de distanciation sociale. A la base, je n'ai rien ni pour ni contre eux, mais quand même… avoir été condamnés à de la prison ferme en appel, être dispensés d'incarcération et venir provoquer sur les réseaux sociaux en piétinant les mesures de distanciation sanitaire, c'est quand même déplacé dans l'époque troublée que nous traversons.

 

Nous sommes donc entrés en phase de déconfinement et de réouverture des restaurants dans les zones vertes. Les établissements concernés doivent respecter un protocole sanitaire strict, avec un mètre de distance entre les tables, pas plus de 10 clients par table, avec des lavages de mains réguliers, avec le port de masques et/ou gants pour le personnel. Si des consignes très précises ont été données, dans les faits, on s'aperçoit que le pire côtoie le meilleur.

 

La mise en place des nouvelles mesures de distanciation dans les restaurants n'a pas effrayé les premiers clients qui ont retrouvé, sous le soleil, des terrasses plus espacées et un serveur qui apporte les plats derrière une visière en plexiglas. Les terrasses et places en salle ont réduit de moitié et parfois plus encore. Les établissements sont à peu près complets jusqu'à 14h00, mais ils perdent vraiment beaucoup de places. C'est à la fois encourageant et frustrant parce que même si la salle tourne "à plein", il y a un effondrement du chiffre d'affaires et une perte de rentabilité, malgré l'obligation de refuser du monde, faute de place.

Dans le monde d'après, les convives sont distants les uns les autres, le gel est à portée de main, et le menu figure soit sur la table, soit sur un QR code, tandis que les plats sont amenés par un serveur masqué. Dans les cuisines, le chef est équipé d'une charlotte (normal) et d'un masque (pas très pratique pour goûter les plats), pénible à porter avec la chaleur. Entre les tables, le personnel s'active, mais le plus souvent, les patrons ont réduit les effectifs des serveurs et des aide-cuisiniers afin de débuter prudemment.

Ceux qui restent doivent réapprendre le métier et de nouveaux gestes pour effectuer le service. Il faut désormais changer la façon de servir, de côtoyer la clientèle et se laver les mains au gel hydroalcoolique à chaque plat ou quand on débarrasse. Les premiers clients sont au rendez-vous, mais la fréquentation est en dents de scie et les professionnels risquent d'assouplir quelque peu, au fur et à mesure, les règles de distanciation, pas tenables sur le long terme.

 

Si la majorité des restaurants ont rouvert depuis le 2 juin, certains établissements gardent toujours porte close pour le moment, parfois par raison financière, parfois parce que le protocole sanitaire n'est compatible ni avec la philosophie, ni avec la rentabilité du lieu. Certains patrons n'imaginent pas imposer les règles du protocole sanitaire, et ne se voient pas faire "les gendarmes", y compris derrière les gens qui vont aux toilettes, le restaurant étant pour eux un lieu de convivialité et de partage. Je partage cette vision. Pour moi, l'indispensable masque, est un premier obstacle  la fréquentation des auberges, tout comme les traçages au sol, la distanciation et les produits industriels disposés un peu partout pour se désinfecter les mains. Quant au restaurant-plexiglas, très peu pour moi !

Avec la distanciation physique, les restaurants ne fonctionnent pas au seuil de rentabilité, déjà difficile en temps normal. Ceux qui restent fermés continuent donc à faire des plats à emporter, ce qui n'est pas assez pour vivre, mais permet de garder la tête hors de l'eau. Pour combien de temps ?

 

Même si le président a salué le retour des "jours heureux", il est bien difficile de se projeter avec des consignes gouvernementales qui évoluent constamment, souvent en contradiction.

Ayant banni les cafés et restaurants jusqu'à nouvel ordre pour les raisons décrites supra, je suis conscient qu'il y aura des dommages collatéraux chez les restaurateurs et cafetiers, mais c'est ainsi, on ne maîtrise pas la pandémie, malgré le président du conseil scientifique qui a annoncé le contraire ce matin.

Le monde d'après, avec ses restructurations désagréables et sa cohorte de chômeurs, est décidément une catastrophe, même si jusqu'ici tout va bien.

 

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4 juin 2020 4 04 /06 /juin /2020 09:00

Ils nous auront tout fait : après les médailles fabriquées en Chine, à destination de nos soignants, voici la dernière idée géniale du gouvernement : le don de jours de congés et/ou de RTT.

Sur une idée de Muriel Pénicaud, la ministre du travail, une proposition a été ainsi formulée par une centaine de députés, aux termes de laquelle les français sont invités à faire don au personnel soignant de jours de congés ou de RTT. Attention, cette mesure ne vise en aucun cas à leur donner des jours de congé supplémentaires, mais juste à convertir ces jours virtuels en chèques-vacances qui leur seraient attribués.

Les chèques-vacances sont diffusés par un établissement public (ANCV), en partenariat avec des sociétés privées. Sans rire, le ministère du travail a fait connaître les bienfaits de l'activité physique par les personnels soignants : "l’activité physique dans le cadre du travail diminue le stress, facilite la communication interne et favorise un mieux-être physique aux retombées psychiques bien identifiées. Bien conduite, elle diminue les troubles musculo-squelettiques et les risques psychosociaux. Notre reconnaissance à tous ces soignants, leur permettra non seulement de mieux profiter de leurs congés, mais aussi de mieux vivre chaque jour leur métier".

 

Voilà qui commence comme des éléments de langage, continue comme une langue de bois (c'est la même chose) et finit un peu en foutage de figure, car ce n'est ni une médaille, ni des chèques vacances, ni même une prime ponctuelle que nos soignants attendent. Il faudra se contenter de ça, dans cette période actuelle du déconfinement, qualifiée par le président de "jours heureux" (!)

 

Quid de la crise sanitaire qui n'est pas terminée et de la crise sociale sans précédent qui est largement commencée ? Bref, c'est facile de jouer avec l'argent des autres, surtout pour ce gouvernement qui a déjà autorisé la suppression de jours de congé (solidarité), y compris pour ceux qui ont bossé pendant le confinement. Je le sais, ma camarade de jeux a été impactée par ce cas : elle a bossé non-stop, mais son employeur lui a retiré arbitrairement 5 jours sur ses droits annuels à congés.

Ceci dit, il faut prévenir nos soignants du souci rencontré avec les chèques-vacances : Ils sont plutôt difficiles à dépenser, même parfois chez les professionnels qui affichent le logo de l'organisme.

 

1 - Il devient compliqué de les faire accepter par les autoroutes, notamment depuis qu'il n'y a plus d'employés de péage (il faut parlementer longuement à la borne et les chèques-vacances sont 100% incompatible avec le télépéage) ;

2 - De moins en moins de restaurants les acceptent, à cause des délais de remboursement qu'ils subissent et du coût de revient de leur procédure (2 à 3 mois d'attente, d'après ce qu'ils en disent) ;

3 - De moins en moins d'hôtels les acceptent, exactement pour les mêmes raisons, et si le logo ANCV "bienvenue aux chèques-vacances" est fièrement affiché sur la porte d'entrée. Parfois, on se voit même opposer un refus au simple motif, je l'ai entendu, le comptable ne veut pas s'embêter avec ça, parce que c'est compliqué et que ça fait perdre de l'argent.

4 - Le plus souvent, ce moyen de paiement est même refusé par les établissements hôteliers si on a fait une réservation Internet par une grande centrale...

5 - Les établissements qui les acceptent se réduisent de plus en plus comme peau de chagrin et aucun guide des acceptants n'est disponible.

J'ai vérifié sur le site Internet. Concernant la restauration, près de moi, je peux aller dans une brasserie, un fast-food, le rayon sandwich de la station-service de l'autoroute (authentique) et une pizzeria. Le seul établissement ressemblant à un restaurant n'a pas rouvert. J'ai voulu voir les activités culturelles de ma région mais je n'ai rien trouvé et le site a buggé. Hum…

 

En fait les chèques-vacances sont en perte de vitesse et les mettre en lumière avec un coup de pub, c'est un peu relancer un moyen de paiement déficitaire où l'Etat est partenaire. Et les soignants dans tout cela ? Que leur resterait-il ?

 

- Ils pourraient se rabattre sur les hôtels et restaurants ne faisant pas partie de ceux qui ont le plus de clientèle (et donc pas les meilleurs) ou sur les chaînes et les fast-food qui ne sont pas, chacun le sait, des parangons de gastronomie.

- Ils pourraient aussi tenter leur chance sur l'autoroute, s'ils ont le temps de parlementer au péage, ou s'ils persistent à rester dans les bouchons en n'utilisant donc pas le télépéage avec abonnement payant.

- Qu'ils se consolent, ils pourront pratiquer des activités hautement culturelles offertes par certains (pas tous loin de là) parcs d'attraction, comme Disneyland, Astérix, etc.

 

C'était presque mieux quand les gens applaudissaient sur commande à 20 heures, en tapant sur des marmites. Même si jusqu'ici tout va bien, de qui se moque-t-on ?

 

 

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13 mai 2020 3 13 /05 /mai /2020 07:00

Mercredi 13 mai. Jusqu'ici, tout va bien...

 

Si j'en crois la radio, le déconfinement franchit chaque jour une étape supplémentaire : aujourd'hui réouverture des plages. Non mais je vous arrête tout de suite, ne vous ruez pas sur votre crème à bronzer, votre petit seau, votre petite pelle et votre serviette ! Premièrement, la mesure concerne une localisation précise : le nord-Ouest (au niveau climat, déjà ça calme)… surtout vu les frimas que nous apporte encore aujourd'hui ce bon saint Servais, le 3ème et dernier des saints de glace.

Si la question du retour sur les plages vous agite particulièrement, sachez qu'on ne pourra pas poser sa serviette sur le sable, ni même s'y asseoir, que ce soit sous un parasol (ça risque pas) ou sous le soleil. C'est interdit.

 

Il est vrai qu'on avait un peu de mal à se figurer en quoi des kilomètres de plages devraient rester déserts, quand le métro parisien a recouvré sa promiscuité des grands jours. En fait, je suppose que l’interdiction généralisée d’accès à la mer servait juste à éviter un débarquement de doryphores, comme cela a été le cas au début du confinement. Nombre d'entre eux, n'ayant d'ailleurs pas trop la nostalgie de la capitale, séjournent toujours en province, au prétexte que Paris est à plus de 100 km et que la nouvelle attestation de déplacement n'autorise pas à rentrer.

Les élus des communes côtières sont pris entre deux feux, celui de la réalité économique, et celui de la réalité sanitaire, pour ne pas encombrer les structures hospitalières encore fragiles. L'interdiction totale des plages, bête et méchante, a toutefois du mal à se justifier quand on voit certaines images parisiennes ou banlieusardes, sur les réseaux sociaux. Tout en laissant latitude aux autorités locales d’adapter la contrainte au terrain, les préfets peuvent accorder des dérogations à certaines communes. Les élus du littoral ont pris la balle au bond pour tenter de desserrer le carcan et la réponse est tombée.

 

L'accès aux plages autorisées sera dynamique ou ne sera pas. Pour éviter les regroupements, on ne s’arrêtera pas sur la plage ni pour lézarder ni pour faire une pause, ni pour regarder la mer sous un parasol. On peut y passer en marchant, en courant, en pêchant, en activité nautique, mais en solitaire, ce qui exclut le volley-beach, le badminton et la pause apéro.

Ce n'est pas tout, il faut respecter les horaires d’autorisation (généralement 07h00-21h00). Certaines plages auront également des sens de circulation, ou ne seront autorisées qu’à marée basse. Les autres départements côtiers bretons et des pays de Loire sont dans l'attente. Les élus des autres communes littorales n’attendent que la validation de la préfecture, mais tous les départements ne sont pas logés à la même enseigne. C’est la raison pour laquelle on a donné un peu de souplesse à l’échelle départementale.

Des nouvelles règles sont établies : les gestes barrières, bien évidemment, seront présents, mais aussi l’interdiction de faire des barbecues, de boire de l’alcool, et de se rassembler sur les plages. Néanmoins, les progrès sont nets pour le moral et seule la température et les embruns vous arrêteront, car les saints de glace font toujours preuve de peu de mansuétude et semblent s'être installés pour la semaine.

Ceci dit, marcher pieds nus dans le sable et respirer de l'iode à pleins poumons marque quand même le début d'un retour aux fondamentaux. Le bord de mer est le lieu idéal pour réapprendre à marcher, en respectant son propre rythme. Sur le sable ou dans l’eau, jusqu’aux chevilles ou aux genoux, marcher dans l’eau permet d’augmenter le retour veineux et de délasser les jambes. A plat sur le sol, la voûte plantaire est stimulée. C'est un exercice simple à pratiquer, idéal pour toutes les personnes ayant des soucis circulatoires. Marcher pieds nus est en outre un régulateur de la tension émotionnelle, nerveuse et physique et le sable fait travailler en douceur les articulations. Le sable mouillé est un terrain plus facile que le sable sec car le massage des grains de sable couplé à la fraîcheur de l’eau, décongestionne et tonifie en douceur les membres inférieurs.

 

Nos plages de Méditerranée semblent pour l'instant ne pas faire l'objet des mêmes dispositions, probablement eu égard à la configuration plus "urbaine" des lieux et aux "grands espaces" moins présents. Bonne ou mauvaise chose ? On ne sait pas encore, mais jusqu'ici, tout va bien…

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28 juin 2019 5 28 /06 /juin /2019 13:00

Certains paroissiens castillans auraient-ils un curieux sens de l’humour ? ou sont-ils parfois des artistes hasardeux ? C’est ce qu’on peut penser face à la série de restaurations d’objets d’art religieux ratées. Même si l'enfer est pavé de bonnes intentions, il y a des fois où certains auraient mieux fait de rester couchés...

 

1 - La vierge du XVème siècle kitsch...

Après le fameux scandale de la fresque de l’Ecce Homo (3) laissé entre les mains d’une habitante de Borja, pour lui redonner un coup de jeune en 2012, et celui, très récent, d’une statue en bois de Saint Georges, en Navarre, c’est une Vierge du XVe siècle qui a été frappée à son tour de plein fouet par une initiative au paroxysme du kitsch.

Une paroissienne espagnole a en effet recouvert de peinture avec un choix de couleurs digne des pires jouets chinois, un ensemble en bois du XVème siècle, représentant la Madone, dans une église des Asturies.

L’approbation du gouvernement régional n’avait pas été donnée, mais la paroisse avait qund même accordé la restauration à une paroissienne qui "aimait dessiner" et qui avait suivi "quelques cours". Hum...

L’ACRE (Association espagnole de préservation du patrimoine artistique) lance un cri d’alarme sur ces restaurations d'amateurs, véritable fléau pour l’art sacré du pays. Puisse cette déclaration être utile et freiner les paroissiens apprentis destructeurs, tandis que la Vierge en robe de chambre rose fluo du retable de la chapelle d’El Ranadoiro regardera désormais les pèlerins avec un regard coloré à l'eye-liner, mais ne lâchera pas l'enfant Jésus habillé en pyjama vert criard.

 

 

2 - La statue de Saint Georges de Navarre.

Dans l'église San Miguel en Navarre, la statue de Saint-Georges à cheval datant du XVIe siècle a été tout bonnement ruinée par une restauration approximative. Toute l'Espagne et les réseaux sociaux sont tiraillés entre la moquerie et la colère. Cette sculpture en bois était un vrai trésor de la culture et de l'histoire de la ville d'Estella.
Le pire dans tout cela est que la réparation est impossible, le massacreur a poncé et gratté la statue, puis a utilisé une peinture indélébile pour la recouvrir. Les curieux commencent déjà à affluer pour venir voir ce massacre de Saint-Georges qui ressemble désormais à un personnage de Tintin. Sur son cheval bleu, il n'a rien à envier à un guerrier de Final Fantasy...

 

 

 

3 - Le christ de Borja.

Ce scandale vous rappelle sûrement le portrait du Christ de Borja qui avait été massacré par une restauration ratée en Espagne en 2012. Voici une photo pour vous rafraîchir la mémoire. J'avais, en son temps, consacré un article. Lien vers l'article original.

C'était une première, il semble que les massacres d'objets antiques par des incapables soient en train de se multiplier. Rappelez-vous, elle devait juste retoucher la tunique, mais une fois le pinceau en main, elle n'a plus su s'arrêter jusqu'à ce que le Christ ressemble à un nounours dessiné par un enfant de 4 ans...

Tartiner sans discerner, c'est facile, mais un restaurateur compétent restaure à bon escient !

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9 mai 2019 4 09 /05 /mai /2019 08:00

Le mari de Mariam Nabatanzi l’a quittée il y a trois ans, laissant cette femme de 39 ans seule pour s’occuper de ses 38 enfants. Mariée à l’âge de 12 ans, elle est particulièrement fertile, ayant donné naissance plusieurs fois à des jumeaux, des triplés et des quadruplés. Elle aurait accouché de 44 enfants, dont 38 sont encore vivants, à cause d'un trouble génétique rare, lui donnant une hyper-ovulation.

 

En Ouganda, Mariam Nabatanzi a été abandonnée par son mari, qui ne pouvait plus supporter sa tâche parentale. Il s'agissait d'un mariage arrangé et forcé alors que Mariam n’avait que 12 ans. Quelques mois après, elle attendait déjà ses premiers jumeaux. Pendant les années qui ont suivi, les grossesses se sont enchainées, avec 5 paires de jumeaux supplémentaires, quatre fois des triplés et cinq fois des quadruplés.

 

Elle a une éducation limitée et des moyens économiques faibles. Un médecin lui a expliqué qu’elle avait des ovaires anormalement larges et qu’il était interdit pour elle de prendre la pilule. Près de Kampala, dans un village au milieu des champs de café, la grande famille vit dans 4 maisons, qui sont en fait des cabanes faites de briques, de boue et de pièces métalliques.

En Ouganda, le taux de fertilité approche des 6 enfants par femme et c'est l’un des taux les plus importants du continent. Malgré tout, la famille de Mariam reste un cas exceptionnel. Son mari n'était pas l'époux modèle et il l’a faite beaucoup souffrir. Elle déclare passer tout son temps à travailler pour gagner de l’argent afin de nourrir ses enfants. Elle accumule ainsi les petits boulots pour joindre les deux bouts : elle coupe les cheveux, décore les maisons, récupère la ferraille, et fabrique de l’alcool et des décoctions médicinales.

La vie de Mariam n'a pas toujours été rose. Abandonnée trois jours après sa naissance par sa mère, son père a dû s’occuper seul d’elle et de ses cinq frères et sœurs. Il s'est par la suite régulièrement remarié pour finir avec 45 enfants avec différentes femmes. L'une des belles-mères a même mélangé du verre pilé dans la nourriture des enfants. Mariam, en visite chez des amis fut la seule survivante de sa fratrie. Toute sa vie, elle a subi les violences physiques de son conjoint.

La famille survit dans des conditions très rudimentaires, certains dorment sur des sommiers en métal, d’autres se partagent un matelas et les moins chanceux dorment à terre. Certains de ses enfants l'aident pour trouver les 25 kilos de farine de maïs nécessaires pour nourrir la famille au quotidien. Les jours de fête, ils arrivent parfois à trouver un bout de viande ou de poisson et ainsi va la vie. L'actualité s'intéresse à elle, et régulièrement des collectes sont organisées sur les réseaux sociaux, mais l'argent arrive-t-il à Mariam ? Rien n'est moins sur…

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8 mars 2019 5 08 /03 /mars /2019 10:00

 

1529 tortues exotiques vivantes ont été retrouvées dans un aéroport de Manille, Philippines, enveloppées dans du ruban adhésif et stockées dans des valises.

 

C’est un joli coup de filet pour les services de douanes qui met en lumière une triste réalité. Ces 1529 tortues entourées d’adhésif s’apprêtaient à nourrir un trafic parallèle.

Ce n’est un secret pour personne, il existe dans le monde des milliers de trafics d’animaux organisés.

Ici, les services de douanes ont réussi à déjouer un trafic de tortues à l’aéroport international Ninoy Aquino de Manille. Les douaniers ont mis la main sur 1529 tortues dans quatre bagages différents.

En ouvrant les sacs, on peut rendre compte de l’étendue des dégâts sur ces pauvres bêtes entourées de plastique. Il s’agit d’espèces terrestres exotiques qui ne proviennent pas toutes des Philippines. On peut discerner des "Étoilées d’Inde" à grandes rayures jaunes sur fond noir, des "Charbonnières à pattes rouges" et des tortues à "tempes rouges".

A cause du ruban adhésif, elles présentent des blessures et plaies au niveau des pattes et de l'abdomen. Selon les premières constatations, elles étaient en provenance de Hong Kong et devaient ensuite être réparties. Les trafiquants risquent 4000 $ d’amende et jusqu’à deux ans d’emprisonnement. Les animaux, d’une valeur totale de 77000 euros (4,5 millions de pesos philippins), devaient probablement être vendus.

 

Les espèces découvertes sont classées comme vulnérables par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN). Ce marché noir lucratif de tortues rares existe à Hong Kong où les braconniers installent fréquemment des pièges, bien que toutes ces tortues sauvages soient protégées par la loi. Ici, les animaux ont été emballés dans quatre valises non réclamées. Les Philippines disposent de lois draconiennes en ce cas, promettant une amende maxi de 1,15 million d’euros et 10 ans de prison.

Le trafiquant a peut-être été informé de la vigilance du bureau des douanes contre le commerce illégal de tortues et des sanctions encourues, ce qui expliquerait pourquoi, selon l'agence des douanes, ses bagages ont été abandonnés. L’année dernière, l’agence a confisqué 560 espèces exotiques différentes emballées dans des colis, bagages et cargaisons, avec 250 geckos et autres reptiles.

Pour cette année 2019, 63 iguanes, des caméléons et des dragons barbus ont également été déjà interceptés grâce aux efforts et à la vigilance des douaniers.

Et vous, que pensez-vous de ces trafics d'animaux ?

 

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