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1 mai 2020 5 01 /05 /mai /2020 09:00

J+46. Vendredi 1er mai, fête du travail. (10 au jus). Jusqu'ici tout va bien…

 

Aujourd'hui je vais être un peu plus léger, on verra bien si j'évite la critique politique. Comme vous le savez, les manifestations pour la fête du travail ne sont pas autorisées, y compris à Cuba (!). Devant cette situation sans précédent, seul monsieur Martinez, à la radio ce matin, continuait ses revendications salariales et menaçait le gouvernement d'une vraie révolution à l'issue de la crise… Ce n'était peut-être pas la priorité du moment.

Deux militants, mardi, au volant d'un fourgon siglé "CGT" et distribuant des lampions pour le 1er mai, l'ont appris à leur dépens. Ils ont été verbalisés avec 135 euros d'amende chacun. Le muguet n'a pas été le seul à être banni des trottoirs et rues, les défilés et les lampions aussi.

Les militants CGT en cause voulaient faire un clin d'œil à la prise de la Bastille et au 14 juillet. Même si aujourd'hui l'organisation pousse des cris d'orfraie contre la liberté syndicale "embastillée", en période de confinement, on ne peut pas faire n'importe quoi. Ceci dit, pour le comprendre, il faut un minimum d'intelligence…

 

Donc, comme je vous le disais au début de ce billet, on ne peut pas célébrer la fête du travail, mais on peut en revanche célébrer celle du confinement ou au moins du télétravail.

Le président a considéré ce matin que l’esprit du 1er mai n’a jamais été aussi puissant, tu parles… Il a été aussitôt attaqué par l'inénarrable sergent Garcia de la CGT puis par monsieur Besancenot, qui en appelle à la chute du système capitaliste et harangue le personnel hospitalier à manifester.

Faisant fi de ces considérations de politique politicienne, je vais mettre en place mon plan de manifestation domestique à mon modeste niveau local de confiné de base…

J'ai donc décidé d'organiser à la maison la manifestation du 1er mai, destinée à célébrer la fête du télétravail. Le convoi partira vers 13 heures du salon, parce que le timing est serré (même en ce jour férié, j'ai une conf-call à 16h00). Pour ne pas déroger à la tradition, mon fils aîné portera un bob avec des stickers CGT et sera chargé du barbecue électrique dans la cuisine.

A partir de midi, il pourra très bien faire griller les saucisses sur le bord de la fenêtre pendant que sa sœur tapera sur une gamelle pour maintenait l'ambiance de début de manif. Pour ma part, j'envisage de porter un masque de Philippe Martinez et de lancer quelques slogans bien sentis, ponctués par un klaxon de brume. Nous partirons donc dans le couloir à la queue le leu dans une ambiance bon enfant (c'est toujours bon enfant au début).

Nous tournerons ensuite à gauche en direction de la salle de bains. Il est prévu de revendiquer bruyamment contre les poils laissés dans le lavabo. Si l'ambiance est bonne, nous pourrons aussi aborder le sujet des traces de dentifrice.

Encore tout à mes pensées, je n'ai pas vu venir le barrage des forces de l'ordre. Ce n'est pas une compagnie de CRS qui nous bloque, mais la mère de mes enfants qui trouve que nous faisons trop de bruit.

 

Il est vrai qu'on la gêne un peu pour regarder son feuilleton télévisé, mais après tout c'est le 1er mai… Hélas, fête du télétravail ou pas, l'accès de la salle de bains nous est interdit. Pire, après les sommations d'usage, la maîtresse de maison nous jette des coussins du canapé à la figure. Nous n'avons pas le choix, il nous faut reculer… Nos banderoles de revendications réalisées au dos de vieilles attestations dérogatoires périmées sont à terre.

Madame nous demande fermement de ranger tout le "cirque que nous avons mis". La manifestation se disperse. C'est bon, je serai à l'heure à ma "conf-call". Fin de l'épisode, mais il y avait une autre solution.

 

Il est en effet aujourd'hui possible de manifester sans passer le pas de sa porte, notamment grâce à une application baptisée "Manif.app". Il suffit tout simplement de glisser son avatar (une mini silhouette) sur l'emplacement de votre choix, grâce à la cartographie Open Street Map.

Vous êtes complètement anonyme, mais votre avatar et votre slogan est bien visible des autres participants. Sans aucun risque de contamination, on peut ainsi manifester depuis son canapé sur la place de la République ou même devant le palais de l’Elysée. C'est un peu pathétique mais on n'a pas le choix et comme jusqu'ici, tout va bien…

 

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30 avril 2020 4 30 /04 /avril /2020 09:00

 

J+45. Jeudi 30 avril - (11 au jus). Jusqu'ici tout va bien…

 

J'ai bien failli ne pas vous faire le billet quotidien et aller me suicider directement eu égard à ce qu'on nous assène dès le matin à la radio. Non, je plaisante, mais une "agence britannique" sortie d'une pépinière d'experts en tout, et en tous cas d'on ne sait où a vu ses conclusions reprises au journal de 07 heures. Mais ça pourrait être pire, imaginez, il pourrait pleuvoir sur tout le pays… Je jette un œil par la fenêtre : il pleut et il fait un temps de novembre… pas de chance.

 

Revenons aux élucubrations des sujets de sa très gracieuse majesté (tu parles)… Les conclusions rendues sont sans appel : selon cette agence d'analyse, il n'existe que deux issues après le déconfinement. Certes, on a bien compris qu'il allait nous falloir vivre avec le virus et que la vie d'avant, c'était… avant, mais quand même, les conclusions de ces pseudos "sachants" ont de quoi surprendre.

La première hypothèse française, en cas de relâchement dans le déconfinement, est un horizon de 200.000 morts. Paf ! Et d'où ils sortent ça, les britishes ? Ceci dit, il y a une autre hypothèse, si les "vieux" (nous) et les personnes atteintes de pathologies cardiaques et/ou respiratoires et/ou co-morbides (encore un nouveau terme), acceptent de se confiner strictement jusqu'en février 2021 (9 mois quand même), le bilan chuterait drastiquement, à seulement… 85.000 morts. Chic, c'est cool ! Nomého, une agence enfarinée sortie d'on ne sait où, nous assène des horreurs et des journalistes enjoués nous les resservent à l'heure du petit déjeuner. Je vais me remettre à chercher l'élastique dont je vous parlais mardi…

 

En ce début de XXIe siècle, la pandémie vient nous rappeler le tragique de cette période, ainsi que celle que nos aînés ont traversée, celle que nous parcourons et celle que nos descendants connaîtront. Le conarovirus Covid-19 est beaucoup moins mortifère que les fléaux du passé (la peste noire et le choléra du 19ème, la grippe dite espagnole de 1918, et même le VIH de 1983), mais cette pandémie nous rappelle que la maîtrise de l'environnement n’existe pas. A tout moment, la situation est susceptible d'être mise à l’épreuve, les français l'ont oublié. Aujourd'hui, ils ont peur car nos dirigeants ne les ont pas portés à la hauteur du tragique qui les interpellait. L'événement qui nous saisit ne semble pas avoir été évalué à sa juste mesure par nos dirigeants. Il n'est qu'à constater les mesures hasardeuses aussitôt contredites ou modifiées, ou pire, expliquées le lendemain par l'inénarrable porte-parole du gouvernement. C’est si bête, mais c'est au prix d'une prise de conscience réelle que la confiance politique pourrait être retrouvée.

En revanche, je ne sais pas si on lit mon journal de marche d'un confiné chez l'exécutif (non, ce serait présomptueux de ma part), mais là-haut, ils ont finalement compris l'utilité prochaine du vélo. La mise en œuvre de mesures sanitaires compatibles avec la réalité, mais couplées au "tout bagnole individuelle" est juste impossible. Hormis que nous irions encore plus vite dans le mur, les embouteillages inextricables ne sont guère compatibles avec les futures normes de salubrité publiques. L'avenir passera pas le vélo ou ne sera pas. Le 16 mars dernier, le ministère des sports nous disait que la pratique du vélo n’entrait pas dans les conditions prévues au décret et constituait une infraction verbalisable. Aujourd'hui, le gouvernement a pris conscience que le vélo est un outil permettant de répondre au défi du déconfinement. Les temps changent…

Il va être temps de préparer des aménagements spécifiques pour les piétons et les cyclistes, afin de permettre de circuler en sécurité. Quand même ! mais là, sans être plus "écolo" que de raison, on n'a plus le choix, les transports en commun étant autant de "clusters" en devenir).

Pour accompagner l'essor de ce (nouveau ?) mode de transport en France, le gouvernement offrira donc un coup de pouce aux personnes prêtes à adopter la bicyclette, avec un forfait de 50 euros pour mettre à niveau sa vieille machine (freins, lumière, pneus...). Comme les jeunes ne sont plus fichus de réparer un vélo, les réparateurs seront même référencés sur un site idoine. Nos vieux vélos sont donc appelés à devenir les "petites reines du déconfinement", il va falloir s'y résoudre et même s'il pleut en ce moment, car jusqu'ici, tout va bien…

 

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29 avril 2020 3 29 /04 /avril /2020 08:00

J+44. Mercredi 29 avril - (12 au jus). Jusqu'ici tout va bien…

 

Et bien ça y est… on déconfine le 11 mai prochain… ou pas. On peut circuler le 11 mai prochain… ou pas. Les écoles rouvrent le 11 mai prochain… ou pas. Le grand schtroumph barbu a parlé… et on n'a pas tout compris.

Je m'en doutais un peu, c'est pour cette raison que je n'ai même pas écouté et que je me suis contenté du résumé. Comme disent les commentateurs, il y a quand même beaucoup de flou sur ces mesures parfois contradictoires. Le pays va donc découvrir le concept de déconfinement progressif, où les départements seront classés en plusieurs catégories. Il y aura les verts, où les limitations de déplacement seront moins strictes, et les rouges, où elles perdureront. Il y aura peut-être aussi des "oranges". Ah bon, que se passera-t-il dans ces derniers ? On ne sait pas encore mais le gouvernement travaille sur les modalités (rire forcé)…

 

- Dans les transports en commun, taxis et VTC, les gestes barrières seront obligatoires, tout comme le port de masques. Hum, il me remonte l'image du métro à Chatelet aux heures de pointes (mais pas que) ou du RER à "gare du nord". Le respect de la distanciation sociale, je ne le sens pas du tout.

- Les écoles primaires et maternelles pourront rouvrir sur la base du volontariat (ça non plus, je le sens pas du tout), les collèges rouvriront à partir du 18 mai et une décision sur la réouverture des lycées sera prise fin mai. Autant dire que les lycéens ont déjà fini l'année scolaire. Les parents risquent fort d'être pris entre l'obligation de retourner au travail et leur progéniture placée au contact des risques. Plusieurs maires, interrogés ce matin, ont mis en avant l'exigüité de certains locaux scolaires, l'absence de savon (!), de sanitaires (!!) et parfois même le manque de toilettes (!!!) C'est là qu'on s'aperçoit que l'état de nombreux locaux scolaires laisse gravement à désirer et qu'ils ne pourront être remis à niveau qu'au prix de longs travaux, importants et bien plus coûteux que ce que les collectivités locales sont capables d'investir.

- Les crèches rouvriront en accueillant des groupes de 10 enfants maxi. Certaines crèches sous réquisition pour les enfants de soignants en accueillent déjà plus. Donc, déconfinées, ces mêmes crèches devront accueillir en priorité supplémentaire les enfants des enseignants, mais devront réduire le nombre d'enfants accueillis ? Il va falloir m'expliquer.

Les professionnelles de la petite enfance devront porter continuellement le masque de protection. Il va falloir encore m'expliquer comment les gestes barrières pourront être adoptés au sein des crèches. Vous mordez l'image ? Les parents apportent leur bébé le matin : "Posez ça par terre, je le prendrai plus tard" dit la puéricultrice. Bon, là j'exagère, mais expliquez-moi la distance réglementaire à adopter lors de la berceuse, de la mise au lit ou tout simplement du changement des couches ?

- Les déplacements à plus de 100 km ne seront pas autorisés sauf motif professionnel ou familial impérieux. Tant pis pour ceux qui ont de la famille éloignée. J'ai l'impression de la notion d'impérieux va encore être sujette à caution, suite à l'appréciation subjective de certains agents verbalisateurs… On n'a pas fini de "rigoler"… ou pas.

- Les parcs et jardins ne pourront ouvrir que dans les départements "verts" et les sports collectifs, à l’intérieur et de contact resteront interdits. Cela va inclure le sport en chambre ? Pourvu que je ne sois pas classé en zone rouge !

- Les commerces rouvriront, à l’exception des grands centres commerciaux. Chic, je vais pouvoir retourner voir mon tatoueur préféré, mais je me demande comment il va bien pouvoir m'encrer à distance réglementaire. La future œuvre risque bien d'être aussi floue et hésitante que la politique du gouvernement.

- Les rassemblements organisés sur la voie publique ou dans des lieux privés seront limités à dix personnes. Quand on voit les vidéos sur les réseaux plus agressifs que sociaux par les temps qui courent, avec par exemple les rassemblements pour la rupture du jeûne ou pour des matches de football improvisés (avec public), je me tape déjà le "U" par terre par avance…

- L’état d’urgence sanitaire sera prolongé au-delà du 23 mai, peut-être jusqu’au 23 juillet. Bref, l'été est foutu. Déjà que le voyagiste avec lequel je devais partir le week-end du 8 mai ne me rembourse pas, mais propose un avoir, valide sur un voyage à réserver à nouveau, dès le mois d'octobre… on en a pour jusqu'à noël.

 

J'ai quelques questions qui vont rester sans réponse : Quel est l'intérêt d’une reprise des lycées fin mai ou en juin ? Pourquoi attendre que l’application Stop Covid soit prête pour juger de son intérêt ? Pourquoi ne pas miser sur le vélo, avec des pistes cyclables temporaires ? Ceci dit, je fais peut-être des plans sur la comète car le premier sinistre l'a bien dit : en cas de relâchement, nous ne serons pas déconfits le 11 mai et la mise sous cloche pourra être prolongée autant que de besoin. Aïe…

Ce virus est quand même étrange. Aucun rassemblement ne sera autorisé au dessus de 10 personnes, sauf dans les transports, les écoles et les entreprises. Le Covid serait-il dangereux pour les proches et les amis, mais pas pour les gamins ni les collègues de travail ?

Je ne le pense pas, même si jusqu'ici, tout va bien…

 

 

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28 avril 2020 2 28 /04 /avril /2020 08:00

J+43. Mardi 28 avril - (13 au jus). Jusqu'ici tout va bien…

 

Et bien, ça promet… Le premier sinistre n'a pas encore parlé devant l'assemblée nationale (75 GO seulement), le confinement n'est même pas encore fini qu'on annonce déjà la seconde vague d'après confinement (pour fin mai) et peut-être même la déferlante de septembre…

 

Si je décide de mettre fin à mes jours, rappelez-moi de me pendre avec une corde élastique. Ainsi, je serai certain de réussir si la strangulation ne fonctionne pas, il me restera toujours de multiples fractures du crane. Non, là je plaisante…

Vais-je bien saisir les propos du grand schtroumph ? Ce n'est pas sur, étant mal-comprenant des princes qui nous gouvernent. Par chance, je sais pouvoir compter sur les analystes politiques des chaines d'info, les savants de fête foraine, les prédicateurs du même métal et les experts en tout. Même si je ne comprend rien, ils m'expliqueront avec la fatuité des ignorants institués, en me projetant dans un futur plus ou moins rigolo, mais ainsi je saurai ce que je dois penser. Merci, merci ! (Non, là je plaisante encore)…

 

Je me demande parfois s'ils auraient raison dans leurs prévisions apocalyptiques sur la fin du confinement, sur l’économie, sur l’écologie, sur le retour de la peste noire, sur l'holocauste nucléaire, sur la disparition de Kim-Jong-Un, et même sur le prochain tour de chant d'Arielle Dombasle et l'arrivée des martiens ?

Si les jours et les semaines s'écoulent sous la menace de la grande faucheuse, le virus mortel et invisible n'est-il pas suffisamment inquiétant pour ne pas céder à la tentation de la noyade mentale intégrale ? Il faut croire que non. Ces cuistres accélèrent donc la manœuvre, en appuyant bien là où ça fait mal. Vous respirez encore ? Attendez un peu : nous allons tous mourir, et peut-être même avant de sortir du confinement, tout le monde va perdre son boulot, la misère va régner sur terre et le furoncle de tata Odette va muter en cancer, pendant que nous bosserons tous pour rien ou presque, dans une époque où personne ne se souviendra plus comment c'était quand on se faisait la bise, qu'on allait au restaurant ou qu'on prenait des vacances. À part ça, je trouve que le confinement ne joue pas trop sur la santé mentale.

 

Etant encore provisoirement vivant, je me pose une question existentielle. Est-il nécessaire de s'habiller correctement ? A quoi bon ?

À la va-vite, je me suis saisi ce matin de n'importe quoi et peu avant midi, j’irai me traîner sous la douche et choisirai ensuite (peut-être) des vêtements pour passer la journée. Ou pas. Et dans une semaine ? Et dans deux autres encore, quand la monotonie sera là ? S’habiller est un acte social car le vêtement est vecteur de dignité. Est-ce bien nécessaire en cas de confinement ? A quoi sert l’élégance si personne n’est là pour la voir ? Si s’habiller est vraiment un acte social, alors pourquoi encore le faire dans ce contexte ?

 

Le style est peut-être mort dès lors que nous nous sommes tous cloîtrés chez nous. Peut-être peut-il revivre quand nous nous postons au balcon en applaudissant ou en tapant sur des gamelles dans l’espoir d’être vu et entendu. Si un jeu de séduction se met en place avec le voisin ou la voisine d’en face, le style pourra-t-il être maintenu en vie ? Rien n'est moins sur.

Je me demande donc si mes contemporains ont délaissé les bracelets, les montres, les tissus élégants, s'ils ne se rasent ni ne se peignent plus ? Allez savoir. Je continue à faire un effort mais jusqu'à quand ?

Ayant renoncé aux chaussures depuis le début du confinement, le concept des pieds nus n'est-il pas déjà un début de capitulation ? Si l’habillement est un langage, comment s’exprime-t-il ? Si l’artistique passe par l’élégance et la manière d’arranger ses vêtements, sont-ils autre chose qu’une couche protectrice entre soi et les éléments extérieurs ?

 

Sans l’élégance, nous allons finir tentés de nous rapprocher du règne animal, où nous serons une proie facile pour le mauvais goût. Personne ne souhaite ressemblé à un rebut dessiné par le regretté Reiser ? Dans le contexte que nous vivons tous, je m’y refuse. Pour les derniers jours de confinement, et bien sur après, il conviendra de miser sur plus d’élégance, plus de style et de culture. Sur ce, après avoir terminé mon billet quotidien, je vais me doucher, me raser et m’habiller. Ou pas. Parce que jusqu'ici, tout va bien…

 

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27 avril 2020 1 27 /04 /avril /2020 09:00

J+42. Lundi 27 avril - (14 au jus). Jusqu'ici tout va bien…

 

La France est toujours à l'arrêt et nous continuons à subir cette situation totalement inédite, un peu comme si nous étions sous cloche. Pour le télétravailleur confiné, rien ne serait possible sans Internet. Bonne nouvelle puisque pas de nouvelles : aujourd'hui, comme tous les autres jours, c'est encore un jour sans courrier. Pour m'informer, je n'ai que Google Actualités, les plate-formes numériques, et… BFM ! Ooops… Par rapport à la presse classique, ça n’a pas la même saveur, vraiment pas. En ce qui concerne la télévision, j'ai décidé de boycotter Salomon, Barbier, Lechypre et tous les professeurs divers qui se succèdent sur mon petit écran. Et vous savez quoi ? Je ne m'en porte que mieux…

 

Après la sacrosainte lecture des actus (souvent juste les titres et le résumé) du matin sur Google Actualités, je m'installe dans le fauteuil directorial et au boulot. Comme des millions de Français, je suis en télétravail, mais pour moi c'est plus que cool car je n'ai pas d'autre objectif que la date de bouclage de la revue. Dans les deux semaines qui précèdent l'envoi à l'imprimeur, mon bureau devient ma maison et je vis dans mon fauteuil confortable. La chaise du visiteur reste, quant à elle, désespérément vide en ces temps confinés… J'en suis tout déconfit.

Toutefois, un bureau calme au sous-sol, c'est mieux qu'une pièce hall de gare. Ma femme n'y vient quasiment pas et aucun enfant ne vient m'y ramener ses jouets. J'ai assez des miens. Je ne suis d'ailleurs pas sur que ma camarade de jeux soit curieuse au point d'en savoir plus sur les détails de ce que je fais, ni qu'elle sache vraiment ce qu'est un rédac-chef. Je lui répondrais que mon job (bénévole) est d’écrire des articles et de monter la revue bimensuelle de notre club de passionnés. C'est cool, les "conf-call" sont conviviales, puisqu'avec uniquement des amis. Pour l'instant, la prochaine revue étant chez l'imprimeur, j'ai repris le télétravail perso et je suis mon propre boss pour un autre job, alors…

Seul l'atelier qui jouxte mon bureau me rappelle que nous sommes confinés. Il est désert, les véhicules sont immobiles et muets et même le portail d'accès est fermé à double tour. Quant au bâtiment de stockage des pièces et l'atelier avec la fosse, je n'y suis pas allé depuis plusieurs jours. A part du nettoyage, je n'ai pas grand-chose à y faire.

Dans ces conditions, c’est parfois difficile, d’avoir la concentration nécessaire pour travailler. Heureusement, le réseau Internet ne plante pas malgré le bond impressionnant du trafic de données. Attention toutefois de ne pas (trop) s'égarer de temps en temps sur les réseaux sociaux. La fibre obtenue l'an dernier me sauve vraiment la vie. J'en fais même profiter les voisins par le Wi-Fi (des parisiens venus s'occuper de leurs vieux parents vers le 15 mars… et coincés en confination depuis).

Le seul bémol réside sur les courses en ligne… la belle affaire! C'est bien joli, mais si je souhaite un drive ou me faire livrer à domicile, c'est pour m'apercevoir que les serveurs des commerçants ont parfois du mal à encaisser la surcharge de connexions. Quand j'y arrive enfin, c’est pour apprendre qu’il n’y a pas un créneau de libre avant une semaine ou que la moitié des produits de ma commande ne sont pas disponibles.

 

J'aurais peut-être du faire comme tous ces gens qui se sont rués dans les supermarchés pour acheter des monceaux de pâtes et de papier toilette (non, je plaisante). On m’aurait taxé de guignol mais, au moins, j’aurais une bonne réserve. Bah, ce n'est pas dramatique, j'arrive à ne faire les courses à la supérette la plus proche que tous les 8/9 jours. Il manque pas mal de produits, mais on trouve toujours autre chose. Tant pis pour la farine, les œufs, les pâtes et les surgelés, tant mieux pour les gérants car les prix ont subi une sacrée augmentation.

Je n'ai même pas envie de faire un "coronapéro" 2.0 qui consiste à boire un verre avec les copains en visioconférence. Merci Skype et Messenger qui nous permettent d’entretenir le savoir-vivre français, même en temps de confinement. Toutefois, je ne m'en sers qu'avec la famille proche (et sans le gorgeon). Pour les autres et pour les amis, il reste le téléphone, fort sollicité. Je vide souvent la batterie de mon portable, ces-temps-ci…

 

En attendant, il est 20 heures. C’est le moment de sacrifier à un autre rituel : applaudir le personnel soignant et faire du bruit à la fenêtre. Au risque de me faire critiquer, je ne sacrifie pas à la tendance actuelle car je n'ai pas besoin d'applaudir et de taper sur des casseroles pour manifester le respect que j'ai envers ces héros du quotidien. En plus, je suis en zone rurale, un peu isolé, alors gueuler et faire du bruit tout seul ne serait peut-être pas une manifestation de grande intelligence. Ceci dit, pendant que des millions de français vivent sous cloche, ceux de première ligne montent au front pour sauver des vies et sauver la France de la pandémie et du blocage. Merci à eux. Dire que demain, après-demain... on remet ça pendant encore 14 jours, ce qui n'est pas si terrible, car jusqu'ici, tout va bien…

 

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26 avril 2020 7 26 /04 /avril /2020 09:00

J+41. Dimanche 26 avril - (15 au jus). Jusqu'ici tout va bien…

 

On entend plus que ça quel que soit le média. On nous assène l'avis du conseil scientifique sur le déconfinement et de ses mesures préparatoires à la conférence de presse du Premier ministre, mardi prochain. Le thème sera la "stratégie nationale du plan contre le conarovirus". Tout un programme en effet. Qui est ce conseil scientifique ? Ce sont les nouveaux "experts en tout" qui font des recommandations au gouvernement. C'est dingue le nombre de trucs nouveaux qui fleurissent ces temps-ci…

Les principales mesures annoncées ont déjà fait l'objet d'une "fuite" savamment orchestrée dans la presse.

 

Concernant le port du masque dans les lieux publics : il sera systématique pendant les mois suivant la levée du confinement. Hum, s'il le faut, pourquoi pas, mais encore faut-il en avoir. La réponse apportée par les experts dit que pour être faisable, cette mesure nécessite la disponibilité de masques alternatifs pour l’ensemble de la population. Ils seront distribués en priorité aux personnes en contact régulier avec le public. Hum… ce n'est pas le cas dans nombre de villes (écoles, crèches ouvertes sous réquisition pour les enfants de soignants… Rien n'y a encore été prévu à ce jour pour le personnel).

C'est bien beau de dire que les lieux recevant du public doivent proposer à leurs usagers des masques et des solutions hydroalcooliques, s'il n'y a rien pour l'instant et rien en prévision. Le foutoir continue…

 

Concernant les déplacements, y compris d'une région à une autre par transport en commun : ces derniers pourraient à nouveau être autorisés dès lors que les "mesures barrière" et la distanciation sociale soient respectées. J'ai du mal à capter l'image, concernant le RER, le métro ou les trains bondés. Que va-t-on faire ? Démonter un siège sur deux, mettre des vigiles à l'entrée des trains qui sélectionneront la montée dans les wagons, un peu comme en boite de nuit ? Je ne le sens pas… et Quid des transports scolaires avec les bus remplis ? Nombre de société de transport de province n'ont pas les moyens de doubler l'offre de bus pour que les élèves soient moins serrés.

 

Concernant les écoles : le masque sera obligatoire pour les collégiens et les lycéens, impossible en maternelle mais adaptable en fonction de l’âge en primaire. L'instruit qui a écrit ceci n'a visiblement plus d'enfant en âge scolaire depuis longtemps. Même dans les grandes classes, j'imagine mal les élèves porter sans discontinuer un masque toute la journée, surtout par chez nous, où les températures annoncent déjà des niveaux insolents en journée.

On pourra plus facilement écarter d’un mètre les tables de la classe. Ce sera plus difficile de pomper sur le voisin, mais c'est faisable. Plus compliqué en revanche sera la mesure faisant en sorte que les élèves d’une classe ne croisent pas les élèves d’une autre classe et de repérer les élèves à risque en cas de contamination, ainsi que de les faire déjeuner en classe, individuellement à leur table.

 

Concernant la distanciation sociale : les commerçants et artisans devront reprendre une activité en respectant scrupuleusement ces règles. Pour les administrations, il est prévu de maintenir le télétravail pour une part importante des personnels. Ce devait être possible, notamment à la sécurité sociale, spécialiste des postures de repos ressemblant à s'y méprendre à une posture de travail.

Pour les personnes âgées de plus de 65 ans et/ou présentant des pathologies chroniques (plusieurs d'entre nous), le grand schtroumph risque de nous demander de respecter un confinement strict et volontaire, choix pouvant être aussi proposé aux personnes à risque qui travaillent.

 

Concernant la culture et l'événementiel : pendant les deux mois suivant la levée du confinement (jusque-mi juillet, quoi), l'exécutif fera maintenir fermés ou interdits tous les lieux et événements rassemblant du public en nombre important, qu’il s’agisse de salles fermées ou de lieux en plein air.

Bing. Fermez le ban. Tous les grands rendez-vous culturels ont déjà renoncé, ça ne changera donc pas grand-chose.

 

De toutes façons, ce ne sont que des mesures théoriques soigneusement édictées par des technocrates qui n'ont aucune idée de ce qui peut bien se passer sur le terrain. Heureusement que jusqu'ici, tout va bien…

 

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25 avril 2020 6 25 /04 /avril /2020 09:00

J+40. Samedi 25 avril - (16 au jus). Jusqu'ici tout va bien…

 

Ca y est, les amis ! Voilà 40 jours que nous sommes confinés. La "quarantaine" est donc terminée ? Nous avons fini ? Ah non ? J'ai dit une bêtise ? Vous m'en voyez tout déconfit de ne pas être déconfiné… ah les cons finis !

 

Après ce préambule amusant, je vous propose une réflexion sur les restaurants et sur à quoi ils pourraient ressembler pour leur réouverture. Ce sont les grands perdants de la pandémie, car ils ne rouvriront pas le 11 mai, jour annoncé du déconfinement, qui ne sera en aucun cas le début d'une période sans virus. Il va nous falloir vivre avec, et dans l'attente d'une date fixée par les princes qui nous gouvernent, les restaurateurs commencent à aménager leurs établissements et imaginent des protocoles sanitaires adaptés.

 

Certains transforment leur salle en "Tétris" avec une nouvelle disposition des tables, pour respecter la distance minimale d'un mètre. De ce coté là, l'intimité va y gagner. J'ai le souvenir de repas de St Valentin, où, gênés, nous étions contraints de "profiter" de la conversation coquine de la table d'à coté. J'ai notamment le souvenir d'un goujat, attablé avec sa maîtresse, qui mentait effrontément à sa moitié officielle au téléphone… mais ça c'était avant, quand les restaurateurs entassaient les tables sans trop se préoccuper de la clientèle (payez et partez) pour se faire encore plus de ronds.

 

Rien ne serait pire qu’une réouverture précipitée et les professionnels du secteur ont déjà mis au point un " guide des bonnes pratiques sanitaires" en plusieurs points. Il est prévu d'espacer les tables d’un mètre au minimum (chic), de limiter les réservations à des tables de 8 personnes (bof), que les serveurs se lavent les mains toutes les 30 minutes (intervalle idiot, c'est suivant leurs activités), etc. Chacun à sa petite idée pour contribuer à mettre les clients en sécurité, et on pourrait nous demander de nous laver les mains au gel avant d’entrer dans l’établissement, nous imposer ainsi qu'au personnel le port de masque et de gants (ça va être pratique en cuisine). Quid des clients ? Je me demande si un masque n'occasionnerait pas une certaine gêne pour manger ? Il est aussi prévu que les menus soient présentés sur papier (recyclé) et jetable entre chaque client. On prévoit aussi la désinfection entre deux clients (ça va être agréable pour les voisins de table)… J'attends de voir quelles sont les consignes qui vont nous être imposées pour le vestiaire ? les toilettes ? Comment va-t-on y faire la distanciation sociale, les gestes barrière et les mesures sanitaires ? Les clients ne risquent pas d'être rassurés en venant manger au restaurant dans ces conditions.

Des entreprises qui ne perdent pas le nord ont déjà créé des sortes d’isoloirs individuels en plexiglas, à installer sur les tables. Vous vous imaginez, avec l'élu(e) de votre cœur, chacun confiné derrière son isoloir transparent ? Les restaurateurs, obnubilés par le chiffre d'affaires (on ne peut leur en vouloir) ont juste oublié la perte de convivialité due au respect des normes sanitaires, un restaurant étant avant tout un lieu festif, convivial et plaisant.

 

Conserver l’ambiance d’un restaurant et respecter les impératifs de salubrité semble bien complexe. Je ne connais personne qui se rendrait au restaurant, avec tout ce que ça sous-entend de convivialité et de plaisir, qui apprécierait d'avoir l’impression d’entrer dans un EHPAD ou un hôpital. Respecter toutes les recommandations va faire baisser en flèche le nombre de clients, et donc, les recettes, c'est inéluctable. Il est difficile d’imaginer ces recommandations sanitaires et un tel outil va avoir bien du mal à trouver sa place sur les tables françaises.

 

En ce qui me concerne, pourtant bon client de ce type d'établissement, je zappe. J'abolis le restaurant jusqu'à la fin de l'année au minimum, plus peut-être, en fonction de l'impact du coro sur notre société. Après tout, dans le monde d'après, nous devrons changer toutes nos habitudes et pour l'instant, je préfère retourner à mon confinement.

Ceci dit, ce n'est pas le plus grave, car jusqu'ici, tout va bien…

 

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24 avril 2020 5 24 /04 /avril /2020 09:00

J+39. Vendredi 24 avril - (17 au jus). Jusqu'ici tout va bien…

 

Un pas en avant, deux pas en arrière, c'est la politique du gouvernement… On a tous dans la tête ce slogan chanté lors des manifestations et il s'adapte très bien à ce qui se passe en ce moment. A leur décharge, on peut dire que la situation est inédite mais il n'empêche que nous nous faisons remarquer des autres pays par les reculades, hésitations, improvisations et maladresses sur la gestion de cette crise. On n'est pas bons, le 11 mai prochain est toujours aussi nébuleux et on n'a toujours pas de masques… même si la secrétaire d'Etat à l'économie nous assure la main sur le cœur que le gouvernement procédera aux premières distributions à partir du lundi 4 mai.

Comment éviter le stockage par certains, au risque de provoquer des ruptures d'approvisionnement ? On nous explique que plusieurs modes de distribution ont été identifiés pour permettre à un maximum de français d'y avoir accès : pharmaciens, mairies, grande distribution, buralistes, e-commerce, etc. Des masques gratuits doivent être utilisés dans les transports franciliens, mais quid des autres ? Vous pouvez crever, merci.

Dès la fin du mois des masques payants devraient être disponibles chez les buralistes pour un prix (indicatif) de cinq euros. Dans la majorité des cas, les masques obligatoires seront payants, néanmoins cela promet des beaux effets de foule et des queues contraires à l'esprit des mesures barrières.

Les choses évoluent très vite et on se souvient tous de la réaction de la porte-parole du gouvernement, qui, il a quelques jours se forçait à rire de manière appuyée, pour répondre aux journalistes et dénoncer l'inutilité des masques. Qu'est ce qu'un revirement, une auto-contradiction et une suite de mensonges éhontés quand ce genre de personnage déclare sans rire ne pas savoir mettre un masque et reconnaît elle-même tenir des propos "débiles" ?

La rentrée du 11 mais doit se dérouler très progressivement et sur les bases du volontariat. Elle pourra s'étaler sur trois semaines et se faire par petits groupes, avec un plafond de 15 élèves. Selon une fédération de parents d'élèves, les 2/3 des parents ne seraient pas prêts à renvoyer leur progéniture à l'école et je ne vois pas comment concrètement, les mesures lancées en vrac pourraient être appliquée dans des établissements vétustes et non conçus à cet effet.

 

 

Confinés, nous en avons presque oubliés ce qu'est un repas au restaurant avec ceux qu'on aime, ou le plaisir de prendre un verre avec un copain. Pas question pour les clients d'y remettre les pieds, coronavirus et mesures barrières obligent. A ce jour, aucune date de réouverture n'a encore été déterminée, et les 168 000 restaurants français font partie des établissements les plus durement touchés par les mesures de confinement. Le gouvernement devrait annoncer des mesures d'aide destinées à éviter des faillites massives.

Certains restaurateurs se sont lancés dans un nouveau métier et pratiquent la vente à emporter, parfois avec livraison, y compris en campagne, mais sans le personnel habituel et parfois pour une commande qui couvre toute la semaine. Le syndicat du secteur est sceptique sur le salut des restaurateurs qui ne passerait pas forcément par cette vente à emporter improvisée, car il n'y aurait pas de vrai marché. Ce serait, paraît-il, une fausse bonne idée et de nombreux professionnels abondent dans ce sens, eu égard au trop grand risque de perte et aux dépenses induites. Dans les zones touristiques, la trésorerie est au plus bas et la vente à emporter n'a que peu de succès avec la seule clientèle locale. Il faut en sus, du matériel pour assurer la sécurité sanitaire, et beaucoup ont peur de venir retirer des repas dans ces conditions. Quant à la commission de 34% en moyenne pour la livraison, c'est loin d'être la panacée.

 

Je pense que les gens ne voudront peut-être pas s'asseoir de si tôt dans un restaurant à côté d'inconnus, car la seconde vague du virus est inéluctable. En ce qui me concerne, je n'ai pas l'intention d'utiliser la vente à emporter ni même de retourner au restaurant à plus ou moins longue échéance. J'y allais avant, de une à trois fois par mois, et bannir la restauration est peut-être après tout un bon investissement pour l'après-confinement. A chaque jour suffit sa peine, mais jusqu'ici, tout va bien…

 

 

 

 

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23 avril 2020 4 23 /04 /avril /2020 08:00

J+38. Jeudi 23 avril - (18 au jus). Jusqu'ici tout va bien…

 

Petit rappel embrouillé : la population n'est pas immunisée contre le Covid-19. Dans l'attente, il convient de rester confiné mais la population est confinée provisoirement pour se préserver de la contamination. Toutefois, le 11 mai 2020, la population entrera dans une phase de déconfinement destinée, entre autres, à être en contact avec le Covid-19 et ainsi à être immunisée. A l'issue, elle sera testée afin que les scientifiques sachent si la population a été contaminée, et ce pour savoir si elle est immunisée (et donc ne plus être confinée). L'alternative sera toutefois d'être confiné volontairement pour ne pas transmettre le virus à ceux qui ne sont pas immunisés, puisqu'ils ne sont plus confinés. J'ai bon ?

Il se rajoute quelques données erratiques argumentant que malgré les tests, le taux des personnes ayant été en contact avec le virus est insuffisant pour déclencher une immunisation collective. Par ailleurs, la contamination démarrant progressivement, on nous annonce une seconde vague d'après confinement en… septembre, et ce jusqu'à la fin de l'année au bas mot.

Ouh la la, j'y perds mon latin et je n'y comprends plus rien. Toutefois, j'ai moi aussi une théorie : "Ils n'en savent rien et chacun ramène sa science croyant détenir la vérité" et ça, c'est certain !

 

Ce qui est certain aussi, c'est qu'au 11 mai, le seul progrès concret sera l'absence d'attestation infantilisante et la possibilité de certains achats dans des magasins aujourd'hui fermés, sans qu'il ne soit question évidemment de bar ni de restaurant. Le président a découvert hier à quoi ressemblait une supérette en zone rurale, c'est déjà ça...

L'après-11 mai reste pour le moins flou dans ses aspects tangibles, et la tache paraît impossible sans mise en place de tests massifs et d'isolement. La grande partition nationale se déclinera donc en partitions territoriales (je leur souhaite bien du plaisir, en Ile de France).

Certes, toutes les régions ne sont pas touchées de la même façon et les mesures à prendre ne seront pas les mêmes, mais l'exécutif ne veut pas d'une France coupée en deux, alors Quid ? Où est le fondement d'équité entre tous les Français qui reste la règle ?

 

Ce qui est certain, c'est que le déconfinement total attendra de longs mois. Cela ne devrait pas faire les affaires des professionnels du tourisme. En attendant, les princes qui nous gouvernent nous assurent qu'ils y travaillent et que le cadre global sera posé d'ici à la fin du mois, à quelques jours près, pour préparer ce "déconfinement progressif". J'ai toutefois du mal à imaginer le respect de la distanciation sociale dans le métro ou encore les distances de sécurité d'un coiffeur envers sa cliente ?

 

Dans l'attente, je vais me mettre moi aussi à y réfléchir dans mon confinement semi-rural.

Preuve que le monde tourne à l'envers, la météo nous annonce ce jour seulement 17° à Perpinyà et plus de 25° à Paris. Tout fout le camp, ma bonne dame, et j'ai un peu de mal à me convaincre que… jusqu'ici, tout va bien…

 

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22 avril 2020 3 22 /04 /avril /2020 09:00

J+37. Mercredi 22 avril - (19 au jus). Jusqu'ici tout va bien…

 

Pendant le confinement, bien se nourrir est encore plus important que d'habitude. Il convient de manger de façon équilibrée, avec comme d'habitude, des fruits et des légumes. A ce sujet, j'ai appris de la part de deux écervelées (pour rester poli) au journal de France 2, que les prix de la nourriture n'ont pas augmenté, fait confirmé par la grande distribution.

Non mais oh, elles ne font pas les courses, les deux (bip) ? Elles ont même tenté sans rire de nous convaincre avec une théorie fumeuse, que les produits d'entrée de gamme étaient moins disponibles en magasin à cause de la pénurie, et que sans faire attention, nous achetions donc des produits haut de gamme ou bio sans le faire exprès. Ces deux péronnelles nous prennent donc pour des neuneus mais je sais encore (et vous aussi) lire. Même proches des lieux de production, les tomates à 5 euros le kilo (4,99), tout comme les endives, qui viennent certes de plus loin, ou le chou blanc à 4 euros pièce (3,99) c'est juste inacceptable.

Comme pour contredire les deux (censuré), ce matin, j'ai entendu à la radio que les fruits et légumes avaient en moyenne augmenté de 9 à 25% ! Voila qui correspond mieux avec ce que j'ai constaté en rayon, n'en déplaise aux deux chroniqueuses de France 2, jouant en l'espèce le rôle de Radio Paris, un peu comme à une funeste époque : la chanson disant que… "Radio-Paris ment, Radio-Paris ment, Radio Paris est allemand…" (sur l'air de la Cucaracha).

 

Ceci dit, tout le monde n'aime pas les fruits et les légumes et une grande partie de notre belle jeunesse ne se nourrit guère que de pâtes, frites, pizzas, hamburgers, nuggets… Il n'est qu'à voir le bouchon de Seine-et-Marne d'hier. Sur les réseaux sociaux, on peut voir cette énorme file de voitures supérieure à 400 mètres, ayant entraîné un bouchon incommensurable et un délai d'attente parfois supérieur à trois heures.

Qu'attendaient-ils tous ces "braves gens" ? Une distribution de gants et/ou de masques de protection ? Que nenni… ils faisaient la queue pour un… hamburger ! En effet, Mc Donalds de Moissy-Cramayel (77) et quelques autres d'Ile de France avaient rouvert les "drives". Aussitôt, des hordes de jeunes banlieusards facétieux, désireux de retrouver le goût du Big Mac en plein confinement, se sont agglutinés. Tout ce que les alentours comptaient d'adorateurs de hamburgers, de nuggets, de petites frites et de potatoes se sont succédé sur des centaines de mètres, jusqu'à créer un bouchon inextricable. Les habitants des lieux proches ont même dû prendre une autre route pour rentrer chez eux, tellement les axes autour des Mc Do étaient saturés. C'est d'autant plus étonnant que le clown habillé de jaune et rouge évoque quelque part les Etats-Unis, symbole de tout ce que certains exècrent, mais on n'en est pas à une contradiction près.

 

Ceci dit, il est plus rassurant pour l'ordre public de les voir s'agglutiner pour un cheese et un coca à la flotte, que de les voir incendier les banlieues, comme cela a encore été le cas ces 4 dernières nuits. Après un hyper casher et une église, c'est cette fois une école qui, à Gennevilliers, a fait cette nuit les frais d'un début d'incendie. Le mouvement fait tâche d'huile, même si au journal télévisé, nous n'avons droit qu'à une portion congrue pour relater la chose.

Heureusement que, tout en séparant le bon grain de l'ivraie, nous avons les réseaux sociaux. On a tout de même pu voir l'accidenté de la Garenne-Colombe interviewé sur son lit d'hôpital et remercier les émeutiers de leur soutien. J'ai toutefois noté qu'on n'entend plus ceux qui relataient que ce garçon avait eu la jambe arrachée et que les policiers lui avaient tiré dessus. Deux mensonges éhontés, car en principe, en France, on ne meurt pas d'une jambe cassée et le sauvageon aura donc du temps pour parfaire sa guérison. Il pourra ainsi méditer à un avenir meilleur, plus souriant que son passé, espère-t-on. Il serait temps de laisser derrière lui ses 14 condamnations, notamment des faits de pour violences aggravées (la dernière, armé d'un hachoir).

 

Dire qu'on ne peut plus rouler tranquille, sur une moto-cross sans plaques et de provenance indéterminée, ni rouler à grande vitesse sans casque, sans assurance, sans permis et en refus d'obtempérer… on ne peut plus rien faire. Ceci dit, je suis rassuré car le jeune homme a déposé plainte contre la portière. Voulant dépasser les policiers par la gauche, il a brutalement changé de trajectoire, doublant par la droite, le véhicule à l’arrêt, dont il a percuté la portière ouverte, avant d'aller percuter un poteau.

L’affaire a suscité l’émoi et des tensions dans toutes les banlieues parisiennes. En fin d'interview, le blessé a appelé ses soutiens à rentrer chez eux, ce qui est une bonne chose. Dans cette époque où on tend n'importe quel micro à n'importe qui pour s'exprimer sur n'importe quoi, on peut se demander à quand Nordahl Lelandais s'exprimant sur le confinement du fond de sa cellule ? Jamais, j'espère, car jusqu'ici, tout va bien…

 

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