Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
2 juillet 2020 4 02 /07 /juillet /2020 17:00

Note liminaire : Je présente toutes mes excuses aux amis blogonautes qui étaient venus visiter cet article et parfois aussi, mettre des commentaires. Overblog se permet à présent de supprimer des articles sans raison et sans aucune excuse ??? Mon dernier article a été publié 3 fois et celui qui suit a été supprimé. Quel foutoir... la prochaine fois qu'ils vont me relancer pour que je prenne leur option payante, ils vont être reçus ! Heureusement que j'archive ce que je publie mais vos commentaires sont hélas perdus...

Un collectionneur d'art désespéré essaye de sauver un de ses tableaux dont la vierge a été défigurée lors d'une "restauration", en Espagne. Cette horreur a été commise par un restaurateur de meubles, très compétent dans son métier, mais pas en restauration de tableaux. Ce sont d'ailleurs deux activités très différentes.

C'est un désastre ! affirme ce collectionneur d'art de Valencia, en Espagne, après avoir récupéré une œuvre totalement massacrée après une soi-disant restauration.

Notre homme avait confié l'immaculée conception de Bartolomé Esteban Murillo (excusez du peu), à un restaurateur de meubles dont sa famille louait les services depuis des années. Ayant la plus grande confiance en ce professionnel, il lui avait amené le tableau pour que le cadre soit nettoyé et redoré, rien de plus. L'opération lui a tout de même coûté 1200 euros. En récupérant son tableau, le collectionneur s'est aperçu avec effroi que le visage de la vierge Marie peint par le maître, avait été totalement "défiguré".

Le restaurateur a nié totalement avoir fait quoi que ce soit à la toile. Il a juste admis un léger nettoyage du tableau qu'il avait trouvé sale. L'inmaculada de Murillo s'est donc retrouvée totalement défigurée, un peu à l'instar du tableau "Ecce Homo" en 2012.

 

J'avais fait un article à ce sujet. Ayant avoué sa bourde, le restaurateur de tableau s'était engagé à réparer son erreur et de faire retirer ce qui avait été repeint. Le massacreur a donc récupéré le tableau pour le confier à des "spécialistes" de sa connaissance. Bonne idée, mais hélas, le résultat après le passage entre les mains de ces soi-disant spécialistes était encore pire que la première fois. L'image représentée n'a même plus aucun rapport avec l'aspect initial du tableau, a déploré le collectionneur.

Il a cette fois confié l'oeuvre entre les mains d'un véritable professionnel pour réparer les dégâts des deux premiers apprentis, mais ce dernier n'est pas sur de pouvoir redonner à l'œuvre son aspect d'origine. Une fois de plus, la seule solution est d'essayer de retirer ce qu'ils ont peint, résume-t-il encore. Cette fois, la tache est incommensurable et le collectionneur se lamente d'une perte inestimable et sentimentale, car ce tableau appartient à sa famille depuis fort longtemps.

Cette triste affaire n'est pas un cas isolé en Espagne a regretté María Borja, vice-présidente et coordinatrice de l'association professionnelle des restaurateurs conservateurs d'Espagne. Outre-Pyrénées, rien n'oblige les propriétaires d'une œuvre classée à confier les œuvres à des professionnels formés à la conservation et à la restauration, ce qui entraîne parfois des dommages irréversibles sur celles-ci. Ce manque de législation conduit à des interventions désastreuses sur des pièces qui nous reviennent parfois en bien triste état. Le constat est particulièrement alarmant en ce qui concerne les sculptures romanes ou les peinture "Renaissance" de grande valeur.

La professionnelle cite le cas (lien ci-dessous), où une fresque de l'église de Borja représentant Jésus (Ecce Homo) avait été massacrée par une octogénaire en 2012.

http://solexine.over-blog.fr/article-l-enfer-est-pave-de-bonnes-intentions-109459661.html

http://solexine.over-blog.fr/article-l-artiste-de-la-pire-restauration-du-christ-va-toucher-des-droits-d-auteur-119920846.html

Son travail avait été moqué et détourné sur les réseaux sociaux et la vieille dame avait même inspiré un opéra, mais l'œuvre est définitivement perdue. Gageons que ce nouveau désastre fera évoluer la législation en vigueur, c'est urgent.

 

On compte déjà plusieurs "restaurations horribles", comme la "vierge en bois de Rañadoiro (XVe siècle)", repeinte dans des couleurs vives ou le "San Jorge de Estella" (XVIe siècle), qui ressemble maintenant à Tintin et dont le cas doit passer en justice, ou encore la "Dolorosa de Arucas", à Las Palmas des Canaries, dont le masque de la mort si expressif ressemble maintenant à une poupée en plastique. Les toiles et statues ne sont pas les seules à être dégradées de cette manière, on compte aussi nombre d'attaques immobilières, comme des nettoyages de façades historiques bien trop abrasives, l'utilisation d'ermitages comme garages ou la disparition d'éléments ornementaux originaux, démolis ou bétonnés…

Il conviendrait que seuls des restaurateurs formés et habilités soient autorisés à intervenir sur des œuvres classées, c'est bien le minimum !

 

On est quand même passé de ça... à ça... puis à ça... !

 

 

 

Rappel des restaurations horribles précédentes :

 

- Ecce Homo de Borja. (barbouillage)

 

- Virgen de Rañadoiro. (colorisation kitsch)

 

- San Jorge de Estrella. (St Georges ressemble à Tintin)

 

 

 

- Dolorosa de Arucas. (masque mortuaire transformé en poupée plastique).

 

Partager cet article

Repost0
23 juin 2020 2 23 /06 /juin /2020 09:00

Au hasard de mes pérégrinations sur le Net, j'ai eu la surprise de tomber sur le site d'un journal local, et d'y lire un billet concernant les tortures moyenâgeuses. Vous allez me dire que ça a déjà été fait et que ceux de cette époque n'étaient pas à cours d'imagination pour trouver des raffinements destinés à faire souffrir et ôter la vie de leurs contemporains. Vous avez raison, mais voilà, ce billet relatait des supplices uniquement réservés aux dames. J'en suis resté baba !

 

 

1 - DES POINTES EN MÉTAL DANS LA BOUCHE DES DAMES QUI PARLAIENT TROP

La bride-bavarde était un instrument de torture terrible, du genre "muselière en fer", destiné à être appliquée sur le visage des "commères". On appelait ainsi ces dames qui ne cessaient de critiquer, de dévoiler des secrets, de dire du mal des voisins, etc. Placée dans la bouche, la bride-bavarde était donc équipée de pointes de métal qui lacéraient la langue à chaque fois qu’elle bougeait. C'était une façon tout à fait charmante de faire taire quelqu’un !

 

 

2 - LE JOUG À MÉGÈRE

Décidément, les "mégères" du moyen-âge étaient particulièrement ciblées. Comparé au joug à mégère, les menottes ne sont rien. Il s'agissait d'un dispositif en bois ou en métal, réservé non pas seulement aux commères, mais aussi aux femmes violentes. L'instrument forçait la suppliciée à se déplacer bras pliés et tête enserrée. Il arrivait qu'on l'utilisait aussi pour punir deux femmes en même temps !

 

 

3 - LE THEWE

Célèbre outre-Manche, le "thewe" était une sorte de pilori réservé à ces dames. Contrairement à celui des hommes, seule la tête était attachée au poteau, mais pas les mains. La fautive, en plus d’être enchaînée, était exhibée à la foule. Pour ajouter à la joyeuseté de l'instant, il était de bon ton de l'insulter, tout en lui jetant à la tête des crachats ou des cailloux.

 

 

4 - L’ABLATION DU NEZ

Pour punir une femme aux mœurs légères, quoi de mieux que lui couper le nez ? La société du Moyen Âge trouvait cela normal et n’hésitait pas mutiler de pauvres femmes innocentes sur le symbole de sa beauté. Sous Louis XIV, c’était encore pire : les prostituées surprises en flagrant délit avec un soldat (comme si le monsieur n'y était pour rien ?) se voyaient, en sus, couper aussi les oreilles. Les hommes, en revanche, n’étaient condamnés qu’à une simple amende, ce qui démontre que l'égalité des sexes n'était encore pas à l'ordre du jour.

 

 

5 - LE TABOURET

Quiconque pour s'amuser, essaye de s'asseoir dans le vide, ne restera dans cette position que très peu de temps. Le tabouret" est donc un châtiment bien désagréable. Destinée une fois de plus aux femmes aux mœurs légères et aux commères, cette chaise en bois sans siège était une véritable torture. La coupable devait s’y asseoir, tout en étant attachée et exposée au public. Ce dernier, comme à son habitude, était inviter à agrémenter le supplice avec forces crachats, insultes, et cailloux. L’humiliation était à son paroxysme.

 

 

6 - LE TABOURET DU CANARD

Il s'agit là d'une variante qui reprend l'idée générale mais l’applique avec plus de panache ou d'inventivité. Le tabouret se trouve cette fois élevé au-dessus d’une étendue d’eau. La femme y siégeant doit être plongée autant de fois qu’il le fallait pour "refroidir sa chaleur excessive", comme écrivait François Maximilien Misson, écrivain français du texte documentaire, condamné à l'exil. Bien souvent, la pauvre femme torturée finissait par en mourir par noyade. Le Moyen Âge n'était pas vraiment une douce époque.

 

 

7 - LE MANTEAU DE L’IVROGNE

Le manteau d’ivrogne n'est autre qu'un énorme tonneau dans lequel on forçait les femmes infidèles à s’installer. Un trou laissait passer la tête, et deux autres étaient destinés aux bras. La coupable devait parader dans la ville, histoire de bien montrer qu’elle n’était pas digne de confiance. Là encore, la malheureuse était la cible des quolibets et autres insultes, quand ce n'était pas des crachats et des cailloux.

 

 

8 - LA MARCHE DE LA HONTE

Popularisée par la reine Cersei Lannister dans "Game of Thrones", il s'agissait d'une parade humiliante. Durant cette marche à travers toute la ville, on forçait les prostituées, les mégères (femmes autoritaires et dominatrices) et les menteuses à parcourir, pieds nus, les rues de la ville. Quand la faute était plus grande, elles devaient déambuler dans le plus simple appareil. De plus, la foule ne manquait pas une occasion d’humilier la présumée coupable avec les moyens habituels : insultes, crachats, jets d'immondices divers, etc.

 

 

9 - LA NOYADE DES SORCIÈRES

Il ne s'agit plus de châtiment, mais bien d'une condamnation à mort. La noyade était spécialement réservée aux femmes accusées de vol, car cette méthode était étonnement considérée comme plutôt douce. Les présumées sorcières subissaient donc sans preuve l’ordalie (1) par l’eau froide. Leur sort était donc déterminé selon si elles coulaient ou si elles flottaient.

(1) L'ordalie, ou jugement de Dieu, était un procès rapide à caractère religieux qui consistait à soumettre un suspect à une épreuve mortelle, dont l'issue, théoriquement déterminée par Dieu lui-même, permettait de conclure à la culpabilité ou à l’innocence dudit suspect. Si l'accusée était innocente, Dieu le savait et l'aidait à surmonter l'épreuve. La supposée sorcière était plongée dans une eau bénite glacée (souvent une rivière). Si elle coulait, c'est qu'elle était reçue par l'eau bénite et donc innocente. Si le corps flottait, cela prouvait le rejet de l'eau bénite et donc sa culpabilité. La plupart des femmes accusées de sorcellerie étant frêles et âgées, avaient tendance à flotter. Soit les accusées à tort se noyaient, soit elles étaient exécutées car coupables.

 

 

10 - LE FER ROUGE

Assez populaire, cette punition était réservée aux prostituées et aux souteneuses du Moyen Âge jusqu’à la fin de l’ancien régime. Les filles de joie étaient donc marquées au fer rouge, et recevaient un "P" sur le front, le bras ou la fesse, tandis que les maquerelles disposaient d’un "M" assorti d’une fleur de lys aux mêmes endroits. Le roi Charles IX les déclara même hors-la-loi, passibles sans procès de fouet et de la "marque".

 

11 - LE BUCHER

Les sorcières du Moyen Âge n’étaient pas seulement noyées, mais le plus souvent brûlées. Le premier procès de sorcellerie de Paris fut celui de Jeanne de Brigue, le 29 octobre 1390. Elle fut déclarée coupable, puis " purifiée par le feu" en place publique le 19 août 1391. Il arrivait, pour que la douleur soit plus intense, qu'on fasse porter une robe et un bonnet enduits de goudron aux présumées coupables. Elles étaient ensuite attachées au poteau, puis brûlées vives. Parfois, le corps supplicié était également pendu.

 

Quelle chance avons-nous de vivre à notre époque.

Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : Le blog de Solexine le Catalan !
  • : Il y a un peu de tout, notamment des avis sur tout mais surtout des avis !
  • Contact

Viscà Catalunya lliure

Recherche

Articles Récents

  • Billet d'humeur d'un futur reconfiné (tome 5).
    Dans le journal d'un reconfiné, la date du jour comptera double. C'est une première en Europe : l'Irlande et le pays de Galles (Wales) se reconfinent pour une durée respective de 6 et 2 semaines reconductibles, dans le but de réduire les contaminations...
  • L'habit ne fait pas le moine !
    Dans ce billet, 14 personnes tatouées se mettent à nu (ou presque) pour briser les clichés. Le tatouage n'a pas forcément une bonne réputation, même s'il existe depuis des millénaires et même si nous sommes en 2020. Certains pensent que les personnes...
  • Billet d'humeur d'un futur reconfiné - Tome 4.
    Je ne suis plus aussi certain que "tout aille bien", même s'il ne se passe plus grand-chose dans le monde et dans notre pays, à part ce fichu virus. En Europe, c'est pas top (tiens, ça rime) et dans les autre pays touché par le flu non plus (tiens, ça...
  • Billet d'humeur d'un futur reconfiné" Tome 3.
    La vie est mal faite... Il prenait toutes les précautions et n'était pas du genre à faire la fête au mépris des gestes barrière. Reconnaissable à sa figure ronde, ses lunettes et sa coupe dans le vent, le créateur de mode japonais Kenzo Takada, dit "Kenzo"...
  • Billet d'humeur d'un futur reconfiné. Tome 2.
    Ca y est, c'est officiel : la pandémie a fait plus d'un million de morts de par le monde ! ça se fête ! (Nan, là je divague)… mais c'est officiel. Selon les données compilées par l'université américaine Johns-Hopkins, le bilan de la pandémie a dépassé,...
  • Billet d'humeur d'un futur reconfiné". Tome 1.
    Ce volet de mon blog revient, ce qui veut dire que ce n'est pas bon pour nous. La suite du "journal de marche d'un confiné" réapparaît sous la forme du "billet d'humeur d'un futur reconfiné"… J'espère qu'il n'y aura pas de troisième volet "nouveau journal...
  • Techniques de parentalités impensables aujourd'hui (Tome 4 et fin)
    Et voici le dernier volet, chers amis... Cette photo de bébé pré-selfie est quasiment iconique. Avant les selfies et les appareils numériques, y compris les smartphones, les gens avaient du mal à faire asseoir les bébés et à les empêcher de bouger pour...

Pages

Catégories