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12 janvier 2021 2 12 /01 /janvier /2021 08:00

La suppression des comptes de réseaux sociaux de Donald Trump, au lendemain des événements du Capitole, est révélatrice de leur pouvoir sans contrôle. Il y a encore peu, les réseaux sociaux chinois, QQ (équivalent FB) et Sina Weibo (équivalent de l'oiseau bleu) supprimaient les comptes des opposants au régime. Les politiques et d'une manière générale, le monde "bien-pensant" a poussé à juste titre des cris d'orfraie, dénonçant une atteinte à la démocratie.

Le gouvernement chinois est aujourd'hui mort de rire. Les réseaux sociaux ont démontré leur toute puissance et leur propre "bien-pensance". Qu'on le veuille ou non, c'est un nouveau coup dur porté à la démocratie.

Sans comparer aucunement les deux personnages, même si je le les apprécie guère plus l'un que l'autre, force est de constater que la censure a aussi frappé chez nous. Les comptes sociaux du député Son-Forget ont été supprimés de la même manière.

Amusé au début, je n'en pouvais plus de ses élucubrations, mais quand même… même s'il avait multiplié les publications loufoques en bonnet orange, tantôt en chevalier "Jedi" au sabre laser Star Wars oui armé d'un fusil d'assaut, tantôt en preux chevalier de Jeanne d'Arc, ou dans des selfies avec l'inénarrable Benalla, ce n'est pas une raison.

Il avait eu le culot, suite à sa publication connexe de l'anatomie intime du sieur Griveaux, de narrer un vol de téléphone, mystérieusement retrouvé peu après sur les bancs de l'assemblée nationale. Récemment, les choses se sont calmées et il ne se postait plus guère qu'en skateboard dans les rues de Paris.

On peut légitimement se demander si c'était bien là le rôle d'un élu de la République, mais est-il normal qu'un réseau social décide unilatéralement de supprimer le compte d'un député de la République française en exercice, fut-il un tantinet borderline ? La question reste posée, mais revenons au bouffon blond.

Les "progressistes" en rêvaient, Trump leur a apporté sur un plateau l’opportunité de passer à l’offensive. Le jusqu’au-boutisme des trumpistes les plus incontrôlés, visant à interrompre la confirmation de l’élection présidentielle est une porte étroite dans laquelle certains se sont engouffrés, avec les images que l'on sait qui ont tourné en boucle. Trump a donné du grain à moudre à ses adversaires et ils n'ont eu qu'à s'engouffrer dans la brèche.

A mon sens, la censure par la suppression des comptes de réseaux sociaux est une erreur. Il est trop facile de museler ses adversaires en leur coupant arbitrairement et unilatéralement la parole. A quoi cela va-t-il servir, 8 jours avant son départ, si ce n'est au final, de le victimiser ? Il n'attend que cela.

Laisser actifs les comptes sociaux de cet improbable vieux fou n'aurait pas changé grand-chose, car il ne faisait plus que répéter à l'envi ses leitmotivs de victoire et d'élection volée qui lassaient le plus grand nombre. D'ici quelques jours, ses élucubrations n'auraient pas eu d'autre choix que de tourner en boucle de manière vaine et inintéressante, reléguant ses vieux "tweets" à la place insignifiante et inutile qui étaient la leur.

Les appels à la destitution du sortant, comme la suspension de ses comptes sociaux s’inscrivent dans un projet pathétique qui ne fait qu'amplifier le délire d'un vieillard en déroute. Trump a lui-même allumé l’incendie de son propre château, avec en point d'orgue, la tragi-comédie du Capitole.

Sa dernière faute est d’avoir servi à ses adversaires le fantasme de leurs attentes et fourni ainsi l'occasion d’inverser le rapport de force, ce qui ne fera que fragiliser l'ordre politique, et pas seulement aux States… mais jusqu'ici, tout va bien.

 

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24 décembre 2020 4 24 /12 /décembre /2020 08:00

Le petit mot de Noël

Puisque partout dans les medias et sur Internet fleurissent de doux messages pour fêter Noël et sa magie, malgré la pandémie, malgré la crise sanitaire et malgré l'actualité effroyable, permettez-moi de contribuer à mon tour à cette ambiance festive et chaleureuse avec une citation adaptée à l’évènement : Noël, c’est vraiment de la connerie.

A l’approche des fêtes, nous sommes nombreux à finalement en avoir un peu marre de tout ça. Les gens courent partout, font les magasins en se serrant comme des sots au mépris des gestes barrière et de la jauge de clientèle, avec parfois même des commerçants non masqués (!). Les gens se ruinent pour des produits qui seront soldés à -50% dans une semaine, ou qui ne plairont pas et qui, dans le meilleurs des cas, seront acceptés poliment avant d'être mis de coté dans un placard et au mieux de finir chez Emmaüs dans quelques mois. Les fêtes de Noël seraient-elles souvent synonymes de fatigue, de ruine et de faux-cutage ? Comme dit tonton Henri : "ça gonfle tout le monde mais on y fait quand même…"

C'est pas faux, car on se tape le même repas convenu en famille depuis 37 ans, sauf cette année, il y aura quelques changements. On va bien rigoler avec papi et mamie dans la cuisine, seuls avec leur demi-buche, avec les masques à l'apéro et les tapas individuels puisque les ramequins collectifs sont interdits. C'est peut-être une bonne chose, car chez Tonton Henri, ils étaient comme d'habitude : 37 au repas de réveillon et 29 au repas de noël midi (moins nous, n'étant pas invités puisque nous sommes "des cons").

On verra bien le 25 au soir, quand les petits-enfants viendront chercher leurs ronds, assurant une présence minimum syndicale et polie de 18h00 à 18h30, excuse du couvre-feu oblige.

Noël a de nos jours perdu toute connotation religieuse et les bons sentiments dégoulinants couplés à la fameuse "magie de noël" n'existent que dans les films "cucus", dont les chaines nous abreuvent depuis plus d'un mois. Mais si, vous savez bien, ces petites productions tournées en deux semaines dans une petite ville "parce que c'est moins cher", où l'héroïne qui a fait fortune à New-York et perdu le sens des vraies valeurs revient malgré elle passer noël dans le bled de son enfance. Elle y rencontre par hasard un beau bucheron au grand cœur et tout les sépare, sauf à la fin, où grâce à la magie de noël, ils vécurent heureux et firent une séance sympa de cigare à moustache.

Alors que restera-t-il le 26, le lendemain de cette opération commerciale ? Pas grand-chose, un peu de plastoc "made un China" ou quelques trucs moches et parfumés. Voila qui enfonce bien le clou après la taxe d’habitation qui était censée descendre ou disparaître mais qui est toujours là, et même un peu augmentée.

Alors Quid ? Ne plus fêter Noël et le réveillon ? Bah, même si on sait que c’est tout moisi, on est bien obligé d’y faire… au moins pour les enfants, a dit tonton Henri.

Je ne vous souhaite donc ni joyeuses fêtes bien alcoolisées, ni franches accolades positives au Covid, ni bons étouffements avec votre foie gras, mais juste parce que l'esprit de Noël est malgré tout une belle connerie, de passer un moment sympa de la manière qui vous plaira le mieux, et de ne pas trop penser à toutes les horreurs que nous traversons.

J'espère que vous ne vous serez pas (trop ?) reconnus dans ce billet de noël un peu acide, car finalement, jusqu'ici, tout va bien…

(NDLR) : Pas sur que j'aie des cadeaux cette année, car avec ce billet, j'ai vraiment été très vilain pour Noël... Toute ressemblance avec des situations ou des personnages réels n'est en aucun cas fortuite.

 

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26 octobre 2020 1 26 /10 /octobre /2020 09:00

La question ne se pose plus si on va y avoir droit, mais quand et comment on va y avoir droit… Il l'a dit… ou du moins laissé entendre : le Premier ministre, Jean Castex, parle maintenant d'un "point d'étape". Il reçoit aujourd'hui, lundi 26 octobre 2020, les partenaires sociaux à Matignon pour évoquer les conséquences économiques de la reprise de l'épidémie. Les sujets sensibles devraient également être abordés et on va en prendre plein la tête.

Hier a vu encore un nouveau record de contaminations battu : plus de 52.000 au cours de la journée de dimanche, un chiffre encore plus haut que ceux des derniers jours.

Les conséquences économiques seront terribles et des millions de nos concitoyens vont passer sous le seuil de pauvreté, mais les conséquences sanitaires ne le sont pas moins. La ligue estime à 30.000 le nombre de cancers non détectés et donc non traités, arrêt de l'accès aux soins de patients atteints d'un cancer. On dirait qu'il n'y a plus que la Covid-19… Il faut dire que les patients atteints du Covid-19 occupent désormais 67% des lits de réanimation.

Ce n'est pas mieux chez nos voisins : En Espanya, c'est aussi l'état d'urgence sanitaire et le couvre-feu pour une durée de plus de 6 mois sur tout le territoire, seules les îles Canaries échappent au couvre-feu. Et la Chine, que deviennent-ils ? car c'est quand même de là que tout est parti… Une campagne de dépistage massif qui concerne 4,75 millions d'habitants a révélé les cas contacts de 2,8 millions de personnes. Il s'agit de l'augmentation du nombre de contaminations la plus élevée depuis près de 7 mois en Chine. L'Europe semble submergée par la fameuse deuxième vague du Covid-19, mais nous ne sommes pas les seuls.

L'idée actuelle est de confiner au maximum les relations dans le système privé en essayant de maintenir l'économie : l'enchaînement "métro-boulot-dodo" et rien d'autre, quoi.

Face à l'augmentation des cas de Covid-19 et la dégradation de la situation sanitaire en France, certains réclament un "confinement écocompatible" le plus tôt possible. Il convient de rester prudent avec ce genre d'affirmation. En raison du temps d'incubation de la maladie, les chiffres actuels des cas dépistés proviennent de contaminations survenues avant le couvre-feu.

Quant à l'éventualité d'un reconfinement, je vous rappelle les propos du secrétaire d'Etat expliquant qu'il ne faut absolument rien écarter. Plus de 50% des salariés des zones en couvre-feu sont en télétravail, à raison de 2 à 3 jours par semaine. Cela n'était pas arrivé depuis le mois de juin.

La reprise de l'épidémie a une conséquence extrêmement lourde sur l'hôpital. La situation, déjà au bord de l'intenable va exploser. Les têtes pensantes envisagent probablement d'alourdir les mesures après la Toussaint, histoire de laisser passer la fête et les vacances. Ensuite, jusqu'à Noël (qu'il faudra tenter de sauver), il est certains que nous allons avoir droit à des mesures drastiques…

Sous quelle forme ? Reconfinement local ? ciblé ? le week-end ? On ne sait pas encore à quelle sauce nous allons être mangés, même si jusqu'ici, tout va bien…

 

 

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14 septembre 2020 1 14 /09 /septembre /2020 10:00

Tome III (avant-dernier épisode)

 

 

Voici une photo de fête de lycée, prise le jour de la fête nationale des USA, en 1976. Aujourd’hui, cette scène est impensable. Avant d'organiser une fête, il faut avertir tous les voisins, les supplier de ne pas appeler les flics, puis essayer de gérer le volume de la musique pendant toute la fête pour que police-secours ne reçoive pas de plaintes pour le bruit, payer la SACEM... Et encore, c'est pas gagné…

 

Voici la joie d'un enfant qui a reçu un cadeau super cool. Aujourd’hui, le jouet le plus innocent du marché a déjà été testé 1000 fois pour s’assurer de l'absence de risque d’étouffement et d'un tas d’autres dangers. C'était plus cool en 1989 (date de la photo). Le petit Dan est en train d’ouvrir le jouet le plus "chaud" de l’année (le piège à fantômes de SOS Fantômes) avec plein de monstres et de trucs horribles. Si ce jouet existait encore de nos jours, il serait édulcoré, réservé aux majeurs et certainement recouvert d’une tonne d’autocollants d’avertissements divers et variés.

 

Cette mère multitâche arrive à concilier baby-sitting et utilisation d'une tronçonneuse, ce qui ne serait pas montré en exemple de nos jours. Si les parents qui lui ont confié leur bébé avant de partir en randonnée n'ont pas encore fait une crise cardiaque, cela pourrait leur arriver à coup sûr en voyant la façon intéressante dont cette maman arrive à concilier une tronçonneuse à chaîne avec le transport de leur précieuse cargaison. C'est vraiment du multitâches de plein air.

 

Aujourd'hui, la photo d'un véhicule avec ses occupants non ceinturés nous choque, avant c'était normal. Les vacances en famille de Jay semblaient s'inspirer de la réglementation des passagers de bus scolaires, autorisant les enfants à voyager non ceinturés. Toutefois, les enfants n'étaient pas vraiment assis dans des sièges mais entassés dans la capucine… On peut penser que les bambins sont plutôt à l’abri des collisions dans cet énorme véhicule, un Winnebago du début des années 90, mais ce n'est pas prouvé, loin de là.

 

 

Les bandes de motards étaient bien différentes à l’époque, pas forcément aussi sympathiques que cette mignonne petite fille, mais quand même. Aujourd'hui, il s'agit souvent de gangs qui passent sur la route en masse, dans un bruit d'enfer qui nous fait boucher nos oreilles. Aujourd'hui nous reconnaissons les rebelles et autres bandits 1% aux couleurs et patches de leurs vestes, mais cette enfant était surtout rebelle parce qu’elle ne portait pas de casque, obligatoire aujourd'hui pour les cyclistes.

 

Maman, je ne rentre pas tout de suite à la maison et je serai en retard pour manger. Les enfants d’aujourd’hui ont toujours un téléphone portable à portée de main et sont devenus accros. Ainsi, ils peuvent (éventuellement) envoyer un texto rapide aux parents. Ce gamin de 1970 doit se débrouiller avec un taxiphone trop haut pour lui et une pièce de monnaie. Il se donne beaucoup de mal pour faire savoir à ses parents qu’il va être en retard et je dois dire qu'il gère très bien !

 

Les jeunes groupes de rock composés d'enfants n'ayant rien à envier à leurs aînés appartiennent au passé. C'était le bon temps, les voisins n’appelaient pas immédiatement les flics et les enfants se déchaînaient. Sur cette photo datant de 1984, HG Cardinal a retrouvé le guitariste en tee-shirt noir et blanc avec qui elle sortait en 1984, lorsque cette photo a été prise. Souvenirs… Sauvages, les jeunes !

 

Aujourd’hui, les parents accordent moins d'importance aux coupes de cheveux de leurs enfants. Faire une beauté à sa fille n’était pas un problème en 1966, surtout pour une mère aimant la laque. Même si c’est un peu difficile à réaliser, cette coupe surannée nous montre que cette enfant avait du style. Lorsque la mère passait lentement devant la crèche, on suppose que la petite fille n’avait qu’à passer la tête par la fenêtre de la voiture et que tous les petits garçons la regardaient.

 

Ce macho à l'air suffisant, assis sur sa Ford Thunderbird dans laquelle l'attend un régiment de bombasses est improbable aujourd'hui. De nos jours, si la mode des bals de fin d’année semble revenir, elle est surtout axée sur des messages mignons que les garçons envoient aux filles pour les inviter à sortir avec eux, ou à être leur cavalière au bal de l'école. Ils sont gentils et parfois drôles, mais dans les années 70, ils étaient assez différents. Le posteur de cette photo n'est pas peu fier de cette photo de son père, mis en scène avant le bal de fin d’année avec des jeunes filles enamourées. C'est l'oeuvre de son frère, photographe professionnel.

 

 

Certaines choses ne changent pas, et on copie souvent nos parents, qu’il s’agisse de nos visages, de nos cheveux, de notre personnalité ou même de nos meubles et de nos passions. Parfois nous ne faisons que reproduire ce que nous connaissons, comme ce posteur qui s'est surpris à copier son père sans le vouloir. C'est ainsi que notre homme s'est retrouvé à endormir son fils dans une posture qui ressemble à s'y méprendre à celle que son propre père utilisait avec lui.

 

@ suivre pour le dernier épisode !

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7 septembre 2020 1 07 /09 /septembre /2020 16:00

Hello, amis lecteurs et lecteuses, voici le tome II des techniques de parentalité qui n'auraient plus leur place aujourd'hui...

Bonne lecture :

 

11 - Les concepteurs de ce porte-bébé pour couple de patineurs étaient en avance sur leur temps. C'était une invention remarquable pour pouvoir patiner les mains libres, mais un produit un peu plus contestable en matière de protection de l'enfant. En effet, il valait mieux qu'aucun des deux parents ne chute !

 

 

12 - Dans la famille de Niro, on ne fume plus aujourd'hui devant les bébés, notamment depuis que les dangers de la fumée de cigarette et les dangers du tabagisme soient aussi connus qu'aujourd'hui. Tout le monde fumait à qui mieux-mieux à l’intérieur, devant les animaux domestiques, les non-fumeurs et même les enfants, y compris en bas âge et tenus dans les bras. Un peu comme le père de Robert De Niro le fait sur la photo ci-dessous.

 

 

13 - Mon raton-laveur domestique est très gentil disait madame Coolidge, la première dame des Etats-Unis en 1922. Elle a même fréquemment posé en compagnie de sa compagne à poils, appelée “Rebecca”. La première dame était également une grande fan de la gent canine. Ce cas d'amour des ratons-laveurs à la maison blanche, à ma connaissance, n'a jamais été réédité.

 

 

14 - Aujourd'hui les cours de musique se font face à face, parfois même en studio. Certes, dans une école de musique, on enseigne d'abord la théorie avant de passer à la pratique. Pour ce faire, les enfants vont en classe pratique, avec de vrais instruments, pour apprendre les sons. Dans cette image d’une école de musique en 1947, les futurs pianistes regardent et écoutent les mouvements de la main de leur professeur. Ils n'avaient plus ensuite qu'à les reproduire sur des claviers miniatures factices ne faisant absolument aucun son. sans son. C’était peut-être un bon moyen de mémoriser les mouvements, mais quid de la qualité musicale ?

 

 

15 - Une bougie d'anniversaire est une façon d’apprendre à un bébé que le feu, ça brûle. Ce style d’éducation à l’ancienne n’était pas très populaire, même à l’époque. Il faut dire que les bébés n’ont pas vraiment la force de préhension nécessaire pour tenir des objets allumés. Ce père voulait peut-être s’en assurer en donnant un cierge magique allumé à son bébé. C’est sans aucun doute une façon d’apprendre rapidement les mesures de sécurité. Cette technique n’est plus très répandue et, heureusement, car il y avait des accidents.

 

16 - En 1916, ce jeune immigré italien, même vêtu à la mode du XIXème siècle, semblait du dernier chic. Ici, ce jeune homme né en Italie a été adopté par une famille pauvre avec 10 autres enfants en 1899. Il était difficile d'acheter des habits neufs à tout le monde. Toute la famille a émigré aux États-Unis en 1910, avec de vieux vêtements qui servaient à toute la fratrie. S'habiller avec des vêtements donnés et désuets ne se ferait plus aujourd'hui et les habits démodés sont en général jetés. Entre s'habiller aux puces et ne se vêtir que de vêtements neufs et de marque, il doit y avoir un juste milieu.

 

 

17 - Les cours de natation ne se pratiquaient pas forcément en piscine avec un maître nageur et des installations homologuées. De nos jours, on prend les photos de notre progéniture apprenant à nager, en maillot de bain, avec une grande quantité de bouées, et souvent lors de cours particuliers de natation dans une piscine dûment homologuée. Ici rien de tout cela, cette piscine improvisée à DETROIT en 1968, dans une benne, en est la preuve.

 

18 - En règle général, les hôpitaux nous ont habitués (encore plus aujourd'hui) aux normes sanitaires. Depuis longtemps, dans les maternités, tout est stérilisé et on se désinfecte régulièrement les mains dans chaque pièce, même avant le Covid-19. À l’époque, c’était semble-t-il un peu plus festif. Sur cette photo pris le jour de noël 1980, l’infirmière Nankie, en salle d’accouchement, remettait les nouveaux-nés à leur mère, directement placés dans une... chaussette de noël, accrochée là depuis plusieurs jours. Cette idée est très sympa et adaptée à l’occasion, mais cette scène serait impensable aujourd’hui, même si le coronavirus n'avait pas frappé.

 

 

19 - Les costumes d’Halloween font toujours l’objet de nombreuses critiques, notamment quand ils sont trop réalistes ou trop "gore". Les années 50 étaient un peu différentes. Il apparaît tout à fait normal, et même absolument hilarant de déguiser sa fille en paquet de clopes. Une telle ingéniosité pouvait valoir à l'enfant le statut de la "plus cool de l’école". Ou pas...

 

20 - Les corps de ballet ont toujours une une dimension féérique et une part de rêve. On en est un peu plus loin ici, dans une réalité alternative et un peu moins glamour. Toutefois quelle plus belle photo que ce bébé des années 80 prenant le biberon ? Cette image montre un côté plus humain de cet art et on ne peut qu'apporter tout notre respect à cette dame qui prend le temps d’être une bonne mère, y compris au travail. Aujourd'hui, cette photo est impensable, on ne trimballe plus un bébé au boulot à une heure avancée de la nuit !

 

Et vous, que pensez-vous de ce tome II ?

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3 septembre 2020 4 03 /09 /septembre /2020 13:00

Cette mini saga (en 4 parties) me rappelle une pensée que j'avais l'autre jour... à la récréation, on sucait tous le même robinet de la cour pour étancher notre soif, et il ne nous arrivait rien... on jouait dans des carcasses de bagnoles rouillées... et il ne nous arrivait rien.

 

Les temps changent et les techniques parentales aussi. Ces exemples de techniques de parentalité à l’ancienne vous feraient sans doute passer aux actualités du soir, mais bon, nous avons survécu, n’est-ce pas ? De là à penser qu'on était plus costauds que les jeunes d'aujourd'hui...

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1 - Cette voiture ne serait pas homologuée aujourd'hui et son siège bébé non plus. De nos jours, il existe de nombreux tests auxquels un siège bébé de voiture doit satisfaire avant de pouvoir être mis sur le marché. Il semble que ce n’était pas vraiment la préoccupation majeure des concepteurs de ce siège bébé dans les années 50...

 

 

2 - Oui, il peut arriver aux vétérinaires d'amener leur enfant au boulot pour voir un lion. Même s'il s'agissait d'un boulot dangereux, on pouvait y emmener ses enfants en 1959. En cas de refus, l'enfant aurait été très mécontent de ne pas avoir le droit de venir voir un lionceau au bureau. D'ailleurs, cette famille l'a gardé comme animal de compagnie et l’ont élevé pendant deux ans, jusqu'à ce que l'animal ne soit décemment plus gardable à la maison.

 

 

3 - Maman te soutiendra toujours… même si c’est en tant que rampe de vélo. Aujourd’hui, les parents diraient probablement non, juste pour utiliser une rampe inclinée. Ce n'était pas le cas en 1970 et cette maman a proposé à son fils de l'aider et même... de devenir la rampe dont il avait tant besoin. Espérons que cette dame avait les avant-bras solides.

 

 

4 – Ce fameux bras de protection est un geste classique des mamans en cas de situation semblant dangereuse. Ce geste est utilisé en cas de freinage brusque, avec ou sans ceintures de sécurité. Cette mère a utilisé le bras de protection pour rendre ce télésiège plus sûr, le télésiège n'étant pas forcément équipé de ceintures de sécurité. Après, l'efficacité…

 

 

5 - Le berceau improvisé de cette maman qui travaille n’est pas si mal que ça. Cette maman des années 50 avait trouvé un moyen astucieux pour surveiller son bébé, même au travail. Aujourd'hui, c'est impensable et son patron lui ferait de nombreux reproches pour qu'elle investisse dans un berceau et une nounou… Bien sûr, c’est un tiroir de classeur, mais est-ce si grave ? Après tout, le bébé ne risque pas de tomber plus bas.

 

 

6 – De nos jours, un enfant qui aide sa famille à faire du vin est une chose impensable. A moins que vous ne viviez dans un domaine viticole, il paraît peu probable qu'on impliquent un enfant dans un processus de fabrication de vin. Depuis que la consommation d’alcool a été portée à 21 ans aux États-Unis, un enfant qui côtoie l’alcool (même s’il n’en boit pas) y est totalement impensable.

 

 

7 - Vous voulez faire de l’escalade ? Vous avez un enfant ? Pas de problème, portez-là sur le dos et partez à l'assaut des montagnes. De nous jours, les enfants peuvent faire de l'escalade, mais en salle, et avec toutes sortes de  tapis de sécurité. Concernant cette enfant, son harnais de sécurité était constitué de quelques cordes, du dos de son père et de ses deux bras. Cette photo stresserait quiconque la regarderait aujourd’hui, car les grimpeurs d'aujourd'hui sont équipés d'une multitude d’équipements de protection et de sécurité. Dans les années 70, le dos de papa était la seule chose dont on avait besoin, mais ça marchait…

 

 

8 - Le seul véhicule de karting que les enfants peuvent aujourd'hui piloter, c'est "Super Mario Kart". Peut-être vous souvenez-vous de ces petits engins diaboliques et de leur rugissant moteur TG14 ? Peut-être       avez-vous déjà conduit ces petits véhicules où l'on pouvait s'asseoir et faire le tour du pâté de maisons en apprenant els rudiments du pilotage ? et ce avec vos frères et sœurs ? Cette photo n'est pas si vieille, elle a été prise en 1993. Tout est d'époque, le petit frère, l'absence de casque et de harnais, les pieds nus du pilote, les pneus lisses et même le chien !

 

 

9 - Bien sûr, 16 ans, c’était le bon âge pour faire le tour de l’Indonésie à moto. Le fils de cette faùille, âgé de 16 ans, a voulu faire le tour de Bali tout seul, avec cette petite Honda 125. Il l'a fait avec la bénédiction de ses parents car c'était une expérience formatrice pour lui. Il y est d'ailleurs retourné plusieurs fois avec ses propres enfants. A titre personnel, je n'ai pas fait le tour de l'Indonésie, mais j'ai traversé la France en 125 quand j'avais 16 ans. Impensable aujourd'hui, mais c'était cool !

 

 

10 - Attention de ne pas tomber. Sur cette photographie de 1970, prise par Hugh Holland, on peut voir un adolescent en train de faire du skate.

Il ne porte en tout et pour tout qu'un short et une expression déterminée. Aujourd'hui, si nous voyions un tel jeune au skate park, nous serions peut-être horrifiés. Les parents, c'est sur, ne l'auraient jamais laissé sortir sans chaussures ni genouillères et coudières. Alors moitié à poil… imaginez un peu…

 

@ suivre

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30 août 2020 7 30 /08 /août /2020 13:00

Les enseignants devront-ils porter un masque ?

Absolument, ce dernier leur sera fourni par leur administration. Les professeurs vulnérables ou à risque pourront faire une demande de masque FFP2. En maternelle, en CP, ou pour les professeurs en charge d'enfants malentendants il est prévu dans l'avenir, de distribuer des masques transparents aux enseignants.

 

Les élèves devront-ils porter un masque ?

Oui, collégiens et lycéens devront porter un masque. Plusieurs collectivités en fourniront gratuitement, suite au refus de l'Etat de les prendre en charge. En primaire et maternelle, le port du masque pour les enfants ne sera pas obligatoire, mais pourra être effectué si enfants ou parents le souhaitent.

 

Devront-ils le porter à l'extérieur de la classe ?

Oui, les plus de 11 ans devront être masqués pendant la récréation, dont les temps seront organisés, dans la mesure du possible, de manière à limiter les croisements entre élèves. A la cantine, les élèves garderont le masque pendant les déplacements.

 

Comment faire du sport ou de la musique ?

Le port du masque n'est pas possible en éducation physique, mais il sera demandé une distanciation d'au moins deux mètres entre les élèves, sauf si la pratique ne le permet pas».

Le port du masque sera conservé en éducation musicale. Pour le vocal, on s'attache plus à la qualité et la justesse qu'à la puissance vocale, qui ne sera pas recherchée.

 

Et en cas de fièvre ?

Si un enfant ou un personnel est symptomatique, un test sera réalisé pour, le cas échéant, prendre des mesures d'isolement ciblées. Il faut être capable de réagir et tester toutes les personnes ayant été en contact en moins de 48 heures si des symptômes sont signalés.

 

Et si une classe ou une école doit fermer ?

La décision sera prise après décision des recteurs, des préfets et des autorités régionales de santé. Il y en aura le moins possible. Le cas échéant, le ministère est prêt à relancer l'enseignement à distance. Si les écoles devaient restreindre leurs capacités d'accueil, une prise en charge sera aussi à l'étude et proposée aux parents.

Hé bien, amis lecteurs et lecteuses, la rentrée se fera bien, mais nul n'osera dire que ce sera une rentrée normale... Fichu virus !

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5 août 2020 3 05 /08 /août /2020 14:00

On n'est pas forcés d'aimer la police, mais ce jeune homme de 19 ans devrait se faire soigner au plus vite !

Le mis en cause a reconnu les faits en garde à vue, mais a déclaré ne rien regretter. Le fait divers est pour le moins inhabituel. En trois jours, muni de son téléphone, quasiment non-stop, cet habitant de Seine-et-Marne a insulté à 841 reprises des gendarmes et policiers en appelant successivement des commissariats ou des gendarmeries se trouvant dans toute la région parisienne.


L'individu a été interpellé lundi au domicile de son père, son téléphone lui a été confisqué. Les faits se sont déroulés entre le 1er et le 3 août. Placé en garde à vue, le jeune homme a reconnu les faits mais a déclaré ne rien regretter de ses appels passés à tous ces commissariats et toutes ces gendarmeries. Le quotidien indique que certains représentants des forces de l'ordre ont porté plainte.


Le mis en cause, connu des services de police pour des faits différents, ne s'était jamais distingué par de tels agissements. En garde à vue, il a également indiqué avoir pris du plaisir à s'adonner à ces appels injurieux.

 

Reconnu responsable de ses actes au terme d'un examen psychiatrique, l'individu doit être déféré ce jour devant le tribunal de Meaux afin d'être jugé dans le cadre d'une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité.

 

Moralité : tous les fous ne sont pas enfermés... 841 fois... ça laisse rêveur, autant de constance dans la haine !

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30 juillet 2020 4 30 /07 /juillet /2020 11:00

Les agents immobiliers voient tous les jours des choses surprenantes. Après tout, ils passent leur vie à entrer chez des inconnus. Voici l'histoire incroyable qui est arrivée aux sœurs Gladys et Carla Spizzirri. La propriété à vendre, située au 148 Jane Street, à Toronto, Ontario, Canada, était tout à fait banale vue de l’extérieur. En fait, toute la rue était banale, composée de maisons identiques.

La voix d'une vieille dame de 96 ans, au bout du fil, leur proposait une affaire qui semblait intéressante pour leur agence. Joyce envisageait de vendre sa maison pour fuir les rigoureux hivers canadiens. Elle voulait se rapprocher de sa famille, en Floride, et envisageait d'aller habiter une résidence pour seniors.

Carla et Gladys Spizzirri avaient une drôle de sensation après le coup de fil et pensaient que Joyce cachait quelque chose. En général, lorsque les gens contactent un agent immobilier, ils font l'article du bien à vendre, mais ce n'était pas le cas cette fois-ci. La situation leur semblait inhabituelle. Joyce a expliqué aux sœurs vivre dans cette modeste maison depuis plus de 70 ans, mais qu’elle ne l’avait pas remise au goût du jour depuis plusieurs décennies. Il y avait eu quelques travaux dans la cuisine, en 1965, mais les agents immobiliers se préparaient au pire. Elles redoutaient une maison en mauvais état, ou peut-être une sorte de décharge (syndrome de Diogène).

Qu’est-ce que Gladys et Carla allait trouver dans la maison de Jane Street ? Elles étaient un peu inquiètes sans savoir pourquoi. Joyce, âgée de 96 ans, avait vécu si longtemps seule… Avait-elle pu maintenir la propriété en bon état ?

Le jour de la visite est arrivé. L’extérieur de la maison ne présentait rien de particulier. Gladys et Clara s’attendaient à ce que l'intérieur soit un bric-à-brac rempli d’objets divers et variés. Les sœurs avaient complètement tort : la maison était en parfait état de conservation et de propreté, mais elle n’avait rien d’ordinaire.

Joyce était une ancienne femme de ménage. A cheval sur l'entretien et la propreté, sa maison était une véritable sorte de témoin des années 1940. Joyce avait emménagé dans cette maison en 1942 et l'avait décorée et meublée elle-même. Tout semblait absolument intact et inchangé depuis l'époque.

La maison était magnifique et chaque pièce était impressionnante. En fait, c’était la maison la plus coquette et la mieux préservée qu’elles eurent jamais l'occasion de voir au cours de leur carrière.

La maison parfaitement préservée de Joyce présentait toutefois un inconvénient. Elle avait été décorée dans un style très féminin : avec beaucoup de rose et de violet ainsi que des beaux tissus soyeux et de la dentelle.

 

Que devaient faire les agents immobiliers ? Redécorer la maison coûterait cher et pourrait réduire considérablement les bénéfices de la vente. Fallait-il la laisser en l'état ?

Après avoir vu les pièces du haut, Gladys et Carla descendirent au sous-sol. Ce dernier était magnifique et présentait des boiseries, un bar et des beaux meubles.

On aurait pu s'attendre à ce que l’arrière de la maison soit grandiose, mais non, pas du tout. A l'image de l'extérieur, le jardin était ordinaire et très sobre. Il y avait juste une pelouse synthétique et un petit cabanon de jardin.

Il était temps de convoquer un inspecteur immobilier pour déceler d'éventuels défauts. Le diagnostic révéla que la maison était dans un état presque parfait, et selon les inspecteurs, à peu près dans le même état que lors de l'emménagement de Joyce en 1942. Il était temps de mettre la maison sur le marché et de trouver un acheteur…

Gladys et Carla ont mis la maison sur le marché le jour même de l’inspection, avec un prix affiché à 699.000 dollars canadiens (443.000 euros). Les enchères ont rapidement commencé, de nombreuses personnes voulaient l'acheter, y compris des personnes qui n'avaient pas le projet d'acheter une maison rapidement.

L’histoire a été reprise par les médias. Certains pensaient que la maison devait être conservée en l'état, un peu comme un musée des années 1940. La cuisine avait été rénovée en 1965, quand Joyce avait voulu remplacer ses appareils électroménagers par des plus modernes. La cuisine actuelle était restée identique à celle des années 60, toujours comme neuve.

Joyce voulait s'installer dans une résidence pour séniors en Floride, pas très loin de sa famille. Même si elle comptait enfin profiter de ses dernières années dans la détente, c’était très difficile pour elle de quitter sa maison où Joyce et son mari avaient emménagé en 1942.

Les acheteurs potentiels de la maison de Joyce ne voulaient pas conserver l’incroyable mobilier vintage qui ne fut donc pas inclus dans la vente. La fille de Joyce décida donc de récupérer ces fameux meubles.

Comme elle l’avait dit aux journalistes, Joyce avait ses propres idées sur la couleur. Elle les aimait douces et se mariant bien, et préférait les nuances aux couleurs vives. Cette approche chromatique est visible dans les moindres détails, même dans la salle de bain où le tapis de bain, la housse du siège de toilettes et les serviettes se complètent parfaitement, avec de "l'or" dans toute la pièce.

La maison de Joyce comprenait trois chambres et deux salles de bain, avec deux cheminées, pour résister aux hivers canadiens. Chaque chambre avait sa propre palette de couleurs, se complètant parfaitement.

 

 

 

 

 

 

Outre son intérieur impressionnant, la maison de Joyce avait un autre atout : elle était située dans un quartier très prisé, où les prix avaient notablement augmenté ces dernières années. La dernière enchère atteignit les 968 000 dollars canadiens (614.000 euros).

Aux dernières nouvelles, Joyce, âgée de 98 ans, coulerait des jours heureux dans sa résidence pour personnes âgées de Floride…

 

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12 juillet 2020 7 12 /07 /juillet /2020 10:00

Aujourd'hui, je vais vous proposer des photos de scènes horribles qui vont avoir du mal à vous faire compatir. Il s'agit de radars outragés. Les meilleurs ennemis des conducteurs flashés pour quelques km/h de trop sont devenus la boîte à malices de quelques vandales et autres "farceurs". Depuis le passage du 80 km/h, en juillet 2018, le quotidien des radars n'est plus un long flash tranquille. Sciées, incendiées, fracassées, dérobées, les cabines ont subi tous les outrages, à tel point que la sécurité routière a mis un point d'honneur à tenter d'endiguer le phénomène : enquêtes systématiques, lourdes condamnations, renforcement des mâts, recours à la vidéosurveillance, etc.

 

Depuis le début de l'année, les sociétés Spie et Aximum (ah, les rascals) se sont échinées à remettre d'aplomb une vingtaine de tourelles, notamment à Trie-la-Ville (60), Carspach (68), Hallignicourt (52), Les Bordes (45). Sitôt installées, autant d'autres sont abattues, comme à Caumont-sur-Durance (84), l'Etoile-sur-Rhône (26), Sainte-Croix (81), ou Bavent (14). Fin janvier, un radar tourelle a même été dérobé dans l'Yonne et on ne l'a jamais revu.

 

Ces actes peuvent coûter cher : de 15.000 à 100.000 euros d'amende, de la prison ferme, ou l'annulation du permis… aïe, ça ne rigole plus du tout. N'empêche, parfois, les radars ont droit à des outrages pas forcément radicaux, un peu comme ceux visibles ci-après.

 

 

 

1 – Un grand classique, comme ce radar recouvert d'une poubelle à Chevillèle (10). J'ai déjà vu une variante avec un carton d'emballage de grade taille style machine à laver, mais agrémenté de large ruban adhésif. Pas cher à réparer et imparable !

 

 

2 – A la frontière du département de la Somme, avouez que nos amis Picards ont souhaité la bienvenue aux automobilistes de manière fort artistiques. Peut-être ne peuvent-ils plus voir les radars en peinture ? Cette fresque Street Art est visible depuis la D29 à proximité de Feuquières-en-Vimeu.

 

 

3 – A Poligny (39), c'est une bourrasque qui a envoyé valdinguer un panneau contre l'objectif. Chose curieuse, personne ne s'est empressé d'enlever ce panneau et de rendre la vue à la cabine…

 

 

4 – A Vesoul (70) un artiste en herbe s'en est donné à cœur joie. Il eut été trop simple de carrément subtiliser la cabine-radar sans une note humoristique. Aussi notre farceur s'est-il empressé de remplacer le radar par un rat d'art bien plus sympathique.

 

 

5 – Il paraît que le recouvrement des cabines-radar par une dépouille de sanglier est une spécialité Corse. Je ne comprends pas bien le symbole, car j'ai bien peur que ce sinistre dépôt soit bien inefficace contre les verbalisations.

 

 

6 – Ici, la mise en scène est intéressante : on n'a pas hésité à déplacer une des "présences" de Joël Bast (*), qui était un mécanicien auto ouvrant un capot, pour veiller sur la carcasse calcinée d'une cabine-radar. (*) Les présences sont une soixante de statues en papier mâché réalisées par un artiste dans la région de Sète (34). Il a créé ces hommes et ces femmes en papier mâché pour les placer dans la vraie vie si naturellement qu’on ne les remarque pas (SIC). Enfin là un peu quand même…

 

 

7 – Paille qui roule n'amasse pas mousse, mais ce radar de travaux n'amasse plus grand-chose. Un farceur, sur la N83 à Arbois (39) a fait rouler ce vin de paille (?) ou plutôt balle de paille jusqu'au bon endroit…

 

 

8 – Nos amis Corses sont parfois artistes, comme le montre cette cabine grimée en bonhomme à Ajaccio (Corse). Détails qui tuent : le gilet jaune et le bédo à la bouche…

 

 

9 – Là nous avons l'œuvre d'un farceur utile. Savamment orientée différemment, ce "radar de travaux" de Bagnol sur Cèze (30) ne cessait de flasher… les trains. Le détournement a certes été éphémère, mais quand même, c'est rigolo…

 

 

10 – Cette photo de locomotive est dans le même esprit que la précédente, mais là au moins, vous avez un aperçu de la chose.

 

 

11 – Lorsque l'entretien des cabines laisse à désirer, dame nature reprend ses droits et les branches ont tôt fait de recouvrir les cabines d'un camouflage qui les rend provisoirement incapables de flasher.

 

 

12 – A moins que ne soit parce que l'écologie a actuellement le vent en poupe ? Là aussi, nous contemplons l'œuvre de dame nature, qui a forcé la dose avec toutes ces fougères… libératrices.

 

Je n'ai pas les photos, mais j'ai entendu parler d'un radar-tourelle scié à la base à Molosmes (89), d'une cabine rhabillée pour l'hiver par un tas de fumier qui la recouvre à Feignies (59), ou recouverte de legos à Toulouse (31)…

 

Et vous qu'en pensez-vous ?

Ces photos insoutenables vous ont-elles arraché une larme ? J'en doute…

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