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9 septembre 2021 4 09 /09 /septembre /2021 07:00

La cérémonie, à la fois solennelle et populaire, débutera jeudi à 16 h 30, dans la cour des Invalides, par un éloge funèbre du président. Notre Bébel national étant un symbole éclatant de la France sous les 30 glorieuses, il sera difficile de ne pas voir dans cet hommage un geste politique. En principe,; les cérémonies aux Invalides sont réservées aux militaires et aux résistants. Nul doute que le président, qui est déjà en campagne, a voulu donner une connotation positive et plaire au plus grand nombre avec un remake du "c'était quand même mieux avant"…

La France rendra donc un hommage national à Jean-Paul Belmondo, légende du cinéma, dont la mort, à 88 ans, a suscité une grande émotion. Cette cérémonie, à la fois solennelle et populaire, débutera par un éloge funèbre du président. Seront présents la famille de l’acteur, rassemblée autour du cercueil du "patriarche", des responsables politiques, des sportifs et des admirateurs. 1000 personnes pourront assister à l’hommage, munies de leur passe sanitaire. Pour ceux qui ne pourront pas entrer, des écrans géants seront installés dans la cour des Invalides et des éditions spéciales seront diffusées sur les chaines de télévision.

Les portes des Invalides s’ouvriront ensuite à tous ceux qui veulent se recueillir devant le cercueil. Un tel dispositif exceptionnel avait déjà été mis en place après le décès de Jacques Chirac, en 2019, permettant à des milliers de personnes de dire adieu à l’ancien président.

Les obsèques de Jean-Paul Belmondo se dérouleront ensuite vendredi matin en l’église Saint-Germain-des-Prés, dans l’intimité de la famille, selon les consignes de son fils, Paul Belmondo.

Figure de proue de la "nouvelle vague", avant de devenir champion du box-office dans des comédies et des films d’action, Belmondo a enchanté des générations de Français au fil de quelques 80 films, tous des succès auprès des cinéphiles ou des amateurs de cascades spectaculaires. Belmondo était le dernier des acteurs de la "bande du Conservatoire", des élèves frondeurs qui ont disparu tour à tour ces quatre dernières années : Jean Rochefort, Claude Rich, Jean-Pierre Marielle, Jean-Pierre Mocky, et Guy Bedos.

L’acteur avait disparu du grand écran depuis près de quinze ans, après un AVC qui lui avait laissé des séquelles, mais il était toujours aussi populaire auprès du public grâce à la rediffusion de ses films, et la presse people donnait régulièrement de ses nouvelles.

La mort de "Bébel" marque la fin d’une époque du cinéma français triomphant. Fort de l’audace de la Nouvelle Vague, bien qu'il s'en défende, Jean-Paul Belmondo était une star attirant des millions de fans en salle. Adieu l'artiste, tu nous manques déjà.

Je pense à un truc dément : et si son cerceuil partait, enlevé par un hélicoptère, sur les notes d'une musique endiablée d'Ennio Moricone, suivi d'un largage en parachute au-dessus de sa dernière demeure ? ça aurait quand même de la gueule…

 

 

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30 août 2021 1 30 /08 /août /2021 07:00

Hello les amis, je suis de retour… Hélas, après les vacances, le virus galope toujours. Pire : en villégiature, j'ai pu constater des comportements étranges… qui ne vont rien arranger.

Dans une sous-préfecture de la côte Aquitaine, force est de constater que les parisiens majoritaires étaient nostalgiques de la foule sur les quais du métro. La promenade de la mer reflétait un bien curieux visage, sans aucune distanciation sanitaire, ni masques… Pas question pour moi de fendre cette foule, et puis marcher dans le sable, c'est bon pour la santé !

La situation était identique, même pire dans un lieudit proche, dépendant de la même commune. Un coup d'œil avec une vue plongeante de la jetée suffit à être édifié. Tout le monde se frôle, se touche, se marche sur les pieds et presque personne ne porte le masque de protection.

Pour quoi faire d'ailleurs ? Un peu partout en ville, des panneaux tels que celui-ci fleurissent à chaque carrefour. Très bien, mais cela n'est guère respecté. Je ne parle même pas des vacanciers sans masque en écrasante majorité sur les artères commerçantes.

Je pense au grand vide-grenier des fêtes de la mer, dans la grande salle, où on trouvait toujours les mêmes bordelais et parisiens sans masque (très chics et pas concernés par le règlement), mais aussi… la police municipale, venue faire un tour. L'un des agents avait juste relevé son tee-shirt sur sa bouche, l'autre n'avait aucun masque. Bel exemple, surtout si on pense que ces gens n'ont aucune obligation de vaccination et sont habilités à nous verbaliser à défaut de passe sanitaire.

Il régnait une drôle d'ambiance, mais surement pas la discipline. On dirait que tout le monde s'en fiche et que le virus, c'est pour les autres… En passant, j'ai une petite pensée pour Caleb Wallace, 30 ans, 3 enfants, chef de file du mouvement US anti-masque et antivax, décédé hier du coronavirus…

Dans la suite des indisciplines, malgré les avertissements, malgré les poubelles placées un peu partout, c'est incroyable le nombre de masques abandonnés sur le sable ou flottant sur l'eau, au gré des vagues… Quelle indiscipline, quel individualisme, en mode : "je suis tout seul, je jette mon masque où je suis et je t'emm… bête".

Au bout de cette semaine, j'aurais pu croire les ennuis terminés, mais non, je vais vous raconter mon retour. Désireux de rentrer tranquille, je me suis éloigné des grands axes et suis passé par une petite départementale que j'appelle la route de la forêt. Dans un village perdu du Médoc, j'avais déjà repéré, à l'aller, le sheriff local, avec sa coéquipière se préparant une tendinite du pouce, téléphone en main, fessier appuyé sur le capot du véhicule. Bien cachés dans une longue ligne droite, l'homme, muni de jumelles redresseuses de torts, semblait faire de bonnes affaires. J'y ai échappé, grâce à ma conduite prudente et mesurée, mais aussi, il faut bien l'avouer, aux appels de phares des voitures venant en face. Au retour, empruntant le même itinéraire, j'ai constaté que "bis repetitia placent" et que nos deux "amis" se trouvaient quasiment au même endroit qu'à l'aller, se livrant toujours à leurs passe-temps favoris et successifs.

Avisant un petit restaurant au centre bourg, j'avais décidé de m'arrêter une dernière fois sur la route des vacances. Un panneau géant demande de préparer le passe sanitaire. Normal. Contrôle de la part du taulier. Normal. A peine nous étions nous assis, ma camarade de jeux et moi, que la maréchaussée citée supra a réalisée une entrée sensationnelle sur la terrasse. Interrompant le serveur qui m'invitait à m'asseoir, le pandore demanda au patron si tout se passait bien avec le passe. Normal. Ce dernier lui répondit que oui et tous les gens assis en terrasse (12 à 14 personnes) étaient tous en règle.

Notre gendarme rétorqua que c'était ce qu'il allait vérifier, et aussitôt de (re)contrôler les clients assis en terrasse, alors que cela venait d'être fait une minute plus tôt. Devinez par quelle table il a commencé ? J'ai eu droit à un contrôle viril et militaire, ne comportant aucun soupçon de cordialité, si vous voyez ce que je veux dire. J'en ai déduit que notre "ami" n'était pas un parangon d'entregent. Je n'ai pas pu m'empêcher, une fois le contrôle terminé, de lui demander si les contrôles étaient menés de manière aussi sévère dans les kébabs de Bordeaux ou les bars branchés d'Arcachon. Ils sont partis sans prendre congé et j'attends encore la réponse.

 

Outre les incohérences du passe sanitaire qui bloque le virus sur les quais du métro, mais pas sur une terrasse de campagne, j'ai du réconforter le serveur. Remué par la manière dont le pandore lui avait parlé et témoigné de son peu de confiance, il m'a renversé une bière dessus. J'en ai rigolé et j'ai passé le reste du repas à dédramatiser, mais le pauvre homme était visiblement tout retourné. A demi-mot, il m'a fait comprendre que ce sheriff local était du genre intraitable et il n'était pas mécontent que j'ai réagi.

L'attitude de certains membres des forces de l'ordre nuit grandement à l'écrasante majorité de ceux qui font un boulot remarquable et difficile. Oublions donc vite ce fâcheux qui n'a pas réussi à gâcher la fin de mes vacances, et je finirai sur une note positive, car le Ferret, c'est juste beau ! et puis jusqu'ici, tout va bien...

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25 juin 2021 5 25 /06 /juin /2021 10:00

Un peu à l'instar de notre amie Juju la bloggeuse de l'Allier, je pense que ce ne sont pas les sujets qui manquent, mais plutôt le temps… Ceci dit, j'en suis certain : le monde est fou !

L'actualité du jour se bouscule : un complexe d'immeubles de 12 étages s'effondre à Miami, et en France, des procès fleuves sont en cours, comme le drame d'une jeune femme ayant tué son beau-père devenu son mari (!) qui lui a fait subir les pires horreurs depuis l'âge de 12 ans, et comme l'illuminé qui, persuadé d'avoir été spolié d'un chimérique trésor, s'est vengé en dépeçant toute une famille pour mieux disperser les morceaux.

 

 

Pour parfaire le tableau, on a eu aussi droit au mari de l'infirmière tarnaise disparue avant noël, qui, lors de la marche blanche où il s'est amené en tongs et lunettes extravagantes, a déambulé un pétard à la main, draguant les anciennes collègues de sa femme et ne s'occupant plus guère de son fils, une fois les caméras éloignées.

Le monde serait-il devenu fou ? Il me souvient que le moindre de ces drames aurait fait jadis l'objet d'un drame national télévisé, mais aujourd'hui, ce n'est qu'un fait divers ou un féminicide de plus, et çà passe, vite oublié dès le fait divers suivant, souvent encore plus horrible, encore plus odieux, mais on s'habitue à tout, faut-il croire…

On a l'impression que les vraies valeurs sont complètement décalées : le futile et le ridicule sont mis en avant à la télévision, et font même l'objet d'émissions dédiées (comme le shopping parisien avec maquillage à réaliser en un minimum de temps et en taclant les autres candidates sur leur apparence physique), ou encore plus idiot : ce type qui pleure devant les caméras parce qu'il a un tatouage raté sur l'épaule, à recouvrir aux frais de la production.

Pendant ce temps, les choses importantes passent à la trappe, telles que le chômage qui croît de façon exponentielle (tiens, Bénéteau, le fleuron national de la construction nautique ferme deux usines en Vendée, vous en avez entendu parler, vous ?), telles que les chiffres de la pandémie, qui sont loin d'être aussi rassurants que ce qu'on essaie de nous faire croire, telles que la vaccination qui stagne, contrairement au virus et à son nouveau variant "delta", ainsi rebaptisé pour ne pas stigmatiser le sous-continent indien…

Au milieu de toute cette frénésie, on apprend aussi que Miriam, une jeune serveuse italienne de 31 ans, a perdu la vie, violemment percutée par une trottinette, sur un trottoir parisien. Miriam, pétillante, toujours souriante, était appréciée de tous. Celles qui ont brisé sa jeune vie sont deux infirmières, ivres le soir du drame, et comble de l'horreur, quand Miriam était au sol en train d'agoniser, des passants en ont profité pour la dépouiller de ses affaires.

Plus incongrue est cette histoire dijonnaise, d'une nancéenne de 50 ans, qui se baignait dans une fontaine du centre-ville, dans laquelle elle avait déversé environ 50.000 euros en billets. Il a fallu faire vider la fontaine et récupérer l'argent, aspiré dans le système de mise en eau. La police a récupéré 47.200 euros de billets flottants, sans en préciser l'origine, ni avancer une explication.

Au milieu de toute cette frénésie, disais-je, et de l'actualité qui se télescope, on nous rebat les oreilles de l'UEFA qui a refusé d'illuminer un stade de football aux couleurs LGBTQIA+.

Vous ne savez pas ce que c'est ? Cela désigne les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, trans, queers, intersexes et asexuelles, c'est-à-dire non hétérosexuelles en général, non cisgenres ou non dyadiques. J'ai du mal à faire les différences avec 5 et 6, et je ne comprends pas bien les deux dernières.

"Cisgenre", vous ne connaissez pas non plus ? C'est un néologisme désignant un type d'identité où le genre ressenti d'une personne correspond au genre assigné à sa naissance. Le sexe mental et le sexe physique ne sont pas forcément "alignés".

Pardon ? "Dyadique", vous ne savez pas non plus ? Ce terme fait référence aux caractéristiques biologiques de la personne, sans définir son identité de genre. Une personne dyadique peut donc être transgenre (ou pas) et son genre psychique sera alors différent de son genre biologique. Vous n'avez pas tout compris ? Je vous rassure, moi non plus.

Toutefois, j'ai compris que ça ne peut pas marcher. Je n'ai aucun souvenir du moment où ça a dérapé, mais par chance, jusqu'ici, tout va bien…

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28 mai 2021 5 28 /05 /mai /2021 07:00

Mais qu'est donc que ce fameux syndrome du vacciné que les médecins redoutent et dénoncent tant ? Pointé du doigt par le corps médical, ce syndrome consiste à négliger, voir abandonner totalement, les gestes barrières, et toutes les mesures de protection sanitaire, une fois la première ou les deux doses reçues.

Alors que plus de 10 millions de Français ont reçu leurs deux doses de vaccin, les professionnels de santé alertent sur les risques de ce fameux syndrome, car il est essentiel de continuer à appliquer les gestes barrières, et ce au moins 15 jours après avoir reçu la seconde dose, mais en tout état de cause, encore quelque temps, rappellent-ils.

Après plus d’un an d’attente et d’inquiétude, les différents vaccins anti-Covid-19 procurent un soudain sentiment de soulagement et de libération, à ceux qui les reçoivent. Les gens pensent parfois que cela va leur permettre de vivre normalement immédiatement, ou comme on l'a vu dans un reportage récent, pensent que "c’est la liberté pour tout le monde". Euphoriques, de nombreux néo-vaccinés abandonnent ainsi les gestes barrières, ce qui est une erreur selon les médecins qui rappellent que le vaccin n’agit pas tout de suite.

Pour être pleinement vacciné, il faut attendre au moins quinze jours après la seconde dose, et encore, faut-il rappeler que même si les nouveaux vaccins sont diablement efficaces, le 100% n'existe pas. Certains voient leur première dose comme un totem, alors que les premiers anticorps n’apparaissent qu’au bout de deux semaines environ, puis grimpent peu à peu. Le néo-vacciné reste vulnérable pendant les 14 jours qui suivent la première injection, puisque les défenses immunitaires n’ont pas encore eu le temps de faire leur travail. Au début, c'est un peu comme si nous n’étions pas encore vaccinés et depuis quelques semaines, de plus en plus de patients fraîchement vaccinés arrivent positifs aux urgences.

Le bon sens prescrit sur l’importance de continuer à appliquer les gestes barrières jusqu’à nouvel ordre. On pourra baisser la garde à terme, mais il serait dommage de tout fiche en l'air par insouciance. L'enjeu est trop important. Environ 36,7 % de la population a déjà reçu au moins une dose de vaccin à l'heure où j'écris et le chiffre devrait continuer de progresser avec l’ouverture officielle de la vaccination à tous les majeurs en France. Dans l'attente, il convient de se souvenir "qu'on n'a pas encore le U sorti des ronces", même si jusqu'ici, tout va bien !

 

 

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12 janvier 2021 2 12 /01 /janvier /2021 08:00

La suppression des comptes de réseaux sociaux de Donald Trump, au lendemain des événements du Capitole, est révélatrice de leur pouvoir sans contrôle. Il y a encore peu, les réseaux sociaux chinois, QQ (équivalent FB) et Sina Weibo (équivalent de l'oiseau bleu) supprimaient les comptes des opposants au régime. Les politiques et d'une manière générale, le monde "bien-pensant" a poussé à juste titre des cris d'orfraie, dénonçant une atteinte à la démocratie.

Le gouvernement chinois est aujourd'hui mort de rire. Les réseaux sociaux ont démontré leur toute puissance et leur propre "bien-pensance". Qu'on le veuille ou non, c'est un nouveau coup dur porté à la démocratie.

Sans comparer aucunement les deux personnages, même si je le les apprécie guère plus l'un que l'autre, force est de constater que la censure a aussi frappé chez nous. Les comptes sociaux du député Son-Forget ont été supprimés de la même manière.

Amusé au début, je n'en pouvais plus de ses élucubrations, mais quand même… même s'il avait multiplié les publications loufoques en bonnet orange, tantôt en chevalier "Jedi" au sabre laser Star Wars oui armé d'un fusil d'assaut, tantôt en preux chevalier de Jeanne d'Arc, ou dans des selfies avec l'inénarrable Benalla, ce n'est pas une raison.

Il avait eu le culot, suite à sa publication connexe de l'anatomie intime du sieur Griveaux, de narrer un vol de téléphone, mystérieusement retrouvé peu après sur les bancs de l'assemblée nationale. Récemment, les choses se sont calmées et il ne se postait plus guère qu'en skateboard dans les rues de Paris.

On peut légitimement se demander si c'était bien là le rôle d'un élu de la République, mais est-il normal qu'un réseau social décide unilatéralement de supprimer le compte d'un député de la République française en exercice, fut-il un tantinet borderline ? La question reste posée, mais revenons au bouffon blond.

Les "progressistes" en rêvaient, Trump leur a apporté sur un plateau l’opportunité de passer à l’offensive. Le jusqu’au-boutisme des trumpistes les plus incontrôlés, visant à interrompre la confirmation de l’élection présidentielle est une porte étroite dans laquelle certains se sont engouffrés, avec les images que l'on sait qui ont tourné en boucle. Trump a donné du grain à moudre à ses adversaires et ils n'ont eu qu'à s'engouffrer dans la brèche.

A mon sens, la censure par la suppression des comptes de réseaux sociaux est une erreur. Il est trop facile de museler ses adversaires en leur coupant arbitrairement et unilatéralement la parole. A quoi cela va-t-il servir, 8 jours avant son départ, si ce n'est au final, de le victimiser ? Il n'attend que cela.

Laisser actifs les comptes sociaux de cet improbable vieux fou n'aurait pas changé grand-chose, car il ne faisait plus que répéter à l'envi ses leitmotivs de victoire et d'élection volée qui lassaient le plus grand nombre. D'ici quelques jours, ses élucubrations n'auraient pas eu d'autre choix que de tourner en boucle de manière vaine et inintéressante, reléguant ses vieux "tweets" à la place insignifiante et inutile qui étaient la leur.

Les appels à la destitution du sortant, comme la suspension de ses comptes sociaux s’inscrivent dans un projet pathétique qui ne fait qu'amplifier le délire d'un vieillard en déroute. Trump a lui-même allumé l’incendie de son propre château, avec en point d'orgue, la tragi-comédie du Capitole.

Sa dernière faute est d’avoir servi à ses adversaires le fantasme de leurs attentes et fourni ainsi l'occasion d’inverser le rapport de force, ce qui ne fera que fragiliser l'ordre politique, et pas seulement aux States… mais jusqu'ici, tout va bien.

 

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24 décembre 2020 4 24 /12 /décembre /2020 08:00

Le petit mot de Noël

Puisque partout dans les medias et sur Internet fleurissent de doux messages pour fêter Noël et sa magie, malgré la pandémie, malgré la crise sanitaire et malgré l'actualité effroyable, permettez-moi de contribuer à mon tour à cette ambiance festive et chaleureuse avec une citation adaptée à l’évènement : Noël, c’est vraiment de la connerie.

A l’approche des fêtes, nous sommes nombreux à finalement en avoir un peu marre de tout ça. Les gens courent partout, font les magasins en se serrant comme des sots au mépris des gestes barrière et de la jauge de clientèle, avec parfois même des commerçants non masqués (!). Les gens se ruinent pour des produits qui seront soldés à -50% dans une semaine, ou qui ne plairont pas et qui, dans le meilleurs des cas, seront acceptés poliment avant d'être mis de coté dans un placard et au mieux de finir chez Emmaüs dans quelques mois. Les fêtes de Noël seraient-elles souvent synonymes de fatigue, de ruine et de faux-cutage ? Comme dit tonton Henri : "ça gonfle tout le monde mais on y fait quand même…"

C'est pas faux, car on se tape le même repas convenu en famille depuis 37 ans, sauf cette année, il y aura quelques changements. On va bien rigoler avec papi et mamie dans la cuisine, seuls avec leur demi-buche, avec les masques à l'apéro et les tapas individuels puisque les ramequins collectifs sont interdits. C'est peut-être une bonne chose, car chez Tonton Henri, ils étaient comme d'habitude : 37 au repas de réveillon et 29 au repas de noël midi (moins nous, n'étant pas invités puisque nous sommes "des cons").

On verra bien le 25 au soir, quand les petits-enfants viendront chercher leurs ronds, assurant une présence minimum syndicale et polie de 18h00 à 18h30, excuse du couvre-feu oblige.

Noël a de nos jours perdu toute connotation religieuse et les bons sentiments dégoulinants couplés à la fameuse "magie de noël" n'existent que dans les films "cucus", dont les chaines nous abreuvent depuis plus d'un mois. Mais si, vous savez bien, ces petites productions tournées en deux semaines dans une petite ville "parce que c'est moins cher", où l'héroïne qui a fait fortune à New-York et perdu le sens des vraies valeurs revient malgré elle passer noël dans le bled de son enfance. Elle y rencontre par hasard un beau bucheron au grand cœur et tout les sépare, sauf à la fin, où grâce à la magie de noël, ils vécurent heureux et firent une séance sympa de cigare à moustache.

Alors que restera-t-il le 26, le lendemain de cette opération commerciale ? Pas grand-chose, un peu de plastoc "made un China" ou quelques trucs moches et parfumés. Voila qui enfonce bien le clou après la taxe d’habitation qui était censée descendre ou disparaître mais qui est toujours là, et même un peu augmentée.

Alors Quid ? Ne plus fêter Noël et le réveillon ? Bah, même si on sait que c’est tout moisi, on est bien obligé d’y faire… au moins pour les enfants, a dit tonton Henri.

Je ne vous souhaite donc ni joyeuses fêtes bien alcoolisées, ni franches accolades positives au Covid, ni bons étouffements avec votre foie gras, mais juste parce que l'esprit de Noël est malgré tout une belle connerie, de passer un moment sympa de la manière qui vous plaira le mieux, et de ne pas trop penser à toutes les horreurs que nous traversons.

J'espère que vous ne vous serez pas (trop ?) reconnus dans ce billet de noël un peu acide, car finalement, jusqu'ici, tout va bien…

(NDLR) : Pas sur que j'aie des cadeaux cette année, car avec ce billet, j'ai vraiment été très vilain pour Noël... Toute ressemblance avec des situations ou des personnages réels n'est en aucun cas fortuite.

 

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26 octobre 2020 1 26 /10 /octobre /2020 09:00

La question ne se pose plus si on va y avoir droit, mais quand et comment on va y avoir droit… Il l'a dit… ou du moins laissé entendre : le Premier ministre, Jean Castex, parle maintenant d'un "point d'étape". Il reçoit aujourd'hui, lundi 26 octobre 2020, les partenaires sociaux à Matignon pour évoquer les conséquences économiques de la reprise de l'épidémie. Les sujets sensibles devraient également être abordés et on va en prendre plein la tête.

Hier a vu encore un nouveau record de contaminations battu : plus de 52.000 au cours de la journée de dimanche, un chiffre encore plus haut que ceux des derniers jours.

Les conséquences économiques seront terribles et des millions de nos concitoyens vont passer sous le seuil de pauvreté, mais les conséquences sanitaires ne le sont pas moins. La ligue estime à 30.000 le nombre de cancers non détectés et donc non traités, arrêt de l'accès aux soins de patients atteints d'un cancer. On dirait qu'il n'y a plus que la Covid-19… Il faut dire que les patients atteints du Covid-19 occupent désormais 67% des lits de réanimation.

Ce n'est pas mieux chez nos voisins : En Espanya, c'est aussi l'état d'urgence sanitaire et le couvre-feu pour une durée de plus de 6 mois sur tout le territoire, seules les îles Canaries échappent au couvre-feu. Et la Chine, que deviennent-ils ? car c'est quand même de là que tout est parti… Une campagne de dépistage massif qui concerne 4,75 millions d'habitants a révélé les cas contacts de 2,8 millions de personnes. Il s'agit de l'augmentation du nombre de contaminations la plus élevée depuis près de 7 mois en Chine. L'Europe semble submergée par la fameuse deuxième vague du Covid-19, mais nous ne sommes pas les seuls.

L'idée actuelle est de confiner au maximum les relations dans le système privé en essayant de maintenir l'économie : l'enchaînement "métro-boulot-dodo" et rien d'autre, quoi.

Face à l'augmentation des cas de Covid-19 et la dégradation de la situation sanitaire en France, certains réclament un "confinement écocompatible" le plus tôt possible. Il convient de rester prudent avec ce genre d'affirmation. En raison du temps d'incubation de la maladie, les chiffres actuels des cas dépistés proviennent de contaminations survenues avant le couvre-feu.

Quant à l'éventualité d'un reconfinement, je vous rappelle les propos du secrétaire d'Etat expliquant qu'il ne faut absolument rien écarter. Plus de 50% des salariés des zones en couvre-feu sont en télétravail, à raison de 2 à 3 jours par semaine. Cela n'était pas arrivé depuis le mois de juin.

La reprise de l'épidémie a une conséquence extrêmement lourde sur l'hôpital. La situation, déjà au bord de l'intenable va exploser. Les têtes pensantes envisagent probablement d'alourdir les mesures après la Toussaint, histoire de laisser passer la fête et les vacances. Ensuite, jusqu'à Noël (qu'il faudra tenter de sauver), il est certains que nous allons avoir droit à des mesures drastiques…

Sous quelle forme ? Reconfinement local ? ciblé ? le week-end ? On ne sait pas encore à quelle sauce nous allons être mangés, même si jusqu'ici, tout va bien…

 

 

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14 septembre 2020 1 14 /09 /septembre /2020 10:00

Tome III (avant-dernier épisode)

 

 

Voici une photo de fête de lycée, prise le jour de la fête nationale des USA, en 1976. Aujourd’hui, cette scène est impensable. Avant d'organiser une fête, il faut avertir tous les voisins, les supplier de ne pas appeler les flics, puis essayer de gérer le volume de la musique pendant toute la fête pour que police-secours ne reçoive pas de plaintes pour le bruit, payer la SACEM... Et encore, c'est pas gagné…

 

Voici la joie d'un enfant qui a reçu un cadeau super cool. Aujourd’hui, le jouet le plus innocent du marché a déjà été testé 1000 fois pour s’assurer de l'absence de risque d’étouffement et d'un tas d’autres dangers. C'était plus cool en 1989 (date de la photo). Le petit Dan est en train d’ouvrir le jouet le plus "chaud" de l’année (le piège à fantômes de SOS Fantômes) avec plein de monstres et de trucs horribles. Si ce jouet existait encore de nos jours, il serait édulcoré, réservé aux majeurs et certainement recouvert d’une tonne d’autocollants d’avertissements divers et variés.

 

Cette mère multitâche arrive à concilier baby-sitting et utilisation d'une tronçonneuse, ce qui ne serait pas montré en exemple de nos jours. Si les parents qui lui ont confié leur bébé avant de partir en randonnée n'ont pas encore fait une crise cardiaque, cela pourrait leur arriver à coup sûr en voyant la façon intéressante dont cette maman arrive à concilier une tronçonneuse à chaîne avec le transport de leur précieuse cargaison. C'est vraiment du multitâches de plein air.

 

Aujourd'hui, la photo d'un véhicule avec ses occupants non ceinturés nous choque, avant c'était normal. Les vacances en famille de Jay semblaient s'inspirer de la réglementation des passagers de bus scolaires, autorisant les enfants à voyager non ceinturés. Toutefois, les enfants n'étaient pas vraiment assis dans des sièges mais entassés dans la capucine… On peut penser que les bambins sont plutôt à l’abri des collisions dans cet énorme véhicule, un Winnebago du début des années 90, mais ce n'est pas prouvé, loin de là.

 

 

Les bandes de motards étaient bien différentes à l’époque, pas forcément aussi sympathiques que cette mignonne petite fille, mais quand même. Aujourd'hui, il s'agit souvent de gangs qui passent sur la route en masse, dans un bruit d'enfer qui nous fait boucher nos oreilles. Aujourd'hui nous reconnaissons les rebelles et autres bandits 1% aux couleurs et patches de leurs vestes, mais cette enfant était surtout rebelle parce qu’elle ne portait pas de casque, obligatoire aujourd'hui pour les cyclistes.

 

Maman, je ne rentre pas tout de suite à la maison et je serai en retard pour manger. Les enfants d’aujourd’hui ont toujours un téléphone portable à portée de main et sont devenus accros. Ainsi, ils peuvent (éventuellement) envoyer un texto rapide aux parents. Ce gamin de 1970 doit se débrouiller avec un taxiphone trop haut pour lui et une pièce de monnaie. Il se donne beaucoup de mal pour faire savoir à ses parents qu’il va être en retard et je dois dire qu'il gère très bien !

 

Les jeunes groupes de rock composés d'enfants n'ayant rien à envier à leurs aînés appartiennent au passé. C'était le bon temps, les voisins n’appelaient pas immédiatement les flics et les enfants se déchaînaient. Sur cette photo datant de 1984, HG Cardinal a retrouvé le guitariste en tee-shirt noir et blanc avec qui elle sortait en 1984, lorsque cette photo a été prise. Souvenirs… Sauvages, les jeunes !

 

Aujourd’hui, les parents accordent moins d'importance aux coupes de cheveux de leurs enfants. Faire une beauté à sa fille n’était pas un problème en 1966, surtout pour une mère aimant la laque. Même si c’est un peu difficile à réaliser, cette coupe surannée nous montre que cette enfant avait du style. Lorsque la mère passait lentement devant la crèche, on suppose que la petite fille n’avait qu’à passer la tête par la fenêtre de la voiture et que tous les petits garçons la regardaient.

 

Ce macho à l'air suffisant, assis sur sa Ford Thunderbird dans laquelle l'attend un régiment de bombasses est improbable aujourd'hui. De nos jours, si la mode des bals de fin d’année semble revenir, elle est surtout axée sur des messages mignons que les garçons envoient aux filles pour les inviter à sortir avec eux, ou à être leur cavalière au bal de l'école. Ils sont gentils et parfois drôles, mais dans les années 70, ils étaient assez différents. Le posteur de cette photo n'est pas peu fier de cette photo de son père, mis en scène avant le bal de fin d’année avec des jeunes filles enamourées. C'est l'oeuvre de son frère, photographe professionnel.

 

 

Certaines choses ne changent pas, et on copie souvent nos parents, qu’il s’agisse de nos visages, de nos cheveux, de notre personnalité ou même de nos meubles et de nos passions. Parfois nous ne faisons que reproduire ce que nous connaissons, comme ce posteur qui s'est surpris à copier son père sans le vouloir. C'est ainsi que notre homme s'est retrouvé à endormir son fils dans une posture qui ressemble à s'y méprendre à celle que son propre père utilisait avec lui.

 

@ suivre pour le dernier épisode !

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7 septembre 2020 1 07 /09 /septembre /2020 16:00

Hello, amis lecteurs et lecteuses, voici le tome II des techniques de parentalité qui n'auraient plus leur place aujourd'hui...

Bonne lecture :

 

11 - Les concepteurs de ce porte-bébé pour couple de patineurs étaient en avance sur leur temps. C'était une invention remarquable pour pouvoir patiner les mains libres, mais un produit un peu plus contestable en matière de protection de l'enfant. En effet, il valait mieux qu'aucun des deux parents ne chute !

 

 

12 - Dans la famille de Niro, on ne fume plus aujourd'hui devant les bébés, notamment depuis que les dangers de la fumée de cigarette et les dangers du tabagisme soient aussi connus qu'aujourd'hui. Tout le monde fumait à qui mieux-mieux à l’intérieur, devant les animaux domestiques, les non-fumeurs et même les enfants, y compris en bas âge et tenus dans les bras. Un peu comme le père de Robert De Niro le fait sur la photo ci-dessous.

 

 

13 - Mon raton-laveur domestique est très gentil disait madame Coolidge, la première dame des Etats-Unis en 1922. Elle a même fréquemment posé en compagnie de sa compagne à poils, appelée “Rebecca”. La première dame était également une grande fan de la gent canine. Ce cas d'amour des ratons-laveurs à la maison blanche, à ma connaissance, n'a jamais été réédité.

 

 

14 - Aujourd'hui les cours de musique se font face à face, parfois même en studio. Certes, dans une école de musique, on enseigne d'abord la théorie avant de passer à la pratique. Pour ce faire, les enfants vont en classe pratique, avec de vrais instruments, pour apprendre les sons. Dans cette image d’une école de musique en 1947, les futurs pianistes regardent et écoutent les mouvements de la main de leur professeur. Ils n'avaient plus ensuite qu'à les reproduire sur des claviers miniatures factices ne faisant absolument aucun son. sans son. C’était peut-être un bon moyen de mémoriser les mouvements, mais quid de la qualité musicale ?

 

 

15 - Une bougie d'anniversaire est une façon d’apprendre à un bébé que le feu, ça brûle. Ce style d’éducation à l’ancienne n’était pas très populaire, même à l’époque. Il faut dire que les bébés n’ont pas vraiment la force de préhension nécessaire pour tenir des objets allumés. Ce père voulait peut-être s’en assurer en donnant un cierge magique allumé à son bébé. C’est sans aucun doute une façon d’apprendre rapidement les mesures de sécurité. Cette technique n’est plus très répandue et, heureusement, car il y avait des accidents.

 

16 - En 1916, ce jeune immigré italien, même vêtu à la mode du XIXème siècle, semblait du dernier chic. Ici, ce jeune homme né en Italie a été adopté par une famille pauvre avec 10 autres enfants en 1899. Il était difficile d'acheter des habits neufs à tout le monde. Toute la famille a émigré aux États-Unis en 1910, avec de vieux vêtements qui servaient à toute la fratrie. S'habiller avec des vêtements donnés et désuets ne se ferait plus aujourd'hui et les habits démodés sont en général jetés. Entre s'habiller aux puces et ne se vêtir que de vêtements neufs et de marque, il doit y avoir un juste milieu.

 

 

17 - Les cours de natation ne se pratiquaient pas forcément en piscine avec un maître nageur et des installations homologuées. De nos jours, on prend les photos de notre progéniture apprenant à nager, en maillot de bain, avec une grande quantité de bouées, et souvent lors de cours particuliers de natation dans une piscine dûment homologuée. Ici rien de tout cela, cette piscine improvisée à DETROIT en 1968, dans une benne, en est la preuve.

 

18 - En règle général, les hôpitaux nous ont habitués (encore plus aujourd'hui) aux normes sanitaires. Depuis longtemps, dans les maternités, tout est stérilisé et on se désinfecte régulièrement les mains dans chaque pièce, même avant le Covid-19. À l’époque, c’était semble-t-il un peu plus festif. Sur cette photo pris le jour de noël 1980, l’infirmière Nankie, en salle d’accouchement, remettait les nouveaux-nés à leur mère, directement placés dans une... chaussette de noël, accrochée là depuis plusieurs jours. Cette idée est très sympa et adaptée à l’occasion, mais cette scène serait impensable aujourd’hui, même si le coronavirus n'avait pas frappé.

 

 

19 - Les costumes d’Halloween font toujours l’objet de nombreuses critiques, notamment quand ils sont trop réalistes ou trop "gore". Les années 50 étaient un peu différentes. Il apparaît tout à fait normal, et même absolument hilarant de déguiser sa fille en paquet de clopes. Une telle ingéniosité pouvait valoir à l'enfant le statut de la "plus cool de l’école". Ou pas...

 

20 - Les corps de ballet ont toujours une une dimension féérique et une part de rêve. On en est un peu plus loin ici, dans une réalité alternative et un peu moins glamour. Toutefois quelle plus belle photo que ce bébé des années 80 prenant le biberon ? Cette image montre un côté plus humain de cet art et on ne peut qu'apporter tout notre respect à cette dame qui prend le temps d’être une bonne mère, y compris au travail. Aujourd'hui, cette photo est impensable, on ne trimballe plus un bébé au boulot à une heure avancée de la nuit !

 

Et vous, que pensez-vous de ce tome II ?

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3 septembre 2020 4 03 /09 /septembre /2020 13:00

Cette mini saga (en 4 parties) me rappelle une pensée que j'avais l'autre jour... à la récréation, on sucait tous le même robinet de la cour pour étancher notre soif, et il ne nous arrivait rien... on jouait dans des carcasses de bagnoles rouillées... et il ne nous arrivait rien.

 

Les temps changent et les techniques parentales aussi. Ces exemples de techniques de parentalité à l’ancienne vous feraient sans doute passer aux actualités du soir, mais bon, nous avons survécu, n’est-ce pas ? De là à penser qu'on était plus costauds que les jeunes d'aujourd'hui...

____________

1 - Cette voiture ne serait pas homologuée aujourd'hui et son siège bébé non plus. De nos jours, il existe de nombreux tests auxquels un siège bébé de voiture doit satisfaire avant de pouvoir être mis sur le marché. Il semble que ce n’était pas vraiment la préoccupation majeure des concepteurs de ce siège bébé dans les années 50...

 

 

2 - Oui, il peut arriver aux vétérinaires d'amener leur enfant au boulot pour voir un lion. Même s'il s'agissait d'un boulot dangereux, on pouvait y emmener ses enfants en 1959. En cas de refus, l'enfant aurait été très mécontent de ne pas avoir le droit de venir voir un lionceau au bureau. D'ailleurs, cette famille l'a gardé comme animal de compagnie et l’ont élevé pendant deux ans, jusqu'à ce que l'animal ne soit décemment plus gardable à la maison.

 

 

3 - Maman te soutiendra toujours… même si c’est en tant que rampe de vélo. Aujourd’hui, les parents diraient probablement non, juste pour utiliser une rampe inclinée. Ce n'était pas le cas en 1970 et cette maman a proposé à son fils de l'aider et même... de devenir la rampe dont il avait tant besoin. Espérons que cette dame avait les avant-bras solides.

 

 

4 – Ce fameux bras de protection est un geste classique des mamans en cas de situation semblant dangereuse. Ce geste est utilisé en cas de freinage brusque, avec ou sans ceintures de sécurité. Cette mère a utilisé le bras de protection pour rendre ce télésiège plus sûr, le télésiège n'étant pas forcément équipé de ceintures de sécurité. Après, l'efficacité…

 

 

5 - Le berceau improvisé de cette maman qui travaille n’est pas si mal que ça. Cette maman des années 50 avait trouvé un moyen astucieux pour surveiller son bébé, même au travail. Aujourd'hui, c'est impensable et son patron lui ferait de nombreux reproches pour qu'elle investisse dans un berceau et une nounou… Bien sûr, c’est un tiroir de classeur, mais est-ce si grave ? Après tout, le bébé ne risque pas de tomber plus bas.

 

 

6 – De nos jours, un enfant qui aide sa famille à faire du vin est une chose impensable. A moins que vous ne viviez dans un domaine viticole, il paraît peu probable qu'on impliquent un enfant dans un processus de fabrication de vin. Depuis que la consommation d’alcool a été portée à 21 ans aux États-Unis, un enfant qui côtoie l’alcool (même s’il n’en boit pas) y est totalement impensable.

 

 

7 - Vous voulez faire de l’escalade ? Vous avez un enfant ? Pas de problème, portez-là sur le dos et partez à l'assaut des montagnes. De nous jours, les enfants peuvent faire de l'escalade, mais en salle, et avec toutes sortes de  tapis de sécurité. Concernant cette enfant, son harnais de sécurité était constitué de quelques cordes, du dos de son père et de ses deux bras. Cette photo stresserait quiconque la regarderait aujourd’hui, car les grimpeurs d'aujourd'hui sont équipés d'une multitude d’équipements de protection et de sécurité. Dans les années 70, le dos de papa était la seule chose dont on avait besoin, mais ça marchait…

 

 

8 - Le seul véhicule de karting que les enfants peuvent aujourd'hui piloter, c'est "Super Mario Kart". Peut-être vous souvenez-vous de ces petits engins diaboliques et de leur rugissant moteur TG14 ? Peut-être       avez-vous déjà conduit ces petits véhicules où l'on pouvait s'asseoir et faire le tour du pâté de maisons en apprenant els rudiments du pilotage ? et ce avec vos frères et sœurs ? Cette photo n'est pas si vieille, elle a été prise en 1993. Tout est d'époque, le petit frère, l'absence de casque et de harnais, les pieds nus du pilote, les pneus lisses et même le chien !

 

 

9 - Bien sûr, 16 ans, c’était le bon âge pour faire le tour de l’Indonésie à moto. Le fils de cette faùille, âgé de 16 ans, a voulu faire le tour de Bali tout seul, avec cette petite Honda 125. Il l'a fait avec la bénédiction de ses parents car c'était une expérience formatrice pour lui. Il y est d'ailleurs retourné plusieurs fois avec ses propres enfants. A titre personnel, je n'ai pas fait le tour de l'Indonésie, mais j'ai traversé la France en 125 quand j'avais 16 ans. Impensable aujourd'hui, mais c'était cool !

 

 

10 - Attention de ne pas tomber. Sur cette photographie de 1970, prise par Hugh Holland, on peut voir un adolescent en train de faire du skate.

Il ne porte en tout et pour tout qu'un short et une expression déterminée. Aujourd'hui, si nous voyions un tel jeune au skate park, nous serions peut-être horrifiés. Les parents, c'est sur, ne l'auraient jamais laissé sortir sans chaussures ni genouillères et coudières. Alors moitié à poil… imaginez un peu…

 

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