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24 septembre 2021 5 24 /09 /septembre /2021 07:00

L’ex président Catalan Carles Puigdemont va comparaître devant un juge en Italie. Aujourd'hui député européen, il a été arrêté jeudi soir, dès son arrivée en Sardaigne, à la descente de l'avion. En 2018, il avait déjà été arrêté quelques jours, en Allemagne, avant que la justice locale ne refuse son extradition.

Arrivé de Bruxelles où il est en exil depuis 2017, l’ancien président de la Généralité de Catalogne, Carles Puigdemont, a été arrêté à l’aéroport d’Alghero, avant d’être transféré au pénitencier de Sassari, suite à l'accusation des autorités espagnoles d'occupation, pour sédition (organisation d’un référendum sur l'autodétermination) et détournement de fonds publics (organisation matérielle du scrutin).

Le président Puigdemont avait annoncé depuis plusieurs jours sa présence à Alghero, au 33ème festival de culture populaire Catalane "AdiFolk", qui devait accueillir des responsables Catalans de premier plan, comme la présidente du parlement Catalan, Laura Borràs, la ministre de la Généralité, Victoria Alsina, et rencontrer des responsables politiques locaux, pour célébrer l’amitié historique entre la Catalogne et la Sardaigne (Catalanophone).

La cour d’appel de Sassari devra décider de le remettre en liberté ou d’engager une procédure d’extradition vers l’Espagne, car, après s'être récemment rendu en France, Carles Puigdemont ne s'est pas encore vu notifier le motif précis de son arrestation, ce qui risque de relancer les tensions politiques en Espagne; l’emprisonnement du président Catalan intervenant une semaine après la reprise des négociations entre le gouvernement de Pedro Sanchez et les autorités Catalanes.

Le Parlement européen a voté en mars dernier la levée de l'immunité parlementaire du président Catalan (400 voix pour, 248 contre et 45 abstentions), ainsi que celles de Tomi Comin et Carla Ponsati, deux autres eurodéputés, et cette levée a été confirmée "provisoirement" fin juillet par le tribunal de l’UE. Dans son ordonnance, celui-ci a estimé qu’il était peu probable que les eurodéputés soient arrêtés dans un pays de l’UE et livrés à l'occupant de Madrid.

Est-ce cette ordonnance qui a rassuré et poussé Puigdemont à prendre le risque de se rendre en Sardaigne ? Ses avocats ont indiqué que le Tribunal s’était prononcé sur le fond de l’affaire de manière temporaire, et considéraient que la décision du parlement de Strasbourg était donc "suspendue" de fait, ce qui annonce une belle bataille juridique.

L'eurodéputé indépendantiste arrêté en Sardaigne jeudi soir, a passé la nuit derrière les barreaux et doit passer devant la justice italienne pour décider de l'extradition ou non vers les autorités espagnoles d'occupation. Celles-ci ont assuré dans un communiqué, que Carles Puigdemont devrait se soumettre à l'action de la justice, comme tout autre citoyen. Pourtant, cette levée d'immunité a fait l'objet d'un recours dont le jugement définitif sur le fond, qui doit être prononcé "à une date ultérieure". La décision du parlement est donc réputée "suspendue", ce qui induirait que le président Puigdemont bénéficierait toujours de son immunité, toutes les voies de recours n'ayant pas été épuisées.

Cette arrestation met en péril le dialogue entre Madrid et Barcelone, et en Catalogne, les réactions indignées n’ont pas tardé. L’actuel président du gouvernement catalan, le modéré Pere Aragones, a demandé la fin de la "persécution et de la répression judiciaires".

L’ex-président Quim Torra, a appelé les indépendantistes à être en "alerte maximale", et qualifié une éventuelle extradition de "catastrophique", tandis que l'Assemblea Nacional Catalana a convoqué une manifestation devant le consulat italien de Barcelone.

Le chef du gouvernement d'occupation, le socialiste Pedro Sanchez, a pour sa part gardé le silence toute la nuit sur les réseaux sociaux, où il est d’ordinaire très actif. Le secrétariat d’Etat à la communication s’est contenté d’un communiqué laconique, rappelant que la détention de Puigdemont obéit à une procédure judiciaire en cours qui s’applique à tout citoyen de l’Union européenne.

@ suivre rapidement.

Visca !

//*//

 

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15 septembre 2021 3 15 /09 /septembre /2021 07:00

C'est la fin des deux mois de sursis accordés depuis l'annonce présidentielle du 12 juillet dernier. L'obligation vaccinale entre en vigueur aujourd'hui, 15 septembre, pour plusieurs corps de métiers. Les salariés des hôpitaux et des EHPAD, les soignants, les pompiers, les ambulanciers, les aides à domicile et les gendarmes, affectés sur le terrain ou au contact du public, sont concernés. Ce qui est curieux, c'est que les policiers, sans nul doute par clientélisme syndical, ne sont pas soumis à cette obligation. Dès aujourd'hui, les non-vaccinés (hors police) ne peuvent plus exercer leur profession s'ils ne peuvent présenter un schéma vaccinal complet, ou la preuve d'une première dose de vaccin accompagnée d'un test de dépistage négatif de moins de 72 heures. Cette obligation vaccinale a fait bondir certains soignants et des manifestations de protestations ont eu lieu ces dernières semaines, même si selon "Santé publique France", environ 88% des soignants et 94% des libéraux avaient reçu au moins une dose de vaccin.

Une suspension du contrat de travail ? Les sanctions sont régies par la loi sanitaire promulguée en août. S'il n'a pas reçu ses deux doses, le professionnel concerné par l'obligation vaccinale pourra poser des jours de congé, s'il en dispose, et si son employeur l'accepte. Dans le cas contraire, le contrat de l'employé sera immédiatement suspendu, sans rémunération. La rupture de contrat initialement évoquée, n'a pas été validée par le conseil constitutionnel. Il existe une seule exception : si un professionnel concerné présente une contre-indication médiale au vaccin contre le Covid-19, il en sera exempté. Le ministre de la santé a toutefois précisé que le refus de se faire vacciner ne donnera lieu à aucun arrêt maladie, et a promis des "contrôles systématiques de toute prescription. Tout malade ou allergique ne risque-t-il pas d'être considéré comme un fraudeur potentiel ?

Des sanctions supplémentaires sont possibles, car au-delà de la suspension du contrat de travail, des sanctions disciplinaires pourront être appliquées. La suspension de fonction (et donc de rémunération) peut être cumulée avec une sanction disciplinaire, allant jusqu'à l’exclusion du service".

Egalement concernés par la mesure, les médecins libéraux non vaccinés qui continueraient à exercer au-delà du 15 septembre, encourent une amende de 135 euros. Si le soignant est verbalisé à trois reprises en un mois, l'amende s'élève alors jusqu'à 3.750 euros et d'une peine de six mois de prison. Ceci dit, les peines maximum ne sont JAMAIS prononcées en matière contraventionnelle et je vois mal la police venir verbaliser les médecins dans leur cabinet médical… Ils devraient donc être contrôlés par les agences régionales de santé, seules autorisées à prendre connaissance du statut vaccinal des médecins. Les sanctions envers les médecins non vaccinés devraient être progressives, avec des mesures intermédiaires, comme la mise en demeure, ou la suspension des remboursements. L'ordre des médecins pourrait (conditionnel) également décider d'initier une procédure disciplinaire.

Ceci dit, le nombre de soignants et salariés qui ne se plieront pas à l’obligation vaccinale n'est pas anodin et certains personnels de santé vont faire carrément une croix sur leur profession, le 15 septembre, s’apprêtant à tourner la page sur leur carrière. Pour cette minorité, c’est la goutte de trop. Déjà à la peine depuis plus d’un an et demi face à la pandémie, ils avaient décidé de raccrocher, mais d'autres sont prêts à subir (ou contourner) les sanctions prévues. Les établissements de santé, qui sont pour la plupart en grand manque de personnel, ne sont pas prêts à prendre des mesures disciplinaires contre le personnel non-vacciné, mais l'ARS a déjà évoqué la pression sur les directions, pour faire respecter les suspensions de contrat de travail. Et dire qu'en avril, les soignants recevaient des mails du conseil de l'ordre, demandant aux travailleurs positifs d’aller travailler malgré tout, à cause du manque de personnel.

Il est prévoir la fermeture de nombreux petits cabinets paramédicaux, avec une reconversion dans d’autres voies, avec petits boulots et intérim. Il y a du travail ailleurs mais quelles en seront les conséquences ?

Quid de la précarité psychologique et financière qui va les frapper, ou même de l'abandon des patients à une précarité de soins développementaux et psychiques ?

C’est un vrai coup dur et la fin d'un rêve pour beaucoup d'entre eux, mais heureusement, jusqu'ici, tout va bien…

 

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12 mai 2021 3 12 /05 /mai /2021 08:00

J'ai regardé et écouté, hier, le père Castex au journal télévisé (on aurait dit à s'y méprendre, le ton d'une homélie), quand il est revenu sur les modalités du déconfinement. Tout doit être fait pour atteindre les 20 millions de vaccinés après le week-end de l’Ascension. Entre hier et aujourd'hui, tout et son contraire nous a été dit... encore une fois.

Je n'ai pas compris grand-chose sur le chassé-croisé du "passe sanitaire". Hier, les députés l'ont rejeté, et ce matin, on apprend que la mesure est adoptée. Le père Castex s'en est sorti par une pirouette, assurant que la divergence ne portait pas sur le passe, mais sur la date de sortie de l’état d'urgence sanitaire. Allant trouver un accord avec la "majorité", il a ajouté que le problème allait être réglé. Comprenne qui pourra : le débat est autorisé, à condition qu'il aille dans son sens. Bref, malgré le rejet d'hier, le "passe sanitaire" est adopté.

Autre revirement à 180°, la vaccination sur les lieux de vacances. Le père Castex a invité les français à se faire vacciner sur leur lieu de villégiature. Encore une… bêtise. Le ministère de la santé nous apprend ce matin qu'il n'est guère possible de se faire vacciner à deux endroits différents.

Le père Castex s'est donc encore fourvoyé, et ça vire au casse-tête à l’approche des vacances d’été. Le ministère de la santé planche sur la question, car de nombreux primo-vaccinés devraient recevoir leur deuxième dose précisément pendant la période estivale, et donc potentiellement éloignés du lieu de leur première injection. Le bon père Castex n'avait pas pensé à ça, et s'est vu désavouer par son ministre, mais nous sommes habitués aux revirements successifs.

Dans l'attente, il faut maintenant "adapter les vacances d’été" en fonction des rendez-vous de vaccination. Le ministère change son fusil d’épaule. Hier, les vaccinations dans des centres différents étaient "bien évidemment possibles" durant les vacances, mais aujourd'hui, il ne faut pas le faire, à cause des problèmes logistiques que cela implique. Un pas en avant, un pas en arrière…

Les princes qui nous gouvernent avaient juste oublié de prendre en compte, alors que la campagne de vaccination s’élargit aux 18/50 ans, que les gens devraient recevoir leur 2ème dose durant la période estivale. C'est ballot, mais 42 jours pour Pfizer et Moderna, et 12 semaines pour AstraZeneca et Janssen, c'est le délai à respecter. Si un allongement du délai entre les deux doses d'ARN messager est exclu, rien n'a été précisé pour les deux autres. Bravo les gars, ça continue l'à peu près…

Il reste aussi le problème des 2 millions de doses AstraZeneca non écoulées. Le Premier sinistre a troqué sa casquette de curé pour celle de médecin, et nous certifie qu'il ne présente aucun risque et protège des formes graves. Mais bien sur… et la marmotte…

Le premier ministre est revenu sur les modalités du déconfinement, critiquées par les épidémiologistes, jugeant ce calendrier trop prématuré, car la probabilité d’éviter une nouvelle saturation de l’hôpital est faible, selon eux.

Castex a précisé les jauges et les conditions de réouverture des restaurants, commerces, cinémas et salles de spectacle. Le cas des discothèques, devant rester fermées, sera étudié à la fin juin. Les clubs libertins pourront donc rouvrir, dans le strict respect des gestes barrières. (Ces établissements sont réputés pour ça, et c'est même la seule raison qui y attire les clients).

Pour le reste, à partir du 19 mai, les terrasses des cafés, hôtels et restaurants pourront rouvrir à 50 % de leur capacité, avec 6 personnes assises maxi et l’intérieur des établissements fermé. Les magasins pourront rouvrir avec une jauge d'environ 8m² par client et 4m² par client pour les marchés en extérieur. Juste infaisable…

Pour la culture, les cinémas et salles de spectacle seront à 35 % maximum de la capacité, avec un plafond de 800 spectateurs, tout comme pour les salles des fêtes, salles polyvalentes, et chapiteaux.

Les festivals autorisés se dérouleront en plein air et assis, à 35 % de la capacité d’accueil et 1000 personnes maxi. La règle vaut aussi pour les enceintes sportives de plein air, mais la pratique sportive en extérieur sera limitée à des groupes de 10 personnes maximum, et sans contact.

Pour les cérémonies religieuses et les mariages civils, ce sera un siège sur trois, dans une limite de 50 personnes, sans jauge pour les cérémonies funéraires et les mariages religieux.

Les modalités du passe sanitaire sont quant à elles, encore inconnues. Expérimenté de manière facultative sur certains vols pour la Corse et l’outre-mer, il pourrait devenir obligatoire pour les événements de plus de 1000 personnes. A l'entrée et la sortie du pays, une attestation de vaccination, un test de dépistage négatif, ou un certificat de rétablissement seraient demandés.

Par qui ? On ne sait pas, la liste des personnes habilitées devant faire l’objet d’un décret pris par le premier ministre. On n'a pas fini de rigoler, même si jusqu'ici, tout va bien…

 

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23 avril 2021 5 23 /04 /avril /2021 07:00

Entouré de plusieurs sinistres, le premier d'entre eux a fait un point sur la situation sanitaire, en évoquant la rentrée des classes et le déconfinement, mais aussi la vaccination, lors de la traditionnelle conférence de presse hebdomadaire, consacrée au Covid-19, avec comme sujet du jour : le déconfinement qui approche et la réouverture des écoles.

Depuis quelques jours, on nous fait croire que la situation sanitaire s’améliore en France. Hum, faut-il rappeler que le nombre de cas quotidiens est toujours supérieur à 30.000 et que la pression hospitalière, notamment en "REA" reste insupportable. Le pic de la 3ème vague semble être derrière nous, s’est réjoui Jean Castex. Il est bien le seul, car sans "psychoter", il convient de ne pas baisser la garde et de rester vigilant. 15 départements ont toujours un taux d’incidence supérieur à 400, et les autres sont juste derrière.

Le 1er sinistre a confirmé que :

- les restrictions de déplacements seront levées le 3 mai, soit 4 semaines après ce 3ème confinement qui n'a jamais dit son nom.

- les commerces dits non essentiels, les terrasses, et les lieux culturels et sportifs, devront en revanche encore attendre, avec des réouvertures qui se feront de manière territorialisée. On nous promet des informations complémentaires annoncées dans les prochains jours, mais le couvre-feu à 19h00, est maintenu, au moins jusque la mi-mai.

Accompagné du champion de marelle Blanquer, le 1er Castex est revenu sur les conditions de la rentrée des classes. Les élèves de maternelle et de primaires retrouveront, comme prévu, le chemin de l’école, le 26 avril.

- les collégiens et les lycéens auront une semaine de cours à distance avant un retour en classe le 3 mai, sauf en cas de Covid détecté. Les classes fermeront dès le premier cas et la demi-jauge sera maintenue pour les lycéens, mais aussi pour les collégiens, dans les 15 départements les plus touchés.

Pour les capteurs de CO² à financer par les collectivités locales, j'ai plus de mal. Celles qui voulaient faire l'effort financier l'ont fait depuis longtemps, et les autres n'ont tout simplement pas les moyens financiers.

Pour les cantines, il est demandé de faire manger les classes ensemble pour éviter le brassage. Curieux : il y a peu, il fallait séparer les classes et moduler les horaires. Encore une fois, ce qui était vrai hier ne l'est plus aujourd'hui.

- les deux épreuves de contrôle terminal du bac sont maintenues, tout comme les épreuves de BTS, mais une session de rattrapage aura lieu au début juillet, pour les élèves malades.

a) Le plus improbable : le renforcement des tests.

On nous annonce que d’importants dispositifs de dépistages salivaires seront mis en place dans les écoles et les collèges, avec un objectif de 500.000 tests par semaine. Ah bon ? Sous la responsabilité de qui ? Les enseignements ne sont, en grande majorité, pas volontaires et un médecin scolaire assure en moyenne les permanences dans 3 établissements à la fois. Une infirmière scolaire a même expliqué ce matin que c'était juste impossible. Les opérations à réaliser sont dans l'ordre l'autorisation des parents (pas évident), la fourniture de la carte vitale (encore moins évident), la réalisation d'un tableau, le prélèvement par lui-même que les enseignants ne veulent pas assumer, le conditionnement des prélèvements, l'envoi au laboratoire, la récupération et la collation des résultats avec leur transmission et les mesures prises. Bref, il est bien gentil, le copain de Brigitte, mais il faudrait faire des annonces réalistes. Les lycéens et les personnels de l’éducation nationale pourraient bénéficier des autotests, mais Quid pour les moins de 15 ans ?

Le sinistre de la santé veut cibler les populations précaires avec des autotests supplémentaires, vendus en pharmacie, et vise les quartiers difficiles et l'Outre-mer, mais qui va payer ?

b) - Les objectifs de vaccination maintenus

La campagne de vaccination progresse, (il était temps) et les politiques visent la vaccination pour tous d’ici la fin de l’été. Il faut juste faire le forcing et refourguer le vaccin AstraZeneca dont les bons docteurs Castex et Blanquer ont vanté l’efficacité.

Certes les thromboses sont très rares par rapport au nombre de personnes vaccinés, mais il est un peu gênant d'en faire partie. Le problème, dans l'absolu, n'est même pas là, mais concernerait plutôt le manque d'efficacité contre les derniers variants apparus, alors que ceux avec ARN Messager semblent remplir les conditions.

En ce cas, malgré les dires de l'exécutif, pourquoi accepter l'inoculation d'un vaccin réputé inefficace ? Les français ne sont pas toujours des veaux, même si jusqu'ici, tout va bien.

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24 mars 2021 3 24 /03 /mars /2021 08:00

Notre bien-aimé président (rires) vient de faire une déclaration fracassante, à l'occasion d'une visite dans un centre de vaccination de Valenciennes (59).

"Jusqu'à présent, les personnes de 65 à 74 ans étaient éligibles, à condition d'être atteintes d'au moins une comorbidité (éligible ne veut pas dire vaccinable) et à partir de ce samedi, on va ouvrir les rendez-vous aux plus de 70 ans".

Voila une belle promesse de la part de l'exécutif qui annonce "accélérer à partir de ce samedi", avec le rappel de la mise en place d'un numéro de téléphone dédié, mais qui a toutefois reconnu qu'il y avait encore des plus de 75 ans non vaccinés, faute de réussir à avoir un rendez-vous.

Jupiter a ajouté qu'on allait ouvrir la vaccination aux 70-75 ans, alors qu'elle est proposée aux plus de 75 ans ou à partir de 65 ans pour les personnes souffrant de comorbidités, et ça c'est faux. Dans la réalité, il n'existe actuellement aucune solution de vaccination pour les personnes concernées. Je le sais, j'en fais partie. Je me connecte matin et soir sur doctolib, j'essaye le numéro qui ne répond jamais et j'obtiens toujours les mêmes messages.

Alors, s'il annonce vouloir organiser les choses de manière méthodique, descendre par tranches d'âge, arguant que c'est une "course de vitesse", et que l'État allait envoyer des doses de vaccins supplémentaires dans les Hauts-de-France, ce n'est qu'un effet d'annonce. Il a ajouté que les enseignants seront éligibles à partir de la mi-avril, ce qui est bien gentil mais restera du domaine du vœu pieux. La plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu'elle a, et le président n'est pas la plus belle fille du monde. En vérité, il n'y a actuellement pas de vaccins (même plus d'AstraZaneca si décrié) et pissétou. Eligible ne veut pas dire vacciné, mais "susceptible d'être placé dans l'avenir sur une liste d'attente à confirmer". Ce n'est pas pareil.

Même si les 55 usines de production de par le monde tournent 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24, on est au niveau de la pénurie mondiale. Le plan vaccinal du président, avec son calendrier qui reste en réalité assez flou, ne représente que des éléments de langage, des mots, des vœux pieux, du bla-bla, quoi… Vous connaissez le vieil adage qui dit que les promesses n'engagent que ceux qui les croient.

J'en veux pour preuve que les services de l'Elysée ont rapidement tempéré la "valeur d’annonce" de la déclaration présidentielle. Il a bien été précisé qu'il ne s'agissait pas d’assurer une campagne qui aurait lieu mi ou fin avril, mais de dire qu’à partir de cette date, les doses seront plus nombreuses. C'est tout. Assurer que les personnes "exposées" pourront bénéficier du vaccin était juste une annonce positive destinée à revoir l’ordre des priorités.

Ne nous attendons pas à recevoir des engagements concrets, même si l'exécutif et son entourage travaillent sur le sujet des vaccins. Un plan vaccinal précis reste tributaire du nombre de doses qui arriveront réellement en avril. Ou pas. Il est évident que Jupiter ne vit pas sur la même planète que nous. Par chance, jusqu'ici, tout va bien...

 

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19 mars 2021 5 19 /03 /mars /2021 08:00

On ne comprend rien ! J'ai écouté le premier sinistre et tout d'abord, je n'ai rien compris. Il n'est pas si facile de suivre (un vrai casse-tête) monsieur Jean Castex, qui s'exprime comme un recueil des actes administratifs, édition 1971.

Accessoirement, le "tout et son contraire" qui change d'un jour à l'autre reprend. Il concerne les injections du vaccin Astra Zeneca, qui pourront reprendre dans les pharmacies et chez les médecins dès samedi après-midi.

A noter que si l'agence européenne des médicaments vient de donner son feu vert et certifie, comme le bon docteur Castex, que l'Astra Zeneca est quasiment la 8ème merveille du monde, un groupe de chercheurs norvégiens fait de la résistance. Ces savants ont en effet démontré qu'il y a une relation directe entre les cas mortels de thrombose et les vaccinations avec ce produit.

Il existe encore nombre de personnes vulnérables, âgées ou non, qui veulent, sans y parvenir, se faire vacciner, faute de vaccins disponibles. Doctolib annonce toujours que la population citée ci-dessus ne peut plus se faire vacciner. Cela concerne les 50/74 ans avec co-morbidités ou les membres et soignants du secteur santé ou médico-social de moins de 65 ans. En revanche, Jean Castex, 55 ans, va se faire vacciner aujourd'hui pour montrer l'exemple. Voilà, voilà…

Donc, voici le résumé de son intervention : Mise en place d'un confinement 7/7 allégé pour 16 départements (* liste in fine) dans la nuit de vendredi 19 à samedi 20, concernant le tiers des français.

Il s'agit du concept "freiner sans enfermer" qui me paraît un peu compliqué. Pas question de nier les risques sanitaires, face à la 3ème vague qui commence juste à déferler, mais vu la mentalité dans certaines cités d'Ile-de-France et avec une majorité des gens qui ont annoncé la couleur, à savoir ne pas respecter le confinement, j'ai les plus grosses craintes face à la réussite d'une telle opération.

Détail des mesures phares :

1 - Point positif : sur tout le territoire, le début du couvre-feu passe de 18h00 à 19h00, pour tenir compte du passage à l'heure d'été.

2 - L'ensemble des mesures entre en vigueur pour une durée de 4 semaines au moins.

3 - Les écoles et collèges restent ouverts, tandis que les lycées ont une demi-jauge imposée.

4 - Seuls les commerces de première nécessité restent ouverts : alimentaire, buralistes, librairies, garagistes et disquaires.

5 - Les déplacements sont autorisés dans un rayon de 10 km autour du domicile sans limitation de durée, mais avec attestation.

6 - La population des régions confinées a l'interdiction de se déplacer d'une région à une autre.

C'est déjà fini ? C'était pourtant simple. On se demande si la conférence de presse aussi confuse était vraiment nécessaire. On a pu voir un premier sinistre visiblement perdu, qui a tourné en rond devant la caméra, cherchant la sortie, juste après avoir pris congé. Je veux bien admettre que la tâche est ardue, mais la majorité du peuple français n'a rien compris et il a fallu y revenir point par point avec attention, car à la fin de ses phrases alambiquées à rallonge, on ne se souvenait plus du début.

C'est un peu égoïste, mais on pourrait penser que dans ls régions non concernées, jusqu'ici, tout va bien ?

Vous avez vu la photo ci-dessous ? Castex, finalement, c'est Dupontel avec des lunettes...

* 2 régions et trois départements : 02 Aisne, 06 Alpes-Maritimes, 27 Eure, 59 Nord, 60 Oise, 62 Pas de Calais, 75 Paris, 76 Seine Maritime, 77 Seine-et-Marne, 78 Yvelines, 80 Somme, 91 Essonne, 92 Hauts de Seine, 93 Seine St Denis, 94 Val de Marne, 95 Val d'Oise.

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29 janvier 2021 5 29 /01 /janvier /2021 08:00

Ne me demandez pas ce que c'est un reconfinement hybride… à part qu'il s'agit d'un nouveau terme utilisé par l'exécutif pour "faire bien", je n'en ai pas la moindre idée.

Alors que la situation sanitaire se dégrade à nouveau et que les nouveaux variants (il ne faut pas dire mutants, ce n'est pas politiquement correct) menacent, la piste d'un 3ème confinement "hybride" semble se préciser, et donc avec lui, le retour du journal de marche quotidien du "confiné", version 3.0.

La calendrier va s'accélérer dans les prochains jours, et l'exécutif va nous asséner sa décision d'ici la fin de la semaine, après examen des réactions et après avoir prévenu que le couvre-feu à 18h00 n'était pas suffisant pour lutter contre la propagation du Covid-19.

L'hypothèse la plus probable, à ce stade, est donc ce fameux confinement hybride (on va sûrement nous expliquer d'ici là) est notre sort sera scellé ce week-end. Ira-t-on vers une allocution présidentielle dimanche ?

C'est bien possible, cette piste tient actuellement la corde. Attendre mercredi serait quasiment impossible, car les projections liées aux variants/mutants ne permettraient pas "ce luxe". Cela donnerait l’impression qu’on en rajoute aux français qui n’en peuvent déjà plus, mais le reconfinement paraît être un scénario inéluctable.

 

Quant à ses modalités, l'exécutif cherche l'équilibre, souhaitant aller vers cette fameuse "formule hybride". Des indiscrétions ont filtré (peut-être pour jauger les réactions) vers un reconfinement plus ouvert pour les jeunes, moins dur, quoi, tandis que l'exécutif fait semblant de s'inquiéter des impacts psychologiques d'un troisième confinement, dont il se fiche pas mal. Rééquilibrer en faveur des jeunes, serait l'idée, mais la décision finale du chef de l'État ne serait pas encore prise.

La priorité sanitaire pourrait tout balayer si d'ici au week-end les chiffres se révélaient trop inquiétants, ce qui risque d'arriver. Le retour des étudiants en présentiel, à la fac un jour par semaine, avait été annoncé la semaine dernière, mais pour l'instant, on nous parle plutôt de vacances rallongées, option principale sur laquelle travaillerait le gouvernement. Une telle mesure permettrait de freiner la circulation du variant-mutant à moindres frais, tout en profitant de l'interruption de février.

 

Jean-Michel Blanquer, l'inénarrable ministre de l'éducation n'y serait pas vraiment favorable, mais une de ses éminentes collègues a récemment déclaré avec ironie que "Blanquer, c'est la boussole qui montre le sud". L'autre débat qui agite l'exécutif, est le sort des commerces dits "non essentiels". Va-t-on jouer l'acte II du débat sur ce qui est essentiel ou ce qui ne l'est pas ?

La piste consisterait en des jauges restreintes, des créneaux d'ouverture ou des prises de rendez-vous obligatoires chez les commerçants. C'est un discours contradictoire. Comment expliquer aux parents que leurs enfants doivent rester confinés à la maison mais qu'on peut toujours se rendre chez le coiffeur, moyennant de menus aménagements ?

La question des limitations de déplacement est aussi sur la table, et le Premier ministre aurait sondé les parlementaires à ce sujet. Nous ne savons donc pas encore s'il faut s'inquiéter ou non, car jusqu'ici, tout va bien…

 

 

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12 janvier 2021 2 12 /01 /janvier /2021 08:00

La suppression des comptes de réseaux sociaux de Donald Trump, au lendemain des événements du Capitole, est révélatrice de leur pouvoir sans contrôle. Il y a encore peu, les réseaux sociaux chinois, QQ (équivalent FB) et Sina Weibo (équivalent de l'oiseau bleu) supprimaient les comptes des opposants au régime. Les politiques et d'une manière générale, le monde "bien-pensant" a poussé à juste titre des cris d'orfraie, dénonçant une atteinte à la démocratie.

Le gouvernement chinois est aujourd'hui mort de rire. Les réseaux sociaux ont démontré leur toute puissance et leur propre "bien-pensance". Qu'on le veuille ou non, c'est un nouveau coup dur porté à la démocratie.

Sans comparer aucunement les deux personnages, même si je le les apprécie guère plus l'un que l'autre, force est de constater que la censure a aussi frappé chez nous. Les comptes sociaux du député Son-Forget ont été supprimés de la même manière.

Amusé au début, je n'en pouvais plus de ses élucubrations, mais quand même… même s'il avait multiplié les publications loufoques en bonnet orange, tantôt en chevalier "Jedi" au sabre laser Star Wars oui armé d'un fusil d'assaut, tantôt en preux chevalier de Jeanne d'Arc, ou dans des selfies avec l'inénarrable Benalla, ce n'est pas une raison.

Il avait eu le culot, suite à sa publication connexe de l'anatomie intime du sieur Griveaux, de narrer un vol de téléphone, mystérieusement retrouvé peu après sur les bancs de l'assemblée nationale. Récemment, les choses se sont calmées et il ne se postait plus guère qu'en skateboard dans les rues de Paris.

On peut légitimement se demander si c'était bien là le rôle d'un élu de la République, mais est-il normal qu'un réseau social décide unilatéralement de supprimer le compte d'un député de la République française en exercice, fut-il un tantinet borderline ? La question reste posée, mais revenons au bouffon blond.

Les "progressistes" en rêvaient, Trump leur a apporté sur un plateau l’opportunité de passer à l’offensive. Le jusqu’au-boutisme des trumpistes les plus incontrôlés, visant à interrompre la confirmation de l’élection présidentielle est une porte étroite dans laquelle certains se sont engouffrés, avec les images que l'on sait qui ont tourné en boucle. Trump a donné du grain à moudre à ses adversaires et ils n'ont eu qu'à s'engouffrer dans la brèche.

A mon sens, la censure par la suppression des comptes de réseaux sociaux est une erreur. Il est trop facile de museler ses adversaires en leur coupant arbitrairement et unilatéralement la parole. A quoi cela va-t-il servir, 8 jours avant son départ, si ce n'est au final, de le victimiser ? Il n'attend que cela.

Laisser actifs les comptes sociaux de cet improbable vieux fou n'aurait pas changé grand-chose, car il ne faisait plus que répéter à l'envi ses leitmotivs de victoire et d'élection volée qui lassaient le plus grand nombre. D'ici quelques jours, ses élucubrations n'auraient pas eu d'autre choix que de tourner en boucle de manière vaine et inintéressante, reléguant ses vieux "tweets" à la place insignifiante et inutile qui étaient la leur.

Les appels à la destitution du sortant, comme la suspension de ses comptes sociaux s’inscrivent dans un projet pathétique qui ne fait qu'amplifier le délire d'un vieillard en déroute. Trump a lui-même allumé l’incendie de son propre château, avec en point d'orgue, la tragi-comédie du Capitole.

Sa dernière faute est d’avoir servi à ses adversaires le fantasme de leurs attentes et fourni ainsi l'occasion d’inverser le rapport de force, ce qui ne fera que fragiliser l'ordre politique, et pas seulement aux States… mais jusqu'ici, tout va bien.

 

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4 janvier 2021 1 04 /01 /janvier /2021 08:00

Les fêtes sont passées, l'heure de la rentrée a sonné et, avec elle, la crainte d'une hausse des contaminations. En France, les élèves sont retournés en classe, et le gouvernement s'inquiète d'un possible rebond, prélude à de nouvelles restrictions. La campagne de vaccination a débuté fin décembre (personne, excepté Mauricette, ne s'en est aperçu), et la polémique enfle sur le faible nombre de vaccins administrés en comparaison avec d'autres pays européens. Un éminent médecin a même calculé qu'à ce rythme, la totalité de la population française serait vaccinée dans… 3000 ans ! Je lui laisse la responsabilité de ses calculs que je n'ai aucune envie de refaire… Je ne sais pas qui aurait fait mieux ou moins bien, mais on a clairement une impression d'incompétence.

Entre Agnès Buzyn qui déclarait sans rire il y a un an, qu'il n'y avait aucune raison pour que ce virus chinois arrive en Europe, en l'inénarrable Sibeth qui riait quand on lui demandait si le masque était utile, avant de répondre par la négative et déclarait que c'était un geste technique de mettre un masque, ne sachant elle-même pas le mettre, où encore le ministre de la santé actuel qui certifiait en 2020 qu'il ne fallait pas porter de masque si on ne présentait pas de symptômes, on est gâtés.

Et finalement, le record : sans parler du programme étendu sur 3000 ans, nous avons vacciné en une semaine autant que les allemands en... 30 minutes. Quelque part on se moque de nous dans les grandes largeurs. Se faire vacciner est une démarche devenue infiniment compliquée, car il faut aller chez son médecin traitant pour discuter du vaccin (mais ne pas se faire vacciner), prendre un dossier de 45 pages à consulter, le lire et le signer. Il faut ensuite laisser passer un délai de rétractation de 5 jours, attendre la convocation et renouveler ses intentions par des accords oraux et des accords écrits. Ouf...

Pourquoi à l'heure où j'écris, seules 516 personnes ont été vaccinées en France, contre 230.000 en Allemagne ? 80.000 en Italie et plus d'un million au Royaume-Uni ? C'est infiniment plus grave que de l'incompétence, cela confine au scandale d'Etat. Dans l'attente de ces complications administratives, de ces reculades et de ces approximations, on a gentiment dépassé les 65.000 morts et des gens vont continuer à mourir tous les jours, pour rien, en attendant qu'on comprenne comment vacciner sur une grande échelle. Jupiter a eu beau piquer une soi-disant colère hier... et après ? Rien de nouveau sous le soleil.

J'ai trouvé sur la blogosphère, la lettre d'une aminaute, une lettre à son père, qui pourrait fort bien ressembler à celle que j'aurais pu écrire au mien, ou à celle que mon fils ne m'écrira jamais…

Elle parle de son paternel qui labourait à 11 ans, avec un cheval, moi c'était à 12, mais avec un tracteur et à 15, je rentrais chez Citroën, dans un monde et un atelier rempli d'adultes pas toujours très tendres.

Je reprends ses observations comme quoi nous serions (mal) pilotés par de jeunes godelureaux (pléonasme). Tout nous le rappelle et on peut, avec de simples constatations empiriques, se demander par exemple, quelles sont les compétences rares de recrutement du porte-parole actuel du gouvernement, hormis d'être le compagnon d'un conseiller de l'exécutif ? Je suppose toutefois que les dites compétences sont supérieures à celles de sa devancière, qui riait en affirmant ne pas savoir mettre un masque, et qui nous est apparu clope au bec en plein direct de BFM TV. Elles doivent être également supérieures à celle du prédécesseur de la devancière, le candidat à la mairie de Paris qui passait son temps à envoyer des photos de son anatomie à une intrigante de rencontre. Je passerai sur l'ancien ministre de l'intérieur qui, alors que Paris était e proie aux casseurs, se délassait en boite, surpris par des journalistes à faire une superbe démonstration de slow et de patinage.

Grâce à notre excellent gouvernement, nous avons connu les corridors de plage, les interdictions de visite aux anciens, les flics faisant faire demi-tour à un homme allant dire adieu à son père mourant et parti sans lui, les verbalisations péremptoires de mamies qui prenaient l'air ou communiquaient par panneaux avec leur époux coincé en EHPAD… On aura aussi connu les autorisations ineptes qu'on se fait à soi-même pour s'autoriser à aller chercher ses médicaments cardiaques, juste histoire de rester en vie, on aura connu les interdictions de fait de se faire couper les cheveux, de se faire soigner les dents, d'accompagner nos défunts, et les encouragements à la délation.

C'est vrai qu'on a quasiment oublié ce qu'était un bal de village (interdit), une partie de boules (interdit) un loto dans la salle des fêtes (interdit), un demi en terrasse (interdit), un repas d'affaires (interdit), un saut au pays pour aller saluer parents et amis (interdit), une bise ou une poignée de main (interdites). Tous les soirs, on nous incitait à 20h00 à taper sur des gamelles sur les balcons, à écouter la bonne parole du croque-mort en chef Salomon, à écouter en boucle les pseudos scientifiques, les pseudos spécialistes, et les pseudos journalistes des chaines d'information. La France, quoi…

Je suis d'accord avec elle qui cite les écolos qui font recouvrir nos collines d'éoliennes qui tombent souvent en panne et restent comme ça. A Lyon et Bordeaux, on a même eu droit à un haro sur le sapin de noël, à un autre sur le tour de France et l'accent est mis contre le gaspillage électrique. Pourtant, tout le monde veut Internet dans la poche, un smartphone 5G performant et un ordinateur qui pédale vite. Alors Quid des centrales nucléaires ? OK d'accord, mais pas chez moi ! Comme c'est facile…

C'est plus facile, certainement que de désherber à la main ou de manger les légumes malades, frappés massivement cette année par le "cul noir", le mildiou" et la "rouille"… mais comme tous les produits phyto-sanitaires efficaces sont interdits… ou peu s'en faut...

Comme elle je déplore les dérangés qui s'en prennent aux chevaux, massacrent les vaches, taguent les pierres tombales et incendient les églises. Mais ce n'est pas de leur faute, ils n'ont surement pas les codes… La France, quoi…

Bientôt, c'est vrai, nous ne pourrons même plus rouler en voiture et d'ailleurs je suis un criminel. J'ose encore utiliser ma vieille camionnette, que j'ai pourtant faite passer au contrôle avec une mention tout à fait honorable pour le taux de pollution relevé. En effet, j'ose la prendre pour aller à la déchetterie, pour aller voir mes potes et même… pour me déplacer ! J'ai honte… la France, quoi…

J'ai un peu ri intérieurement en lisant sa mention sur les jeunes diplômés qui ne savent pas faire la différence entre une aubergine et un navet. J'ai vu récemment une toute jeune responsable de magasin de primeurs qui demandait aux clients quel était le nom de tel ou tel légume… et par analogie, j'ai eu une pensée pour cet autre jeune diplômé, célibataire sans enfant, rempli de toutes ses certitudes, nommé à la direction de la crèche, et donnant ses directives livresques ne souffrant pas la contradiction, aux puéricultrices chevronnées. C'est le monde d'après… c'est la France, quoi… C'est le monde où on nous fera bouffer des insectes ou de la viande végétale car les vaches pètent un peu trop.

Qui sait encore trouver de l'eau avec une baguette de sourcier ? Qui connaît encore les repères de direction (étoiles, mousse, soleil) ? Qui sait encore réparer une vieille machine ou un petit électroménager dans ce monde d'après où l'on jette tout et où les enfants marchent sans lever le nez de leur écran et ou les ados, au lieu de raconter des blagues à la jeune fille de la caisse du MacDo (beurk) préfèrent s'adresser à la borne de commande ?

Non seulement je pense que mon père n'aurait pas pu supporter tout ça, mais je commence à penser que je suis moi aussi devenu obsolète et qu'il va donc falloir que je cède la place, beaucoup plus rapidement que je ne l'aurais souhaité. Mais ça aussi, les godelureaux l'avaient planifié, sauf peut-être le timing de leur propre remplacement. Je n'en reviens pas, mais des œuvres comme "l'âge de cristal" et "Soylent Green" sont encore d'une actualité qui fait frémir…

La France, quoi… mais je ne leur en veux pas puisque c'est moi qui suis obsolète et que jusqu'ici, tout va bien...

 

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1 janvier 2021 5 01 /01 /janvier /2021 07:00

2020 année du pangolin, 2021, année du vaccin !

Après une année 2020 pour le moins compliquée, il va être temps de prendre soin de nous et de la planète, mais aussi de passer à la vitesse supérieure en 2021. Cette année 2020 touche enfin à sa fin, et il est temps de vouer aux gémonies tout ce qui ne nous remplit pas de joie, et même de songer à tout ce qui fera de nous des meilleures personnes. D'une façon générale, nous sommes à bout, le télétravail a brouillé la frontière entre la sphère boulot et la sphère privée, la sécurité financière n’est plus qu’un vœu pieux et l’inquiétude quant à la santé physique et mentale de nos proches, ainsi que les craintes envers l’avenir n’ont jamais été aussi vivaces.

En 2021, l’heure est venue de prendre soin de soi, de veiller les uns sur les autres et de faire ce qu'on peut pour la planète, toutes choses qui seront à notre portée rien qu’en apportant de petits changements à la routine.

Hélas, on nous a tellement menti, assené des approximations, déclaré tout et son contraire, que la foi en 2021, malgré le vaccin, ne va pas couler de soi. Je me rappelle encore en vrac de tous les mensonges gouvernementaux, journalistiques et scientifiques qui ont émaillé l'année 2020 :

• "D’ici un mois il n’y aura plus de coronavirus et la seconde vague n'existe pas" (comité de médecins)

• "Il faut dix ans pour créer un vaccin" (scientifiques)

• "L’usage du masque en population générale n’est pas utile" (porte-parole du gouvernement)

• "Il n'y a aucune raison pour ce virus chinois arrive en Europe" (Buzyn, ministre de la santé)

• "C'est un geste technique de mettre un masque, d'ailleurs, je ne sais pas mettre un masque" (porte-parole du gouvernement)

• "Les enfants sont peu porteurs du virus et peu contagieux" (conseil scientifique)

• "Les personnes âgées doivent rester confinées" (l'exécutif n'a fait que revirer sur le sujet)

• "Il n'y a aucune pénurie de masques" (gouvernement au début de la pandémie)

• "Le pangolin est responsable de la transmission du virus" (pseudo scientifiques)

• "Si vous n’est pas malade, il ne faut pas porter de masque." (Véran, ministre de la santé)

En pleine pénurie mondiale, il n’y avait pourtant plus de masque en pharmacie et il valait mieux noyer le poisson que de reconnaître les erreurs (reconnues par l'exécutif le 13 avril). Je me suis débrouillé au début avec les masques de peinture que j'avais à l'atelier.

En 2020, les français(e)s se sont mis(e)s à la couture avec un patron de masque proposé par l’AFNOR, qui n’était pas si simple à réaliser. On nous a dit de laver nos masques à 60 degrés, puis 30 degrés suffisaient bien nous a-t-on raconté. Le masque déconseillé, puis absent des stocks, puis généralisé et enfin obligatoire dans les tous les lieux clos, est devenu la règle. Que de revirements !

Ils ont même été jusqu'à nous certifier que les jeunes étaient infiniment moins atteints que les adultes, ne véhiculaient que très peu le virus et que les formes graves étaient très rares chez eux. Encore des décisions contradictoires, car il a fallu fermer les écoles, décision ainsi justifiées par l'exécutif : "nos plus jeunes, selon les scientifiques, sont ceux qui propagent le plus rapidement le virus, même s'ils n'ont pas de symptômes." Fermeture des écoles en mars, réouverture en mai avec un discours différent : comment expliquer un tel revirement ? Comment expliquer autant d'approximation et de "foutage de g… " ? On nous explique aujourd'hui qu'on n'avait alors pas les données suffisantes…

On nous a même promis (scientifiques) que la seconde vague n'aurait pas lieu, avec la probabilité que ce virus disparaisse soudainement. En fait, tous ces pseudos spécialistes n'en savaient rien et échafaudaient des hypothèses. Même le professeur Raoult pour qui j'avais le plus grand respect, estimait possible que "le virus disparaisse de lui-même dans les pays tempérés". Ben voyons… Dans une vidéo présentée comme tirant les leçons de l’épidémie, il a même estimé un mois plus tard que l’épidémie, à Marseille, était en train de disparaitre, les choses en train de s’arrêter, et "cet épisode en train de se résoudre" (SIC).

De même, en juillet, le conseil scientifique estimait hautement probable qu’une seconde vague épidémique soit observée à l’automne ou à l’hiver. C'était vrai, même si en début d'automne, la circulation du virus était niée par certains experts, tel ce groupe de 35 chercheurs dans les colonnes du "Parisien". Même le professeur Toubiana, épidémiologiste à l'INSERM, déclarait sans rire que la 2ème vague était une théorie totalement folle, et que cette épidémie était derrière nous. Un mois plus tard, le taux de positivité des tests avait plus que doublé, et le nombre de reproductions du virus ne permettait pas le contrôle de l’épidémie. Entre début et mi-décembre, on comptait 7 fois plus de personnes hospitalisées pour Covid en France qu'à la mi-mars et le nombre de décès liés au COVID était le double de ce qu'il était mi-juin. Première victime : ce comique de l'INSERM, qui ne s'est plus jamais présenté devant un micro, peut-être par peur du ridicule.

Il y a bel et bien eu une deuxième vague, en France comme ailleurs en Europe, avec des disparités. Les régions qui avaient subi une première vague très virulente ont eu tendance à en subir une deuxième moins importante et inversement… mais bon…

2020 est partie et nulle part dans le monde, elle n'aura été regrettée. Il y a un an, on se souhaitait une bonne année en s'embrassant… heureusement qu'on ne savait pas.

2020, année du pangolin est on l'espère partie au loin, et pour 2021, année du vaccin, on espère que ça ira bien…

Chers lecteurs et lectrices, je ne peux que vous souhaiter le meilleur pour 2021, année du vaccin, et j'espère avoir encore loisir de vous divertir pour un bon moment avec mes billets caustiques, et avoir le plaisir de passer vous lire sur vos blogs.

Du fond du cœur, je souhaite à tous et toutes qu'en 2021, nos espoirs ne soient pas vains !

Comme on dit a Catalunya : Feliç Any Nou...

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