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21 avril 2020 2 21 /04 /avril /2020 09:00

J+36. Mardi 21 avril - (20 au jus). Jusqu'ici tout va bien…

A la radio ce matin, on a annoncé que les primes de 1000 euros promises aux salariés de la grande distribution en début de crise n'avaient pas été versées. Pire, il semble bien qu'elles ne soient pas prêtes de l'être et en tous cas, pas comme promis. Les grands groupes comme "Aux champs" et "Edouard" trainent des pieds, expliquent que les primes seront payées plus tard et au prorata d'heures au contact du public et "Quasi No" a même établi un barème interne, où certains mal lotis ont lu qu'ils ne devaient pas s'attendre à plus de… 50 euros ! On se fiche d'eux, car même ceux qui mettent les denrées en rayons doivent toucher les produits manipulés par les clients, sur lesquels certains ont potentiellement toussé et déposé leurs virus… C'est comme les aires de repos fermées et les transporteurs qui refusent l'usage des douches aux chauffeurs. Pensent-ils que les cargaisons de masques et de gants arrivent toutes seules ?

 

Ceci dit, la nature humaine est ce qu'elle est et j'ai constaté deux fois un fait troublant chez "Ah… le dit". Il s'agit sans nul doute d'initiatives individuelles motivées par l'absence de prime et par les possibilités du logiciel de caisse, mais quand même. Dans cette enseigne, il convient de ne pas partir trop vite après avoir réglé ses achats et de rester à proximité de la caisse pour compulser le ticket de caisse, que certains caissiers ont tôt fait de mettre à la corbeille sans vous demander. Lors ses courses pendant le confinement, en général, on est seul, on est pressé, on a un chariot rempli et on ne pense qu'à payer et sortir au plus vite du magasin. C'est là que le danger guette. Il existe des "hôtes de caisse" (on dit comme ça maintenant) qui n'hésitent pas à scanner 2 fois le même article à petit prix et à vous facturer en sus un ou des articles fantômes à moins de deux euros ("catégorie Divers 20%", soit article non référencé à 20% de TVA). Si on ne vérifie pas, c'est facilement 4 à 5 euros carottés sur un chariot de 60 à 100 balles et ça passe…

Si on vérifie, vous êtes remboursés avec les excuses de la caissière, qui se rattrapera au coup suivant. Je n'ai pas les détails, mais j'imagine que la régularisation de l'excédent est effectuée quand l'employé "fait" sa caisse. Bref, ouvrez l'œil et le bon, car il est dommage que l'indélicatesse de certains noircisse le courageux travail mal payé de l'immense majorité qui, elle, est honnête.

 

Aujourd'hui pas de courses, bien évidemment, mais plus sûrement un confinement dans le confinement. (aparté sur les méandres du cerveau : à la relecture partielle, je viens de m'apercevoir que j'avais écrit la phrase précédente… en Catalan !). Je reviens donc en français, ne serait-ce que pour une meilleure compréhension de tous, hi hi…

 

Je disais donc que j'allais me faire un confinement dans le confinement car il pleut, et pas qu'un peu. Je ne sais pas ce que c'est que cette météo aberrante mais le fait est là : on annonce aujourd'hui 24° à Paris et seulement 16° à Perpinyà, avec de la pluie… Grrr…

 

La poste annonce sans rire qu'aujourd'hui le courrier sera distribué quatre jours par semaine, contre trois actuellement. Elle reconnaît que ses services sont réduits avec la crise du conarovirus et par un fort absentéisme et annonce fièrement que ses facteurs passeront un jour de plus par semaine dans toute la France, pour distribuer le courrier. Espérons qu'au moins, les services annexes de proximité comme le portage de repas, de médicaments ou les visites de lien social sont maintenus en zone rurale, car ici, nous n'avons plus du tout de courrier depuis le début du confinement.

Bureaux de poste et centre de distribution sont fermés, et nombre de préposé(e)s (dont ma tournée) ont faire valoir leur droit de retrait. Si on ne peut pas leur en vouloir, on constate que les prélèvements fonctionnent très bien, mais que les chèques envoyés à des fournisseurs depuis la mi-mars sont eux-aussi confinés quelque part. Déjà que la trésorerie ne rentre plus, on met involontairement d'autres professionnels dans la difficulté. J'ai donc un peu d'espoir dans la dernière annonce de réouverture de bureaux de poste, avec des organisations et des niveaux de service adaptés.

Ce que j'ai du mal à comprendre, c'est l'annonce des failles à cause du recentrage de la poste sur ses "missions essentielles". Tiens donc, et moi qui croyait bêtement que la mission essentielle de la poste était d'assurer la distribution du courrier (pensée émue envers Latécoère, Guillaumet, St Ex et Mermoz… l'éternité pour tous ceux que je ne peux citer ici faute de place). Donc je me suis fourvoyé, mais ce doit être parce que jusqu'ici, tout va bien…

 

 

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20 avril 2020 1 20 /04 /avril /2020 08:00

J+35. Lundi 20 avril - (21 au jus). Jusqu'ici tout va bien…

Hier, j'ai passé ma journée dans le jardin, à arracher de l'herbe et des racines, et à promener des seaux de terre et de cailloux. Je me suis dit que ça valait bien les sites dédiés au conarovirus, avec force graphiques et courbes inquiétantes, et que ça valait bien aussi les chaînes d'info, style BFM ou C-News avec leurs spécialistes de tout, et les professeurs issus des milieux autorisés ou pas… Bref, j'ai recentré les activités sur l'utile et le physique, ce qui n'était pas plus mal. Après une nuit réparatrice, j'ai quand même, ce matin, allumé Twitter… et je suis tombé par terre (virtuellement).

 

La première chose que m'a affiché l'écran est le tweet (gazouillis en français) d'un député, donc un élu de la République au service du peuple, qui insultait l'ensemble des abonnés. Je crois que c'est inédit. Après qu'il ait commis une toute récente usurpation d'identité du président de la République, suivie d'une déclaration de vol de son téléphone soi-disant retrouvé dans l'assemblée nationale, ce triste sire discute aujourd'hui sur la toile avec son ami imaginaire et insulte le peuple français (!).

 

Je vais peut-être dire une c….rie, mais n'existe-t-il pas une procédure de destitution ou d'enquête, à initier en cas de troubles mentaux (volontaires ou non) présentés par une personne siégeant à l'assemblée nationale, ou au moins la reprise de sa charge par le suppléant ? Certes, dans son cas, il s'agit d'une ancienne actrice octogénaire qui a sans nul doute mieux à faire que d'aller siéger au palais Bourbon pour pallier les dérapages d'un troll, dans une circonscription sise à l'étranger… Ce n'est pas facile mais dans l'attente, notre pays et ce genre de personnage sont la risée de l'Europe et du monde.

 

Ceci dit, nous n'avons pas l'apanage des fous et vous vous souvenez sans doute de ma chronique sur le sulfureux roi de Thaïlande. C'est maintenant sa fille qui fait parler d'elle. La ravissante princesse Sirivannavari Nariratana, 32 ans, est une créatrice de mode reconnue dans son pays, où elle a déposé son nom et donc sa marque. Comme elle ne perd pas le nord, bien que ne possédant aucune formation médicale ou scientifique, elle a lancé un gel alcoolique de nettoyage, parfumé, rose et bien sûr hors de prix. Ses sujets y voient juste une promotion de sa marque en se servant de la pandémie. On serait enclin à les croire, la photo de la production du "laboratoire" ne montrant qu'une cinquantaine de bouteilles roses. La princesse n'hésite pourtant pas à poser en tenue de médecin, avec masque et blouse, aux cotés de son chien qui porte une coiffe d'infirmière. Cela pourrait choquer si on ne savait pas que c'est elle qui a offert à son père son chien fétiche, élevé par lui au rang de maréchal. Quelle famille !

 

Plus sérieusement, ces dérangés mis à part, il faudra bien, un jour, songer à "l'après". Le gouvernement qui semble naviguer à vue devra bien gérer les suites de cette crise sanitaire, ainsi que les suites économiques et sociales, même si pour l'instant, nous devons nous contenter de dessins dans le brouillard le plus complet. Le pays n'est que l'ombre de lui-même, les banlieues explosent, les hôpitaux sont toujours saturés et les morts se comptent toujours par milliers, malgré une France à l'arrêt et un confinement inédit.

 

Dans un palais de l'Elysée aujourd'hui confiné comme le reste du pays, tout le monde : les "experts", les alliés politiques, les compagnons de route, les élus, les scientifiques et parfois même les adversaires, tous sont sondés. J'espère que nombreux sont ceux qui font remonter les notes du terrain à l'exécutif. Le conarovirus a arrêté la France et mis son quinquennat par terre. Le déconfinement s'annonce déjà périlleux dans un contexte où il n'existe encore ni traitement, ni vaccin, contre une épidémie qui peut repartir du jour au lendemain. Nous devrons traverser, en sus, une dépression économique sans précédent et anticiper une crise sociale qui s'annonce forte, mais jusqu'ici, tout va bien…

 

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19 avril 2020 7 19 /04 /avril /2020 09:00

J+34. Dimanche 19 avril - (22 au jus). Jusqu'ici tout va bien…

J'aimerais bien commencer une fois mon billet par une bonne nouvelle, ou au moins une nouvelle sympa, mais ce n'est pas facile, et ça ne sera pas aujourd'hui. Les "sachants" (on dit comme ça, maintenant) qui s'autorisent des trucs dans les milieux autorisés, et nous expliquent quoi et comment penser, commencent à me fatiguer.

Chaque jour, ils nous assènent des nouvelles plus mauvaises que celles de la veille. J'ai même du mal à trouver une once de début de nouvelle sympa pour agrémenter mon billet, c'est dire…

 

Depuis hier soir, on nous apprend donc avec bonheur que le conarovirus touche également le cerveau. C'est parfait. Non seulement on va tous ou presque, mourir étouffés dans des convulsions, mais les rares qui en échapperont resteront neuneus et/ou Alzheimer précoces. Heureusement que nous ne sommes ni moi ni vous dépressifs, ce qui va nous éviter de nous suicider tout de suite pour être tranquilles.

 

Au milieu de tout ceci, l'inénarrable député Franco-Kosovar d'origine coréenne, représentant les français en Suisse et au Lichtenstein (vous suivez ?), monsieur Son-Forget nous annonce sans rire ce matin sur les réseaux qu'il va distribuer aux français de sa circonscription, des masques réutilisables en tissu achetés avec son IRFM et que si on le lui interdit, il démissionnera et les achètera avec ses deniers personnels.

 

Tout le monde a peu ou prou entendu parler de ce député exclu de son parti, qui clame à l'envi que c'est "chiant d'être député", meilleur ami tardif de monsieur Benalla, de Doc Gynéco et de madame le Pen (on ne dit plus Maréchal), qui veut être élu président de la République en 2022 sous les couleurs de son propre parti reprenant ses initiales (ça ne vous rappelle personne ?).

 

Dans l'attente, il abreuve la toile de tweets le représentant dans des poses guerrières ou des actions d'éclat. Parfois coiffé de son bonnet orange, ce "jedi" livre sur la toile des combats mémorables au sabre laser, tacle ses collègues féminines avec des remarques vulgaires, poste le sexe turgescent de monsieur Griveaux tout en l'assurant que c'est un gage de soutien, se représente dans un message où il porte une peluche de blaireau dans les bras, ou dépose une fleur devant Notre-Dame en hommage aux rois de France, et la liste n'est pas exhaustive.

 

Ce monsieur revendique ce qu'il appelle le trollisme politique. Je n'ai pas d'explication précise à ce sujet, hormis un copier-coller d'une de ses déclarations : "Dédicace spéciale à tous les trolls, collègues hypocrites déversant leur fiel, poltrons cachés dans leur anonymat, et toute ma compassion envers les binaires et les coincés au level 1, le boss de fin étant trop subtil et trop intelligent pour eux". Comprenne qui pourra, mais sa déclaration du jour appelle deux observations de ma part (c'est tout ce que j'ai trouvé de drôle aujourd'hui) :

  • L'IRFM (Indemnité représentative de frais de mandat) a été supprimée en date du 1er janvier 2018 et remplacée par l'AFM (avance de frais de mandat), dont les dépenses sont soumises à justificatif.
  • Concernant les français de sa circonscription, les masques seraient donc distribués en Suisse, donc ? Notre homme habite Genève où il exerce la profession de radiologue, spécialiste du cerveau.

Tiens, on en revient au début, avec ces histoires d'atteintes au cerveau. J'ai donc fait une épanadiplose sans le vouloir, mais il me vient une idée : et si, dans un souci d'aller plus vite de façon efficace, monsieur le député démissionnait tout de suite et cessait ses tweets pour le moins déroutants ? Ce n'est pas gagné.

 

Hier encore, il a usurpé l'identité du président Macron pour publier entre autres un tweet inepte comme quoi il venait d'avoir une discussion avec Trump sur " les chinois qui nous prennent pour des jambons avec leur histoire de pangolin", ou un remaniement ministériel annoncé avec Cyril Hanouna au porte-parolat, lui à la santé, Booba à la culture, Jadot à la défense et Marine le Pen aux affaires étrangères. JSF a ensuite repris sa véritable identité et s'est justifié en plaidant un piratage en ces termes "J’ai enfin pu récupérer le téléphone qui m’avait été subtilisé par mégarde et a mené vraisemblablement à des agissements d’un tiers et momentanés sur Twitter".

 

Non finalement, je me suis trompé, ce n'est même pas drôle, ces élucubrations.

Il ne me reste plus qu'à retourner à ma grisaille de confinement car vous l'aurez remarqué, le temps est maussade aujourd'hui. Il pleut, ce qui nous évitera d'arroser mais nous empêchera aussi d'aller batifoler au jardin. Ce n'est pas si grave car jusqu'ici, tout va bien…

 

(*) L'épanadiplose est une figure de style consistant en la reprise, à la fin d'un texte, du même mot que celui situé en début.

 

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18 avril 2020 6 18 /04 /avril /2020 13:00

J+33. Samedi 18 avril - (23 au jus). Jusqu'ici tout va bien…

Et bien ça y est, on parle plus guère de dégustation de chauve-souris ou de pangolin (même s'il faut reconnaître que c'est quelque peu dégueu…).

 

Un pangolin mort. Franchement, vous en mangeriez, vous ?

 

On s'oriente à présent vers la mise en cause du laboratoire P4, construit à WUHAN (tiens, tiens), en pleine ville, financé en partie par la France (tiens, tiens) et dans lequel les chinois faisaient des recherches sur les conarovirus (tiens, tiens). Les chinois, qui jusqu'à hier, poussaient des cris d'orfraie, hurlant au salissement de leur pays, se contentent aujourd'hui de dénoncer une accusation politique du genre "pourquoi maintenant" ?

Les complotistes européens accusent les medias américains d'être à la solde du Donald. Hum, le père Trump n'est pas vraiment ma tasse de thé, mais tous ces donneurs de leçons feraient bien de prendre en compte que le Washington Post fait partie des opposants les plus virulents et ne sauraient donc être en aucune manière un soutien du président américain. Le gouvernement britannique assure que la Chine aura à répondre à des "questions difficiles" et notre président estime qu’il s'est passé "des choses qu’on ne sait pas", tandis que pour le professeur Luc Montagnier (prix nobel de médecine quand même), le Covid-19 est un bricolage de séquence génétique de virus HIV.

Réaction officielle : Pékin a demandé à la communauté internationale de “s’unir pour combattre l’épidémie”. Bref, la Chine tente de noyer le poisson en se défendant de toute dissimulation. Sans rire, le porte-parole du gouvernement annonce que la réponse de la Chine à l’épidémie a été irréprochable. Pourtant, tout le monde sait que le régime a attendu six jours avant d’aviser le reste du monde de la nature exceptionnelle de l’épidémie à venir.

 

Parmi cette actualité bousculée, une bonne nouvelle au sein du confinement : Le démantèlement d'une partie de l'hôpital de campagne militaire de Mulhouse a commencé. Une unité a été démontée afin de réduire sa capacité. L'objectif est de ramener sa capacité de 30 à 20 lits en raison de l'amélioration de la situation, par déséquipement de la travée n°1.

La situation s’est améliorée dans le Haut-Rhin, l’un des principaux foyers épidémiques de France, et l’hôpital est passé, pour la première fois depuis sept semaines, à un nombre d'appels journaliers inférieur à 500, ce qui équivaut à un retour à la normale. Sur 1.800 patients Covid-19 pris en charge, 465 d’entre eux sont quand même décédés, et ce démantèlement d'une partie d'une structure de renfort ne peut qu'être une bonne chose.

10 lits, c'est peu, mais nous somme tellement habitués à des chiffres flippants que le moindre infléchissement de la courbe ne peut qu'être bénéfique, au moins pour le moral. Toutefois, malgré l’amélioration de la situation, l’hôpital déclare continuer à avoir de gros besoins de renforts, essentiellement en infirmiers et en aides-soignants, car son personnel est épuisé et les arrêts maladie se multiplient. La partie est loin d'être gagnée mais chaque bonne nouvelle nous apporte du baume au cœur.

 

Loin de toutes ces préoccupations, je vais continuer sagement ma confination. Avant-hier, c'était ponçage, hier peinture et aujourd'hui, pas grand-chose, car la pluie est arrivée. Il paraît qu'elle va rester 5 ou 6 jours, ce qui va ajouter du confinement au confinement, mais bon, jusqu'ici, tout va bien…

 

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17 avril 2020 5 17 /04 /avril /2020 09:00

J+32. Vendredi 17 avril - (24 au jus).

J'aurais pu commencer mon billet du journal de marche en vous disant que jusqu'ici tout va bien… mais j'aurais fait de la peine à Aline. Je ne sais pas trop comment la consoler avec des mots bleus, car son père, Daniel Bevilacqua dit "Christophe" est parti cette nuit, à l'âge de 74 ans, tiens, comme le taulier, d'ailleurs…

Je lui dirai les mots bleus, les mots qu’on dit avec les yeux, parler me semble ridicule, je m'élance et puis je recule. RIP Christophe.

C'est triste, d'ailleurs le ministre de la culture s'est fendu d'un hommage en pleine nuit, mais malgré toute la peine qu'on peut avoir, je pense aussi aux 18.000 personnes, la plupart anonymes, qui ont aussi quitté notre pays depuis le début de la pandémie.

 

En ces temps troublés, il est toujours désolant de constater l'égoïsme de certains et le comportement inapproprié de certains autres. On se tape le "U" par terre quand on lit la presse du jour, après un mois de "confinage" et où on apprend que :

 

- une centaine de migrants marseillais en "situation administrative compliquée" (on dit comme ça maintenant) annoncent la création d'une association destinée à la défense de leurs droits, bafoués par le confinement. Ils se plaignent notamment de l'absence de logement, du courrier non distribué, du manque de personnel dans les guichets administratifs, ainsi que des carences dans le versement des aides, dans l'accompagnement social et juridique.

Ah bon, ils sont les seuls à subir l'inévitable désorganisation des services à cause de la pandémie ? Leur porte-parole a déclaré préparer le combat post-confinement. Le combat ? Serions-nous leurs ennemis si tout leur est immédiatement dû, au contraire de ceux qui sont en première ligne, et même les autres, y compris ceux qui applaudissent à 20h00 ?

 

- un journal tunisien se félicite de l'arrestation en Allemagne d'un de leurs ressortissants, en situation irrégulière outre-Rhin. Ce triste sire ne trouvait pas mieux que de se filmer dans les supermarchés.

Il trouvait certainement très drôle de corrompre les produits frais en mangeant des morceaux, voire léchant ou crachant, le tout avec une diatribe de haine à l'égard de l'occident et de ses richesses. L'histoire ne dit pas si la personne en cause était malade du Covid-19, mais on ne peut que saluer l'article du journal tunisien qui s'offusque du comportement inadmissible d'un de leurs ressortissants.

 

Plusieurs responsables politiques (dont le nôtre) sont montés au créneau pour faire remarquer que les chinois "ne nous ont pas tout dit" et devraient répondre à des "questions difficiles".

Le flou continue, car soupçonnée d’avoir sous-estimé son bilan, le Chine vient d'annoncer 1.300 morts supplémentaires. Genre : ah oui les gars, vous avez raison, on a mal compté. On a oublié les gens décédés chez eux, alors on révise (un peu) les chiffres à la hausse. C'est bon ? çà vous va ?

Jusqu'à présent, on pouvait penser qu'on ne nous disait pas tout au sujet de ces zones d’ombres chinoises (désolé, je n'ai pas pu m'empêcher) dans la gestion de l’épidémie. Maintenant c'est sur, on a la confirmation qu'ils se fichent carrément de nous.

Que faire, sinon continuer à croire que jusqu'ici, tout va bien… ?

 

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16 avril 2020 4 16 /04 /avril /2020 08:00

J+31. Jeudi 16 avril - (25 au jus). Jusqu'ici tout va bien…

 

J'avais fait récemment un billet sur les verbalisations abusives du confinement, mais ça continue. Après le cas de Graulhet (81) qui fait la "une" (la dame de 79 ans qui venait chaque jour à l'EHPAD de plain-pied pour montrer un message sur une ardoise à son mari "absent" de 93 ans), le cas de l'île de Ré, défraye aussi la chronique.

Dans le Loir-et-Cher, un vigneron a reçu un appel de sa belle-mère. Son père, âgé de 82 ans, atteint d'un cancer généralisé, vit ses derniers instants. Notre homme décide de partir pour l'île de Ré, et remplit son attestation pour "motif familial impérieux".

Contrôlé une première fois à la sortie de l'autoroute, il tombe sur un gendarme normal et poursuit sa route sans encombre, jusqu'au second contrôle après le pont d'accès, à 3 km de chez son père. Notre homme est bloqué par un gendarme strict, poli et inflexible. Ce dernier l'empêche de continuer et lui déclare que visiter son père hospitalisé à domicile en phase terminale de cancer, n'est pas un motif impérieux (!)

Refusant la discussion, le militaire verbalise. Patrice restera 5 heures à tout tenter sur le point de contrôle. Malgré l'appel téléphonique de sa belle-mère et du médecin qui décrit l'état du patient, le militaire répond qu'il ne changera pas d'avis, n'a "pas le temps et des contrôles à faire". La hiérarchie, les élus et la préfecture contactés par téléphone resteront sourds aux demandes.

Contactée ultérieurement par Internet, la gendarmerie reconnaît une erreur d'appréciation mais rappelle l'application stricte de la réglementation. Un document écrit prouvant le motif impérieux du déplacement était nécessaire en complément de l'attestation. Le verbalisateur a donc suivi les consignes à la lettre. Le père de Patrice est décédé mercredi, au petit matin. Avec l'attestation de décès, il a pu revenir pour les obsèques et n'a rencontré aucune difficulté.

Circulez, y a rien à voir ! Sur le site de la gendarmerie nationale, les mots "une force humaine" ne figurent plus sous le logo depuis quelque temps déjà. Il n'y a donc rien à redire, la mise a jour a bel et bien été effectuée.

 

La police n'est pas en reste, comme en témoigne la mésaventure survenue à Nice, à Jean-Yves et à sa maman de 78 ans. Diabétique, elle souffre de la maladie d'Alzheimer. Son fils, sa fille et un infirmier assurent une visite quotidienne, mais Jeanine perd la mémoire. Ses enfants ont tenté de lui expliquer le virus, lui interdisent de sortir seule. Au cas où, elle a des attestations et un masque, mais la vieille dame n'a plus toute sa tête. Mercredi, Jean-Yves trouve la maison vide. Il redoute le pire et part à sa recherche en voiture. Elle est à un arrêt de bus, à un kilomètre de là. Quatre policiers verbalisaient des personnes à côté d’elle et personne ne prêtait attention à la vieille dame, complètement perdue.

Jean-Yves installe sa maman perdue dans la voiture et va parler avec les policiers. Ces derniers l’avaient verbalisée parce qu’elle n’avait pas d’attestation. Ni son état ni son âge ne les ont alertés. Le PV était déjà mis et Jean-Yves n'avait qu'à le contester, ce qu'il fera dès réception. Abandonner une vieille dame désorientée par la maladie sur la voie publique après l'avoir verbalisée, c'est donc une pratique normale ?

 

Même si rester confiné chez soi n’a strictement rien à voir avec une période de guerre, j'ai bien l'intention de continuer, de tenir bon, afin d'éviter d'être classé dans la catégorie "réanimable" ou dans l'autre.

Le patient qui arrive en réa, pauvre chose infectée, s'il est conscient, ne comprend pas bien quand on parle de lui. Il est Covid positif, il a ça, ça, et ça. Non réanimable. Hop, on passe au suivant : "tel âge, non réanimable". On passe au troisième : "Non réanimable" et ainsi que suite si vous êtes trop âgé ou à risque. Tous les jours, les médecins font le point sur l’état des patients avec les réanimateurs et décident ensemble si les patients sont réanimables ou pas. C'est horrible. Déjà éprouvés physiquement, on leur demande l'impossible. Ces soignants ne seront plus jamais comme avant.

D’habitude, jamais on aurait parlé comme ça des patients, mais là on ne peut plus, on n'a pas le temps, pas la place, pas le matériel et surtout… il y en a tellement qui sont réanimables qu'il faut bien faire un choix, comme dans la médecine de guerre.

Pour rien au monde je ne voudrais être à la place de ces héros.

 

Mais au fait, c'est quoi non réanimable ? Ça veut dire que si leur état se dégrade, ces patients ne seront pas transférés en réanimation, et ne seront donc pas intubés car les médecins estiment qu’ils ne s’en sortiront pas.

Selon quels critères ? C'est en fonction de leurs antécédents : s’ils ont eu un cancer, autres pathologies, maladies chroniques, s’ils sont trop âgés, on ne va pas les réanimer.

On ne va donc pas mettre en œuvre tout ce qu’on peut pour les sauver ? Ben non, dans certains cas, ce serait de la folie et une perte de temps qui nuirait aux "réanimables".

Alors on fait quoi ? On met des sédatifs, pour qu’ils soient "confortables" et qu’ils partent tout doucement.

Mais on aurait pu le sauver si les moyens avaient suivi ? Pas de réponse.

Et comment on vit une telle situation ? Les soignants sont choqués. C'est surhumain de retourner au contact des patients non réanimables, surtout quand, après le décès, on doit annoncer la nouvelle aux proches.

Et les patients, ils réagissent comment ? L'objectif c’est qu’ils partent sans souffrir. On met alors en place de la morphine et de l’hypnovel pour qu’ils soient paisibles, ne présentent plus de signes de lutte, et puis la chose va se passer. Ils sont soulagés en attendant qu’ils arrêtent de respirer.

 

Toutes les visites des "Covid" sont interdites, sauf sur autorisation du médecin et seulement quand c’est la fin. Un seul proche a le droit de venir voir la personne qui va décéder. Une demi-heure maxi. Une seule fois. C’est très dur. À tel point qu'il est mis en place des cellules psychologiques de soutien aux soignants. C'est peu pour de telles journées de douze heures, les semaines de 60 heures, les alternances jour/nuit incohérentes et dangereuses et les absences de repos.

Alors, même si on est plutôt en pandémie, qu'en guerre, on ne dira jamais assez de respecter les règles du confinement pour que soignants et réanimables puissent aussi dire : jusqu'ici, tout va bien…

 

 

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15 avril 2020 3 15 /04 /avril /2020 08:00

J+30. Mercredi 15 avril - (26 au jus)*. Jusqu'ici tout va bien…

J'avais un peu raison, hier, quand je parlais à propos de l'ouverture des écoles, d'une garderie destinée à ce que les parents retournent au taf. En effet, hier, comme à l'habitude, un ministre est intervenu pour préciser (nuancer ? reprendre ?) les propos du président que nous autres, "mal-comprenants" de base, n'avons encore pas bien cernés. Le ministre de l'éducation (mais si, vous savez, celui qui ressemble à Fétide Addams), a cru bon de préciser qu'il s'agirait plus d'accueil que d'enseignement. Voilà, on y est !

 

Il veut même imposer le port du masque aux enfants. Je lui souhaite bien du plaisir, à ce ministre qui a certainement oublié les réalités du terrain. Je ne vois pas les élèves d'école primaire (les collégiens non plus, d'ailleurs) porter toute la journée un masque de protection dans des conditions satisfaisantes. De plus, il paraît que la reprise de l'école au 11 mai ne sera pas obligatoire et que pour respecter la distanciation sociale, les classes tourneront suivant une rotation par jour ou par semaine. Enfin bref, ils n'en savent rien. S'avancer par ailleurs sur une restructuration des sanitaires et du bâti en si peu de temps relève du pur effet d'annonce totalement irréalisable, mais ça, on a l'habitude.

Dans cet ordre d'idées des explications à coté de la plaque, on a l'extraordinaire campagne d'affichage du MEDEF sur les abribus parisiens. Un JCDRTVA (2) souriant nous explique le monde du travail avec un engrenage et des flèches, pour qu'on comprenne bien. Ceci dit, comme au MEDEF, ils ne sont jamais allés à l'usine, ils ne savent même pas dans quel sens tourne un engrenage (cf. ci-dessous). Cà commence à être fatigant d'être entouré d'amateurs incompétents !

 

Oui j'ai décidé, de temps à autre, de vous mettre une illustration amusante pour égayer l'article, vous me direz si ça vous plait, comme d'habitude, en commentaire, sur FB, ou en texto…

 

Dans la seconde partie du billet, je serai un peu plus léger (quoique.. ça commence mal) avec des nouvelles de la Jet-Set. Le chanteur Christophe, hospitalisé à Brest en détresse respiratoire sévère est sous sédation profonde. Aïe, à 74 ans, quand on parle de sédation profonde et d'état désespéré, ce n'est pas bon. Comme pour tous les malades dans le même cas, je forme des vœux pour leur guérison, mais si Aline ne se retrouve pas orpheline, elle aura eu une sacrée chance…

 

Avec beaucoup moins d'émotion, je vais vous parler des dernières frasques de Rama X (mais si, vous savez, le roi de Thaïlande qui a privatisé un hôtel luxueux dans les Alpes bavaroises, pour s'y "confiner" avec sa suite (119 personnes) et ses concubines (au nombre de 20), mais aucune des épouses officielles (au nombre de 4). Ce triste sire (c'est le cas de la dire) n'a pas trouvé mieux que de mépriser le confinement en volant à vide au-dessus de l'Allemagne et de la frontière française, avec son Boeing. Vous allez me dire que les frontières extérieures de l'espace Schengen sont fermées sauf pour les "déplacements des travailleurs essentiels" et vous aurez raison. En effet, Rama X, le sulfureux roi revenu mardi dernier d'un voyage express dans son pays, n'aurait même pas dû pouvoir regagner le sol européen, ni bien sur retrouver son hôtel de luxe et sa smala en Bavière, établissement qui aurait dû lui-même être fermé. On est bien d'accord.

Cela ne s'applique cependant pas à un monarque de 67 ans, pilote émérite et méprisant, qui a repris son activité favorite : briser le confinement en faisant des boucles à vide avec son Boeing 737-800, à près de 7000 m d'altitude. Vu à Munich, Dresde, Hanovre et Leipzig, à la recherche d'adrénaline, il en profite également pour s'amuser au "touch and go", une pratique qui consiste à ce qu'un avion atterrisse dans un aéroport puis redécolle immédiatement en remettant les gaz dès que les roues sont entrées en contact avec la piste. Les thaïlandais, qui luttent eux-mêmes actuellement contre le conarovirus, ont lancé un hashtag très parlant : #Whydoweneedaking, ce qui signifie en français : "Pourquoi avons-nous besoin d'un roi ?". Voilà qui en dit long sur leur exaspération. Ils vont avoir du mal à se dire en se levant : jusqu'ici, tout va bien…

  1. Le compte à rebours est une idée de ma blogopote Juju, et c'est une bonne idée.
  2. Jeune Cadre Dynamique Résolument Tourné Vers l'Avenir.

 

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14 avril 2020 2 14 /04 /avril /2020 09:00

J+29. Mardi 14 avril.

Jusqu'ici tout va bien… sauf qu'on en a repris pour un mois, jusque J+56. Ce n'était pas un scoop, on ne pouvait que s'y attendre. Plus étonnante est la décision de rouvrir les écoles et les crèches dès le 11 mai ? Je me demande si cette projection est tenable car je vois mal comment on pourrait laisser fermés les universités, mais surtout les bars et restaurants, classés comme des lieux de forte promiscuité, alors qu'on rouvrirait les établissements scolaires. J'ai du mal à comprendre comment une salle de restaurant serait dangereuse, tandis qu'un réfectoire avec des centaines de jeunes ne présenterait pas de risques ? Soit on s'est fichu de nous, soit l'Etat veut organiser une garderie pour que les parents retournent rapidement au boulot, et cela au mépris de la sécurité des enseignants et personnels scolaires ? Il va falloir m'expliquer.

 

L'inénarrable monsieur Castagnette, dans une conférence de presse nous apprend ce matin que 11,8 millions de contrôles ont donné lieu à 704.000 verbalisations. Si je sais toujours compte, nous frôlons les 6% de je m'en-foutistes, mais peut-être pas que…

 

Les contrôles devraient tenir compte des situations psychologiques, particulièrement en EHPAD et envers les familles. Trop d'œillères risquent de déclencher une révolte au sein des couches saines de la population. On regrette çà et là des manques de discernement de nos policiers et gendarmes qui sont là pour faire appliquer la loi, mais avec discernement et intelligence. Certains (rares) comportements nuisent à l'abnégation et au travail remarquable effectué en majorité par les forces de l'ordre car on remarque toujours une minorité qui se comporte différemment, et pas une majorité qui abat un boulot extraordinaire. La presse du jour nous apprend ainsi 10 cas de verbalisations bien singuliers :

  • (1) une dame de 79 ans a été verbalisée car elle s'était stationnée à bonne distance d'une fenêtre de plain-pied (fermée) de l'EHPAD. Interdite de visite à son époux de 93 ans, elle venait chaque jour pendant une heure, lui faire passer des messages sur une ardoise. Les missives avaient pour but de rappeler sa présence au vieux monsieur "absent" et bien incapable d'ouvrir une fenêtre. Il ne pouvait quitter son fauteuil nu répondre, mais il savait qu'elle était là et ça lui faisait du bien. Chaque jour, la dame remplissait son attestation et cochait la case "assistance à personne vulnérable", mais les gendarmes sont passés et : Crac, dedans !
  • (2) un Rennois a été verbalisé pour avoir "mal rempli" son attestation. En effet, l'homme avait coché à la fois "raison médicale" et "exercice physique" en allant juste consulter son médecin tout en faisant de la marche à pied. Le médecin est sorti et a essayé de défendre son patient qui avait commis cette erreur. Peine perdue, il ne fallait pas cocher la seconde case. Crac, dedans !
  • (3) une infirmière et un aide-soignant de Béthune ont été verbalisés en quittant leur service. Sur le front, applaudis à 20h00, les deux collègues avaient sur eux le justificatif de déplacement professionnel établi par l'hôpital, mais pas l'attestation de déplacement dérogatoire. Pour tous les deux : Crac, dedans !
  • (4) Des familles SDF qui changeaient de foyer d'accueil tous les quatre ou cinq jours sur ordre du 115 devaient donc se déplacer d'un endroit à l'autre. Je laisserai de côté le cas de Lyon, réfuté par la préfecture et celui de Bayonne où le SDF verbalisé s'était montré agressif. En revanche pour les quelques familles qui suivaient les placements dirigés par le 115, Crac, dedans !
  • (5) Une femme a reçu une amende pour être allée acheter à la pharmacie un test de grossesse. Une policière lui a déclaré que l'achat d'un test de grossesse à la pharmacie n'était pas un motif de santé suffisant, ni nécessaire. Crac, dedans !
  • (6) Une femme, mais aussi un homme agissant pour le compte de son épouse se sont rendus au supermarché pour acheter entre autres des serviettes hygiéniques. Argumentant que les produits hygiéniques ne bénéficient pas de la TVA attribuée aux produits de première nécessité, les policiers ne les ont pas considéré comme essentiels et ont verbalisé ce mari et cette femme ayant acheté des tampons. Crac, dedans !
  • (7) Un trentenaire du Morbihan s'était rendu à sa laverie de quartier. Agent d'entretien, outre toute considération de propreté primaire, il est bien obligé de nettoyer ses vêtements pour faire son travail. Bien qu'équipé de son attestation de déplacement, il a écopé d'une amende. Même si les laveries font partie des commerces autorisés à rester ouverts : Crac, dedans !
  • (8) Tout le monde a vu sur les réseaux ce gendarme plein d'humour faisant une réflexion à une dame achetant plusieurs bouteilles de Coca sans la verbaliser, mais tous n'ont pas eu la même mansuétude. Une dame a écopé de 135 euros d'amende pour avoir mis dans son caddie deux paquets de gâteaux, jugés non essentiels par l'agent verbalisateur. Même si je suis loin d'être sur que l'infraction soit réellement constituée : Crac, dedans !
  • (9) Un monsieur s'était muni de son attestation dérogatoire pour marcher un peu, à moins d'un kilomètre de chez lui et pour moins d'une heure. Il n'en a pas eu le temps. Il a été verbalisé à quelques mètres devant chez lui car il était… en jeans. Ayant essayé d'argumenter sur le manque de discernement, notre homme se serait vu menacer d'outrage et a donc décidé de la fermer. Du sport oui, mais pas en jeans. Crac, dedans !
  • (10) En revanche et pour terminer sur une note d'humour, le citoyen normand ci-après est indéfendable. Ayant peut-être voulu faire de l'humour, il avait rajouté une case "apéro" sur son attestation. Le coronavirus est une chose trop grave pour en rire et il est mal venu de se moquer des fonctionnaires de police sur le pont. C'était peut-être plus bête que méchant, mais tant pis pour lui. A cause de sa case cochée "apéro"… Crac, dedans !

Les motifs ci-dessus étaient peut-être amusants, mais pas pour ceux et celles qui ont reçu l'amende ! Ils pourront toujours se consoler en se disant que… jusqu'ici, tout va bien…

 

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13 avril 2020 1 13 /04 /avril /2020 09:00

J+28. Lundi 13 avril. Lundi de Pâques. Jusqu'ici tout va bien…

 

Le soleil s'est levé sur la baie de Sant Feliu de Guixols (la plus belle baie du monde). Il va être temps de faire les ultimes courses et de reprendre le chemin du retour et de repasser de l'autre côté des Pyrénées (snif..). Nous allons prendre notre temps et arriver en fin d'après-midi… sauf que… ça ne se passera pas comme ça car ce sont les prévisions qui ne se sont pas réalisées. Comme d'habitude, nous aurions du passer les fêtes de Pâques en Catalogne sud, mais pas cette année, pour cause de pandémie coronavirusienne. Là-bas, les modalités sont encore plus drastiques que chez nous, mais il se parle quand même d'une levée de confinement bien avant la nôtre. Je ne comprends pas tout. Bref, ma voiture est restée sagement dans son garage et nous sommes restés sagement confinés à la maison, loin de ma chère Catalogne, sans voir grand monde, à part des voisins, de très loin… Pour la famille, nous nous sommes contentés du téléphone et de la visioconférence.

 

 

Le confinement et le contexte actuel majorent les désordres anxieux et provoquent de l'irritabilité, de l'insomnie, des difficultés de concentration… car nous sommes confrontés à des stresseurs dans un contexte inconnu, comme la peur de l’infection tant pour nous que pour nos proches, le manque d’informations claires et fiables, le trop-plein de désinformations peu documentées, la frustration, l'ennui et parfois la solitude.

C’est normal de se sentir mal et d'être dans un état émotionnel différent, que l’on soit directement confronté au virus…ou pas. C'est également normal de ressentir de la joie, et parfois même un soupçon de bonheur au cours de nos journées… que l’on soit directement confronté au virus…ou pas. Il serait d'ailleurs inquiétant de ne pas ressentir ces différentes émotions qui nous portent et nous apportent d’une certaine manière leur soutien dans cette période de crise. C’est l’occasion idéale de ressentir et partager nos émotions avec nos proches. Voici donc quelques petites pistes et idées de ce qu'on peut faire et de ce qu'on peut éviter en cette période de confinement.

  • Arrêter autant que faire se peut Twitter, Facebook et autres, mais surtout leurs images, vidéos et articles en continu. Tant qu'on y est, supprimer les notifications sur le téléphone et limiter les chaînes d’info en direct.
  • Pratiquer des exercices de respiration et pourquoi pas, pour ceux qui le souhaitent, des exercices de méditation et/ou de relaxation.
  • Les nouvelles technologies nous permettent facilement de rester en contact avec nos proches. On peut donc utiliser le téléphone, les mails, les applications de messagerie... Vive la technologie, et c’est le moment d’apprendre à nos proches les moins familiarisés, comment installer Snapchat ou Messenger (par exemple) sur le téléphone (en restant à distance).
  • Il ne faut pas hésiter à prendre des nouvelles régulières des parents et amis, voire éventuellement de participer à des rencontres comme des apéros ou des goûters Skype. Si on est seul, on peut consacrer au moins 30 mn par jour de contacts, en évitant les personnes angoissantes (on évite l’appel à son amie Suzette, qui nous raconte que la fin du monde est inéluctable et qu’on est tous foutus). Cela vaut aussi si on n'est pas seul.
  • A plusieurs dans un espace limité, mais pas que, il faut se consacrer 30 à 45 minutes par jour minimum de temps où on sera isolé, sans interaction avec les autres. Bien sur, on prévient ses co-confinés. C'est primordial, en particulier pour les parents et les aidants qui ont besoin de ces temps de déconnexion pour être encore plus à l’écoute ensuite.
  • S'ouvrir aux plus fragiles et apporter son aide à ceux dans le besoin, est très important, comme se préoccuper de l’état de santé de ses proches et/ou de ses voisins.
  • Enfin, il faut absolument s'occuper de soi en s'astreignant à quelques règles simples, comme un minimum d'activité physique tous les jours, en gardant ses habitudes du quotidien, telles que se laver, s'habiller, s'apprêter, ouvrir les volets et les fenêtres, et garder un rythme de sommeil.

 

En résumé, il est essentiel de contrôler son exposition aux médias, de normaliser son anxiété, de contrôler son ennui et sa frustration, de maintenir une bonne hygiène de vie et de garder le contact social et humain, notamment avec ses proches.

Tout ceci résulte d'une discipline qu'il faut s'appliquer malgré tout. Le faire permettra, tant qu'on n'est pas contaminés par le virus, de se dire que… jusqu'ici, tout va bien.

 

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12 avril 2020 7 12 /04 /avril /2020 09:00

J+27. Dimanche 12 avril. Pâques. Jusqu'ici  tout va bien…

Se mettre au sport pendant le confinement est peut être une idée qu'on eu certains de mes lecteurs et lecteuses confiné(e)s ?

Les applications de sport fleurissent et même le ministère des sports propose sur Internet des exercices à réaliser dans son salon (ou ailleurs, mais ils ne parlent pas de sport en chambre). C'est une bonne résolution mais il faut penser à bien s'hydrater (avec de l'eau) car ce n’est pas en une heure qu'on tombera en hypoglycémie. Il faut démarrer doucement, notamment pour les personnes de plus de 40 ans n'ayant pas pratiqué depuis longtemps, celle qui sont en surpoids, qui ont de l’hypertension, du diabète ou des antécédents cardiaques.

Si vous êtes concernés par ces risques, cela ne veut pas dire qu'il ne faut rien faire, mais qu'il faut rester sur des activités d'intensité modérée. Ainsi, oubliez les applications qui proposent du cross-training (disciplines pratiquées intensivement) ou du HIIT (entraînement par intervalles à haute intensité). Il faut se méfier des cours sur les réseaux sociaux, où des influenceurs s’improvisent comme coach sportif. Attention aussi au footing mal pratiqué. Les "nouveaux coureurs" n’ont souvent pas eu le temps d’acheter de bonnes chaussures et prendront des paires usées pour (mal) courir sur le béton. Une marche à bon rythme est davantage recommandée.

Vous pouvez accompagner votre sport d'une musique agréable. Il fut un temps où on devait se contenter de disques pour les séances de Yoga, aujourd'hui, il faudra faire avec Soprano (je n'ai rien contre lui) qui coachera votre Zumba sur fond de voix métallique saturée par Autotune… Tout fout le camp.

 

 

Pour Pâques, le pape François a officié seul ou presque, devant une place Saint Pierre vidée de ses fidèles. Il a commencé seul dans une basilique Saint-Pierre baignée par l’obscurité, a allumé son cierge au cierge pascal, et à la 3ème invocation, la basilique s’est allumée, symbolisant le passage de la mort à la vie. L'annonce pascale a résonné comme une annonce d’espérance. Le pape a confié les méditations du chemin de croix à des détenus, au personnel carcéral et aux familles.

Ceux qui ont écrit des textes étaient cinq prisonniers, la famille d’une victime de meurtre, la fille d’un condamné à vie, la mère d’un prisonnier, un magistrat, des agents de probation et de police pénitentiaire, ainsi qu'un prêtre accusé puis acquitté après huit ans de prison.

Un chroniqueur de France-Info a parlé ce matin du sens de l'humour du souverain pontife, rapport au confinement. Je pense qu'il n'a rien compris et je pencherais plutôt sur une signification forte, tandis que la pandémie a mis en lumière les conditions de vie dans les prisons du monde entier. Le symbole fait aussi le parallèle entre l'enfermement carcéral et le confinement.

 

Malgré celui-ci, malgré l'éloignement de vos familles et malgré les épreuves, je vous souhaite les fêtes de Pâques les meilleures possibles, car jusqu'ici, tout va bien…

 

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