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27 novembre 2020 5 27 /11 /novembre /2020 08:00

On nous prend… pour ce que nous ne sommes pas…

Rémi Salomon, président de la commission médicale de l'AP-HP, a choqué la moitié des français et bien fait rigoler l'autre, en suggérant qu’il faudrait laisser Papi et Mamie seuls dans la cuisine pour le repas de Noël.

A moins d’un mois de Noël, les français se demandent bien légitimement comment passer les fêtes en famille et n'attendaient pas une réponse aussi saugrenue : On peut aller chez Papi et Mamie à Noël, mais on ne mange pas avec eux. On coupe la bûche de Noël en deux, ils mangent dans la cuisine et nous dans la salle à manger. Reconnaissant qu'il avait fait une maladresse, Rémi Salomon a précisé que cela ne correspondait pas à ce qu'il pense.

Sans rire, les plus hautes instances assument donc le fait qu'ils nous balancent n'importe quoi, y compris des affirmations qui ne correspondent pas à leur pensée. J'en déduis donc qu'il ne s'agit que d'éléments de langage et qu'on nous prend pour… ce que nous ne sommes pas.

Il a même cru bon de préciser qu'il faudrait porter le masque à l’intérieur de la maison, chez Papi et Mamie, qu'il ne fallait le retirer qu’au moment de manger et qu'il fallait le remettre dès la dernière cuillère terminée. Continuant à nous prendre pour ce que nous ne sommes toujours pas, il a reconnu que ce qu'il avait dit hier (la scène de la cuisine) était une bêtise.

Axel Kahn, 76ans, généticien de renom, a proposé quant à lui, une solution plus radicale : fêter Noël au mois de juin, avec un sapin et une bûche glacée. Cette fois, c'est sûr, les hautes instances se fichent vraiment de nous.

J'en veux pour preuve les stations de sports d'hiver, même si je suis plutôt partisan des plages des Caraïbes et de leur sable chaud au cœur de l'hiver, mais passons. Les stations de ski pourront donc ouvrir à Noël… mais sans les remontées mécaniques. C'est un peu gênant. Les stations sont sur deux niveaux : le premier avec les hébergements, les parkings et les commerces, tandis que le second, accessible par les remontées mécaniques comporte des établissements d'altitude mais aussi et surtout les pistes.

Les élus et les professionnels sont en colère, les hébergeurs s'interrogent sur la pertinence de l'ouverture et Club Med, comme les principaux professionnels n'ouvriront pas ni les villages ni les chalets. Il reste toujours l'option de grimper les pentes par soi-même pour s'adonner aux sports d'hiver, mais cela requiert de solides notions de randonnée dans la neige et d'alpinisme.

Le 1er sinistre nous annonce "qu'il sera loisible à chacun de se rendre dans les stations pour profiter de l'air pur de nos belles montagnes et des commerces (hors bars et restaurants). Simplement, toutes les remontées mécaniques et les équipements collectifs seront fermés au public, a déclaré sans rire Jean Castex.

C'est gênant quand on examine le programme :

  • Studio cabine, parking et magasin de pulls : OK
  • Petit café, chocolat chaud, crêpe au sucre : Interdit.
  • Location des équipements de ski : Pour quoi faire ?
  • Forfait ski, tire-fesses, téléphérique et vin chaud en terrasse en haut des pistes : Interdits.

Après l'intervention Macronienne, les gens se sont rués sur les réservations, mais ça n'a pas duré : après l'intervention Castexienne du lendemain, la majorité a annulé les réservations qu'ils venaient de faire. On avait promis une réponse rapide aux professionnels de la montagne, c'est chose faite.

Entre les anciens relégués dans la cuisine, et le ski sans ski, les clients ne voudraient-ils pas réclamer des réductions ?

Au milieu de toutes ces incohérences, le ministre de la santé a rappelé que les déplacements devront se faire avec prudence et en respectant les gestes barrières afin d'éviter une reprise épidémique. La seconde vague n'est pas terminée et l'épidémie n'est pas derrière nous, a insisté Olivier Véran, car la pression épidémique reste forte.

Bon… heureusement que jusqu'ici, tout va bien…

 

 

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26 novembre 2020 4 26 /11 /novembre /2020 09:00

"Y a des jours où il ne faudrait pas mourir"…

Ce matin j'ai une pensée pour deux grands sportifs qui viennent de nous quitter. Pas de chance pour eux, ils sont partis à peu près en même temps que "Diego", qui, s'il est "libre dans sa tête", monopolise toute l'actualité mortuaire, voire toute l'actualité tout court.

Christophe Dominici et Jacques Secrétin sont donc partis assez discrètement et pourtant… Le premier est juste une légende du rugby, sport cher à mon cœur, et le second est juste une gloire du sport en tennis de table.

Pour le premier, la perte de sa sœur dans un accident, à 14 ans, le hantera toute sa vie, car il évoquait souvent cet impact. D'abord voué à une carrière de footballeur, il recouvre la raison et s'engage dans le rugby à 17 ans. A 21 ans, il entre en jeu à Toulon comme ailier, puis rejoindra le stade français, avec le succès et la carrière admirable que l'on sait.

Cet international français de rugby à XV, ailier, a remporté 5 fois le championnat de France, gagné 4 tournois des 5 puis des 6 nations dont 2 grands chelems. Il a aussi été finaliste de la coupe du monde 1999, après une demi-finale d'anthologie contre la Nouvelle-Zélande. Le fameux essai marqué par ce petit ailier bleu devant les diables noirs et qui restera dans l'histoire, c'est lui !

Après sa retraite sportive, il deviendra entraîneur du club, puis actionnaire, ne quittant ainsi pas le terrain. En 2016, il rate de peu l'élection au comité directeur de la fédération française de rugby et échoit en 2020 sur un projet de rachat de l'AS Béziers.

Je veux rendre un hommage à ce grand joueur de rugby, petit par la taille, mais titan sur le terrain, qui a sauté d’un parapet en béton de 20 mètres de haut, le long de l'autoroute A13, au parc de Saint Cloud (92). Ne l'oublions jamais.

A côté de Christophe, ayons aussi une pensée pour Jacques Secrétin qui nous a quittés à l'âge de 71 ans.

C'est juste le pongiste (tennis de table) français le plus titré. Gaucher, Jacques commence la compétition à l'âge de 8 ans et sera appelé pour la première fois en équipe de France à l'âge de 13 ans. Il sera n°2 mondial en 1976, et récoltera 495 sélections en équipe de France, de nombreuses médailles aux championnats du monde et 237 médailles à l'étranger : 117 d'or, 43 d'argent, et 77 de bronze.

Champion de France à 61 reprises, il continuera toute sa vie à pratiquer le tennis de table et sera élu meilleur pongiste français du siècle. Chevalier de la légion d’honneur et de l'ordre national du mérite, il a été élu "gloire du sport" en 2006, excusez du peu.

Alors oui, je veux bien que Diego fasse la une de l'actualité qu'il monopolise, puisqu'il ne se passera plus rien d'autre jusqu'à ses obsèques, mais je suis un peu chagriné que le décès de nos deux sportifs admirables, gloires nationales, passent presque inaperçus et aient été relégués au second plan par les médias.

Bien sur, ils n'étaient pas footballeurs comme Diego Armando. La controverse le dit tricheur (la main de Dieu) et violent (supporters et joueurs parfois rudoyés). Les faits le révèlent dépendant à la cocaïne, et ses liens avec la mafia locale sont légendaires.

Ceci dit, ces errements n'enlèvent rien aux qualités du footballeur fabuleux qu'il a été. Maradona a brûlé la vie par les deux bouts et il avait une santé précaire. Dans sa récente période post-opératoire, un syndrome d'abstinence, en lien avec sa consommation d'alcool et de médicaments l'a rattrapé. Quelle ironie. Puisse-t-il reposer en paix.

Malgré l'émotion suscitée par le décès de Maradona, j'ai voulu mettre à l'honneur Dominici et Secretin, vraies gloires du sport nationales. Leur départ de ce monde n'a pas eu dans les médias la place qu'ils méritaient tous deux amplement, alors puissent-ils être honorés. Ah, ces journalistes, tout de même… heureusement que jusqu'ici, tout va bien…

 

 

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25 novembre 2020 3 25 /11 /novembre /2020 09:00

Une vaccination "pas obligatoire" mais un isolement plus contraignant.

L'exécutif a annoncé mardi soir un assouplissement en trois étapes : un vrai calendrier de l'avent; en quelque sorte.

1 - Dès samedi, les commerces rouvrent et les offices religieux reprennent (30 personnes maximum, y compris le célébrant, ça va être intime…). Les déplacements seront autorisés jusqu’à 20 km pendant 3 heures (on pourra refaire un peu de vélo).

2 - Le 15 décembre, c'est le début du déconfinement, mais sous couvre-feu, avec reprise pour les cinémas, théâtres et musées.

3 - Le 20 janvier, ce sera la réouverture des restaurants.

Ceci dit, le retour à la normale n’est pas pour tout de suite et encore moins pour demain. Les prochaines semaines ont juste été balisées et la population a quelques perspectives, notamment pour les fêtes de fin d’année, mais jamais le mot déconfinement n’a été prononcé.

Samedi, nous pourrons donc, dans le respect des règles sanitaires, acheter des objets jugés par l’Etat comme "non essentiels". Il restera à ceux qui vendent ces billevesées, 4 week-ends de vente pour tenter de reconstituer une partie de leur chiffre d’affaires.

Il faudra toujours se munir d’une attestation pour sortir, mais le périmètre spatial et temporel autorisé sera élargi : il sera désormais possible de s’éloigner de 20 km pendant 3 heures de son domicile (au lieu de 1 km pendant 1 heure).

En revanche, les stations de ski, c'est niet. Je l'avais prévu dans mon billet récent (J+21). Par sécurité, ils vont sacrifier Noël, pour laisser sa chance aux vacances de février à la neige. Elles génèrent d'ailleurs des chiffres d'affaires supérieurs à ceux de noël. Pas de surprise, donc.

Si la situation sanitaire s’est (à peine) améliorée depuis un mois, l’exécutif ne veut pas donner l’impression qu’il s’empresse de déconfiner avant les fêtes. Pour ne pas perdre la face, Emmanuel Macron nous annonce donc que c'est au 15 décembre que le confinement "pourra" être levé, comme les restrictions de circulation.

Les français pourront donc passer Noël en famille, mais ne rêvez pas. On nous prescrit de limiter les soirées et les fêtes entre amis, sous couvre-feu de 21h00 à 07h00 (hors 24 et 31 décembre). L’exécutif compte sur le civisme de la population pour éviter les rassemblements privés conséquents. Hum… compte là-dessus et bois de l'eau.

Ceci n'empêche pas le professeur Rémi Salomon (président de la commission médicale de l’AP-HP) de nous demander sans rire, de ne pas manger avec Papi et Mamie pour Noël. Hop, on coupe la bûche en deux. Papi et Mamie mangent dans la cuisine, et nous dans la salle à manger. Je me demande si ce "Rémi" a un lien de parenté avec le "Jérôme" du même nom. Ce ne serait pas impossible, vu qu'ils rivalisent tous deux de mesures dictatoriales dans une sorte de "festival de la connerie".

Ce ne sera vraiment pas des vacances de Noël (tiens, on ne dit plus "d'hiver" pour ne pas stigmatiser ?) comme les autres. Le chef de l’Etat a tout de même annoncé que les cinémas, théâtres et musées pourront rouvrir à partir de cette même date, la culture étant essentielle à notre vie. Ce ne sera pas le cas des salles de sport, restaurants et bars, nettement moins culturels (surtout les derniers cités) qui devront patienter (éventuellement et si tout va bien) jusqu'au 20 janvier pour ré-ouvrir leurs portes, sous couvre-feu à 22h00.

Une bonne mesure se dessine, toutefois, celle qui obligera les personnes infectées à rester chez elles. Cela évitera la scène que j'ai entendue dans une file d'attente à la caisse : deux personnes infectées devisaient tranquillement au milieu des autres clients (et s'en vantaient), masque sous le menton, avec un rien-à-foutrisme assumé.

S'en est suivi un chapitre consacré aux vaccins, mais on n'en est pas encore là… Je ferai un autre billet en temps voulu. Tout au plus sait-on que certains seront disponibles dès le début 2021 et qu'une deuxième génération arrivera au printemps. La vaccination ne sera pas obligatoire. En effet, une obligation serait inopportune, dans la mesure où les connaissances sur les vaccins du Covid-19 ne sont pas assez étendues, mais aussi et surtout, parce que le nombre de doses sera insuffisant.

De façon vague, le chef de l'Etat nous annonce la création d'un collectif de citoyens qui aura pour tâche de contribuer à construire l’adhésion du bon peuple à la vaccination. Décidemment, nous vivons dans un pays merveilleux et jusqu'ici, tout va bien…

 

 

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24 novembre 2020 2 24 /11 /novembre /2020 09:00

Nettoie ton kilomètre.

Lancé il y a quelques jours par Benjamin de Molliens, un écolo aventurier, le concept de "nettoyage du kilomètre" est devenu rapidement viral sur les réseaux sociaux. Le but est simple : profiter du droit (?) de sortir dans un rayon d’un kilomètre, pour ramasser les déchets de son quartier, en marchant ou en courant. En plus de votre attestation et de vos baskets, munissez-vous de gants et d'un sac poubelle pour la sortie du jour et c'est parti…

Que ce soit en marchant ou en courant, il suffit, dans votre zone de confinement, de ramasser les déchets trouvés sur le chemin. À la fin de la récolte, on peut même se prendre en photo et se poster sur les réseaux sociaux (ou mieux, poster juste le sac) et si possible, une image du parcours, avec le hashtag #nettoietonkm.

Confinés, mais pas démotivés, et quitte à être géographiquement limités dans son quartier, autant le rendre propre. Telle est la devise du défi viral "Nettoie ton kilomètre", un mélange de sport (ou d'oxygénation) et d’écologie, que l’on peut relever en toute légalité, en attendant l’assouplissement (?) des restrictions sanitaires. Ramasser les déchets en courant ou en marchant vous fera ainsi passer de la balade quotidienne au "plogging" (c'est le terme consacré)… mais plus prosaïquement, c'est sortir "utile" et soulager la nature de toutes les incivilités et autres "écocides" commis par les indélicats du coin.

Benjamin de Molliens, l'aventurier écolo basé à Marseille, n’en est pas à son coup d’essai. Il est déjà à l’origine d’"Expedition Zero", une série de défis sportifs itinérants sans impact carbone, et participe au projet "Plastic Odyssey", qui est une expédition en bateau autour du monde pour installer des micro-usines de recyclage du plastique.

Quand l'écologie ne fait pas n'importe quoi, ne fait pas de politique et participe à l'amélioration de notre quotidien, je trouve ça sympa. Alors oui, aujourd'hui, on peut presque dire (dans l'attente de l'intervention télévisée macronienne, et même si donc, ça ne va pas durer) que jusqu'ici, tout va bien…

 

 

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23 novembre 2020 1 23 /11 /novembre /2020 08:00

Ne prononcez surtout pas le mot de "déconfinement".

L'exécutif a livré en avance quelques éléments qui seront annoncés aux français mardi soir, tant par la voix du premier ministre, que celle du porte-parole, que celle du ministre de la santé, que celle de députés. On se demande bien si ça vaut encore le coup que le président parle, puisqu'on sait tout ou presque à l'avance ? Sans nul doute, sont-ce des éléments de langage destinés à jauger la réaction du bon peuple (nous)…

Le ministre de la santé précise bien "qu'il n'est pas question de déconfiner". On peut le comprendre : à force de confiner à moitié et de déconfiner en partie, on risque en effet d'aller vers une 3ème vague en février, suivie d'une 4ème vague en juin et de flinguer l'été. Mais alors Quid ?

Selon le "Journal du dimanche" (même les journalistes font des annonces) qui rapporte les propos du président, il faudrait mettre fin à l'incertitude sur la crise sanitaire, et apporter de la clarté et un cap. On ne demande pas mieux !

Le ministre n'envisage pas pour autant à ce stade la fin du confinement, car le niveau de circulation du virus est le même qu'au moment du couvre-feu. Le nombre de malades en réanimation poursuit sa décrue pour le 5ème jour consécutif, selon les statistiques officielles, mais il reste encore de milliers de patients réanimés.

Rien n'est pire que l'incertitude et l'impression d'une morosité sans fin. Je dirais même que c'est davantage ceci qui plombe le moral de la population, que la lutte contre le virus par lui-même.

On nous prépare trois étapes : d'abord vers le 1er  décembre, puis avant les vacances de noël (certains disent "congés de fin d'année" pour ne pas en stigmatiser d'autres, puis à partir de janvier 2021.

Pour autant, le confinement va se poursuivre et la limitation des déplacements aussi : une attestation de déplacement sera toujours nécessaire au-delà du 1er décembre. A cette date, on prévoit une réouverture des commerces, sauf certains établissements, comme les bars et les restaurants. Il se murmure aussi l'obligation d'isolement des cas positifs et des cas contacts.

J'écoutais ce matin les informations à la radio. Vous vous souvenez de la maison de Joinville-le-Pont transformée en boite de nuit clandestine, avec 300 à 400 personnes dont des cas positifs ? On nous apprenait que la maréchaussée avait du ré-intervenir au même endroit. Le propriétaire et l'organisateur des soirées, tous deux pourtant mis en examen n'avaient pas du comprendre, s'asseyaient sur la décision de justice et continuaient leur business illégal à la face du monde, comme si de rien n'était. Ils ont parlé aussi d'un vigile de supermarché héraultais qui a reçu une balle. Mécontent de se voir interdire l'accès du magasin faute de masque, un stigmatisé irascible a fait parler la poudre pour exprimer son désaccord.

C'est sur que tant qu'il y aura autant d'incivilités (ça commence par ceux qui s'assoient sur les consignes sanitaires, ou au retraité qui, au supermarché, vous bouscule, sans masque, ou mal mis, pour vous pousser, ainsi que vos affaires sur le tapis de caisse, ulcéré parce que vous respectez la distanciation des lignes au sol. Tant que ce sera comme ça, je ne peux pas dire que jusqu'ici, tout va bien…

 

 

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22 novembre 2020 7 22 /11 /novembre /2020 06:00

Confinement : les commerçants veulent ouvrir "tous les dimanches" de décembre.

Cinq fédérations de commerçants ont envoyé un courrier au gouvernement pour demander un effort supplémentaire, c'est une question de survie. Ils ont demandé de pouvoir rouvrir dès le week-end des 27 et 28 novembre, et tous les dimanches jusqu'à Noël, afin d'écouler leurs stocks à l'approche des fêtes.

La demande de cette date est cruciale à double titre, disent-ils. Elle permettrait de réconcilier les impératifs économiques et sanitaires en permettant d'une part aux commerçants de bénéficier d'un week-end supplémentaire à l'approche des fêtes de fin d'année, et d'autre part d'étaler le flux des clients sur une plus longue période, ont écrit les fédérations.

Alors que l'exécutif s'exprimera mardi sur le processus de déconfinement, le Premier ministre fait part qu'il envisage la réouverture des commerces autour du 1er décembre.

Les commerçants, y compris en ligne et la grande distribution, sont déjà tombés d'accord sur le report d'une semaine du "Black Friday", initialement prévu le 27 novembre, pour éviter des attroupements dans les magasins. Cette décision est conditionnée à une réouverture des commerces avant le 4 décembre, et à la validation par les autorités sanitaires d'un nouveau protocole sanitaire. Si l'horizon du 1er  décembre a été évoqué par le Premier ministre, il y a urgence, avancent les commerçants.

Ils font des livraisons, du "click and collect" mais ça ne sauvera peut-être pas un certain nombre de commerces. Avec deux confinements en moins d'un an, beaucoup réfléchissent à d'autres projets. Que ce soit le 27 ou le 4, ou que la réouverture soit programmée pour le "black Friday", ils n'ont pas fait de chiffre et devront faire des soldes par-dessus le marché. A moment donné, avance certains, on ne va jamais s'en sortir.

J'ai donc du mal aujourd'hui, à constater que tout va bien…

 

 

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21 novembre 2020 6 21 /11 /novembre /2020 09:00

Ski : sacrifier Noël pour sauver les vacances de février ?

 

Les stations de ski ne savent toujours pas si elles vont pouvoir ouvrir à Noël. La dynamique de l’épidémie pourrait conduire de fermer à Noël pour garantir l’ouverture en février, période encore plus fréquentée et plus porteuse économiquement.

Après la 2ème vague, l’hypothèse d’une 3ème vague est sérieusement prise en compte par les épidémiologistes. En fonction du calendrier, une telle phase pourrait se révéler un handicap majeur pour le tourisme de montagne. Comment limiter la casse ?

S’il est complexe de prédire le comportement de l’épidémie, on sait que les mêmes causes produisent les mêmes effets et force est de constater qu’à ce stade, se sont succédés deux pics de contamination. Ces faits se sont traduits en nombre de morts, quelques jours ou semaines plus tard.

Entre ces deux pics, se déroule en principe une période où l’épidémie recule, affaiblie par la mise en place de mesures parfois draconiennes : gestes barrières, confinement, fermeture des restaurants, etc.

Or si à Noël les mesures en question sont toutes ou parties levées, cela contribue mécaniquement à une reprise de l’épidémie. L’histoire pourrait donc se répéter, avec un nouveau déconfinement et une nouvelle disparition des restrictions, notamment avec la réouverture des commerces de proximité dits non essentiels ou encore celle des bars et restaurants, à l’image de ce que l’on a pu vivre durant l’été 2020.

Un tel schéma avec un relâchement des restrictions pour Noël conduira invariablement à une nouvelle remontée des cas pour le cœur de l’hiver, et encore une fois, une remise en place des restrictions.

Les vacances de Noël et celles de février sont traditionnellement les deux temps forts de la saison de ski dans les stations, et la période du mois de janvier entre ces deux plages de vacances est même plus fréquentée que Noël. La tendance était comparable pour la saison dernière, jusqu'aux chiffres déformés par une fermeture anticipée des pistes (le premier confinement).

Ski à Noël ou en février, il faudra donc choisir ? Si on ouvre à Noël, le risque de devoir fermer pour février est une hypothèse sérieuse. Les professionnels du secteur sont catégoriques : à choisir, c’est février sans hésiter. Un tel calcul ne doit pas faire oublier les dommages qui se dessinent d’ores et déjà car l'annulation des semaines avant noël serait un lourd tribut payé par le tourisme de montagne. La saison de ski 2020-2021 est encore nimbée d’incertitude, et en station, l’inquiétude grandit de jour en jour, même si jusqu'ici, tout va bien…

 

 

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20 novembre 2020 5 20 /11 /novembre /2020 08:00

C'est dur d'avoir 20 ans en 2020.

 

Le président le disait il y a un mois. Même si ce confinement ne se vit pas de la même façon à la ville ou à la campagne, il laissera des traces. J'écoutais un jeune parler ce matin à la radio. Il s'exprimait de manière remarquable et a terminé son propos en disant qu'avant le virus, son avenir était flou et qu'aujourd'hui, son présent l'était aussi. Ces mots résonnent comme un coup de tonnerre et ils sont terribles. Parce qu'ils sont vrais.

Des journalistes sont allés à Lurcy-Lévis (Allier), (ce qui fera plaisir à Juju) pour étayer leurs propos et recontré des jeunes du monde rural. C'est une petite commune d'un peu moins de 2000 habitants. Le café de la poste et la pizzeria, lieux de ralliement habituels des jeunes et des moins jeunes, sont fermés à cause du confinement. L'ancienne gare, les rues et les étangs sont déserts.

Dans ce village presque vide, les jeunes commencent à trouver le temps bien long. Ils ne suivent plus les cours à Moulins ou à Clermont-Ferrand et ne voient plus grand monde, suivant l'enseignement à distance. Ils sont souvent confinés chez leurs parents, s'habituant peut-être (ou pas) à rester enfermés. A force, ils ont de moins en moins envie de faire.

Pour maintenir les liens avec leurs amis, ils se tournent presque tous vers les réseaux sociaux. Les soirées sont devenues virtuelles, perdant tout le sel de la vie. Vous avez déjà essayé de danser en visio ? Ce n'est guère convivial.

A l'aube de leur vie, ils n'ont pas encore construit tous leurs réseaux, n'ont pas encore forcément trouvé l'amour et peinent quelque peu avec les cours à distance. Les élèves de 2ème et de 3ème année s'en sortent un peu mieux, ayant quant à eux tissé tous leurs liens avant l'arrivée de ce fichu virus. Il n'est plus question de sortir en boite de nuit, mais bien de rester tout seul derrière son écran, donc forcément un peu isolé.

C'est vrai qu'avoir 20 ans à cette époque, ce n'est pas facile. Certains ont bien tenté ces soirées virtuelles et confinées, mais elles ne suffisent pas. Certains empruntent même le chien familial, volontaires pour aller le sortir. Ils se font une attestation et vont voir leurs potes. Parfois, ils n'en peuvent plus à cause des tensions avec leur famille.

Une jeune fille a même avoué au micro son impression de rater sa jeunesse. Ceux qui sont motorisés s'autorisent des escapades au guidon de leur deux-roues ou se donnent rendez-vous dans des lieux isolés. Ce n'est pas la panacée, et quelques-uns ont écopé d'une amende de 135 euros pour non-respect du confinement.

En plus, pourquoi, le jour, parler du Covid-19 ? A cause du masque, ils y pensent tous les jours. Heureusement pour eux, jusqu'ici tout va bien.

 

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19 novembre 2020 4 19 /11 /novembre /2020 10:00

Le beaujolais nouveau est arrivé ! (ou pas)…

Privés de festivités, les vignerons s’organisent pour faire déguster le beaujolais nouveau, mais pour la 1ère fois, les festivités traditionnelles liées à la sortie du beaujolais nouveau n’auront pas lieu. En raison de la crise sanitaire, dans le vignoble, des initiatives ont fleuri pour permettre au public de découvrir malgré tout le primeur.

Je ne m'imaginais pas promouvoir ce breuvage bizarre et commercial (je préfère le Gaillac primeur), mais pandémie oblige, je le fais avec plaisir. La sortie du beaujolais nouveau ce troisième jeudi de novembre s’organise donc loin des festivités habituelles et malgré ce contexte difficile, les vignerons se sont adaptés.

Que faire du vin ? Les débouchés sont compliqués en raison de la fermeture des bars et restaurants, et en raison de l'annulation des salons, foires et expositions. Par ailleurs, il n'est pas possible de compter sur l'export, les autres pays étant logés à la même enseigne que nous en ce qui concerne la crise sanitaire…

A Lyon, les rues sont restées désertes hier soir et privées de l’effervescence habituelle qui accompagne la mise en perce du beaujolais nouveau, organisée chaque année. L’arrivée du primeur, une tradition vieille de 70 ans n'a pas eu lieu : les vignerons ont dû y renoncer en raison de la situation sanitaire.

Dans les vignes, on avait réussi de manière générale à passer le 1er confinement sans trop de dégâts, avec la consommation de vin à domicile, et fin juin, les ventes de vin étaient quasi équivalentes à 2019.

C'était sans compter sur la seconde vague. Le reconfinement est venu assombrir le moral des troupes, peu épargnées par la météo, fournissant de l'aveu même des vignerons, un millésime un peu "compliqué". Si moins de vin a été embouteillé, les producteurs veulent tout de même le vendre.

Les organismes des producteurs ont multiplié les campagnes de promotion et malgré les restrictions sanitaires, des événements sont prévus au cours des prochains jours, avec vente à emporter au domaine, de paniers "dégustation" pour accompagner le primeur, garnis de saucisson, de lard au marc de raisin et d'huîtres du Cotentin (?). Il reste à espérer que les clients jouent le jeu pour soutenir les producteurs, combatifs malgré le contexte.

La clientèle des restaurateurs et des cavistes a une activité réduite ou stoppée et de nombreux salons n’ont pu avoir lieu. Tous les créneaux sont donc impactés, surtout les circuits courts des petits caveaux, qui ont plus de difficulté que ceux du système de distribution organisé.

Dans le vignoble, on va donc tenter les ventes en "drive", les livraisons à domicile et l'accueil sécurisé dans les domaines, afin de goûter le primeur malgré tout. La convivialité risque d'en prendre un coup car c'est surtout un petit vin de fête. Goûtez-le donc, ce Beaujolais (avec modération), car jusqu'ici tout va bien…

 

 

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18 novembre 2020 3 18 /11 /novembre /2020 09:00

La réouverture des bars et restaurants est compromise avant 2021.

Le gouvernement devrait prolonger certaines mesures du confinement au moins jusqu’au 15 janvier, et notamment la fermeture des bars et des restaurants, ce qui risque d'être difficilement compris. Il n’y aura donc pas de réouverture des cafés, bars et restaurants avant la fin de l’année. La date du 15 janvier est évoquée mais pas encore confirmée et la date du 1er février circule aussi.

Pour utiliser un adjectif à la mode, les services de Matignon avancent qu’il sera "compliqué" de rouvrir les bars et restaurants avant les vacances de Noël, et qu’au-delà, il est impossible de confirmer ou de démentir une date. Le Premier ministre devrait prendre la parole la semaine prochaine, quelques jours avant la date annoncée de la fin supposée du 2ème confinement (le 1er décembre). Dans la profession, la colère gronde et les associations des professionnels de la restauration ont fait savoir qu'elles allaient contester la mesure en justice.

Des aides financières supplémentaires sont à l’étude dans un plan de soutien spécifique, mais pour l'instant, les cafetiers et restaurateurs sont comme sœur Anne, ils ne voient rien venir. Les tenanciers de ces établissements avancent que les bars et les restaurants sont loin d'être les lieux de contamination que l'on nous décrit et avancent les mesures mises en place : espacement des tables, hygiène renforcée, etc. mais dans les faits, beaucoup d'employés ou cuisiniers portent le masque sous le nez ou sous le menton, ce qui ne sert à rien.

Même dans les établissements où on fait un peu plus attention, plus personne ne le porte pour aller aux toilettes, lieu de parfaits embouteillages dans une trop grande promiscuité. J'ai même vu une grande feuille de papier apposée sur la porte vitrée d'une brasserie locale, quelques jours avant la décision de fermeture : "Ici, le masque n'est pas obligatoire". Provocation ? Je ne sais pas, mais c'est une adresse où je ne remettrai pas les pieds. Si certains jouent le jeu, d'autres font partie des clusters les plus contaminants, loin devant les écoles.

On ne peut pas comparer avec les transports, les grandes surfaces, et les fêtes sauvages, mais quand même… Que faire ? Je n'ai pas la solution et je hais ce monde d'après où l'on prend des risques en allant boire un petit noir sur le zinc (interdit) ou boire un jus de fruits en terrasse…

Et encore, je n'ai pas parlé des conséquences économiques. On compte déjà plusieurs jeunes repreneurs d'affaires qui ont mis fin à leurs jours, ce qui m'empêche de vous dire que jusqu'ici, tout va bien…

 

 

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  • Nous sommes 8 milliards sur Terre depuis ce matin.
    Selon les estimations des nations unies, la barre symbolique des 8.000.000.000 d’êtres humains sur Terre vient d'être atteinte et 59 % de la population mondiale habite en Asie. La démographie mondiale et sa projection nous apprennent que le nombre de...
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  • Un véhicule de gendarmerie impliqué dans une violente collision.
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    Le futur robotisé est sur le point de devenir une réalité. Après la voiture sans chauffeur, voici les magasins sans vendeurs et sans caissières, bref, sans personne d'autre dans les rayons que les clients. Même le réassort des produits sera automatique...
  • La Poste (suite) annonce la suppression du timbre rouge.
    Notre bon vieux timbre rouge "prioritaire" sera remplacé par une "e-lettre rouge" dès le 1er janvier 2023. Ce n'est peut-être pas si dramatique que çà, car le timbre rouge soi-disant distribué en 24 heures ouvrées (1 jour) se révèle dans les faits (du...
  • Pourquoi la poste condamne-t-elle de plus en plus de boites aux lettres ?
    Près de 300 boîtes aux lettres ont été récemment condamnées à Paris, mais de plus en plus de boîtes aux lettres de la poste, qu'elles soient à Paris, en banlieue ou en région, qu'elles soient implantées sur un pied ou adossées à un mur, ont été condamnées...

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