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14 décembre 2021 2 14 /12 /décembre /2021 08:00

Le titre résume tout et cette interrogation est fort possible.

En quelques années, Les "Tuche" se sont imposés comme une saga à part dans le paysage de la comédie française. Avec leur ton décalé, leur univers de caricature, de stéréotypes et d'outrances absurdes, chaque film a réussi à rassembler des centaines de milliers puis des millions de spectateurs.

Pour Noël 2021, Les "Tuche 4" débarquent et s’attaquent à la casse sociale et aux GAFA, avec la troupe de comédiens bien connus et un nouveau venu : Michel Blanc, qui fait quelques ravages (qu'allait-il faire dans cette galère) ? Invité spécial : un pull de Noël.

Ben voilà… Pour Noël, les ricains font Venom et nous… les Tuche (!), avec monsieur Rouve qui nous traite de "fin de race". L'élite française vient de sortir un nouveau film, une sorte de franchise bâclée, mais de plus en plus politique, mâtinée de publicité pour la "française des jeux".

Ce quatrième volet de la saga Tuche était prêt depuis plus d'un an, mais Pathé a pris la décision radicale d'annuler la sortie initiale en fin 2020, et de ranger les "Tuche 4" dans un carton, jusqu'au Noël suivant, pour cause de crise sanitaire. Ce film porte en lui l'urgence dans laquelle il semble avoir été fabriqué.

Entre la famille Tuche et le public, on ne peut pas dire que ça ait été le coup de foudre immédiat. En 2011, le premier volet de cette franchise a attiré 1,5 million de spectateurs. C'est un score très enviable, mais pas le raz-de-marée attendu. En 2016, la suite a fait mieux, avec le triple de spectateurs (4,6 millions d'entrées), ce qui a installé les Tuche dans la culture (!) populaire française, et ce à tel point que le 3ème volet, a fait près de 5,7 millions d'entrée, en 2018.

On comprend mieux pourquoi Pathé a voulu assurer le coup, et reporté la sortie du volume 4, car les salles de cinéma étaient tenues, en 2020, de respecter des jauges strictes. Le succès de ces comédies "lourdes" à la française, genre cinéma social, ressemble à une anomalie. Leurs deux interprètes principaux, Isabelle Nanty et Jean-Paul Rouve, sont globalement appréciés mais c'est tout. La réalisation n'a rien d'époustouflant et le filon des gens modestes gagnant au loto a déjà été exploité dans un millier de comédies de boulevard ainsi que dans quelques autres navets plus ou moins réputés.

Si le cinéma populaire, s'agissant de comédies ou même de films romantiques, se tourne le plus souvent vers les milieux aisés, c'est juste que des personnages sans budget ne peuvent ni voyager à l'autre bout du monde, ni s'offrir des mariages somptueux, ni inviter leurs 3000 potes à passer le week-end dans leur résidence secondaire, ce qui n'est pas pratique quand on veut que le grand public oublie son quotidien.

Ce navet envoie du rêve en faisant gagner des millions d'euros à une famille de prolétaires, un peu comme les célèbres publicités de la française des jeux, quasiment passées dans le langage courant (au revoir, président) ou (c'est le jeu, ma pauv' Lucette).

L'humour bien gras de ce navet de Noël repose sur que fait que ces malheureux Tuche (vous ?) ne maîtrisent pas les codes des riches. Incapables de les assimiler, les Tuche font ce qui leur passe par la tête. Le réalisateur a peut-être pensé à une aventure rafraîchissante qui permet au spectateur d'oublier les fins de mois difficiles et la pandémie, au moins temporairement, en vivant un rêve de beauf par procuration.

Ces gags bien bien lourds se veulent accessibles à tous, mais les mécanismes comiques usés jusqu'à la corde depuis sont réutilisés encore et encore. Les auteurs font dire n'importe quoi aux personnages, et enchaînent les jeux de mots plus que pourris. Le personnage joué par Michel Blanc (Marteau) peine à finir un film d'une centaine de minutes, mais une certaine conscience politique a gagné l'univers tuchesque aux faibles neurones. Mépris de classe ? Je n'ai pas réussi à le cerner, tant le film part dans tous les sens, se moquant de ses propres personnages, mais critiquant aussi le progrès avec les éternelles vannes sur les pauvres, sur fond de pommes de terre et d'alcool. Se voulant moraliste (l'homosexualité finit par ne même plus être un sujet), l'approche de la valeur travail reste assez floue, avec des railleries sur ces "salauds de pauvres" et des propos anticapitalistes (le méchant Magazone).

Le public rêve de gentillesse, de bienveillance et de retour aux choses simples, mais ces Tuches là, en attendant la saison 5 déjà annoncée, restent une redoutable machine à billets, même si jusqu'ici tout va bien, et que les ""Tuche 4"" sont un des pires cadeaux de Noël de la décennie…

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8 octobre 2021 5 08 /10 /octobre /2021 16:07

Plusieurs événements retransmis parfois en direct à la télévision, ont été programmés pour saluer une dernière fois le "boss" avant son inhumation. Les chaînes de télévision ont bousculé leurs programmes pour passer des documentaires ou des séries avec Bernard Tapie, qualifié par certains médias de "très grand acteur" et par M6 de "flambeur, hâbleur, séducteur, courageux, menteur et… tricheur". On aime ou on déteste le personnage, mais il ne laisse pas indifférent.

Celui qui a vécu 1000 vies (SIC) était quand même un sacré bonhomme, avec pas mal de qualités et pas mal de défauts aussi. De là à en faire un quasi Saint (Bernard), où à le comparer (comme a fait un ecclésiastique sur RTL) au Général de Gaulle, il n'y a qu'un pas que certains ont franchi et que je ne franchirai pas, n'ayant pas l'habitude, ni de flagorner, ni de tirer sur les ambulances…

En ce qui concerne les émissions-hommages, la chaîne "L'Equipe" prévoit deux spéciales en soirée, entrecoupées par un documentaire "Bernard Tapie l'affranchi". Stade 2, sur France 3 (authentique), évoquera tout ce que Nanard "a apporté au sport", tandis que sur le second canal, nous aurons droit à la rediffusion de "un jour un destin : l'aventure, c'est l'aventure" consacré au "Boss", ainsi que des extraits d'entretiens avec des journalistes. France-Info rediffusera une émission spéciale et un documentaire, tandis que Paris Première passera la pièce de théâtre "Les montagnes russes", suivie d'une rediffusion d'un épisode du feuilleton "93, faubourg Saint-Honoré" où Tapie a joué.

I - Ces incroyables obsèques ont donc duré 3 jours, débutant avec la cérémonie religieuse en l'église très chic de Saint Germain des Près, où tout le gotha artistique, politique, sportif et médiatique, parisien et autre, s'est pressé.

Lors de cette messe, devant l'édifice, de nombreux anonymes, avec des fleurs et des écharpes de l'OM, sont venus lui rendre hommage, tandis qu'à l'intérieur, sa famille et ses proches ont également salué sa mémoire.

On notait la présence d'un beau parterre : Basile Boli, Jean-Pierre Papin. Claude Lelouch, Pierre Arditi, Jean-Louis Borloo, Nicolas Sarkozy (tenant Brigitte Macron à son bras), Bernard Kouchner, Rachida Dati, Michel Drucker, Line Renaud, Jacques Séguéla, Nikos Aliagas, Chantal Goya, Marc-Olivier-Fogiel et tant d'autres que je n'ai pas la place de citer ici.

II - S'en est suivi un incroyable hommage au stade vélodrome de Marseille. Une chapelle ardente, avec le cercueil au milieu de la pelouse, a été installée au stade, avant l'inhumation prévue le lendemain, et la tenue d'une seconde messe de funérailles (cas rarissime). Un portrait de Bernard Tapie a flotté pendant toute la cérémonie au-dessus des supporters de l'OM.

Si la première messe s'est tenue dans la capitale, c'est cependant à Marseille, "sa ville de cœur", que Bernard Tapie repose. L'une de ses dernières volontés était de pouvoir entrer une dernière fois au sein du stade. C'est chose faite, avec l'exposition du cercueil sur la pelouse, puis la montée de la dépouille dans le salon principal. Le lieu a servi de chapelle ardente pour que ceux qui le souhaitent, écrivent un message dans deux livres d'or prévus à cet effet.

A Marseille, une foule immense s'est réunie, a pleuré, a dansé, chanté, et crié, pour dire adieu au "boss". A l'issue, des milliers de supporters sont partis en procession depuis le vieux port, derrière le convoi funéraire, pour rejoindre la cathédrale, où la seconde messe d'obsèques a été célébrée le lendemain. Le gigantesque cortège accompagné de fumigènes et de chants, s'est étiré du stade jusqu'à la Major, lieu de l'ultime hommage.

En la cathédrale de la cité phocéenne, la cérémonie présidée par l'archevêque de Marseille, a déplacé les foules, tandis que sur le parvis, les supporters qui n’avaient pas réussi à entrer, écoutaient les discours retransmis via des haut-parleurs géants. Pour la béatification et la future canonisation, je n'ai aucune information.

III - L'inhumation, enfin, a eu lieu au cimetière de Mazargues, dans les quartiers sud de Marseille, comme l'avait révélé le président de la République (excusez du peu), dans une lettre aux Marseillais, publiée dans le journal "la Provence". Plusieurs personnalités étaient encore présentes, et pendant la cérémonie, plusieurs d'entre eux (Renaud Muselier, Jean-Louis Borloo, le maire Benoît Payan, etc.), ont pris la parole.

L'un des temps forts de cette cérémonie fut son petit fils Rodolphe, qui a livré un discours émouvant, avec des anecdotes croustillantes, mais également la sortie du cercueil, acclamé comme dans un stade de foot, par les supporters.

Epilogue malheureux : alors qu’il rentrait dans son hôtel près du Vieux-Port, l’avocat de Bernard Tapie a été pris à parti par deux hommes qui lui ont volé sa montre d'une valeur de 35.000 euros.

L'homme a été agressé par deux personnes qui lui ont dérobé la montre, avant de prendre la fuite dans une direction inconnue. Marseille, quoi… Heureusement que jusqu'ici, tout va bien…

 

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9 septembre 2021 4 09 /09 /septembre /2021 07:00

La cérémonie, à la fois solennelle et populaire, débutera jeudi à 16 h 30, dans la cour des Invalides, par un éloge funèbre du président. Notre Bébel national étant un symbole éclatant de la France sous les 30 glorieuses, il sera difficile de ne pas voir dans cet hommage un geste politique. En principe,; les cérémonies aux Invalides sont réservées aux militaires et aux résistants. Nul doute que le président, qui est déjà en campagne, a voulu donner une connotation positive et plaire au plus grand nombre avec un remake du "c'était quand même mieux avant"…

La France rendra donc un hommage national à Jean-Paul Belmondo, légende du cinéma, dont la mort, à 88 ans, a suscité une grande émotion. Cette cérémonie, à la fois solennelle et populaire, débutera par un éloge funèbre du président. Seront présents la famille de l’acteur, rassemblée autour du cercueil du "patriarche", des responsables politiques, des sportifs et des admirateurs. 1000 personnes pourront assister à l’hommage, munies de leur passe sanitaire. Pour ceux qui ne pourront pas entrer, des écrans géants seront installés dans la cour des Invalides et des éditions spéciales seront diffusées sur les chaines de télévision.

Les portes des Invalides s’ouvriront ensuite à tous ceux qui veulent se recueillir devant le cercueil. Un tel dispositif exceptionnel avait déjà été mis en place après le décès de Jacques Chirac, en 2019, permettant à des milliers de personnes de dire adieu à l’ancien président.

Les obsèques de Jean-Paul Belmondo se dérouleront ensuite vendredi matin en l’église Saint-Germain-des-Prés, dans l’intimité de la famille, selon les consignes de son fils, Paul Belmondo.

Figure de proue de la "nouvelle vague", avant de devenir champion du box-office dans des comédies et des films d’action, Belmondo a enchanté des générations de Français au fil de quelques 80 films, tous des succès auprès des cinéphiles ou des amateurs de cascades spectaculaires. Belmondo était le dernier des acteurs de la "bande du Conservatoire", des élèves frondeurs qui ont disparu tour à tour ces quatre dernières années : Jean Rochefort, Claude Rich, Jean-Pierre Marielle, Jean-Pierre Mocky, et Guy Bedos.

L’acteur avait disparu du grand écran depuis près de quinze ans, après un AVC qui lui avait laissé des séquelles, mais il était toujours aussi populaire auprès du public grâce à la rediffusion de ses films, et la presse people donnait régulièrement de ses nouvelles.

La mort de "Bébel" marque la fin d’une époque du cinéma français triomphant. Fort de l’audace de la Nouvelle Vague, bien qu'il s'en défende, Jean-Paul Belmondo était une star attirant des millions de fans en salle. Adieu l'artiste, tu nous manques déjà.

Je pense à un truc dément : et si son cerceuil partait, enlevé par un hélicoptère, sur les notes d'une musique endiablée d'Ennio Moricone, suivi d'un largage en parachute au-dessus de sa dernière demeure ? ça aurait quand même de la gueule…

 

 

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