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7 novembre 2020 6 07 /11 /novembre /2020 11:00

Confinement : un couple de trentenaires se retrouve confiné avec une araignée géante et appelle à l'aide

Être confiné ce n'est déjà pas facile, mais être confiné avec un monstre, c'est encore plus difficile. Un couple de GRILLON (84) appelle aujourd'hui à l'aide sur les réseaux sociaux, après avoir découvert une araignée géante dans sa maison.

Terrifié, le couple a d'abord essayé de la tuer mais n'est parvenu qu'à l'assommer. Ils tentent désespérément de trouver quelqu'un pour la prendre en charge.

Cela a tout d'une histoire d'Halloween, mais c'est la réalité. Cette histoire est arrivée à un couple du Vaucluse, qui a fait une découverte peu agréable et qui ferait trembler de nombreux arachnophobes. Une araignée géante (8/10 cm au bas mot), a élu domicile dans le couloir de leur maison, révèle France Bleu.

Depuis 24 heures, ils multiplient les appels à la mairie, aux pompiers, à la gendarmerie et même à la SPA, pour que quelqu'un vienne récupérer la créature. Personne ne se dit compétent pour prendre en charge l'effrayante araignée et c'est le Statu Quo.

Selon des vétérinaires contactés par le couple, l'espèce à laquelle elle appartient ne vient pas de France, c'est une Macrothele Calpeiana, l'une des plus grandes mygales d'Europe. Selon des experts qui ont vu la photo partagée par le couple, C'est une espèce protégée et il est strictement interdit de la tuer.

Le couple, dans l'impasse, lance donc un appel à l'aide pour trouver une solution. La bonne nouvelle, c'est que cette espèce ne s'attaque pas à l'homme. Reste à savoir comment ils vont s'en débarrasser...

Et vous vous plaignez de votre confinement ? Imaginez ces deux pauvres jeunes bloqués avec leur mygale. Je suis certain que vous allez penser que pour vous, jusqu'ici, tout va bien…

 

 

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6 novembre 2020 5 06 /11 /novembre /2020 09:00

Reconfinement : l'inquiétude des producteurs de sapins de Noël.

 

La vente de sapins de Noël est au point mort car les producteurs sont victimes de la crise sanitaire et du reconfinement. Les clients (grossistes, fleuristes et horticulteurs) ont suspendu leurs commandes. De toutes façons, ils ne peuvent vendre aucun sapin de Noël, qui n'est pas un produit "essentiel".

Les sapins de Noël ne sont donc pas encore coupés dans les pépinières et on se demande même si le père Noël trouvera dans les foyers des sapins pour y déposer ses cadeaux (non essentiels, eux aussi) par milliers ? C'est toute une filière qui s'inquiète, car habituellement, à cette période, c'est le coup de feu dans les exploitations agricoles.

Les arbres sont coupés, emballés, mis sur palettes et livrés, sauf cette année. C'est donc le calme plat dans certaines exploitations qui vendent chaque année 45.000 à 50.000 sapins. La campagne de coupe dure en principe deux mois, de mi-octobre à mi-décembre et une trentaine de saisonniers sont spécialement embauchés pour cette tâche, ce qui n'est évidemment pas le cas cette année.

Même le chargement de très grands sapins de Noël, afin de décorer les villes pendant les fêtes est interrompu. Parfois par le confinement et ses mesures drastiques envers les commerçants, parfois par souci politique, comme à Bordeaux.

En effet, le maire Pierre Hurmic se gausse de la pétition lancée pour l’installation d’un sapin de Noël sur la place bordelaise Pey-Berland. Il a déclaré qu'il s'asseyait sur l’opinion des fachos. Les sapins de noël et peut-être la fête elle-même ne serait donc que l’apanage que de "fachos" ? Ces déclarations auraient choqué et consterné, y compris parmi les écologistes et des personnalités de gauche. Préfère-t-il utiliser du plastique ? Dans l'attente, revenons à nos forestiers.

Rares sont les clients qui honorent leurs commandes en ce début du mois de novembre. Très peu de branches utilisées pour décorer les hôtels ou vendues à des fabricants de guirlande, par exemple, ont été expédiées. Il reste aux exploitants des dizaines de tonnes de branches sur les bras et personne n'en veut. C'est pareil pour les petits sapins habituellement achetés par des sociétés qui les floquent de couleurs.

Les clients ne peuvent pas prendre livraison des pièces, parce qu'ils n'ont aucune commande et même les fleuristes et les horticulteurs sont fermés, tandis que la grande distribution n'a pas le droit de vendre de plantes, ni de fleurs coupées. C'est une conséquence non prévue du second confinement et de l'interdiction de vente des produits dits "non-essentiels".

Toutes les commandes sont soit suspendues, soit annulées. Si à part quelques écolos jusqu'au boutistes, nul ne peut imaginer un noël sans sapin, nombre d'entre eux (les arbres), déjà coupés et emballés, n'ont trouvé aucun client. Un Noël sans sapin ? Peut-être… car pour l'instant, les points de vente sont fermés et l'achat d'un sapin se fait rarement sur catalogue. Quand une personne achète son arbre, elle veut le voir, le choisir, voire le toucher.

Si le gouvernement permet, d'une façon ou d'une autre, la vente de sapins de Noël, les commandes seront relancées et l'exploitation fourmillera de nouveau, mais tout le monde ne pourra pas être servi en même temps. Il faut du temps pour préparer des sapins : entre la coupe, la taille du pied, la mise en filet, le ramassage et la mise sur palettes, il faut 5 jours. Certains conifères qui ne seront pas coupés en 2020 poursuivront leur croissance, mais tous ne seront pas conservés, et ce pour laisser de la place à leurs voisins et permettre leur développement.

Les pépinières enregistreront donc, quoiqu'il arrive, des pertes, la vente des sapins de Noël représentant plus de 80% du chiffre d'affaires annuel de ces sociétés. Décidément, ces fêtes de fin d'année ne seront pas comme les autres, cette année.

Entre les sapins coupés et arrachés en janvier-février, la députée qui proposait de faire noël en juillet, les écolos qui ne veulent pas de sapin dans leur ville et les rennes qui risquent de choper la Covid avant de la refiler au bonhomme en rouge, on est mal partis. Mais heureusement, jusqu'ici, tout va bien…

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5 novembre 2020 4 05 /11 /novembre /2020 08:00

Covid-19 : vers un durcissement du confinement ?

Le président Macron a réuni mercredi matin un conseil de défense (encore ?) pour discuter des nouvelles mesures face à l’épidémie qui galope toujours, et après une série de "couacs" autour du reconfinement.

Il a rappelé la gravité de la situation. Il est vrai qu'elle continue de se dégrader avec des services de réanimation proches de la saturation. Un patient Covid est hospitalisé toutes les 30 secondes en France et le bilan a une nouvelle fois dépassé mardi la barre de 400 morts en 24 heures à l’hôpital, auxquels s'ajoutent les 428 morts enregistrés en 4 jours en EHPAD.

Quelles nouvelles mesures face à ces chiffres ? On peut sans être parano, penser que l'exécutif choisira de durcir le confinement. Le porte-parole n’a fait aucune annonce, renvoyant à la conférence de presse hebdomadaire du gouvernement jeudi prochain. Dans son cas et vu le dernier couac où il avait été trop vite, c'est en effet plus sage.

Des mesures restrictives sont sur la table, comme le possible couvre-feu à Paris et Ile-de-France (en raison des attroupements en soirée devant les commerces autorisés à rester ouverts). Cette mesure, bien qu'annoncée trop vite par Gabriel Attal, est à l’étude et pourrait, si les préfets le juge nécessaire, être aussi mises en place ailleurs sur le territoire.

Des voix médicales s’élèvent pour un durcissement des mesures face à la résurgence épidémique, comme le chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital Tenon de Paris. Il s'est dit consterné par ce confinement "light", tandis que le président de la fédération hospitalière de France appelle à un resserrement de la vis si les chiffres ne s’améliorent pas. Comme ils ne vont pas s'améliorer, on va y avoir droit…

Les mesures de l’éducation nationale, dont les établissements scolaires restent ouverts, sont également contestées, par syndicats qui les jugent difficilement applicables, comme par des élèves qui les jugent, quant à eux, pas assez protectrices. Les lycées, notamment, pourraient être les premiers à refermer.

Dans la foulée du conseil de défense, le conseil des ministres a examiné le projet de budget rectifié pour 2020, qui entérine une récession énorme et prévoit 20 milliards d’euros de dépenses supplémentaires. Où vont-ils les trouver ?

J'ai toujours dit, bien que n'étant pas médecin, qu'un confinement mi-figue mi-raisin ne pouvait donner que des résultats mi-figue mi-raisin. Ceci dit, les bourses US et française remontent. Faut-il y voir une relation de cause à effet avec les élections américaines. En effet, à l'heure où j'écris, il ne manque plus de 6 grands électeurs à Joe Biden pour être élu, tandis que Trump multiplie les recours. Le Nevada suffirait au plus âgé pour avoir la route de la maison blanche ouverte, sans même avoir besoin des trois derniers états. Et comme Trump accuse trop de retard, la cause est entendue et ça tombe bien… parce que jusqu'ici, tout va bien.

 

 

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4 novembre 2020 3 04 /11 /novembre /2020 09:00

Confinement pour tous… mais pas pour les chasseurs...

Si vous vous souvenez, à J+1, je m'étais étonné de voir, pendant le confinement, passer des 4x4 et autres utilitaires, avec remorques et chiens, ébahi de voir que des gars allaient à la chasse en plein confinement. Je me trompais, c'est tout à fait autorisé par notre gouvernement d'amateurs.

Par la puissance de leur lobbying, les chasseurs ont obtenu le privilège de continuer durant le confinement, au grand dam des défenseurs de la faune sauvage, qui dénoncent l’injustice de ce passe-droit.

Le patron de la fédération nationale des chasseurs s’est félicité d’avoir obtenu gain de cause auprès du gouvernement. Contrairement à la population générale, vous, moi, qui n’avons droit qu’à un accès restreint à la nature (1 heure de marche ou footing à moins d'un km du domicile), les chasseurs ont obtenu des dérogations pour pratiquer sur leur zone de chasse, sans limitation de kilométrage ni de durée.

La secrétaire d’état à la biodiversité, Bérangère Abba, a pondu une circulaire à l’attention des préfets, pour définir, en lien avec les acteurs locaux, des objectifs de prélèvement, dans une lutte menée contre les dégâts faits aux cultures, aux forêts et aux biens, par une prolifération du grand gibier. Seule la chasse à courre reste interdite, mais battues et tir à l’affût ont droit de cité.

Chose plus surprenante, les chasseurs sont incités par leur patron, alors c'est pour l’instant interdit, à prendre, dans le cadre de la chasse, une "détente cynégétique" : en clair, pendant la chasse, poser les fusils et aller se balader, quelles que soient la distance et le temps. On n'est pas loin de la provocation.

Les chasseurs sont appuyés par l'exécutif, qui a confirmé que les chasseurs pouvaient prendre un temps de "détente cynégétique" dans le cadre légal de la chasse.

Je devrais peut-être aller faire du vélo avec un fusil, et ainsi prendre une "détente cynégétique" au fin fond de la forêt ou des coteaux, aussi loin que je veux et le temps que je veux. Reste à trouver le moyen de transport idéal du fusil sur mon vélo…

Les chasseurs se sont donc empressés de reprendre les fusils, contrairement au premier confinement. Certes, le second intervient au cœur de la saison de chasse (septembre à mars), novembre correspondant à lui seul au 1/4 du prélèvement annuel de grands gibiers, mais la circulaire ministérielle mentionne sans rire une mission d’intérêt général.

Les dérogations ne concernent pas seulement le gros gibier, mais aussi les classés nuisibles et les pigeons ramiers. Comme si cela ne suffisait pas, les chasseurs demandent une dérogation pour les appelants dans les parcs, et exigent le remboursement de leur permis de chasse pour cette saison, puisqu'ils sont privés de leur "loisir favori". Avant de sortir les armes, et au lieu d'invoquer l'utilité publique, il faudrait commencer par arrêter l’agrainage et arrêter d’importer des sangliers des pays de l’Est (ils pèsent plus lourd et se vendent mieux dans les chasses commerciales).

Alors que le reconfinement et sa pesanteur se réinstallent en France, les chasseurs ont négocié le droit à tirer toujours davantage, tandis que les naturalistes et la LPO s'insurgent face à cette indécence. Faut-il se promener avec un fusil sous couvert d'action de chasse pour échapper aux vicissitudes du confinement ? Pourquoi un vététiste ou un photographe animalier ne pourraient-ils, pas se promener en forêt ou autre afin de profiter de la nature pendant le confinement ? Faut-il devoir lui tirer dessus ? Peut-être puisque jusqu'ici, tout va bien…

 

 

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3 novembre 2020 2 03 /11 /novembre /2020 10:00

Les effets du confinement ne seront (probablement) pas visibles avant longtemps

Le conseil scientifique estime que le confinement actuel, aménagé, aura un impact moindre sur la circulation virale par rapport à un confinement classique, comme au printemps dernier.

La 2ème saison du confinement a débuté avec une échéance gouvernementale au 1er décembre. Pipeau. L'objectif annoncé est de réduire les contaminations quotidiennes de 40.000 à 5000 (rien que ça)... car la communauté médicale s'interroge. Les effets de ce confinement ne se verront pas. Cela va-t-il repousser la fin des mesures de restrictions ?

Le conseil ajoute qu'un confinement aménagé avec des écoles ouvertes et des actifs allant travailler et prenant les transports en commun, aura un impact moindre sur la circulation virale.

Evoquant les lycées, qui sont une source importante de contamination chez les ados et les jeunes adultes, l'ancien directeur de la santé estime que nous ne verrons pas les effets de ce confinement (tel qu'il est aujourd'hui appliqué) et qu'il devrait durer jusqu'en début d'année 2021 pour être efficace, a-t-il prévenu, tout en défendant le maintien de l'ouverture des écoles.

Pour les épidémiologistes, il faudrait au moins 2 mois de confinement pour freiner la circulation du virus, ce qui prolongerait les restrictions après les fêtes de fin d'année. Dans l'attente, le nombre d'hospitalisations et d'entrées en réanimation va grimper avant de redescendre dans environ un mois, et revenir là où on en est aujourd'hui.

C'est sur que Noël ne sera pas une fête normale comme les années précédentes car le virus circulera autant que maintenant. Le père noël peut d'ores-et-déjà se préparer une énorme attestation, pour lui, pour ses lutins et pour ses rennes et on ne pourra probablement pas envisager de grandes soirées pour le réveillon du 31.

Les moins optimistes parlent même de plusieurs vagues successives jusqu'au printemps. Vu le délai entre les infections et les hospitalisations, le gouvernement risque donc de ne pas disposer de signaux clairs dans deux semaines. Les couacs succèdent aux couacs et en fait, dans les milieux autorisés, on est paumés. Le porte-parole du gouvernement ne vient-il pas d'annoncer officiellement un prochain couvre-feu en Ile-de-France en sus du confinement, déclaration démentie quelques minutes plus tard par les services du 1er sinistre. Si le porte-parole raconte n'importe quoi, alors… et dire qu'on pensait l'ère Sibeth révolue…

Il y a devant nous de nombreux mois avec une situation difficile, et il est probable que ces mesures même optimisées ne suffiront pas pour éviter d'autres vagues, après la deuxième. On peut ainsi avoir plusieurs vagues successives durant la fin de l'hiver et le printemps 2021, mais alors, comment imaginer un confinement, même allégé, durant finalement non pas un mois... mais cinq ou six.

Par chance, un décret nous apprend ce matin que les produits de toilette, d’hygiène, d’entretien et de puériculture figurent sur la liste des produits que les grandes surfaces peuvent continuer de vendre pendant le confinement, en plus de ceux déjà considérés comme essentiels : l’alimentaire, les journaux et papeterie, les matériaux de construction et la quincaillerie, avec une tolérance jusqu’à mercredi pour l’application de la mesure.

Heureusement que jusqu'ici, tout va bien…

 

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2 novembre 2020 1 02 /11 /novembre /2020 08:00

Après 3 jours de bras de fer avec les petits commerçants sur fond de confinement, Jean Castex a tranché. Malgré l’opposition de la fédération de la grande distribution, le 1er sinistre a annoncé l’interdiction de la vente en grande surface des produits vendus par les commerces "non-essentiels" (les conneries, quoi, ce qui n'est pas cool pour eux), fermés depuis le 30 octobre.

En gros, pas mal de rayons des grandes surfaces non-alimentaires vont fermer et le resteront tant que les commerces non essentiels (voir plus haut) n’auront pas rouvert.

Au début, il ne se parlait que les livres, puis des jouets, et maintenant, c'est à peu près tout ce qui n'est pas alimentaire. Il ne sera plus possible d’acheter un livre ou un CD ou un DVD dans le commerce physique.

De la même manière, puisque les magasins de chaussures et de prêt-à-porter sont fermés, les rayons des grandes surfaces vont être mis en dormance, tout comme les rayons bijouterie, décoration et arts de la table, électroménager, maquillage, fleurs… Comme c'est un peu compliqué, une liste exhaustive sera communiquée par le gouvernement, au moyen d’un décret, par le gouvernement.

A 50 jours de noël, Playmobil, legos, voitures miniatures et autres poupées ne pourront plus être achetés en direct.

Rassurez-vous, les produits de première nécessité seront toujours disponibles à la vente pendant le confinement. C’est le cas de toute l’alimentation mais aussi des boissons (y compris alcoolisées). C'est le cas de la presse qui restera en vente dans les supermarchés, avec les produits d’hygiène, pour bébés, d’entretien, de jardinerie, d’équipement automobile, pour animaux de compagnie et la quincaillerie. Resteront également ouverts les rayons papeterie, informatique et téléphonie.

Dans les écoles, c'est aussi le confinement et cette rentrée s'annonce mal. Les profs vont se retrouver devant des dizaines d'élèves masqués (dès 6 ans), avec lesquels on fera une minute de silence, dans des salles non aérables, avant un repas dans une cantine bondée, et avec un service d'ordre renforcé à la porte.

Franchement, j'aurais beaucoup pour ne pas vivre ni ça, ni cette sourde impression que dans 15 jours, les lycées vont fermer, que les élèves vont passer sur supports à distance pour les semaines à venir, et qu'un sérieux tour de vis va être donné au confinement parce que les gens font n'importe quoi et que de toute façon, quoi qu'on fasse et quoiqu'il en coûte (j'ai réussi à le placer), les chiffres de la pandémie vont continuer à croître de façon inquiétante.

Mais que faire ? Compter sur une immunisation naturelle de 50 % de la population pour stopper le virus, se traduirait par la mort de 150.000 à 450.000 français. C'est chaud.

Les questions concernant l'avenir restent encore nombreuses avant la rentrée. En ce qui concerne les décisions d'interdictions à la vente, c'est une solution "perdant-perdant" qui va affaiblir le petit comme le grand commerce, en laissant le champ libre à des acteurs comme Amazon. Une fois que les papis-mamies (mais pas que) vont avoir découvert Aliexpress, ils ne vont plus revenir dans le commerce traditionnel pour une certaine catégorie d'achats. Reste encore à préciser cette liste définissant les produits interdits à la vente, des vêtements à la droguerie en passant par le vernis à ongles. Vous avez dit prohibition ? Pas tout à fait car jusqu'ici, tout va bien…

 

 

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1 novembre 2020 7 01 /11 /novembre /2020 10:00

La France, oui, mais ailleurs ?

Épicentre de la maladie" selon l'OMS, l'Europe multiplie les mesures restrictives face à la 2ème vague du virus. La France, l'Irlande et le pays de Galles, ont opté pour le reconfinement général. Cette dernière semaine, 46% des cas de Covid-19 dans le monde venaient de l'Europe. L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) parle de presque un tiers des morts du monde. Face à cette deuxième vague, plus virulente et meurtrière que la première, les pays européens se calfeutrent.

La décision de la France a été suivie dans la foulée par la Belgique, où les déplacements sont autorisés librement. Outre-Quiévrain, pas besoin donc d'attestation pour mettre le nez dehors. Parmi les autres pays suivant le mouvement, il y a le Royaume-Uni à partir de jeudi et jusqu'au 2 décembre. Ecoles et universités resteront ouvertes, mais les déplacements sont restreints et les habitants appelés à télétravailler. Comme chez nous, seuls les pubs et restaurants proposant de la nourriture à emporter ou des livraisons pourront rester ouverts.

En Allemagne, l'hypothèse est aussi sur la table, mais pour l'instant, ils en sont au reconfinement partiel du 2 au 30 novembre, avec fermeture des restaurants, des salles de sports et des théâtres. Les écoles et les garderies sont ouvertes, mais la population ne doit se déplacer que pour des raisons majeures.

L'Autriche commence un nouveau confinement le 31 novembre, avec couvre-feu et fermeture des restaurants, hôtels, institutions culturelles et sportives. On note la fermeture des musées, théâtres, cinémas et piscines, tandis que les événements, y compris les mariages, anniversaires et marchés de Noël sont annulés. Les écoles et les crèches sont ouvertes, mais dans le cas des lycées et universités, les cours sont donnés en ligne.

Le Portugal sera soumis à partir de mercredi à un reconfinement partiel concernant 70% de sa population. Le télétravail est obligatoire s'il est possible, les commerces ferment à 22h, les restaurants à 22h30 et les entreprises de plus de 50 employés devront instituer des horaires de travail décalés. Les événements rassemblant plus de 5 personnes sont interdits, sauf cérémonies religieuses et activités culturelles respectant les consignes sanitaires.

En Italie, au Luxembourg et en Espagne, le reconfinement national n'est pas encore à l'ordre du jour. Les autorités se limitent pour l'instant au couvre-feu et aux restrictions locales. La Catalogne Sud et 16 régions, dont l'Andalousie ou Madrid, ont fait le choix d'un bouclage régional pour deux semaines. Cette mesure, impose aux habitants de rester dans leur région sauf pour des motifs bien précis comme se faire soigner ou aller travailler.

La Grèce a annoncé un confinement partiel à partir de mardi et pour un mois, avec un couvre-feu nocturne et la fermeture des bars, restaurants, lieux d'attraction et salles de sport.

Confiné, boudiné… sur l'air de la chanson de la reine des neiges est le menu de ce dimanche, mais jusqu'ici, tout va bien…

 

Addendum : Personne n'a posé la question, alors je vais vous expliquer. Les billets du confiné se finissent toujours par la même phrase "jusqu'ici, tout va bien". C'est une analogie avec la bande annonce du film "La Haine", où cette expression revient comme un leit-motiv. (cf. lien ci-dessous).

https://www.youtube.com/watch?v=AyKookhlYeA&ab_channel=GodBlessMyShirt

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31 octobre 2020 6 31 /10 /octobre /2020 10:00

Nous avons vécu notre premier jour d’une France reconfinée et voici déjà des couacs gouvernementaux. Les rayons "livres" des grandes surfaces ferment ce soir, ce qui n'est que justice, c'est tout le monde ou personne. Je me mets à la place du libraire contraint de fermer quand la grande surface d'à coté pouvait vendre tous les livres qu'elle voulait. La problématique se pose aussi pour les jouets, semble-t-il… affaire à suivre.

Alors que la France a vécu sa première journée au ralenti (?) avec l’entrée en vigueur du confinement, plusieurs voix ont relayé le mécontentement des petits commerces, contraints de baisser le rideau.

Je suis quelque peu circonspect sur cette notion de "ralenti". Je n'ai jamais vu passer autant de voitures depuis l'été au bout de mon chemin. J'ai même vu plusieurs 4x4 avec la remorque et les chiens… Incroyable, mais profitant de la mise en place durant le week-end, les gars vont à la chasse pendant le confinement ! Bon, à la limite, je leur prédis peu de chance d'attraper le virus entre un bosquet et un lactaire délicieux, mais quand même. Nonobstant le fait que je crains le pire lors des libations qui clôturent les battues, où masques et distanciations risquent fort d'être envoyés aux orties, c'est quand même très incivique.

Les modalités du confinement sont un peu moins drastiques que celles du précédent, et ce confinement "light" doit durer au moins jusqu’au 1er décembre. Entre nous, j'y crois peu, la durée utile d'une telle mesure pour ralentir une épidémie, comme celle de la Covid-19, se situe plutôt entre 6 et 8 semaines "a minima".

Les autorités n'ont donc pas fini de faire le point tous les quinze jours, pour commenter et réagir à l’évolution de l’épidémie, et pour décider si les mesures doivent être renforcées ou allégées. L’objectif de l’exécutif est de parvenir au dépistage d'environ 5000 cas positifs par jour, contre plus de 47000 enregistrés jeudi, pas exemple. C'est pas gagné.

Pour contribuer à l'amélioration de mes lecteurs et lecteuses (hi hi), je vous ferai grâce des chiffres concernant les patients hospitalisés en réanimation ou en soins intensifs, et sur celui des nouvelles admissions depuis la veille. En tenant compte des sorties, le nombre de patients atteints du Covid-19 actuellement en réanimation a augmenté dans des proportions inquiétantes, et je préfère avoir des pensées positives.

De toutes façons, c'était prévu et malgré le nombre de lits qui va être augmenté fortement, il est prévu une croissance chiffrée d'ici à la mi-novembre. C'est sans nul doute un phénomène d'inertie, quoique nous fassions.

Les images de villes fantômes ont disparu, mais il règne une ambiance de long dimanche morose, une ambiance où la lassitude semble avoir pris la place de la peur de l’épidémie. Sept mois se sont écoulés entre le 17 mars, premier jour du premier confinement et en sept mois, tant de choses semblent avoir changé.

A l’image de toutes ces routes, rocades, places, et villes désertées en mars dernier, succède une agitation fébrile, balayée par un flot continu de véhicules en ce vendredi d’automne. Ceci dit, à faire n'importe quoi, il est prévisible que les comportements et les chiffres donnent à l'exécutif le prétexte  à donner un tour de vis supplémentaire, comme ils disent. Ce n'est pas très bon pour nous, même si jusqu'ici, tout va bien…

 

 

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30 octobre 2020 5 30 /10 /octobre /2020 08:00

C'est ici que les athéniens s'atteignirent, comme disait le regretté Frédéric Dard. Comme je vous l'avais dit dans mon dernier billet, nous sommes entrés dans le confinement 2.0 (saison 3 du blog : confinement, futur reconfinement et confinement II… : on tourne en rond.

Que retenir de cette période passée de déconfinement ? La pandémie que nous vivons encore et encore a révélé bien peu de choses positives. Nous avons pris (pas tous) davantage conscience de notre fragilité, car nous sommes tous vulnérables devant ce fichu virus), des inégalités (le confinement est différent selon qu'on le vit en ville, en banlieue, en zone semi-rurale ou en campagne), de certaines pauvretés (ben oui, mais il est normal qu'avec le fruit du travail de toute une vie, on soit logé correctement), de l’importance des soignants et des "petites mains" (vous savez, ceux qui ne sont rien, comme dit l'autre), de notre manque de lien avec la famille, etc.

Il serait bon de prendre le temps (on va l'avoir) de méditer sur ces expériences de confinement, de déconfinement pour appréhender le reconfinement.

Sans défendre ce gouvernement que je n'apprécie guère, force est de reconnaître que la tâche n'est pas facile. Ils ont en même temps (du point de vue des marchés) la guerre 14-18, la guerre 39-45, celle d'indochine et celle de l'algérie, auxquels s'ajoutent les crises économique et sanitaire, avec e outre une surcouche de terrorisme.

Après le confinement, car ça arrivera bien un jour, notre vie sera ce que nous en ferons, mais c'est mal parti. Nous avons le temps d'y réfléchir et pas grand monde ne croit à un confinement de 2 fois 15 jours. Eu égard aux chiffres sanitaires et à ce qu'on ne peut pas annoncer en bloc aux français, il faut compter, je suppose, à minima 8 semaines.

Quant à Noël (ooops, il faut dire, j'ai entendu, la fête d'hiver pour ne pas stigmatiser) et nouvel an, je vois bien les fêtes de fin d'année en petit comité et sous régime du couvre-feu…

Les responsables ont eu beau appeler aux responsabilités et au sens civique, rien n'y a fait. Je suis allé acheter des yaourts, des œufs, une lampe et quelques menues denrées pour les petits, et j'ai pu constater les mêmes errements antérieurs : caddies ressemblant plus à des tours de PQ qu'autre chose, chariots chargés de monceaux d'huile, de farine et de pates, caissières fatiguées et vigiles ayant l'amabilité d'un garde-chiourme de camp de prisonniers japonais.

Quant à la circulation, ce n'était pas mieux, bouchons, feux rouges grillés, klaxons et incivilités de conduite ont émaillé mon petit temps de trajet.

Et le confinement, me direz-vous ? Bof, on peut pas encore savoir… Je suis sorti dans le jardin dès potron-minet et la circulation sur la route m'a paru aussi dense que d'habitude. Toujours est-il que les travaux verts vont être moindres en ce confinement 2.0, à cause de la végétation au ralenti. J'ai déjà hiverné la débroussailleuse et les tondeuses (le carburant d'aujourd'hui supporte mal un stockage supérieur à 2 mois et au bout de 4, fait un magnifique caramel au fond des carburateurs, tout en bouffant les durites). Je ne me suis pas encore occupé du tracteur, mais à part faire le tour de la maison avec, il ne va plus beaucoup me servir puisque je ne peux même pas rendre visite à mon voisin. Le premier ministre a dit que c'était interdit, tout comme ça l'est de recevoir du monde (sacré coup de canif dans les libertés individuelles au sein de la sphère privée)… Mais bon, je prends mon mal en patience, car jusqu'ici, tout va bien !

 

 

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28 octobre 2020 3 28 /10 /octobre /2020 21:00

Oui ben voila… Confinement 2.0 : on y est !

Non seulement c'est le dernier billet de la saison 2 (le futur reconfiné), mais ça démarre très bientôt. Reconfinement de toute la France dès vendredi zéro heure, qu'il a dit l'exécutif.

Le couperet est tombé. Le constat dressé est sombre, car le virus "explose" partout en Europe. Ce n’est plus une hausse exponentielle, c’est un feu d’artifice et si on ne fait rien, la semaine prochaine, les médecins vont devoir trier entre les patients atteints du Covid-19 (par âge), et trier ceux qui ont eu un AVC, et trier aussi les accidentés de la route.

La moitié des lits de réanimation dans les hôpitaux sont désormais occupés par des malades du Covid-19 et c'est une tendance appelée à se renforcer. La réponse gouvernementale a évolué à toute vitesse.

Mardi matin, au réveil, certains dirigeants d’administration annonçaient à leurs troupes l’imposition d’un couvre-feu à 19 heures et d’un confinement le week-end à partir du vendredi 30 octobre à minuit, en Ile-de-France, à Lyon et à Marseille. Et bien non.

Les dirigeants de la majorité réunis à Matignon ont entendu le premier ministre Castex, qui se montrait encore plus pessimiste. Il laissait entendre pour la première fois qu’un reconfinement était possible.

Tu parles, Charles, il aurait pu utiliser des mots bien plus "crus"…

Dans l'attente, ainsi se termine la saison 2, chers ami(e)s, mais on se retrouve pour la saison 3 : le journal de marche d'un reconfiné dès vendredi, car… jusqu'ici, tout va bien.

 

 

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    Sale temps sur les blogs… Comme certains et certaines d'entre vous le savent, je m'occupe de la rédaction d'une petite revue bimestrielle, dédiée en interne à une marque d'automobile. Je me faisais récemment la réflexion que j'en avais un peu assez de...
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