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20 octobre 2020 2 20 /10 /octobre /2020 05:00

 

Dans le journal d'un reconfiné, la date du jour comptera double. C'est une première en Europe : l'Irlande et le pays de Galles (Wales) se reconfinent pour une durée respective de 6 et 2 semaines reconductibles, dans le but de réduire les contaminations et de "sauver" Noël.

Avec plus de 8.000 morts en 7 jours, l'Europe, où le seuil des 250.000 décès a été franchi dimanche, connaît son plus lourd bilan depuis la mi-mai. Alors que de nombreux pays optent pour de nouveaux tours de vis, l'Irlande et le pays de Galles, eux, ont choisi une solution plus radicale. Ils deviendront ainsi les premiers territoires en Europe à reconfiner la population, pour "célébrer Noël correctement".

En Irlande, ça démarre dans la nuit du mercredi 21 au jeudi 22, pour une durée de 6 semaines ! Si les écoles resteront ouvertes, tous les commerces non-essentiels devront fermer, tandis que les bars et les restaurants ne pourront servir que de la nourriture à emporter. Au pays de Galles, le confinement repartira vendredi 23 pour deux semaines, ce qui est la durée la plus courte qui puisse être introduite pour être efficace. Les commerces non-essentiels devront également fermer, générant au Royaume-Uni une situation comparable au confinement de la première vague, il y a sept mois. Les enfants de primaire et de certaines classes du secondaire pourront cependant continuer à aller à l'école.

En l'absence de vaccin pour l'instant, situation qui va probablement perdurer jusqu'à la fin 2021 au bas mot, une telle mesure présente un mode d'action pour garder le contrôle sur le virus.

Et e France ? Les grandes métropoles, dont Paris, sont soumises à un couvre-feu de 21h00 à 06h00 depuis le week-end dernier. Le nombre des malades du Covid-19 en réanimation a dépassé les 2.000 personnes, ce qui un seuil jamais atteint depuis mai. Le reconfinement sera-t-il inévitable ? Une chose est sûre, le taux d'occupation des lits dans les services de réanimation continue de grimper. Si cet indicateur poursuit sa progression (et je ne vois pas bien ce qui pourrait l'infléchir), tout le territoire risque d'être soumis au couvre-feu et il ne faut pas se demander si le reconfinement nous attend, mais plutôt quand démarrera-t-il ?

En comparant la situation sanitaire, on s'aperçoit que le nombre de nouveaux cas quotidiens est bien inférieur au nôtre en Irlande (215, par million d'habitants, contre 355 en France), soit 40% de nouveaux cas quotidiens de moins, et pourtant, ils reconfinent. Voilà qui est à méditer pour les futures mesures de restriction.

L'idée d'un reconfinement avait d'ailleurs déjà été proposée, au niveau national sur les 20 premiers jours de décembre, dans le but de permettre aux français de retrouver leur famille lors des fêtes. Même si les instances sanitaires avaient estimé que ce scénario était "de l'ordre de la prédiction", c'est aujourd'hui une grande inconnue qu'on n'écarte plus à priori. Pour le moment, une autre option est privilégiée avec l'instauration du couvre-feu et la déprogrammation d'opérations dans les hôpitaux. Le souci est que l'activité non-Covid occupe une place trop importante dans les hôpitaux et que la différence avec la première vague est l'occupation d'un nombre supérieur de lits, puisque les gens continuent de travailler, d'avoir des accidents de la route", et d'être malades (non-Covid).

Les nouvelles données sur l'évolution de l'épidémie seront donc cruciales, et le choix de l'Irlande et du Pays de Galles pourrait donner plus de poids à l'idée d'un reconfinement français avant Noël.

Ceci dit, jusqu'ici, tout va bien…

 

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11 octobre 2020 7 11 /10 /octobre /2020 15:00

Je ne suis plus aussi certain que "tout aille bien", même s'il ne se passe plus grand-chose dans le monde et dans notre pays, à part ce fichu virus.

En Europe, c'est pas top (tiens, ça rime) et dans les autre pays touché par le flu non plus (tiens, ça re-rime) :

  • Au Royaume-Uni, l'autre improbable charlatan blond (BoJo) va annoncer de nouvelles règles pour contrer l'avancée du Covid-19, car ce dernier (non pas Boris, le virus) continue tranquillement sa course macabre avec ses presque 1.100.000 morts depuis le début.
  • En Espagne, le président du gouvernement a défendu le reconfinement et le bouclage partiel de Madrid et des communes limitrophes, comme Getafe, Leganés ou Alcobendas, malgré l'opposition des autorités régionales. Pour 14 jours au moins, ces castillans là n'ont le droit de quitter la commune que pour aller chez le docteur ou au boulot.
  • En Russie, où on enregistre un nombre record de nouveaux cas, le pays se classe au  4ème rang des nations avec le nombre le plus élevé de contaminations depuis le début de l'épidémie.
  • En Allemagne, le nombre de cas grimpe aussi hors de contrôle, Le nombre de cas confirmés a grimpé de manière fulgurante, selon les données publiées dimanche par l'institut Robert (et non pas Basile de) Koch.
  • En Chine, la commission nationale de santé annonce sans rire que TOUS les nouveaux cas sont dûs aux personnes venues de l'étranger. Aucun nouveau décès n'aurait été comptabilisé dimanche. On se fiche de nous
  • En France, l'épidémie accélère avec ses 27.000 nouveaux cas recensés samedi, record depuis le printemps, parait-il, selon les gens des milieux autorisés qui s'autorisent à dire des trucs…

Je pense qu'il ne faut plus de demander si on sera reconfinés, mais bien quand on le sera, même si je penche pour une régionalisation et sur une non-interdiction des déplacements, comme de mars à mai dernier. Ce virus aura eu au moins le mérite de lancer une nouvelle discipline olympique : le concours national de mensonges.

Je sais bien que "Trumpy", après son hospitalisation, tout en retirant ostensiblement son masque dans une intervention digne des plus grandes superproductions hollywoodienne, a déclaré que le coronavirus allait  disparaître, les States allant vaincre cet affreux virus chinois. Hum… il y a peut-être un virus bien plus gros qui va être vaincu lors des prochaines élections.

Plus sérieux ici : 40% au bas mot des soignants hospitaliers sont en situation d'épuisement professionnel et l'ordre national des infirmiers appelle à des mesures urgentes (ce ne sont pas les 183 euros par mois qui vont faire quelque chose). Cet état de fait risque d'avoir un fort impact sur la qualité des soins.

Au niveau national, les nouvelles hospitalisations et admissions en REA restent contrôlées par rapport à la situation observée lors du dernier confinement mais l'augmentation de la circulation du virus, en particulier chez les personnes âgées, fait craindre une hausse exponentielle des hospitalisations et des décès dans les semaines à venir.

Depuis une quinzaine de jours, en raison de la 2ème vague de Covid, des nouvelles restrictions ont conduit à la fermeture des salles de sport, des gymnases et des piscines, mais pas des espaces formes/fitness avec spas et hammam, à celle des boites de nuit, mais pas des clubs libertins avec restauration, et des bars mais pas des brasseries ni des restaurants… Ouh la la, ma pauvre tête, j'ai du mal à suivre.

En fait, les princes qui nous gouvernent ne savent pas où ils vont et improvisent de manière peu empirique au fur et à mesure de l'actualité des communications des scientifiques.

Heureusement que jusqu'ici, tout va bien !

 

 

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4 octobre 2020 7 04 /10 /octobre /2020 18:00

La vie est mal faite... Il prenait toutes les précautions et n'était pas du genre à faire la fête au mépris des gestes barrière. Reconnaissable à sa figure ronde, ses lunettes et sa coupe dans le vent, le créateur de mode japonais Kenzo Takada, dit "Kenzo" vient de nous quitter ce jour des suites du Covid-19. Il s’est éteint à l’hôpital américain de Neuilly-sur-Seine, à l'âge de 81 ans.

Quant à Donald J. Trump (on ne présente plus cet improbable charlatan) qui se moquait de Joe Biden parce qu'il portait un masque, le voilà à son tour touché par la maladie, ainsi que madame et sa garde rapprochée, plus quelques sénateurs. Il a même voulu faire enlever le masque à un journaliste qui l'interrogeait, estimant que la distance qui l'éloignait du journaliste de Reuters justifiait de ne pas porter de masque. Ce dernier a ensuite suggéré de parler plus fort, ce que le milliardaire, visiblement agacé, a quand même accepté, non sas féliciter en ces termes le journaliste auteur de la question suivante qui lui, avait retiré son masque : "C'est tellement clair quand vous parlez, contrairement aux autres, qui refusent", s'est-il moqué.

Toutefois, on peut noter que sa dernière apparition télévisée est particulière. Il a remercié tous ceux qui s'occupaient de lui, a eu un mot d'humour pour son épouse qui se portait mieux, parce qu'elle était un tout petit peu plus jeune que lui (24 ans), il ne portait pas de cravate, ce qui est inhabituel, et il a fini par "je vous aime", ce qui est encore plus inhabituel de sa part. Serait-il devenu plus proche, plus humain (plus normal) parce que plus vulnérable ?

Plusieurs communications officielles affirment que le président des USA est en bonne santé (tu parles) malgré sa contamination, des sérieux indices laissent à penser que la situation est plus préoccupante.

Hospitalisé dans un établissement prestigieux de Washington, il est obligé de stopper temporairement sa campagne de l'élection présidentielle. Des sources officielles et officieuses se sont depuis contredites et Trump lui-même, par une vidéo sur Twitter, a reconnu que les prochains jours seront cruciaux pour son rétablissement. On est un peu loin des déclarations du médecin officiel qui assure que "Le président va très bien", et que l’hospitalisation était simplement "une mesure préventive afin d’offrir un suivi de pointe".

Pourtant, des indices viennent battre en brèche la théorie officielle des médecins. Le professeur Conley n’a ni confirmé, ou infirmé, le placement sous oxygène du président, dont le diagnostic avait été posé 72 heures avant l'annonce officielle. Selon une source anonyme bien informée (mais, vous savez bien, les types autorisés qui s'autorisent des trucs dans les milieux autorisés..), "les signes vitaux du président ces dernières 24 heures ont été très inquiétants, et les 48 prochaines heures seront critiques en termes de soins". C'est pas la même chose.

Je sais bien moi, où il a chopé ça. Le 26 septembre dernier, Donald Trump a organisé une petite sauterie à la maison blanche pour la nomination de la juge fédérale Amy Coney Barrett. C'était en plain air, mais ils sont tous ensuite rentrés pour l'apéritif dinatoire. Ils étaient plus de 150 personnes, dont aucun, Trump en tête, ne portait de masque et ne pratiquaient aucune distanciation sociale, tous se sont même largement congratulés en se faisant la bise.

Je ne sais pas moi, si le masque sert à quelque chose ou non, mais bon, on n'a que ça pour l'instant, alors il faut un minimum de respect pour les autres. Ce n'était pas le cas à Washington.

Bref, un brave japonais qui prend toutes les précautions décède à vitesse grand V de ce fichu virus et une personnalité américaine, pour le moins controversée, qui allait récemment jusqu'à nier le virus, puis nier sa nocivité, devrait réussir à se sortir du virus à coups de traitement secret administré par les meilleurs médecins du pays…

Certains sont décidément plus égaux que d'autres… et tout ça à cause d'une chauve-souris qui a boulotté un pangolin, ou le contraire, ou je ne sais plus… Tout ça à cause de petits chinois innocent qui n'ont pas fabriqué le virus dans un laboratoire de Wuhan, malgré ce que peut en dire une dangereuse virologue locale à l'esprit contre-révolutionnaire (nan, là j'déconne)…

Mais au fait, elle va commet, Mélania Trump ? Au final, nous avons beaucoup de chance (ou pas) car… jusqu'ici, tout va bien !

 

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29 septembre 2020 2 29 /09 /septembre /2020 15:00

Ca y est, c'est officiel : la pandémie a fait plus d'un million de morts de par le monde ! ça se fête ! (Nan, là je divague)… mais c'est officiel.

Selon les données compilées par l'université américaine Johns-Hopkins, le bilan de la pandémie a dépassé, dans la nuit du lundi 28 au mardi 29 septembre, le million de morts dans le monde. C'est une barre symbolique franchie, mais c'est un chiffre sans doute sous-évalué puisque tous les pays ne comptent pas leurs morts de manière rigoureuse. Début septembre, on estimait, en se basant sur la surmortalité de 32 pays, à 263.000 le nombre de victimes non comptabilisées.

Ce qui est vrai aussi, c'est que le Covid-19 représente un cinquième des décès aux Etats-Unis. Ils ne pèsent que 4,3% de la population mondiale, mais comptent 20,5% des cas répertoriés dans le monde.

En neuf mois, le Covid-19 s'est hissé parmi les 20 premières causes de mortalité dans le monde. Il tue beaucoup moins que l'infarctus du myocarde, l'anévrisme du cœur ou les accidents de la route, mais plus que le cancer du foie et sur une année complète, il devrait dépasser le sida ou les maladies rénales.

Le reconfinement risque d'arriver à toute allure, alerte une virologue, et des médecins réclament des mesures drastiques à mettre en place dès ce week-end. Au moins, je pense que çà, c'est fait, même si je ne comprends pas très bien que les restaurateurs qui appliquent les mesures sanitaires et les gestes barrières, fassent les frais d'une certaine partie de la population qui, volontairement, ne joue pas le jeu (si je puis m'exprimer ainsi).

Pour savoir si le reconfinement approche, il ne va pas tarder à suffire de regarder les étagères des supermarchés.

Quand le niveau de farine, pâtes et PQ va commencer à diminuer, il sera temps de nous en inquiéter… mais jusqu'ici tout va bien !

 

 

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25 septembre 2020 5 25 /09 /septembre /2020 07:00

 

 

 

Ce volet de mon blog revient, ce qui veut dire que ce n'est pas bon pour nous. La suite du "journal de marche d'un confiné" réapparaît sous la forme du "billet d'humeur d'un futur reconfiné"… J'espère qu'il n'y aura pas de troisième volet "nouveau journal de marche d'un confiné" mais sait-on jamais ?

Dans le landerneau politique, ça s'agite sec, néanmoins…

  • Mauvais point pour Blanquer. Parti faire la leçon dans une école primaire, le ministre de l'éducation s'est vu reprendre par une jeune élève de 10-11 ans tout au plus, car il avait fait deux énormes fautes au tableau (oubli d'un S à "je cours", suivi d'un improbable "il coura" au lieu de il courut... On se moque de qui ?
  • Mauvais point pour Castex, le premier sinistre. Il a reconnu (c'est honnête) ne pas avoir téléchargé l'application Stop Covid sur son téléphone (moi non plus, mais moi, je n'incite pas les français à le faire à la télé). Explication de Pompidou-Cassoulet (c'est son surnom dans les hautes sphères) : "Avec mon agenda, je ne prends pas le métro et je ne suis pas en contact avec les gens contaminés". Hum, que ce chantre du "Faites ce que je dis, faites pas ce que je fais" aille dire ça à Bruno le Maire (testé positif) et au directeur du Tour de France qui, positif, l'a obligé à s'isoler une semaine.

Le futur éventuel reconfinement dont il n'est pas question mais qui est à l'étude dans certains cas suscite bien des réactions, avec tout et son contraire, de Nicolas Bedos, à Philippe Etchebest.

On connaît l'outrance habituelle de Bedos junior, qui vient de poster un message controversé sur Instagram et Twitter. Voulant "vivre à fond", il appelle les internautes à tout arrêter : les masques et les confinements. Il suggère de "tomber malade, d'aller au restaurant, d'engueuler les flicaillons, de contredire les patrons et les lâches directives gouvernementales". Il conclut en demandant de "vivre, quitte à mourir". Ce message a suscité l'indignation. Le personnel soignant appréciera.

Le chef Etchebest, quant à lui, dans une tribune mêlant Coronavirus et gastronomie, s'insurge contre les nouvelles restrictions décidées pour lutter contre le Covid-19. Trop c'est trop pour le chef étoilé qui, avec son franc-parler pousse un coup de gueule demandant d'arrêter de stigmatiser sa profession. Le gouvernement qui a décidé de durcir le ton prévoit, entre autres, la fermeture totale des bars et restaurants à Marseille, Aix-en-Provence et en Guadeloupe. Pour les départements en alerte, cette fermeture doit prendre effet tous les jours, à 22h00. Le chef étoilé regrette de passer, lui et ses collègues, pour une profession dangereuse. Le meilleur ouvrier de France télévisé peste sur le manque de discipline car les restaurants appliquent une politique sérieuse de distanciation. Selon lui, il est anormal de leur faire subir l'indiscipline des sans masques ni respect des distances qui s'agglutinent dans les bars, les marchés, les lieux publics et les rues, et font la fête au mépris de la prudence.

 

Etchebest pointe du doigt un problème de discipline, et il a raison. Une certaine catégorie de la population fait n'importe quoi. N'a-t-on pas vu des "jeunes" marseillais, interrogés sur leur comportement, déclarer sans rire à la caméra : "ils n'ont qu'à ouvrir plus de lits en réa"… Et ça c'est juste inacceptable, car lorsqu'un de ces godelureaux sera atteint par la maladie, c'est un "vieux" respectueux des règles qu'on sacrifiera. 

Mais jusqu'ici, tout va bien…

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19 mai 2020 2 19 /05 /mai /2020 10:00

Mardi 19 mai 2020

Voici 10 questions (et réponses) sur le déconfinement, ses conséquences et le retour à la vie quotidienne.

 

I – LES RESERVATIONS DE VACANCES.

Q : Afin de procéder à une réservation à plus de 100 km de chez vous, vous voudriez savoir à quelle date la restriction de circulation sera levée. Pour certains, les vacances commencent vers le 15 juin 2020. Que faire ?

 

R : Le déconfinement doit se faire pas à pas, avec des étapes prévues toutes les 3 semaines. Nous en sommes actuellement à la première étape, qui se termine le 2 juin prochain. En fonction de l’évolution de la pandémie, nous saurons si nous nous déconfinons un peu plus pour les trois semaines suivantes, ou si les règles n’évoluent pas ou même si elles régressent, ce qui est toujours possible. Il faut donc attendre les prochaines annonces pour savoir si nous pourrons voyager à plus de 100 km et réserver un logement.

 

II – LA PLAGE.

Q : Pourquoi n'a-t-on pas le droit de s'asseoir, de bronzer sur la plage ou tout simplement de regarder la mer sans marcher ?

 

R : Certains ne peuvent pas marcher beaucoup et la restriction reste bien injuste. Les plages n’ont pas toutes les mêmes règles de circulation, et certains endroits sont plus encore restrictifs que d'autres. Ces interdictions servent surtout à éviter l’accumulation d’un trop grand nombre de personnes au même endroit et les communes du littoral ont mis en place un concept de plage dynamique (inspiré des pratiques australiennes). Les usagers des plages ne peuvent que passer pour rejoindre le lieu d’activité : l’eau, ou permettre des activités dynamiques sur le sable (ou les galets), mais pas le farniente ou le pique-nique. Ne cherchez pas de logique médicale ou autre, c'est fait exprès pour que le moins de monde possible se déplace au bord de la mer.

 

III – VISITES A LA FAMILLE.

Q : A-t-on le droit d'aller voir la famille résidant à plus de 100 km, pour s'occuper d'eux ou leur rendre une visite car ils ne vont pas très bien ?

 

R : A priori, non et ce au moins jusqu’au 2 juin, date où la limite des déplacements hors département reste limitée à 100 km à vol d’oiseau. Seule une raison familiale impérieuse et dûment accompagné d'un écrit comme un certificat médical mentionnant une obligation urgente et/ou impérative, voir vitale peut justifier ce genre de déplacement. Dans l'attente, la famille attendra.

 

IV – REFUS DE DEPISTAGE

Q : Peut-on demander qu'un prélèvement de dépistage des porteurs du covid 19 soit fait dans la gorge plutôt que dans le nez, et a-t-on, le cas échéant, le droit de refuser d’être dépisté ?

 

R : A priori, oui, refuser est possible, car il n’y a pas d’obligation absolue de dépistage, comme il n’y a pas d’obligation absolue de se confiner si on est malade, mais cela vaut pour l’immédiat. Par contre, on ne peut pas demander un prélèvement dans la gorge et non pas dans le nez, car les tests salivaires ne sont pas utilisés en France. Ils sont réputés moins efficaces que les tests virologiques, eux-mêmes sensés être fiables à 70 % seulement.

 

V – CURE MEDICALE.

Q : Je dois effectuer une cure médicale au mois d'août. Les établissements thermaux vont-ils pouvoir recevoir à nouveau des curistes qui viennent de loin ?

 

R : Actuellement fermés, les établissements de cures thermales espèrent rouvrir leurs portes à partir de la mi-juillet. Cette date est possible, mais pas certaine. L'avis des autorités de tutelle, seules habilitées à prendre cette décision est vivement attendu, mais à la date de rédaction de ce billet (19 mai 2020), c'est toujours non.

 

VI - VOYAGE AU PORTUGAL

Q : Peut-on aller au Portugal par la route, pour apporter de l'aide à sa famille ?

 

R : La réponse est non. Pour aller jusqu'à la frontière, la règle est celle du motif impérieux, ou du déplacement professionnel. De plus l’Espagne, pays à traverser pour se rendre au Portugal, maintient son état d’urgence sanitaire. Il est imposé une quatorzaine aux personnes qui passent la frontière France-Espagne, et la frontière terrestre entre l’Espagne et le Portugal reste fermée, sauf pour les 9 points de passage ouverts pour les travailleurs transfrontaliers et les marchandises. Les déplacements France – Espagne – Portugal, pour l'instant, c'est non.

 

VII – LES ILES

Q : Habitant dans le même département et résidant à moins de 100 km, peut-on se rendre sur une île où l'on possède une résidence secondaire ?

 

R : La réponse est non. Les résidents secondaires restent privés d’accès, l'accès aux îles est toujours interdit aux non-résidents permanents. Il faut s'armer de patience et de temps pour espérer revoir votre île de vacances.

 

 

VIII – LES NOUVEAUX-NES.

Q : Est-il autorisé de se déplacer à plus de 100 km hors département pour aller faire connaissance avec le dernier né, récemment arrivé ?

 

R : La réponse est non. C'est le cas de beaucoup de nouveaux grands-parents qui souhaitent se déplacer pour découvrir leurs petits-enfants venant de naître. Les règles sont celle des limites des 100 km. Il faut soit un motif professionnel, soit une raison familiale impérieuse pour déroger à la limite kilométrique. Le passage est soumis au discernement des forces de l’ordre (c'est-à-dire néant) et au bon sens des français (encore néant). De plus, les personnes qui, compte tenu de leur âge et d'autres causes éventuelles de co-morbidité, sont classées à risque doivent surseoir. Voir ses petits-enfants n’est pas un motif reconnu et il faut rester dans la limite des 100 km, en attendant de retrouver ses petits-enfants en bonne santé, une fois la crise passée, ce qui n'est pas demain la veille.

 

IX – UNE MAISON A RENOVER

Q : Dans le cas de l'achat d'une maison à rénover, à plus de 100 km, il faut coordonner les travaux des entreprises qui interviennent. Peut-on reprendre et/ou superviser le chantier ?

 

R : La réponse est non. Les acquéreurs sont obligés de s'en tenir à la règle des 100 km et ne peuvent pas se rendre sur place. Les ordres doivent être donnés à distance, en visioconférence ou par téléphone. Il va falloir faire une confiance aveugle aux professionnels qui travaillent pour votre chantier.

 

X – LES FORMES GRAVES DU CORONAVIRUS.

Q : Les formes graves de Covid-19 sont dues au résultat de notre immunité qui s'emballe mais on entend qu'il faut renforcer notre immunité pour combattre le virus. N'y a-t-il pas là une apparente contradiction ?

 

R : Effectivement, les formes les plus graves du Covid-19 correspondent à un emballement du système immunitaire. Suivre un traitement immuno-déprimant pour le bloquer n'est pas une bonne idée. Les personnes immunodéprimées font partie des personnes à risque aux formes graves du Covid et cela ouvrirait la voie à toutes sortes d’autres surinfections. Il n’y a pas d’immunité extérieure médicalisée.

 

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Unique ou réutilisable, le port du masque est une nouvelle habitude à prendre. Désormais obligatoire dans les trains, métros, bus et avions, son port est conseillé, couplé aux mesures de protection, dans les espaces publics fermés. Nous sommes condamnés à porter ce fichu masque, puisque jusqu'ici, tout va bien…

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15 mai 2020 5 15 /05 /mai /2020 07:00

Vendredi 15 mai 2020

 

En fait, on n'est pas si déconfinés que ça au final… Je dirais même, si j'osais, qu'on est encore confinés "light" et que la sacro-sauinte liberté de circulation est toujours mise à mal. Qu'a-t-on gagné, en fait ? Peu de chose. Il n'est plus nécessaire de se faire un mot d'excuse pour aller au ravitaillement, mais sinon… pas grand-chose. Les bouchons et les conduites agressives au volant sont revenus, à tel point qu'on penserait presque que c'était mieux pendant le confinement. Certes, la plupart des magasins ont rouvert, mais dans quelles conditions ? Avec une caisse sur deux, avec de la rubalise, il nous faut maintenant franchir une fille d'attente interminable pour rentrer à certaines heures et un "certain temps" pour payer aux caisses de ces magasins où souvent, on ne trouve plus ce qu'on cherche. Je me suis renseigné au magasin de bricolage (l'un de ceux qui a pu rouvrir), n'ayant pas trouvé la moitié de ce dont j'avais besoin. "Nous avons été dévalisés et je ne suis pas en mesure de vous dire quand nous allons être réapprovisionnés et même si nous le serons". Au moins, ça a le mérite d'être clair.

 

Soi-disant déconfinés, oui mais lorsqu'on joue le jeu, bien souvent, on ne peut toujours pas aller voir la famille ou visiter les amis à plus de 100 km à vol d'oiseau. Une carte informatique a même été établie. Il suffit d'entrer son adresse das le champ idoine pour découvrir un superbe rond tracé au compas en dehors duquel il est interdit de se déplacer… En ce qui me concerne, toujours pas de visites aux parents isolés, pas de visites des enfants, pas de mer, pas de montagne, et… pas de Catalogne !

En fait, à part l'attestation dérogatoire pour aller en ville, qui a été rangée au rang des souvenirs, et la possibilité de faire du vélo pendant lus d'une heure, je ne vois pas trop la différence avec le vrai confinement. Un peu partout, on se masque toujours , on applique les gestes barrière et la distanciation sociale, et c'est bien normal. Rien n'a changé.

Déconfinement progressif, mais il va falloir s'habituer pour longtemps encore, à faire la queue de manière exagérée pour entrer dans des magasins peu ou mal réapprovisionnés. A peu près tous les types de commerces ont rouverts mais quelques-uns d'entre eux ont gardé leur rideau baissé. Ceux-là, qui vivotaient déjà avant, on ne devrait pas les revoir…

Les restaurants aussi, je ne suis pas prêt de les revoir. Le père Etchebest a beau dire ce qu'il veut et lancer ses appels véhéments sur la toile, pour moi (et pour beaucoup d'autres), les restaurants, c'est fini jusqu'à nouvel ordre, et ce, au moins jusqu'à l'année prochaine. Je n'envisage pas une seule seconde d'aller manger avec un masque ou de me cloîtrer avec mes invités derrière un isoloir en plexiglas. Comment vont-faire les cuisiniers, œuvrant souvent dans des cuisines minuscules, devant goûter les plats, etc. ? Comment vont faire les tenanciers, avec l'occupation d'une table sur eux ? Adieu la rentabilité. Etchebest parle de 40% des établissements qui ne survivront pas, certains étant d'ores-et-déjà dans l'impossibilité de rouvrir. Je pense hélas qu'il a raison.

 

Bon au niveau des magasins, ce n'est pas ça, au niveau des restaurants, hôtels et cafés, c'est la cata, et au niveau des écoles, ce n'est guère mieux.

Pour assurer la "garderie du MEDEF", on a rouvert comme on pouvait. Résultat : le ministre de l'éducation nous annonce 15% des enfants accueillis, les diplômes 2020 ont déjà commencé à être distribués gratuitement et des curieuses photos circulent sur les réseaux sociaux. On y voit nos chères têtes blondes (ou brunes) parqués dans des carrés tracés au sol, ou des bambins assignés à se tenir sur une croix tracée à la peinture fluo. Affligeant.

Autour de moi (enfin de la part des personnes qui ont mis fin à leur confinement), j'entends dire les gens qu'ils ne vont pas vraiment se déconfiner", que telle maman "ne remettra pas son fils à l'école, ni en crèche". Beaucoup invoquent la "responsabilité collective" et ne veulent pas faire circuler davantage le coronavirus. Au nom de ces deux raisons, certains avancent qu'il y va de leur responsabilité et ne mettent pas en avant le besoin impérieux de se retirer du confinement. C'est un comble, mais les parents ayant pris cette décision sont plus nombreux qu'on ne pourrait le penser. Ils ont pris cette décision en toute conscience, comprenant cependant que d'autres enfants ont besoin de sortir, soit parce qu'ils n'arrivent pas à faire l'école chez eux, soit parce que les parents doivent retourner au travail.

D'autres ne veulent pas se "déconfiner trop vite" à cause de la deuxième vague "dont on ne sait pas si elle va arriver". Au cas où il faudrait s'en protéger, ils ont décidé de prendre sur eux et d'attendre un peu. C'est peut-être un peu excessif.

 

En ce qui me concerne, j'ai vraiment envie qu'on se déconfine pour de vrai, même s'il sera important de voir l’état de santé général à la sortie de cette crise et à l’avenir, et même si jusqu'ici, tout va bien…

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11 mai 2020 1 11 /05 /mai /2020 08:00

J+56. Lundi 11 mai. (Llibertat). Jusqu'ici tout va bien…

 

Libérés, délivrés… "C'est décidé, je m'en vais… J'ai laissé mon enfance en été, perdue dans l'hiver… Le froid est pour moi le prix de la liberté"....

Oui je sais, c'est n'importe quoi, c'est juste le refrain de la "reine des neiges"… mais bon, j'ai bien le droit de "craquer" un peu pour la libération ?

 

Il est l'heure de faire un petit bilan, un peu comme lors du retour de colonie de vacances, quand on regarde les photos, un peu comme à la fin de l'été quand on est bien bronzé et qu'on rigole. Ce matin, toutefois, c'est très différent : on sort quand même de presque deux mois de confinement.

 

Alors, que s'est-il passé ? Les débuts ont été plus sereins que la fin... On a d'abord eu droit à de l'humour policier face a une cliente n'ayant acheté que du Coca, et on oubliera vite ceux qui ont verbalisé à mauvais escient, comme à l'EHPAD de Graulhet, comme au pont de l'ile de Ré... Je préfère donc retenir le : "Madame, vous prévoyez une gastro ou quoi ?" déclaré à la dame au coca : ça c'était drôle et ça m'a fait rire...

 

- On est sortis (pas moi) plusieurs fois par jour juste pour acheter des petites bricoles ou pour jouer au Kéno avec notre petite attestation dérogatoire. Les autorités ont durci le ton.

- On a testé les apéros virtuels sans grand succès : "ça marche ? Non ! Vous m'entendez ? Non ? Tu me vois ? Non ! Zut, ça  a coupé !"

- On a aussi essayé les coupes de cheveux "faites maison", comme le ministre de l'économie Bruno le Maire a tenté sur ses enfants... C'était particulièrement raté !

 

- On a tenté un grand retour à l’école en suivant des cours sur l’écran avec les plus jeunes, avec peu de succès là aussi, je dois dire. Parfois un peu quand même...

- On a eu nos rendez-vous ensemble à la télé : avec Harry Potter le mardi, avec Top chef le mercredi, et même Koh-Lanta le vendredi… (enfin, pas moi...)...

- On a attendu, entendu, redouté des discours, les chiffres foireux du ministre de la santé, les conclusions de Salomon, la clope de Sibeth, le président en chef de guerre, avec le sous-titreur qui se mélangeait les pinceaux et écrivait des bêtises... Tellement qu'on lisait les inepties en étant morts de rire et qu'on en a oublié le fond...

- On a subi Barbe-Blanche le grand schtroumph, Barge-Rouge, le barbier à la belle écharpe qui s'écharpait avec les invités, les "spécialistes de tout" qui nous barbaient sur les chaînes d'info, et Ruth la taulière qui s'allumait (pour rire) avec les invités... oh la barbe !

- On a eu ceux qui devaient crier sur leur balcon en applaudissant ou en tapant sur des casseroles de 20h00 à 20h02, 

- On a eu les pubs raccourcies (super) et la 27ème rediffusion de Vintage Mecanic ou de la "rénovation impossible" sur la 24, bref, c’étaient les rendez-vous que nous suivions (presque) tous ensemble à la télé.

 

Ensemble on a aussi perdu Christophe, et tant d'autres restés anonymes...

 

- On a renoué des amitiés, on s’est peut-être jamais aimé aussi fort d'ailleurs.

- On s’est fait un jardin, sur le balcon parfois, à l’intérieur de nous toujours, mais on a cultivé beaucoup.

- On a cuisiné, on s’est remis en question, on a oublié l’heure, on a perdu les jours, on a posé des questions, on a eu des réponses, mais pas toujours.

- On a fait corps avec l’ennui, on s’est dit c’était pas grave, alors on a créé, inventé, imaginé, fait du sport en chambre, on est devenu fous...

- On s’est déchirés, mais on a ri et on s’est réinventés. On a banni le jean, on a pensé à nous, on a tenu encore et encore, on s’est retrouvés. On est peut-être plus forts maintenant ? Ou pas.

Pour certains, ce matin, c'était plus dur que pour d'autres... notamment quand le réveil a sonné et qu'il a fallu sortir de sa grotte, enlever son jogging et ses pantoufles. Aïe, ça fait mal de remettre des chaussures...

J'ai pensé à tout ? Ma carte d'accès au parking, mon badge ? C'est bon, masque, gants, on peut sortir.

 

Le déconfinement nous a surpris en plein mois de mars, avec des pulls et des blousons et nous arrivons d'un seul coup à la mi-mai, en pulls et blousons ! Pas terrible le "voyage dans le temps"... Les shorts et les tongs vont rester encore un petit moment dans les placards, on y a cru trop tôt.

 

Protégés de masques et de gants, on va revoir des amis, des voisins, les collègues... Derrière leur masque, on devinera très bien ceux qui font la tête et ceux qui nous sourient. Après le "salut, ça va, ça faisait un bail" et le "tu n'as pas un peu grossi ?", il va falloir s'habituer aux remarques sur les coupes de cheveux loupées, sur les tignasses, sur les masques mal mis et autres anecdotes. Ce n'est pas bien méchant.

 

Le virus est toujours là et il va nous falloir vivre avec. La distanciation sociale, les gestes barrières et autres lavages de mains au gel hydro-alcoolique sont autant de concepts que nous avons du intégrer rapidement et qui nous colleront pendant longtemps, mais ce n'ai pas si grave au fond.

 

Il ne fait pas beau ce matin, le ciel est gris, les saints de glace vont nous "pourrir la vie" pendant quelques jours, mais le déconfiné que je suis espère vous retrouver bientôt pour d'autres thèmes.

Je vous remercie d'avoir suivi ces plus de 50 billets quotidiens, et je vous assure que jusqu'ici, tout va bien...

 

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10 mai 2020 7 10 /05 /mai /2020 09:00

J+55. Dimanche 10 mai. (1 au jus). Jusqu'ici tout va bien…

 

Demain, c'est la fin du confinement (et du tome I du journal de marche d'un confiné)… J'ai du mal à l'imaginer. A la veille de ce fameux déconfinement, les appels des "milieux autorisés" se multiplient contre tout relâchement de l’attention et pour le maintien des gestes de protection. C'est donc aujourd'hui le 55e et dernier jour sous cloche avant le déconfinement, mais la prudence reste de mise afin de ne pas relancer la courbe des décès. Même s'il semble faiblir (un peu), le virus est toujours là, partout… il continue de circuler faute de traitement et de vaccin.

Le nombre de victimes a poursuivi sa décrue (80 morts de plus en 24 heures), dont 4 seulement en EHPAD, mais quand même, on va terminer le confinage avec environ 26.400 décès. Le parlement a adopté hier la prolongation de l’état d’urgence sanitaire, jusqu’au 10 juillet 2020, et 32 départements restent classés "rouges". Le port du masque devient obligatoire dans les transports en commun, même chez les "verts". Il convient donc de se garder de penser que tout est réglé.

L’Etat doit mettre 10 millions de masques à disposition des usagers des transports, à partir de lundi, selon le ministre de l’intérieur. C'est lin d'être gagné, surtout quand on voit le nombre d'employés du secteur public ou assimilé qui n'ont pas encore de masques. Je pense aux crèches, garderies et structures scolaires fonctionnant au profit des enfants de soignants, aux techniciens médicaux, etc. La situation s’annonce particulièrement délicate dans la capitale et les banlieues et demain, l'intox et l'incurie habituelles de nos dirigeants vont encore éclater au grand jour. Pour tenter d’éviter la cohue dans le métro, le RER et les trains de banlieues, une attestation de l’employeur sera obligatoire aux heures de pointe. Je ne le sens pas du tout…

Autre dossier chaud : la réouverture des écoles qui risque de virer au casse-tête, et qui inquiète les élus et les parents. Demain va être le moment où les belles paroles "effets d'annonce" et les éléments de langage de ces derniers instants vont avouer leurs limites. Si la situation n'était pas si grave, cela prêterai presque à rire. La politique, c'est un métier, ça ne s'improvise pas et la bande d'amateurs peu éclairés de l'exécutif va l'apprendre à nos dépens.

Olivier Véran, ministre de la santé (un des rares ministres que je pense honnête et compétent) nous a assuré la main sur le cœur que les conditions sanitaires étaient réunies pour le million d’enfants qui devraient retrouver le chemin de l’école. En fait, le gouvernement l'espère peut-être, mais n'en sait rien. Le ministre de l'éducation a revu ses chiffres à la baisse et se contenterait que les enfants aient pu retrouver au moins "une fois leur école d’ici à fin mai". Et bien, ça va être joli les diplômes 2020. Je serai un patron devant recruter, j'éviterai soigneusement ce millésime…

Je regarde un peu autour de moi, en zone rurale, et je constate que dans les faits, le confinement est quasiment déjà terminé. Les motos circulent à fond, les gens se baladent à plusieurs dans les voitures, les équipements de protection sont à peu près absents et je doute que les distances de sécurité soient respectées chez beaucoup de voisins.

Certes, je peux les comprendre, avec ces deux mois de ras-le-bol et de privation. Il va faire beau aujourd'hui (pas comme demain) et ce dimanche est le théâtre de nombre de réunions familiales, où les plus jeunes sont venus visiter les anciens. En tant normal, c'est un tableau réjouissant, mais en fin de confinement, je dois dire que toutes ces embrassades, du papi au petit dernier né pendant la crise, sont plutôt du domaine de l'inquiétant.

 

On va dire que nous sommes en zone verte et que les parisiens des environs, pour cette raison, ne semblent pas pressés de remonter chez eux. S'ils restent encore un peu, ce doit donc être que jusqu'ici, tout va bien…

 

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9 mai 2020 6 09 /05 /mai /2020 08:00

J+54. Samedi 9 mai. (2 au jus). Jusqu'ici tout va bien…

 

J'ai du mal à imaginer que c'est le dernier week-end confiné (pour l'instant)… Les planqués qui ont fui à la campagne vont regagner les grandes métropoles et plus tard, ils diront aux jeunes générations insouciantes : "ce qu'il vous faudrait, c’est un bon confinement ! " C'est vrai qu'on aura quelques souvenirs de cette période inédite, mais faut pas exagérer, ce n'est quand même pas une guerre, comme disait l'autre. La guerre du virus, ce sont les héros soignants qui l'ont faite, pas nous. Les seuls choix que nous avions à faire concernaient l'organisation de nos journées, rien à voir avec les tranchées. Au pire, certains ont fait des guerres virtuelles sur des consoles vidéo… Je me marre.

 

Je me suis ensuite souvenu du passé et de ce terrible confinement, même si les épreuves ont été assez douces. C'est vrai qu'on a mangé un peu de pain dur, que certains ont fait leur propre pain, avec la farine qu'ils trouvaient, parce qu’on ne trouvait plus de farine d’épeautre au rayon bio du supermarché. Beaucoup avaient acheté ces saletés de machines à pain, qui donnaient du pain quasi immangeable. Il devenait rapidement dur, sec, avec des grumeaux. Même trempé dans la soupe, il restait dur.

 

C'est vrai qu'il y avait la queue devant les magasins sur des dizaines de mètres et que le magasin n’avait rien prévu pour nous protéger. Mais bon, il faut relativiser, on était en mars et il faisait environ 12 degrés, alors on a survécu.

C'est vrai qu'on devait se remplir une attestation de sortie dérogatoire. Certains faisaient des cauchemars où ils avaient peur de croiser un policier, ou de ne plus avoir d'encre. Au début, il fallait les imprimer ces fichues attestations, mais on n’avait plus de cartouches d’encre noire. Les HP364 étaient devenues introuvables. Alors on bricolait, on imprimait nos formulaires en vert foncé, ou en rouge bordeaux, mais un jour, même les cartouches de couleurs se sont retrouvées vides. Il fallait être débrouillard, en ce temps-là, alors est venue l'attestation virtuelle sur le téléphone. Le problème était la consommation de ces fichus smartphones, lorsque la maréchaussée voulait vérifier notre QR code, il arrivait souvent que la batterie de l'appareil avait rendu l'âme… Fichu confinement.

 

Plus tard, nous expliquerons aux jeunes ce que nous avons traversé car rester chez soi pendant des semaines est une situation qui crée des traumatismes profonds. La vie n’a plus de sens quand on nettoie la cuisine qui est à nouveau sale une heure après et qu'il faut renettoyer. Et ça recommence, encore et encore, pendant des jours et des jours, sans interruption. On ne pouvait plus s’arrêter de faire le ménage, et on passait notre temps à ça, sinon la maison devenait le chaos.

Je ne sais pas ce qui nous a fait tenir ? L'instinct nous fait continuer parce qu’il le faut, parce qu’il faut vivre malgré l’ennui, malgré les mains sèches à force de les laver et de les sécher. Ceci dit, nous nous en sommes bien sortis grâce au pot de crème de karité qui nous restait "d’avant". On le rationnait mais nos amis, eux, avaient les mains qui pelaient.

Comme déshumanisés, nous portions des caleçons et des joggings informes, qui s’étaient couverts de tâches de sauce au fil des jours. Je n'ai pas arrêté de me laver, contrairement à certains voisins, mais quand le confinement a été fini, je portais la barbe. Ayant le crane lisse, par chance, je n'ai pas eu les cheveux longs et je me suis gaussé de ceux qui, portant tignasse, cherchaient à corps et à cris à trouver un rendez-vous chez un coiffeur.

 

Nous étions devenus des animaux, se méfiant des autres, nous exprimant par gestes, par grognements et mangeant avec les mains. On se croit homme, mais l’homme est peu de chose… et c'est alors que je me suis réveillé !

 

Ouf, ce n'était qu'un cauchemar, nous sommes toujours confinés, Dieu soit loué ! Jusqu'ici tout va bien…

 

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