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15 septembre 2021 3 15 /09 /septembre /2021 07:00

C'est la fin des deux mois de sursis accordés depuis l'annonce présidentielle du 12 juillet dernier. L'obligation vaccinale entre en vigueur aujourd'hui, 15 septembre, pour plusieurs corps de métiers. Les salariés des hôpitaux et des EHPAD, les soignants, les pompiers, les ambulanciers, les aides à domicile et les gendarmes, affectés sur le terrain ou au contact du public, sont concernés. Ce qui est curieux, c'est que les policiers, sans nul doute par clientélisme syndical, ne sont pas soumis à cette obligation. Dès aujourd'hui, les non-vaccinés (hors police) ne peuvent plus exercer leur profession s'ils ne peuvent présenter un schéma vaccinal complet, ou la preuve d'une première dose de vaccin accompagnée d'un test de dépistage négatif de moins de 72 heures. Cette obligation vaccinale a fait bondir certains soignants et des manifestations de protestations ont eu lieu ces dernières semaines, même si selon "Santé publique France", environ 88% des soignants et 94% des libéraux avaient reçu au moins une dose de vaccin.

Une suspension du contrat de travail ? Les sanctions sont régies par la loi sanitaire promulguée en août. S'il n'a pas reçu ses deux doses, le professionnel concerné par l'obligation vaccinale pourra poser des jours de congé, s'il en dispose, et si son employeur l'accepte. Dans le cas contraire, le contrat de l'employé sera immédiatement suspendu, sans rémunération. La rupture de contrat initialement évoquée, n'a pas été validée par le conseil constitutionnel. Il existe une seule exception : si un professionnel concerné présente une contre-indication médiale au vaccin contre le Covid-19, il en sera exempté. Le ministre de la santé a toutefois précisé que le refus de se faire vacciner ne donnera lieu à aucun arrêt maladie, et a promis des "contrôles systématiques de toute prescription. Tout malade ou allergique ne risque-t-il pas d'être considéré comme un fraudeur potentiel ?

Des sanctions supplémentaires sont possibles, car au-delà de la suspension du contrat de travail, des sanctions disciplinaires pourront être appliquées. La suspension de fonction (et donc de rémunération) peut être cumulée avec une sanction disciplinaire, allant jusqu'à l’exclusion du service".

Egalement concernés par la mesure, les médecins libéraux non vaccinés qui continueraient à exercer au-delà du 15 septembre, encourent une amende de 135 euros. Si le soignant est verbalisé à trois reprises en un mois, l'amende s'élève alors jusqu'à 3.750 euros et d'une peine de six mois de prison. Ceci dit, les peines maximum ne sont JAMAIS prononcées en matière contraventionnelle et je vois mal la police venir verbaliser les médecins dans leur cabinet médical… Ils devraient donc être contrôlés par les agences régionales de santé, seules autorisées à prendre connaissance du statut vaccinal des médecins. Les sanctions envers les médecins non vaccinés devraient être progressives, avec des mesures intermédiaires, comme la mise en demeure, ou la suspension des remboursements. L'ordre des médecins pourrait (conditionnel) également décider d'initier une procédure disciplinaire.

Ceci dit, le nombre de soignants et salariés qui ne se plieront pas à l’obligation vaccinale n'est pas anodin et certains personnels de santé vont faire carrément une croix sur leur profession, le 15 septembre, s’apprêtant à tourner la page sur leur carrière. Pour cette minorité, c’est la goutte de trop. Déjà à la peine depuis plus d’un an et demi face à la pandémie, ils avaient décidé de raccrocher, mais d'autres sont prêts à subir (ou contourner) les sanctions prévues. Les établissements de santé, qui sont pour la plupart en grand manque de personnel, ne sont pas prêts à prendre des mesures disciplinaires contre le personnel non-vacciné, mais l'ARS a déjà évoqué la pression sur les directions, pour faire respecter les suspensions de contrat de travail. Et dire qu'en avril, les soignants recevaient des mails du conseil de l'ordre, demandant aux travailleurs positifs d’aller travailler malgré tout, à cause du manque de personnel.

Il est prévoir la fermeture de nombreux petits cabinets paramédicaux, avec une reconversion dans d’autres voies, avec petits boulots et intérim. Il y a du travail ailleurs mais quelles en seront les conséquences ?

Quid de la précarité psychologique et financière qui va les frapper, ou même de l'abandon des patients à une précarité de soins développementaux et psychiques ?

C’est un vrai coup dur et la fin d'un rêve pour beaucoup d'entre eux, mais heureusement, jusqu'ici, tout va bien…

 

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30 août 2021 1 30 /08 /août /2021 07:00

Hello les amis, je suis de retour… Hélas, après les vacances, le virus galope toujours. Pire : en villégiature, j'ai pu constater des comportements étranges… qui ne vont rien arranger.

Dans une sous-préfecture de la côte Aquitaine, force est de constater que les parisiens majoritaires étaient nostalgiques de la foule sur les quais du métro. La promenade de la mer reflétait un bien curieux visage, sans aucune distanciation sanitaire, ni masques… Pas question pour moi de fendre cette foule, et puis marcher dans le sable, c'est bon pour la santé !

La situation était identique, même pire dans un lieudit proche, dépendant de la même commune. Un coup d'œil avec une vue plongeante de la jetée suffit à être édifié. Tout le monde se frôle, se touche, se marche sur les pieds et presque personne ne porte le masque de protection.

Pour quoi faire d'ailleurs ? Un peu partout en ville, des panneaux tels que celui-ci fleurissent à chaque carrefour. Très bien, mais cela n'est guère respecté. Je ne parle même pas des vacanciers sans masque en écrasante majorité sur les artères commerçantes.

Je pense au grand vide-grenier des fêtes de la mer, dans la grande salle, où on trouvait toujours les mêmes bordelais et parisiens sans masque (très chics et pas concernés par le règlement), mais aussi… la police municipale, venue faire un tour. L'un des agents avait juste relevé son tee-shirt sur sa bouche, l'autre n'avait aucun masque. Bel exemple, surtout si on pense que ces gens n'ont aucune obligation de vaccination et sont habilités à nous verbaliser à défaut de passe sanitaire.

Il régnait une drôle d'ambiance, mais surement pas la discipline. On dirait que tout le monde s'en fiche et que le virus, c'est pour les autres… En passant, j'ai une petite pensée pour Caleb Wallace, 30 ans, 3 enfants, chef de file du mouvement US anti-masque et antivax, décédé hier du coronavirus…

Dans la suite des indisciplines, malgré les avertissements, malgré les poubelles placées un peu partout, c'est incroyable le nombre de masques abandonnés sur le sable ou flottant sur l'eau, au gré des vagues… Quelle indiscipline, quel individualisme, en mode : "je suis tout seul, je jette mon masque où je suis et je t'emm… bête".

Au bout de cette semaine, j'aurais pu croire les ennuis terminés, mais non, je vais vous raconter mon retour. Désireux de rentrer tranquille, je me suis éloigné des grands axes et suis passé par une petite départementale que j'appelle la route de la forêt. Dans un village perdu du Médoc, j'avais déjà repéré, à l'aller, le sheriff local, avec sa coéquipière se préparant une tendinite du pouce, téléphone en main, fessier appuyé sur le capot du véhicule. Bien cachés dans une longue ligne droite, l'homme, muni de jumelles redresseuses de torts, semblait faire de bonnes affaires. J'y ai échappé, grâce à ma conduite prudente et mesurée, mais aussi, il faut bien l'avouer, aux appels de phares des voitures venant en face. Au retour, empruntant le même itinéraire, j'ai constaté que "bis repetitia placent" et que nos deux "amis" se trouvaient quasiment au même endroit qu'à l'aller, se livrant toujours à leurs passe-temps favoris et successifs.

Avisant un petit restaurant au centre bourg, j'avais décidé de m'arrêter une dernière fois sur la route des vacances. Un panneau géant demande de préparer le passe sanitaire. Normal. Contrôle de la part du taulier. Normal. A peine nous étions nous assis, ma camarade de jeux et moi, que la maréchaussée citée supra a réalisée une entrée sensationnelle sur la terrasse. Interrompant le serveur qui m'invitait à m'asseoir, le pandore demanda au patron si tout se passait bien avec le passe. Normal. Ce dernier lui répondit que oui et tous les gens assis en terrasse (12 à 14 personnes) étaient tous en règle.

Notre gendarme rétorqua que c'était ce qu'il allait vérifier, et aussitôt de (re)contrôler les clients assis en terrasse, alors que cela venait d'être fait une minute plus tôt. Devinez par quelle table il a commencé ? J'ai eu droit à un contrôle viril et militaire, ne comportant aucun soupçon de cordialité, si vous voyez ce que je veux dire. J'en ai déduit que notre "ami" n'était pas un parangon d'entregent. Je n'ai pas pu m'empêcher, une fois le contrôle terminé, de lui demander si les contrôles étaient menés de manière aussi sévère dans les kébabs de Bordeaux ou les bars branchés d'Arcachon. Ils sont partis sans prendre congé et j'attends encore la réponse.

 

Outre les incohérences du passe sanitaire qui bloque le virus sur les quais du métro, mais pas sur une terrasse de campagne, j'ai du réconforter le serveur. Remué par la manière dont le pandore lui avait parlé et témoigné de son peu de confiance, il m'a renversé une bière dessus. J'en ai rigolé et j'ai passé le reste du repas à dédramatiser, mais le pauvre homme était visiblement tout retourné. A demi-mot, il m'a fait comprendre que ce sheriff local était du genre intraitable et il n'était pas mécontent que j'ai réagi.

L'attitude de certains membres des forces de l'ordre nuit grandement à l'écrasante majorité de ceux qui font un boulot remarquable et difficile. Oublions donc vite ce fâcheux qui n'a pas réussi à gâcher la fin de mes vacances, et je finirai sur une note positive, car le Ferret, c'est juste beau ! et puis jusqu'ici, tout va bien...

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4 août 2021 3 04 /08 /août /2021 06:00

Après certains hôpitaux des Pyrénées-Atlantiques, sur la côte basque, et de PACA, le "Plan blanc" est déclenché dans les hôpitaux corses.

Ça part mal… de nouvelles mesures ont été prises dès le 3 août en France pour lutter contre la flambée des cas de Covid-19. Selon les chiffres publiés mardi par Santé publique France, les contaminations se multiplient de manière inquiétante, tant en nombre de malades du Covid-19 à l’hôpital, que pour les services de soins critiques, qui reçoivent les cas les plus sévères. Les admissions sont également en très forte hausse, et la maladie tue de plus en pus de personnes, selon le décompte publié le 3 août.

Le plan blanc vise donc à organiser des déprogrammations d’opérations tout en sanctuarisant les urgences, la cancérologie et les opérations de tout patient dont le report de prise en charge induirait une perte de chances.

Inscrit dans la loi depuis 2004, le plan blanc contient des mesures d'organisations destinées à faire face à une situation sanitaire exceptionnelle, ou une activité accrue d'un hôpital. Il permet d'organiser l'accueil et la prise en charge d'un afflux massif de victimes d'un accident, d'une catastrophe (attentats par exemple), d'une épidémie (c'est le cas qui nous intéresse) ou d'un événement climatique meurtrier et durable (risque nucléaire par exemple). Pour les débuts de la pandémie du Covid-19, il avait été déclenché le 6 mars 2020 dans les hôpitaux des régions les plus touchées (Grand-Est et Ile-de-France) et s'est ensuite élargi à tous les hôpitaux de France le 13 mars. En fait, il n'a jamais été levé face à la pandémie, mais il a seulement été assoupli lorsque la situation dans les hôpitaux s'est un peu calmé.

Par le passé, le plan blanc a été déclenché à l'occasion d'épidémies de grippe en 2017, au niveau national, de gastro-entérite en 2005, sur 6 départements et de la canicule de 2003. Le plan blanc a été également déclenché lors des attentats passés, localement ou sur toute la France (comme en décembre 2018, après l'attentat au marché de Noël de Strasbourg).

Le plan blanc va durer au moins quatre semaines et permettra notamment de rappeler des soignants en congés, de déprogrammer des opérations et d'ouvrir des filières supplémentaires. L'ARS donne la priorité aux urgences et à la cancérologie. Il convient d'organiser les déprogrammations pour permettre la prise en charge des patients, tout en adaptant les capacités des unités virales, y compris celles des soins critiques, aux besoins de la population. En résumé, tous les personnels médicaux et non médicaux susceptibles de renforcer ces services sont donc réquisitionnés, les capacités non liées au Covid sont réduites et certains patients seront transférés vers d'autres établissements de soins. On ne rigole plus… mais heureusement, jusqu'ici, tout va bien…

 

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23 juillet 2021 5 23 /07 /juillet /2021 07:00

Masques obligatoires en extérieur mais pas en intérieur, pass sanitaire sans pièce d'identité, mesures d'isolement avec pause à midi et le soir... Les dispositions du projet de loi sanitaire pourraient se traduire par des situations ubuesques, et certaines mesures pourraient engendrer des situations particulièrement difficiles à comprendre.

Les principales interrogations liées au projet de loi concernent les centres commerciaux. Le contrôle du pass sanitaire dans l'ensemble des commerces devait apparaître à compter du 1er août. Particulièrement difficile à mettre en œuvre, la mesure ne concernera finalement que les centres commerciaux de plus de 20.000 m² et un centre commercial pourrait se dispenser de contrôler les clients s'il n'y a aucun autre commerce à 20 km à la ronde.

Le contrôle à l'entrée des lieux visés est bien souvent jugé ingérable. Comment imposer le contrôle ? Le projet de loi sanitaire se borne donc à indiquer que le pass sanitaire sera obligatoire dans les centres commerciaux, au-delà d'un seuil défini par décret. Les subtilités de taille, doivent encore être arbitrées, et en fait… personne n'en sait encore rien.

Jusqu'ici, le gouvernement prévoyait d'imposer un double contrôle. Les responsables des lieux devaient vérifier la correspondance entre le certificat sanitaire et la pièce d'identité de la personne. Même si je comprends qu'il faille éviter les abus, de quel droit un employé de cinéma ou un gardien de musée me demanderait-il une pièce d'identité ? Le contrôle d'identité est dévolu aux forces de l'ordre. Il n'avait pas percuté, l'amateur Castex ? Quitte à mettre un sérieux coup de canif dans cette mesure-phare, on oublie rapidement et il y aura juste la vérification du passe. Vous suivez ?

Masque obligatoire dehors, mais pas dedans

Les contaminations sont beaucoup plus probables à l'intérieur qu'à l'extérieur, on le sait bien à présent, mais la réglementation pourrait se traduire par l'inverse. De nombreux préfets et élus locaux ont pris des mesures rendant à nouveau le port du masque obligatoire en extérieur, en zones touristiques. Parallèlement, un décret prévoit que les personnes avec pass sanitaire pourront retirer le masque dans les lieux où le contrôle est pourtant obligatoire, depuis le 21 juillet. Autrement dit : on est parfois contraint de porter le masque en extérieur, même doté d'un pass sanitaire, mais on peut le retirer dès qu'on entre dans un lieu soumis au contrôle du dit pass. Voilà une sacrée bizarrerie, même si le port du masque peut être rendu obligatoire par le préfet, ce qui neutralise l'autorisation de tomber le masque. Vous suivez toujours ?

Ce n'est pas fini. Si le public avec pass sanitaire pourra accéder à ces lieux sans masque, les salariés qui y travaillent devront quant à eux, garder le masque jusqu'au 30 août, même s'ils ont le sésame sanitaire. Pourquoi ? Tout simplement parce que le pass sanitaire ne leur sera exigé qu'à partir du 30 août.

On s'isole, sauf entre 10h et midi, et sauf la nuit.

Autre curiosité, la disposition prévoit de durcir l'isolement pour les personnes positives. Le projet de loi élargit l'isolement à toute personne contaminée, pour une durée de 10 jours. Les personnes en question ne pourront donc pas sortir de chez elles (sauf entre 10h00 et 12h00, pour effectuer les achats essentiels, ainsi qu'en cas d'urgence ou pour effectuer les déplacements indispensables. En outre, précise le texte, les personnes placées à l'isolement sont avisées qu'elles ne pourront pas être contrôlées à leur domicile entre 23h00 et 8h00 du matin. Open bar, donc…

Un congé avant d'être licencié ?

Les salariés concernés par l’obligation vaccinale ont jusqu'au 15 septembre pour se faire vacciner, sinon, ils ne pourront pas continuer à exercer leur activité. La prolongation de cette situation pendant plus de deux mois justifiera le licenciement. Cela sera parfois compliqué, je pense au nouveau patron de mon fils qui lui interdit l'autorisation d'absence ou la prise d'une demi-journée de congé pour aller se faire vacciner. Il faut donc privilégier le centre de vaccination le plus proche, ouvert le dimanche, à 150 km de chez moi, et autant pour le retour. Je ris quand je lis que le ministère du travail a prévu des dispositions pour permettre aux salariés de se faire vacciner sur leur temps de travail, sans perte de rémunération. Dis, monsieur le ministre, tu ne vis pas sur la même planète que nous ?

Les lieux de culte, mais pas le culte.

Le décret du 20 juillet établit la liste des lieux accueillant plus de 50 personnes, et donc soumis à la présentation d'un pass sanitaire : on y trouve les salles de conférences, les lieux de spectacle, les salles de jeux, les cinémas, les établissements sportifs, les bibliothèques ou encore les musées. Le décret inclut aussi les établissements de culte tels qu'églises, mosquées, synagogues, et temples, avec des dispositions particulières. Pour résumer : le pass sanitaire sera obligatoire pour les visiteurs de ces lieux de culte, mais pas pour les cérémonies religieuses qui s'y déroulent.

Heureusement, jusqu'ici, tout va bien...

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13 juillet 2021 2 13 /07 /juillet /2021 07:00

I – Vaccination obligatoire.

La vaccination sera obligatoire pour les personnels soignants et non soignants des hôpitaux, cliniques, EHPAD, maisons de retraite, professionnels et bénévoles, y compris à domicile. Les personnes concernées auront jusqu’au 15 septembre pour se faire vacciner et le président a annoncé des contrôles et des sanctions qui seront mis en œuvre après cette date.

II – Le passe sanitaire.

Il sera exigé dans les cafés, restaurants et transports dès le mois d’août. Dès le 21 juillet, il sera étendu aux lieux de loisir et de culture. Le cas particulier des cinémas n’a pas été précisément désigné, mais faisant partie des "lieux de loisirs et de culture", on peut estimer qu’ils seront concernés. Tous les plus de 12 ans, devront, pour accéder à un spectacle, un parc d’attractions, un concert ou un festival avoir été vacciné ou présenter un test négatif récent. Dès le mois d’août, ce même passe sera nécessaire pour accéder aux cafés, restaurants, les centres commerciaux, hôpitaux, maisons de retraite, établissements médico-sociaux, transports aériens, trains et cars pour les longs trajets.

III - Fin de la gratuité des tests PCR.

Les tests PCR deviendront payants à l’automne, sauf prescription médicale, afin d’encourager la vaccination plutôt que la multiplication des tests. La date précise de la mise en place de cette mesure n’a pas été communiquée, mais "octobre 2021" est une date qui circule dans les milieux autorisés (ceux où on s'autorise des trucs, comme disait Coluche)…

IV - Une troisième dose dès le mois de septembre.

A cause de la baisse du taux d’anticorps, une campagne de rappel vaccinal sera mise en place pour les personnes vaccinées depuis janvier et février, et ce, à compter de début septembre, où une campagne de rappel sera mise en place. La nouvelle injection devrait se passer selon le même système et dans les mêmes conditions que la ou les premières.

V – Politique sanitaire.

La France a déjà donné plus de 2.500.000 doses et d’ici la fin de l’année, plusieurs dizaines de millions de doses. Nous devrions donner encore davantage à tous ceux qui ne nous aiment pas, comme les Balkans, l'Afrique, ainsi que le Proche et le Moyen-Orient, mais aussi la Tunisie. Les contrôles devraient être renforcés pour les ressortissants en provenance des pays à risque, avec un isolement contraint pour les voyageurs non vaccinés, excepté les migrants débarquant journellement par milliers, dont le cas n'a pas été évoqué. Pour les français, en revanche, la question de la vaccination obligatoire va se poser à terme, notamment en fonction de l’évolution de la situation, et comme elle ne peut qu'évoluer défavorablement, vous voyez ce que je veux dire…

 

5 QUESTIONS-REPONSES

1 - Qu'est ce que c'est le passe sanitaire ?

Il s'agit d'un test Covid négatif, d'une attestation de vaccination ou d'un test prouvant un rétablissement du Covid-19). La vaccination des 12-18 ans n'étant ouverte que depuis le 15 juin, cela prend de court les parents, puisqu'un schéma de vaccination complet prend 8 semaines.

2 - Qu'en est-il pour le personnel des restaurants ?

L'instauration, début août, du passe sanitaire pour accéder aux établissements recevant du public concernera tout autant les clients, que les usagers et les salariés de ces lieux.

3 - Les enfants de moins de 12 ans auront-ils besoin d'un test PCR pour entrer dans les musées, restaurants, etc ?

Le pass sanitaire ne sera nécessaire que pour les personnes de plus de 12 ans.

4 - Le pass sanitaire est-il valable dès la première injection ou faut-il les deux injections pour l'obtenir ? Vu la date annoncée du 21 juillet, les actuels non vaccinés seront-ils pénalisés pour les vacances ?

Le passe sanitaire impose un schéma vaccinal complet. Il faut ainsi attendre 2 semaines minimum après la deuxième injection, pour les vaccins à double injection (Pfizer, Moderna et AstraZeneca), et 4 semaines après l’injection pour le vaccin à simple injection (Johnson&Johnson) ou 2 semaines après l’injection unique pour les personnes ayant eu un antécédent de Covid-19. 

Si le schéma vaccinal est incomplet, le pass sanitaire peut être quand même obtenu en présentant un test négatif de moins de 48 heures ou un résultat de rétablissement du Covid-19 datant d’au moins 11 jours et de moins de 6 mois.

5 - Pour la SNCF, qui contrôlera les passes sanitaires ? Tous les voyageurs seront-ils soumis à l’obligation ?

SNCF Voyageurs mettra en œuvre les nouvelles mesures sanitaires, mais de nombreux points restent à éclaircir, notamment sur les "courts" et "longs" trajets, qui ne sont pas encore définis. Jusqu’ici, c’était la police qui filtrait les gares, pas les agents SNCF. Si les cheminots sont amenés à contrôler les passes sanitaires, les syndicats risquent de monter au créneau.

L’obligation vaccinale (pour l'instant limitée aux soignants) avait pourtant longtemps été écartée en raison du manque de doses disponibles, et des incertitudes liées à l’efficacité des vaccins. Il semble que la donne ait changé. L’état d’urgence sanitaire doit même être prononcé mardi pour la Martinique et la Réunion. Heureusement que jusqu'ici, tout va bien…

 

 

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11 juillet 2021 7 11 /07 /juillet /2021 08:00

Le président de la République doit prendre la parole lundi soir (encore ? ça va mal…). Ce sera une allocution télévisée au cours de laquelle il devrait évoquer la progression du variant Delta (il ne faut plus dire "Indien" pour ne pas stigmatiser…) sur le territoire national, mais aussi annoncer une éventuelle obligation vaccinale pour les soignants.

Rappelant que le variant Delta est bien plus contagieux que le Covid-19 'd'origine" et que le taux d'incidence augmente chaque jour en France, de façon exponentielle, Olivier Véran a déclaré que nous pourrions arriver à plus de 20.000 contaminations par jour d'ici août, si nous n'agissons pas.

Les 3000 cas actuels pourraient devenir 6000 cas dans une semaine, 12.000 cas dans 15 jours et monter au-dessus de 20.000 cas début août, si nous n'agissons pas, a déclaré le ministre de la Santé.

La Grande-Bretagne enregistre 30.000 cas par jour, et nous les suivons pas à pas, avec juste quatre semaines environ de décalage avec eux, concernant l'épidémie. Les hospitalisations ont arrêté de baisser, et on enregistre une hausse de l'activité de SOS Médecins. L'épidémie est en train de repartir.

La secrétaire générale de la CFDT (je ne savais pas qu'elle était médecin, ni que sa parole faisait autorité) appelle à tout faire pour accélérer la vaccination de tous les travailleurs. Elle réagissait ainsi à l'annonce de la création de centres de vaccination pour les fonctionnaires, saluant la "bonne nouvelle", et espérant aller "encore plus loin". Certains secteurs d'activité devraient être priorisés en fonction de l'exposition au risque et au public".

La vaccination obligatoire des soignants pourrait être décidée la semaine prochaine, alors que la moitié de cette profession n'est toujours pas vaccinée contre le Covid-19, ce qui est Quand même un comble. Faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais ? Quand on est soignant, on devrait avoir la préoccupation de ne pas transmettre une maladie au patient dont on a la charge, mais bon, ce n'est pas le point de vue de tout le monde… Dommage, car les soignants se protégeraient ainsi eux-mêmes du virus, car ils sont quand même très exposés à des personnes éventuellement porteuses du virus.

La Direction Générale de la Sécurité Civile et de la Gestion des Crises Française DGSCGCF) rappelle qu'un vaccibus conduit par des pompiers est présent sur chaque départ d'étape du Tour de France afin que des personnes du public, ou de la commune, puissent recevoir une dose de vaccin. Il était bien sur présent aujourd'hui à Céret, en Catalogne Nord.

J'ai jeté un œil sur l'étape du jour, et j'ai pu constater une sacrée belle langue de bois. Le premier sinistre avait fait le déplacement jusqu'à Prades, la ville dont il est le maire. J'ai trouvé étonnant que le public devant les caméras ne soit constitué exclusivement que de personnes très âgées et/ou handicapées en fauteuil. Je suppose que l'exécutif n'a voulu prendre aucun risque.

Une brave mamie tenant à la main l'estimada estelada, notre valeureux drapeau, a vu son micro coupé d'autorité, ce qui n'est pas si grave, car le sieur Castex, élu de Catalogne Nord depuis 2008, et marié à une Cerdane de Valcebollère, ne comprend toujours pas le Catalan, malgré ce qu'il laisse entendre !

Statu quo général et micro muet sur les nombreux Catalans arborant la Senyera ou mieux encore l'Estelada, sur le bord des routes, y compris pour l'exemplaire géant filmé dans un champ depuis l'hélicoptère.

Nous avons eu droit à des images d'archives de 2018, remplaçant cette oeuvre admirable, ainsi que la traversée d'un village aux couleurs de soutien à nos cousins du coté Sud, et à des zooms appuyés sur de (rares) mais curieux drapeaux franquistes dans le public.

Je m'attendais à voir le tour traverser l'enclave de Llivia ou de passer par Puigcerdà, mais la grande boucle n'a passé à aucun moment la frontière espagnole, même si elle l'a longée pendant plusieurs kilomètres.

Ceci dit, j'ai été bien content de voir à la télévision des villages et lieux connus, même si les commentaires de certains journalistes parisiens m'ont bien fait rire… comme le pignon à cloches qui n'est autre qu'un "clocher-mur"… et le barrage de Vinça (phonétiquement Vine-Sa, qu'il a prononcé Vin-Ka), comme le (gros ?) mot Catalogne qui a été soigneusement évité, ou encore "Pau Casals", renommé avec insistance du castillan "Pablo", et relégué au rang de créateur d'un festival de musique classique.

C'est vrai qu'il a créé, en 1950, à Prades, un festival pour le bicentenaire de la mort de Bach, mais qui s'en soucie aujourd'hui ? En revanche, j'ai trouvé dommage que le journaliste fasse l'impasse sur son œuvre au service de la paix, ainsi que sur la Sardane, dont il est quand même le plus grand le plus grand compositeur. Le fil conducteur est la musique, mais on y ressent ce qu’est l’âme catalane.

Je ne saurai d'ailleurs pas traduire l'émotion que j'ai ressentie, lorsqu'à Sant Feliu, ma fille est allée tout naturellement se joindre aux danseurs pour participer à son premier "Aplec de la Sardana"... comme si elle avait fait ça toute sa vie.

Je préfère, parce que jusqu'ici, tout va bien, finir sur cette note sympathique, plutôt qu'avec cet horrible virus.

Visca !

//*//

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28 mai 2021 5 28 /05 /mai /2021 07:00

Mais qu'est donc que ce fameux syndrome du vacciné que les médecins redoutent et dénoncent tant ? Pointé du doigt par le corps médical, ce syndrome consiste à négliger, voir abandonner totalement, les gestes barrières, et toutes les mesures de protection sanitaire, une fois la première ou les deux doses reçues.

Alors que plus de 10 millions de Français ont reçu leurs deux doses de vaccin, les professionnels de santé alertent sur les risques de ce fameux syndrome, car il est essentiel de continuer à appliquer les gestes barrières, et ce au moins 15 jours après avoir reçu la seconde dose, mais en tout état de cause, encore quelque temps, rappellent-ils.

Après plus d’un an d’attente et d’inquiétude, les différents vaccins anti-Covid-19 procurent un soudain sentiment de soulagement et de libération, à ceux qui les reçoivent. Les gens pensent parfois que cela va leur permettre de vivre normalement immédiatement, ou comme on l'a vu dans un reportage récent, pensent que "c’est la liberté pour tout le monde". Euphoriques, de nombreux néo-vaccinés abandonnent ainsi les gestes barrières, ce qui est une erreur selon les médecins qui rappellent que le vaccin n’agit pas tout de suite.

Pour être pleinement vacciné, il faut attendre au moins quinze jours après la seconde dose, et encore, faut-il rappeler que même si les nouveaux vaccins sont diablement efficaces, le 100% n'existe pas. Certains voient leur première dose comme un totem, alors que les premiers anticorps n’apparaissent qu’au bout de deux semaines environ, puis grimpent peu à peu. Le néo-vacciné reste vulnérable pendant les 14 jours qui suivent la première injection, puisque les défenses immunitaires n’ont pas encore eu le temps de faire leur travail. Au début, c'est un peu comme si nous n’étions pas encore vaccinés et depuis quelques semaines, de plus en plus de patients fraîchement vaccinés arrivent positifs aux urgences.

Le bon sens prescrit sur l’importance de continuer à appliquer les gestes barrières jusqu’à nouvel ordre. On pourra baisser la garde à terme, mais il serait dommage de tout fiche en l'air par insouciance. L'enjeu est trop important. Environ 36,7 % de la population a déjà reçu au moins une dose de vaccin à l'heure où j'écris et le chiffre devrait continuer de progresser avec l’ouverture officielle de la vaccination à tous les majeurs en France. Dans l'attente, il convient de se souvenir "qu'on n'a pas encore le U sorti des ronces", même si jusqu'ici, tout va bien !

 

 

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12 mai 2021 3 12 /05 /mai /2021 08:00

J'ai regardé et écouté, hier, le père Castex au journal télévisé (on aurait dit à s'y méprendre, le ton d'une homélie), quand il est revenu sur les modalités du déconfinement. Tout doit être fait pour atteindre les 20 millions de vaccinés après le week-end de l’Ascension. Entre hier et aujourd'hui, tout et son contraire nous a été dit... encore une fois.

Je n'ai pas compris grand-chose sur le chassé-croisé du "passe sanitaire". Hier, les députés l'ont rejeté, et ce matin, on apprend que la mesure est adoptée. Le père Castex s'en est sorti par une pirouette, assurant que la divergence ne portait pas sur le passe, mais sur la date de sortie de l’état d'urgence sanitaire. Allant trouver un accord avec la "majorité", il a ajouté que le problème allait être réglé. Comprenne qui pourra : le débat est autorisé, à condition qu'il aille dans son sens. Bref, malgré le rejet d'hier, le "passe sanitaire" est adopté.

Autre revirement à 180°, la vaccination sur les lieux de vacances. Le père Castex a invité les français à se faire vacciner sur leur lieu de villégiature. Encore une… bêtise. Le ministère de la santé nous apprend ce matin qu'il n'est guère possible de se faire vacciner à deux endroits différents.

Le père Castex s'est donc encore fourvoyé, et ça vire au casse-tête à l’approche des vacances d’été. Le ministère de la santé planche sur la question, car de nombreux primo-vaccinés devraient recevoir leur deuxième dose précisément pendant la période estivale, et donc potentiellement éloignés du lieu de leur première injection. Le bon père Castex n'avait pas pensé à ça, et s'est vu désavouer par son ministre, mais nous sommes habitués aux revirements successifs.

Dans l'attente, il faut maintenant "adapter les vacances d’été" en fonction des rendez-vous de vaccination. Le ministère change son fusil d’épaule. Hier, les vaccinations dans des centres différents étaient "bien évidemment possibles" durant les vacances, mais aujourd'hui, il ne faut pas le faire, à cause des problèmes logistiques que cela implique. Un pas en avant, un pas en arrière…

Les princes qui nous gouvernent avaient juste oublié de prendre en compte, alors que la campagne de vaccination s’élargit aux 18/50 ans, que les gens devraient recevoir leur 2ème dose durant la période estivale. C'est ballot, mais 42 jours pour Pfizer et Moderna, et 12 semaines pour AstraZeneca et Janssen, c'est le délai à respecter. Si un allongement du délai entre les deux doses d'ARN messager est exclu, rien n'a été précisé pour les deux autres. Bravo les gars, ça continue l'à peu près…

Il reste aussi le problème des 2 millions de doses AstraZeneca non écoulées. Le Premier sinistre a troqué sa casquette de curé pour celle de médecin, et nous certifie qu'il ne présente aucun risque et protège des formes graves. Mais bien sur… et la marmotte…

Le premier ministre est revenu sur les modalités du déconfinement, critiquées par les épidémiologistes, jugeant ce calendrier trop prématuré, car la probabilité d’éviter une nouvelle saturation de l’hôpital est faible, selon eux.

Castex a précisé les jauges et les conditions de réouverture des restaurants, commerces, cinémas et salles de spectacle. Le cas des discothèques, devant rester fermées, sera étudié à la fin juin. Les clubs libertins pourront donc rouvrir, dans le strict respect des gestes barrières. (Ces établissements sont réputés pour ça, et c'est même la seule raison qui y attire les clients).

Pour le reste, à partir du 19 mai, les terrasses des cafés, hôtels et restaurants pourront rouvrir à 50 % de leur capacité, avec 6 personnes assises maxi et l’intérieur des établissements fermé. Les magasins pourront rouvrir avec une jauge d'environ 8m² par client et 4m² par client pour les marchés en extérieur. Juste infaisable…

Pour la culture, les cinémas et salles de spectacle seront à 35 % maximum de la capacité, avec un plafond de 800 spectateurs, tout comme pour les salles des fêtes, salles polyvalentes, et chapiteaux.

Les festivals autorisés se dérouleront en plein air et assis, à 35 % de la capacité d’accueil et 1000 personnes maxi. La règle vaut aussi pour les enceintes sportives de plein air, mais la pratique sportive en extérieur sera limitée à des groupes de 10 personnes maximum, et sans contact.

Pour les cérémonies religieuses et les mariages civils, ce sera un siège sur trois, dans une limite de 50 personnes, sans jauge pour les cérémonies funéraires et les mariages religieux.

Les modalités du passe sanitaire sont quant à elles, encore inconnues. Expérimenté de manière facultative sur certains vols pour la Corse et l’outre-mer, il pourrait devenir obligatoire pour les événements de plus de 1000 personnes. A l'entrée et la sortie du pays, une attestation de vaccination, un test de dépistage négatif, ou un certificat de rétablissement seraient demandés.

Par qui ? On ne sait pas, la liste des personnes habilitées devant faire l’objet d’un décret pris par le premier ministre. On n'a pas fini de rigoler, même si jusqu'ici, tout va bien…

 

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1 mai 2021 6 01 /05 /mai /2021 07:00

En 4 étapes, Jupiter a présenté un calendrier de sortie de confinement et des restrictions sanitaires, entre le 3 mai et le 30 juin. On n'y comprend rien, car il y a trop de dates et de points particuliers. Pour cette raison, j'ai repris ci-dessus, un petit tableau simple et clair qui, s'il avait été diffusé seul, aurait même évité bien du bla-bla…

- Après la réouverture des écoles, le 26 avril, viendra le 3 mai, avec la fin des attestations et des restrictions de déplacement sur 10 km.

- Le 19 mai, le couvre-feu sera repoussé à 21h00 et les commerces non-essentiels (comme les vêtements et les chaussures) rouvriront. C'est tant mieux car j'en avais assez de déambuler sans culotte et pieds nus… Les terrasses et les musées leur emboiteront le pas, tout comme les salles de cinémas et les théâtres, mais avec des jauges limitées.

- Le 9 juin, le couvre-feu sera repoussé à 23h00, avec ouverture des cafés, restaurants et salles de sport.

- Le 30 juin devrait voir la fin du couvre-feu

 

Ceci dit, il ne s'agit que d'un calendrier prévisionnel national, qui pourrait être retardé si le taux d’incidence était trop haut ou augmentait, ou si les services hospitaliers ou de réanimation de votre département étaient saturés.

Dans l'attente, il faut "vacciner, vacciner, vacciner." Depuis sa prise de parole du 31 mars dernier, l'exécutif ne cesse de le répéter à l'envi : c’est grâce aux vaccins que la France sortira de l’épidémie.

- A partir du 15 juin, tous les adultes pourront prendre un rendez-vous pour se faire vacciner

- A partir du 15 mai, tous les plus de 50 ans pourront se faire vacciner. Pour les plus jeunes, des motifs médicaux précis sont nécessaires.

- Dès aujourd'hui, tous les majeurs souffrant de comordibités et en particulier d’obésité peuvent prendre un rendez-vous pour se faire vacciner.

- Dans une vaste partie des Outre-Mer (Guadeloupe, Martinique et Guyane), tous les adultes peuvent se faire vacciner.

Au niveau national, plus de 14 millions de personnes ont reçu une première injection et 6 millions ont été complètement vaccinées avec la seconde dose. Ce qui, malgré les cocoricos entendus à tout bout de champ dans les médias, ne nous place pas dans le peloton de tête européen. Seules la Belgique, la Bulgarie, les pays Baltes, la Grèce et la Slovaquie ont un ratio inférieur.

Les réactions ne se sont pas fait attendre, plusieurs épidémiologistes lancent une alarme, concernant les chiffres qui sont mauvais (plus de 300 décès journaliers, sans compter ni les EHPAD, ni les morts à domicile, et plus de 25.000 contaminations journalières).

Ces médecins nous prédisent, à cause de ce qu'ils appellent un "calendrier politique" et non pas un "calendrier sanitaire", une flambée des chiffres, avec saturation des services hospitaliers à l'été, et… une 4ème vague pour le mois de septembre… Heureusement, jusqu'ici, tout va bien…

 

 

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23 avril 2021 5 23 /04 /avril /2021 07:00

Entouré de plusieurs sinistres, le premier d'entre eux a fait un point sur la situation sanitaire, en évoquant la rentrée des classes et le déconfinement, mais aussi la vaccination, lors de la traditionnelle conférence de presse hebdomadaire, consacrée au Covid-19, avec comme sujet du jour : le déconfinement qui approche et la réouverture des écoles.

Depuis quelques jours, on nous fait croire que la situation sanitaire s’améliore en France. Hum, faut-il rappeler que le nombre de cas quotidiens est toujours supérieur à 30.000 et que la pression hospitalière, notamment en "REA" reste insupportable. Le pic de la 3ème vague semble être derrière nous, s’est réjoui Jean Castex. Il est bien le seul, car sans "psychoter", il convient de ne pas baisser la garde et de rester vigilant. 15 départements ont toujours un taux d’incidence supérieur à 400, et les autres sont juste derrière.

Le 1er sinistre a confirmé que :

- les restrictions de déplacements seront levées le 3 mai, soit 4 semaines après ce 3ème confinement qui n'a jamais dit son nom.

- les commerces dits non essentiels, les terrasses, et les lieux culturels et sportifs, devront en revanche encore attendre, avec des réouvertures qui se feront de manière territorialisée. On nous promet des informations complémentaires annoncées dans les prochains jours, mais le couvre-feu à 19h00, est maintenu, au moins jusque la mi-mai.

Accompagné du champion de marelle Blanquer, le 1er Castex est revenu sur les conditions de la rentrée des classes. Les élèves de maternelle et de primaires retrouveront, comme prévu, le chemin de l’école, le 26 avril.

- les collégiens et les lycéens auront une semaine de cours à distance avant un retour en classe le 3 mai, sauf en cas de Covid détecté. Les classes fermeront dès le premier cas et la demi-jauge sera maintenue pour les lycéens, mais aussi pour les collégiens, dans les 15 départements les plus touchés.

Pour les capteurs de CO² à financer par les collectivités locales, j'ai plus de mal. Celles qui voulaient faire l'effort financier l'ont fait depuis longtemps, et les autres n'ont tout simplement pas les moyens financiers.

Pour les cantines, il est demandé de faire manger les classes ensemble pour éviter le brassage. Curieux : il y a peu, il fallait séparer les classes et moduler les horaires. Encore une fois, ce qui était vrai hier ne l'est plus aujourd'hui.

- les deux épreuves de contrôle terminal du bac sont maintenues, tout comme les épreuves de BTS, mais une session de rattrapage aura lieu au début juillet, pour les élèves malades.

a) Le plus improbable : le renforcement des tests.

On nous annonce que d’importants dispositifs de dépistages salivaires seront mis en place dans les écoles et les collèges, avec un objectif de 500.000 tests par semaine. Ah bon ? Sous la responsabilité de qui ? Les enseignements ne sont, en grande majorité, pas volontaires et un médecin scolaire assure en moyenne les permanences dans 3 établissements à la fois. Une infirmière scolaire a même expliqué ce matin que c'était juste impossible. Les opérations à réaliser sont dans l'ordre l'autorisation des parents (pas évident), la fourniture de la carte vitale (encore moins évident), la réalisation d'un tableau, le prélèvement par lui-même que les enseignants ne veulent pas assumer, le conditionnement des prélèvements, l'envoi au laboratoire, la récupération et la collation des résultats avec leur transmission et les mesures prises. Bref, il est bien gentil, le copain de Brigitte, mais il faudrait faire des annonces réalistes. Les lycéens et les personnels de l’éducation nationale pourraient bénéficier des autotests, mais Quid pour les moins de 15 ans ?

Le sinistre de la santé veut cibler les populations précaires avec des autotests supplémentaires, vendus en pharmacie, et vise les quartiers difficiles et l'Outre-mer, mais qui va payer ?

b) - Les objectifs de vaccination maintenus

La campagne de vaccination progresse, (il était temps) et les politiques visent la vaccination pour tous d’ici la fin de l’été. Il faut juste faire le forcing et refourguer le vaccin AstraZeneca dont les bons docteurs Castex et Blanquer ont vanté l’efficacité.

Certes les thromboses sont très rares par rapport au nombre de personnes vaccinés, mais il est un peu gênant d'en faire partie. Le problème, dans l'absolu, n'est même pas là, mais concernerait plutôt le manque d'efficacité contre les derniers variants apparus, alors que ceux avec ARN Messager semblent remplir les conditions.

En ce cas, malgré les dires de l'exécutif, pourquoi accepter l'inoculation d'un vaccin réputé inefficace ? Les français ne sont pas toujours des veaux, même si jusqu'ici, tout va bien.

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