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23 juillet 2021 5 23 /07 /juillet /2021 07:00

Masques obligatoires en extérieur mais pas en intérieur, pass sanitaire sans pièce d'identité, mesures d'isolement avec pause à midi et le soir... Les dispositions du projet de loi sanitaire pourraient se traduire par des situations ubuesques, et certaines mesures pourraient engendrer des situations particulièrement difficiles à comprendre.

Les principales interrogations liées au projet de loi concernent les centres commerciaux. Le contrôle du pass sanitaire dans l'ensemble des commerces devait apparaître à compter du 1er août. Particulièrement difficile à mettre en œuvre, la mesure ne concernera finalement que les centres commerciaux de plus de 20.000 m² et un centre commercial pourrait se dispenser de contrôler les clients s'il n'y a aucun autre commerce à 20 km à la ronde.

Le contrôle à l'entrée des lieux visés est bien souvent jugé ingérable. Comment imposer le contrôle ? Le projet de loi sanitaire se borne donc à indiquer que le pass sanitaire sera obligatoire dans les centres commerciaux, au-delà d'un seuil défini par décret. Les subtilités de taille, doivent encore être arbitrées, et en fait… personne n'en sait encore rien.

Jusqu'ici, le gouvernement prévoyait d'imposer un double contrôle. Les responsables des lieux devaient vérifier la correspondance entre le certificat sanitaire et la pièce d'identité de la personne. Même si je comprends qu'il faille éviter les abus, de quel droit un employé de cinéma ou un gardien de musée me demanderait-il une pièce d'identité ? Le contrôle d'identité est dévolu aux forces de l'ordre. Il n'avait pas percuté, l'amateur Castex ? Quitte à mettre un sérieux coup de canif dans cette mesure-phare, on oublie rapidement et il y aura juste la vérification du passe. Vous suivez ?

Masque obligatoire dehors, mais pas dedans

Les contaminations sont beaucoup plus probables à l'intérieur qu'à l'extérieur, on le sait bien à présent, mais la réglementation pourrait se traduire par l'inverse. De nombreux préfets et élus locaux ont pris des mesures rendant à nouveau le port du masque obligatoire en extérieur, en zones touristiques. Parallèlement, un décret prévoit que les personnes avec pass sanitaire pourront retirer le masque dans les lieux où le contrôle est pourtant obligatoire, depuis le 21 juillet. Autrement dit : on est parfois contraint de porter le masque en extérieur, même doté d'un pass sanitaire, mais on peut le retirer dès qu'on entre dans un lieu soumis au contrôle du dit pass. Voilà une sacrée bizarrerie, même si le port du masque peut être rendu obligatoire par le préfet, ce qui neutralise l'autorisation de tomber le masque. Vous suivez toujours ?

Ce n'est pas fini. Si le public avec pass sanitaire pourra accéder à ces lieux sans masque, les salariés qui y travaillent devront quant à eux, garder le masque jusqu'au 30 août, même s'ils ont le sésame sanitaire. Pourquoi ? Tout simplement parce que le pass sanitaire ne leur sera exigé qu'à partir du 30 août.

On s'isole, sauf entre 10h et midi, et sauf la nuit.

Autre curiosité, la disposition prévoit de durcir l'isolement pour les personnes positives. Le projet de loi élargit l'isolement à toute personne contaminée, pour une durée de 10 jours. Les personnes en question ne pourront donc pas sortir de chez elles (sauf entre 10h00 et 12h00, pour effectuer les achats essentiels, ainsi qu'en cas d'urgence ou pour effectuer les déplacements indispensables. En outre, précise le texte, les personnes placées à l'isolement sont avisées qu'elles ne pourront pas être contrôlées à leur domicile entre 23h00 et 8h00 du matin. Open bar, donc…

Un congé avant d'être licencié ?

Les salariés concernés par l’obligation vaccinale ont jusqu'au 15 septembre pour se faire vacciner, sinon, ils ne pourront pas continuer à exercer leur activité. La prolongation de cette situation pendant plus de deux mois justifiera le licenciement. Cela sera parfois compliqué, je pense au nouveau patron de mon fils qui lui interdit l'autorisation d'absence ou la prise d'une demi-journée de congé pour aller se faire vacciner. Il faut donc privilégier le centre de vaccination le plus proche, ouvert le dimanche, à 150 km de chez moi, et autant pour le retour. Je ris quand je lis que le ministère du travail a prévu des dispositions pour permettre aux salariés de se faire vacciner sur leur temps de travail, sans perte de rémunération. Dis, monsieur le ministre, tu ne vis pas sur la même planète que nous ?

Les lieux de culte, mais pas le culte.

Le décret du 20 juillet établit la liste des lieux accueillant plus de 50 personnes, et donc soumis à la présentation d'un pass sanitaire : on y trouve les salles de conférences, les lieux de spectacle, les salles de jeux, les cinémas, les établissements sportifs, les bibliothèques ou encore les musées. Le décret inclut aussi les établissements de culte tels qu'églises, mosquées, synagogues, et temples, avec des dispositions particulières. Pour résumer : le pass sanitaire sera obligatoire pour les visiteurs de ces lieux de culte, mais pas pour les cérémonies religieuses qui s'y déroulent.

Heureusement, jusqu'ici, tout va bien...

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13 juillet 2021 2 13 /07 /juillet /2021 07:00

I – Vaccination obligatoire.

La vaccination sera obligatoire pour les personnels soignants et non soignants des hôpitaux, cliniques, EHPAD, maisons de retraite, professionnels et bénévoles, y compris à domicile. Les personnes concernées auront jusqu’au 15 septembre pour se faire vacciner et le président a annoncé des contrôles et des sanctions qui seront mis en œuvre après cette date.

II – Le passe sanitaire.

Il sera exigé dans les cafés, restaurants et transports dès le mois d’août. Dès le 21 juillet, il sera étendu aux lieux de loisir et de culture. Le cas particulier des cinémas n’a pas été précisément désigné, mais faisant partie des "lieux de loisirs et de culture", on peut estimer qu’ils seront concernés. Tous les plus de 12 ans, devront, pour accéder à un spectacle, un parc d’attractions, un concert ou un festival avoir été vacciné ou présenter un test négatif récent. Dès le mois d’août, ce même passe sera nécessaire pour accéder aux cafés, restaurants, les centres commerciaux, hôpitaux, maisons de retraite, établissements médico-sociaux, transports aériens, trains et cars pour les longs trajets.

III - Fin de la gratuité des tests PCR.

Les tests PCR deviendront payants à l’automne, sauf prescription médicale, afin d’encourager la vaccination plutôt que la multiplication des tests. La date précise de la mise en place de cette mesure n’a pas été communiquée, mais "octobre 2021" est une date qui circule dans les milieux autorisés (ceux où on s'autorise des trucs, comme disait Coluche)…

IV - Une troisième dose dès le mois de septembre.

A cause de la baisse du taux d’anticorps, une campagne de rappel vaccinal sera mise en place pour les personnes vaccinées depuis janvier et février, et ce, à compter de début septembre, où une campagne de rappel sera mise en place. La nouvelle injection devrait se passer selon le même système et dans les mêmes conditions que la ou les premières.

V – Politique sanitaire.

La France a déjà donné plus de 2.500.000 doses et d’ici la fin de l’année, plusieurs dizaines de millions de doses. Nous devrions donner encore davantage à tous ceux qui ne nous aiment pas, comme les Balkans, l'Afrique, ainsi que le Proche et le Moyen-Orient, mais aussi la Tunisie. Les contrôles devraient être renforcés pour les ressortissants en provenance des pays à risque, avec un isolement contraint pour les voyageurs non vaccinés, excepté les migrants débarquant journellement par milliers, dont le cas n'a pas été évoqué. Pour les français, en revanche, la question de la vaccination obligatoire va se poser à terme, notamment en fonction de l’évolution de la situation, et comme elle ne peut qu'évoluer défavorablement, vous voyez ce que je veux dire…

 

5 QUESTIONS-REPONSES

1 - Qu'est ce que c'est le passe sanitaire ?

Il s'agit d'un test Covid négatif, d'une attestation de vaccination ou d'un test prouvant un rétablissement du Covid-19). La vaccination des 12-18 ans n'étant ouverte que depuis le 15 juin, cela prend de court les parents, puisqu'un schéma de vaccination complet prend 8 semaines.

2 - Qu'en est-il pour le personnel des restaurants ?

L'instauration, début août, du passe sanitaire pour accéder aux établissements recevant du public concernera tout autant les clients, que les usagers et les salariés de ces lieux.

3 - Les enfants de moins de 12 ans auront-ils besoin d'un test PCR pour entrer dans les musées, restaurants, etc ?

Le pass sanitaire ne sera nécessaire que pour les personnes de plus de 12 ans.

4 - Le pass sanitaire est-il valable dès la première injection ou faut-il les deux injections pour l'obtenir ? Vu la date annoncée du 21 juillet, les actuels non vaccinés seront-ils pénalisés pour les vacances ?

Le passe sanitaire impose un schéma vaccinal complet. Il faut ainsi attendre 2 semaines minimum après la deuxième injection, pour les vaccins à double injection (Pfizer, Moderna et AstraZeneca), et 4 semaines après l’injection pour le vaccin à simple injection (Johnson&Johnson) ou 2 semaines après l’injection unique pour les personnes ayant eu un antécédent de Covid-19. 

Si le schéma vaccinal est incomplet, le pass sanitaire peut être quand même obtenu en présentant un test négatif de moins de 48 heures ou un résultat de rétablissement du Covid-19 datant d’au moins 11 jours et de moins de 6 mois.

5 - Pour la SNCF, qui contrôlera les passes sanitaires ? Tous les voyageurs seront-ils soumis à l’obligation ?

SNCF Voyageurs mettra en œuvre les nouvelles mesures sanitaires, mais de nombreux points restent à éclaircir, notamment sur les "courts" et "longs" trajets, qui ne sont pas encore définis. Jusqu’ici, c’était la police qui filtrait les gares, pas les agents SNCF. Si les cheminots sont amenés à contrôler les passes sanitaires, les syndicats risquent de monter au créneau.

L’obligation vaccinale (pour l'instant limitée aux soignants) avait pourtant longtemps été écartée en raison du manque de doses disponibles, et des incertitudes liées à l’efficacité des vaccins. Il semble que la donne ait changé. L’état d’urgence sanitaire doit même être prononcé mardi pour la Martinique et la Réunion. Heureusement que jusqu'ici, tout va bien…

 

 

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11 juillet 2021 7 11 /07 /juillet /2021 08:00

Le président de la République doit prendre la parole lundi soir (encore ? ça va mal…). Ce sera une allocution télévisée au cours de laquelle il devrait évoquer la progression du variant Delta (il ne faut plus dire "Indien" pour ne pas stigmatiser…) sur le territoire national, mais aussi annoncer une éventuelle obligation vaccinale pour les soignants.

Rappelant que le variant Delta est bien plus contagieux que le Covid-19 'd'origine" et que le taux d'incidence augmente chaque jour en France, de façon exponentielle, Olivier Véran a déclaré que nous pourrions arriver à plus de 20.000 contaminations par jour d'ici août, si nous n'agissons pas.

Les 3000 cas actuels pourraient devenir 6000 cas dans une semaine, 12.000 cas dans 15 jours et monter au-dessus de 20.000 cas début août, si nous n'agissons pas, a déclaré le ministre de la Santé.

La Grande-Bretagne enregistre 30.000 cas par jour, et nous les suivons pas à pas, avec juste quatre semaines environ de décalage avec eux, concernant l'épidémie. Les hospitalisations ont arrêté de baisser, et on enregistre une hausse de l'activité de SOS Médecins. L'épidémie est en train de repartir.

La secrétaire générale de la CFDT (je ne savais pas qu'elle était médecin, ni que sa parole faisait autorité) appelle à tout faire pour accélérer la vaccination de tous les travailleurs. Elle réagissait ainsi à l'annonce de la création de centres de vaccination pour les fonctionnaires, saluant la "bonne nouvelle", et espérant aller "encore plus loin". Certains secteurs d'activité devraient être priorisés en fonction de l'exposition au risque et au public".

La vaccination obligatoire des soignants pourrait être décidée la semaine prochaine, alors que la moitié de cette profession n'est toujours pas vaccinée contre le Covid-19, ce qui est Quand même un comble. Faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais ? Quand on est soignant, on devrait avoir la préoccupation de ne pas transmettre une maladie au patient dont on a la charge, mais bon, ce n'est pas le point de vue de tout le monde… Dommage, car les soignants se protégeraient ainsi eux-mêmes du virus, car ils sont quand même très exposés à des personnes éventuellement porteuses du virus.

La Direction Générale de la Sécurité Civile et de la Gestion des Crises Française DGSCGCF) rappelle qu'un vaccibus conduit par des pompiers est présent sur chaque départ d'étape du Tour de France afin que des personnes du public, ou de la commune, puissent recevoir une dose de vaccin. Il était bien sur présent aujourd'hui à Céret, en Catalogne Nord.

J'ai jeté un œil sur l'étape du jour, et j'ai pu constater une sacrée belle langue de bois. Le premier sinistre avait fait le déplacement jusqu'à Prades, la ville dont il est le maire. J'ai trouvé étonnant que le public devant les caméras ne soit constitué exclusivement que de personnes très âgées et/ou handicapées en fauteuil. Je suppose que l'exécutif n'a voulu prendre aucun risque.

Une brave mamie tenant à la main l'estimada estelada, notre valeureux drapeau, a vu son micro coupé d'autorité, ce qui n'est pas si grave, car le sieur Castex, élu de Catalogne Nord depuis 2008, et marié à une Cerdane de Valcebollère, ne comprend toujours pas le Catalan, malgré ce qu'il laisse entendre !

Statu quo général et micro muet sur les nombreux Catalans arborant la Senyera ou mieux encore l'Estelada, sur le bord des routes, y compris pour l'exemplaire géant filmé dans un champ depuis l'hélicoptère.

Nous avons eu droit à des images d'archives de 2018, remplaçant cette oeuvre admirable, ainsi que la traversée d'un village aux couleurs de soutien à nos cousins du coté Sud, et à des zooms appuyés sur de (rares) mais curieux drapeaux franquistes dans le public.

Je m'attendais à voir le tour traverser l'enclave de Llivia ou de passer par Puigcerdà, mais la grande boucle n'a passé à aucun moment la frontière espagnole, même si elle l'a longée pendant plusieurs kilomètres.

Ceci dit, j'ai été bien content de voir à la télévision des villages et lieux connus, même si les commentaires de certains journalistes parisiens m'ont bien fait rire… comme le pignon à cloches qui n'est autre qu'un "clocher-mur"… et le barrage de Vinça (phonétiquement Vine-Sa, qu'il a prononcé Vin-Ka), comme le (gros ?) mot Catalogne qui a été soigneusement évité, ou encore "Pau Casals", renommé avec insistance du castillan "Pablo", et relégué au rang de créateur d'un festival de musique classique.

C'est vrai qu'il a créé, en 1950, à Prades, un festival pour le bicentenaire de la mort de Bach, mais qui s'en soucie aujourd'hui ? En revanche, j'ai trouvé dommage que le journaliste fasse l'impasse sur son œuvre au service de la paix, ainsi que sur la Sardane, dont il est quand même le plus grand le plus grand compositeur. Le fil conducteur est la musique, mais on y ressent ce qu’est l’âme catalane.

Je ne saurai d'ailleurs pas traduire l'émotion que j'ai ressentie, lorsqu'à Sant Feliu, ma fille est allée tout naturellement se joindre aux danseurs pour participer à son premier "Aplec de la Sardana"... comme si elle avait fait ça toute sa vie.

Je préfère, parce que jusqu'ici, tout va bien, finir sur cette note sympathique, plutôt qu'avec cet horrible virus.

Visca !

//*//

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25 juin 2021 5 25 /06 /juin /2021 10:00

Un peu à l'instar de notre amie Juju la bloggeuse de l'Allier, je pense que ce ne sont pas les sujets qui manquent, mais plutôt le temps… Ceci dit, j'en suis certain : le monde est fou !

L'actualité du jour se bouscule : un complexe d'immeubles de 12 étages s'effondre à Miami, et en France, des procès fleuves sont en cours, comme le drame d'une jeune femme ayant tué son beau-père devenu son mari (!) qui lui a fait subir les pires horreurs depuis l'âge de 12 ans, et comme l'illuminé qui, persuadé d'avoir été spolié d'un chimérique trésor, s'est vengé en dépeçant toute une famille pour mieux disperser les morceaux.

 

 

Pour parfaire le tableau, on a eu aussi droit au mari de l'infirmière tarnaise disparue avant noël, qui, lors de la marche blanche où il s'est amené en tongs et lunettes extravagantes, a déambulé un pétard à la main, draguant les anciennes collègues de sa femme et ne s'occupant plus guère de son fils, une fois les caméras éloignées.

Le monde serait-il devenu fou ? Il me souvient que le moindre de ces drames aurait fait jadis l'objet d'un drame national télévisé, mais aujourd'hui, ce n'est qu'un fait divers ou un féminicide de plus, et çà passe, vite oublié dès le fait divers suivant, souvent encore plus horrible, encore plus odieux, mais on s'habitue à tout, faut-il croire…

On a l'impression que les vraies valeurs sont complètement décalées : le futile et le ridicule sont mis en avant à la télévision, et font même l'objet d'émissions dédiées (comme le shopping parisien avec maquillage à réaliser en un minimum de temps et en taclant les autres candidates sur leur apparence physique), ou encore plus idiot : ce type qui pleure devant les caméras parce qu'il a un tatouage raté sur l'épaule, à recouvrir aux frais de la production.

Pendant ce temps, les choses importantes passent à la trappe, telles que le chômage qui croît de façon exponentielle (tiens, Bénéteau, le fleuron national de la construction nautique ferme deux usines en Vendée, vous en avez entendu parler, vous ?), telles que les chiffres de la pandémie, qui sont loin d'être aussi rassurants que ce qu'on essaie de nous faire croire, telles que la vaccination qui stagne, contrairement au virus et à son nouveau variant "delta", ainsi rebaptisé pour ne pas stigmatiser le sous-continent indien…

Au milieu de toute cette frénésie, on apprend aussi que Miriam, une jeune serveuse italienne de 31 ans, a perdu la vie, violemment percutée par une trottinette, sur un trottoir parisien. Miriam, pétillante, toujours souriante, était appréciée de tous. Celles qui ont brisé sa jeune vie sont deux infirmières, ivres le soir du drame, et comble de l'horreur, quand Miriam était au sol en train d'agoniser, des passants en ont profité pour la dépouiller de ses affaires.

Plus incongrue est cette histoire dijonnaise, d'une nancéenne de 50 ans, qui se baignait dans une fontaine du centre-ville, dans laquelle elle avait déversé environ 50.000 euros en billets. Il a fallu faire vider la fontaine et récupérer l'argent, aspiré dans le système de mise en eau. La police a récupéré 47.200 euros de billets flottants, sans en préciser l'origine, ni avancer une explication.

Au milieu de toute cette frénésie, disais-je, et de l'actualité qui se télescope, on nous rebat les oreilles de l'UEFA qui a refusé d'illuminer un stade de football aux couleurs LGBTQIA+.

Vous ne savez pas ce que c'est ? Cela désigne les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, trans, queers, intersexes et asexuelles, c'est-à-dire non hétérosexuelles en général, non cisgenres ou non dyadiques. J'ai du mal à faire les différences avec 5 et 6, et je ne comprends pas bien les deux dernières.

"Cisgenre", vous ne connaissez pas non plus ? C'est un néologisme désignant un type d'identité où le genre ressenti d'une personne correspond au genre assigné à sa naissance. Le sexe mental et le sexe physique ne sont pas forcément "alignés".

Pardon ? "Dyadique", vous ne savez pas non plus ? Ce terme fait référence aux caractéristiques biologiques de la personne, sans définir son identité de genre. Une personne dyadique peut donc être transgenre (ou pas) et son genre psychique sera alors différent de son genre biologique. Vous n'avez pas tout compris ? Je vous rassure, moi non plus.

Toutefois, j'ai compris que ça ne peut pas marcher. Je n'ai aucun souvenir du moment où ça a dérapé, mais par chance, jusqu'ici, tout va bien…

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10 juin 2021 4 10 /06 /juin /2021 07:00

Aujourd'hui, le gouvernement dévoile des mesures contre les auteurs de féminicides. Pipeau et éléments de langage vont encore se succéder, même si la ministre Moreno parle de plusieurs "défaillances" concernant les cas dramatiques qui ont défrayé la chronique, ces derniers jours. Les enfants et les familles dans le deuil vont être soulagés de savoir que les personnes qu'ils aimaient sont parties à cause de simples défaillances… La seule mesure utile sera (peut-être) la création d’un fichier des auteurs de violences conjugales, mais il faudrait que, à l'instar d'un cas récent, le commissariat soit au moins connecté au fichier des personnes recherchées, ce qui n'était pas le cas dans cette affaire tragique.

Nous avons tous en mémoire le cas de Chahinez, tuée devant chez elle, par son mari Mounir, à Mérignac. Déjà emprisonné pour violences conjugales en 2020, il avait été libéré par anticipation, même si depuis sa cellule, il continuait à menacer et harceler sa femme journellement au téléphone. Libéré pour "bonne conduite", il n'a pas trouvé autre chose à faire que d'aller lui tirer dessus, avant de la bruler avec un liquide inflammable, tandis qu’elle était encore en vie.

La ministre reconnaît qu’il y a effectivement eu des "défaillances" au niveau des "différents acteurs", ce qui a conduit à un manque d’information, et à un mauvais suivi chez les forces de l’ordre et la justice concernées.'(SIC). Mais de qui se moque-t-on ?

On apprend avec effroi que les plaintes (de tous ordres) ne sont plus prises (pardi, ça fait un délit comptabilisé de moins), ou transformées en simple "mains courantes" (qui n'ont aucune valeur juridique dans la procédure pénale, et pas plus utiles que dessiner un petit Mickey au commissariat, sur le coin d'un cahier.).

On apprend que les procédures ne sont pas toujours transmises au parquet (pas moyen de savoir si elles font "poste restante" dans le tiroir de l'OPJ ou si c'est le parquet qui les perd et ne les enregistre pas ?

Dans les cas des féminicides de ces dernières semaines, à chaque fois ou presque, les femmes avaient tenté, parfois sans succès de déposer plainte, ou ces dernières ont toutes été classées sans suites, et il ne s'est rien passé. La ministre "refuse" (re-SIC) de laisser penser que les choses s’aggravent en France. Il faudrait qu'elle ouvre les yeux et se réveille : les femmes parlent de plus en plus, et nous connaissons cette année une hausse des faits de 30 %. En revanche, le classement sans suite est devenu le sport national des parquets, c'est ainsi que les chiffres de la délinquance restent bas et que tout va bien.

On entend depuis des années, certains magistrats dire qu’il est urgent de renforcer les parquets… et il ne se passe rien. Le garde des Sceaux a décidé une augmentation du budget de la justice, et il ne se passe rien…

On nous dit qu'il est important que police et justice travaillent de concert pour que l'information circulent. Ah bon, ce n'est pas le cas ? Les autres mesures envisagées tombent sous le sens, mais pourtant, il ne se passe rien...

On nous explique qu'il faut que les femmes puissent déposer plainte, que les policiers doivent prendre 100% des plaintes et n'éconduisent pas les victimes.

On nous parle du futur fichier de suivi des auteurs de violences conjugales, qui n’existe pas encore. Comme certaines unités ne sont déjà pas connectées aux fichiers existants, on a de quoi être inquiets. On nous parle de la mise à disposition de 3000 téléphones "grave danger" d’ici la fin de l’année, mais il conviendra de déstocker tous ceux qui dorment dans les tiroirs, en compagnie des boitiers anti-rapprochement. D'ailleurs, aucun téléphone grave danger n’avait été mis à disposition des victimes récentes, notamment de Mérignac ou de Metz, alors qu'elles figuraient dans le "tableau des situations à surveiller". On fait un joli tableau Excel et il ne se passe rien….

On nous parle d'un meilleur suivi des détenteurs d’armes à feu, incluant les personnes interdites d'acquisition et de détention d'armes. Celui qui a gravement blessé et rendu sa femme infirme à vie, avant de se suicider, était légalement détenteur d’armes à feu. Le commissariat avait bien reçu une réquisition de saisie, mais n'avait pas eu le temps de la mettre à exécution…

Je ne veux pas pointer ici du doigt ceux qui sont (en principe) les premiers remparts contre les violences intrafamiliales, car beaucoup font très bien leur travail, mais comme dit la ministre, dans beaucoup de cas, on peut parler de mauvais réflexes, voire d'une mauvaise analyse de la dangerosité de la situation (re-re SIC).

La victime d'infraction pénale est parfois, et suivant les lieux, bien seule et bien abandonnée.

Dans un autre registre, mon fils s'est fait massacrer le week-end dernier sa voiture presque neuve dans un sous-sol doublement sécurisé, mais que faire si le ver est dans le fruit et si les forces de l'ordre s'en fichent ? Car bien sur ils ne se sont pas déplacés et bien sur, ils ont refusé de prendre une plainte, en envoyant bouler les 3 victimes. C'était pourtant Hiroshima dans ce sous-sol d'une résidence sympa, une nouvelle fois, encore et encore, car les auteurs ne se cachent plus pour faire savoir que les derniers "céfrans" doivent partir de l'immeuble. Alors on vole les roues, on casse les vitres, on pille et massacre les habitacles, avant d'asperger l'intérieur des véhicules avec le contenu des extincteurs de l'immeuble. Les autochtones sont seuls à être visés, même si la population allogène possède des  voitures bien plus belles, et qui restent intactes. Tous partent petit à petit, dès qu'ils le peuvent. Les bailleurs, la justice, les forces de l'ordre, tous font le mauvais calcul en laissant faire car c'est juste le moyen que les zones de non droit fassent tache d'huile.

Mais comment voulez-vous qu'il en soit autrement dans un pays où la police ne se déplace pas pour une femme battue ? Alors pour des bagnoles, vous pensez...

Mais comment voulez-vous qu'il en soit autrement dans un pays où le président se prend une baffe devant un service d'ordre dépassé par trois pelés, deux tondus et un baffeur ?

Une certaine presse et les réseaux sociaux s'en réjouissent tandis que nous sommes la risée à l'international. Même si on n'apprécie pas la personne et nous sommes nombreux, la démocratie commence par le respect de la fonction et l'action est juste inacceptable. Le président visite une cantine, ne prend pas de dessert, et sort dehors en courant pour se prendre une tarte à Tain, et beaucoup trouvent cela normal rigolo ?

Heureusement que jusqu'ici tout va bien… parce que je suis très fatigué…

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18 mai 2021 2 18 /05 /mai /2021 07:00

Fermées depuis le 30/10/2020, les terrasses des restaurants et des bars s’apprêtent à enfin revoir des clients, avec une jauge sanitaire stricte, tandis que couvre-feu est quant à lui, repoussé à 21h00.

Bientôt le retour à la normale ? Non, il ne faut pas exagérer… même si après un premier déconfinement, les Français s’apprêtent à connaître un nouvel allègement des contraintes sanitaires, nous ne sommes pas encore sauvés pour autant, loin de là. Une 4ème vague est bel et bien annoncée par tous les épidémiologistes sérieux.

La 2ème phase du déconfinement commence donc dès demain, avec la réouverture des commerces dits "non essentiels", ainsi que celle des terrasses des bars et restaurants. Autre changement d'importance, et non des moindres : le couvre-feu sera repoussé de 19 à 21 heures.

Les lieux culturels seront eux aussi autorisés à rouvrir : à savoir les cinémas, les théâtres et les musées. Les activités sportives vont reprendre en extérieur, mais également dans certains lieux couverts, avec des protocoles adaptés. Le public pourra faire son retour dans les enceintes sportives, avec une capacité d’accueil limitée à 1.000 personnes en extérieur, et ce dans un premier temps.

Les commerces "non essentiels" vont rouvrir (vêtements, chaussures, jouets, instituts de beauté, bijoutiers, salon de tatouage…), même si les deux premiers cités me paraissaient tout à fait essentiels. En effet, la météo ne permet guère d'aller entièrement déshabillés ou même seulement pieds nus dans la rue.

La prochaine date à cocher sur votre calendrier de déconfinement (si vous n'avez pas gardé celui que j'ai publié et fait circuler) est le 9 juin. Ce jour-là, le couvre-feu ne sera pas abrogé, mais repoussé à 23h00. De leur côté, les cafés et les restaurants seront autorisés à accueillir le public à l’intérieur, avec 6 personnes maxi par table.

Les expositions et salons seront à nouveau autorisés, dans la limite de 5.000 personnes. Enfin, les touristes pourront revenir en France grâce au "pass sanitaire" qui sera mis en place. L’agenda prévoit la fin du couvre-feu pour le 30 juin, mais je vous reparlerai en temps utile de tout cela.

Ce jour verra aussi la levée de la jauge de limitation dans les ERP (établissements recevant du public), tout comme le retour des événements en plein air. A l’inverse, les discothèques restent fermées, jusqu’à une date encore inconnue, mais comme grâce à une aberration gouvernementale, les clubs libertins pourront rouvrir, le bon peuple sera content.

En effet, dans ces établissements, il est de bon ton de porter un masque et il est bien connu que ce sont des hauts lieux de respect des gestes barrières et de la distanciation sociale. C'est même pour cela qu'on y va et que jusqu'ici, tout va bien.

 

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23 avril 2021 5 23 /04 /avril /2021 07:00

Entouré de plusieurs sinistres, le premier d'entre eux a fait un point sur la situation sanitaire, en évoquant la rentrée des classes et le déconfinement, mais aussi la vaccination, lors de la traditionnelle conférence de presse hebdomadaire, consacrée au Covid-19, avec comme sujet du jour : le déconfinement qui approche et la réouverture des écoles.

Depuis quelques jours, on nous fait croire que la situation sanitaire s’améliore en France. Hum, faut-il rappeler que le nombre de cas quotidiens est toujours supérieur à 30.000 et que la pression hospitalière, notamment en "REA" reste insupportable. Le pic de la 3ème vague semble être derrière nous, s’est réjoui Jean Castex. Il est bien le seul, car sans "psychoter", il convient de ne pas baisser la garde et de rester vigilant. 15 départements ont toujours un taux d’incidence supérieur à 400, et les autres sont juste derrière.

Le 1er sinistre a confirmé que :

- les restrictions de déplacements seront levées le 3 mai, soit 4 semaines après ce 3ème confinement qui n'a jamais dit son nom.

- les commerces dits non essentiels, les terrasses, et les lieux culturels et sportifs, devront en revanche encore attendre, avec des réouvertures qui se feront de manière territorialisée. On nous promet des informations complémentaires annoncées dans les prochains jours, mais le couvre-feu à 19h00, est maintenu, au moins jusque la mi-mai.

Accompagné du champion de marelle Blanquer, le 1er Castex est revenu sur les conditions de la rentrée des classes. Les élèves de maternelle et de primaires retrouveront, comme prévu, le chemin de l’école, le 26 avril.

- les collégiens et les lycéens auront une semaine de cours à distance avant un retour en classe le 3 mai, sauf en cas de Covid détecté. Les classes fermeront dès le premier cas et la demi-jauge sera maintenue pour les lycéens, mais aussi pour les collégiens, dans les 15 départements les plus touchés.

Pour les capteurs de CO² à financer par les collectivités locales, j'ai plus de mal. Celles qui voulaient faire l'effort financier l'ont fait depuis longtemps, et les autres n'ont tout simplement pas les moyens financiers.

Pour les cantines, il est demandé de faire manger les classes ensemble pour éviter le brassage. Curieux : il y a peu, il fallait séparer les classes et moduler les horaires. Encore une fois, ce qui était vrai hier ne l'est plus aujourd'hui.

- les deux épreuves de contrôle terminal du bac sont maintenues, tout comme les épreuves de BTS, mais une session de rattrapage aura lieu au début juillet, pour les élèves malades.

a) Le plus improbable : le renforcement des tests.

On nous annonce que d’importants dispositifs de dépistages salivaires seront mis en place dans les écoles et les collèges, avec un objectif de 500.000 tests par semaine. Ah bon ? Sous la responsabilité de qui ? Les enseignements ne sont, en grande majorité, pas volontaires et un médecin scolaire assure en moyenne les permanences dans 3 établissements à la fois. Une infirmière scolaire a même expliqué ce matin que c'était juste impossible. Les opérations à réaliser sont dans l'ordre l'autorisation des parents (pas évident), la fourniture de la carte vitale (encore moins évident), la réalisation d'un tableau, le prélèvement par lui-même que les enseignants ne veulent pas assumer, le conditionnement des prélèvements, l'envoi au laboratoire, la récupération et la collation des résultats avec leur transmission et les mesures prises. Bref, il est bien gentil, le copain de Brigitte, mais il faudrait faire des annonces réalistes. Les lycéens et les personnels de l’éducation nationale pourraient bénéficier des autotests, mais Quid pour les moins de 15 ans ?

Le sinistre de la santé veut cibler les populations précaires avec des autotests supplémentaires, vendus en pharmacie, et vise les quartiers difficiles et l'Outre-mer, mais qui va payer ?

b) - Les objectifs de vaccination maintenus

La campagne de vaccination progresse, (il était temps) et les politiques visent la vaccination pour tous d’ici la fin de l’été. Il faut juste faire le forcing et refourguer le vaccin AstraZeneca dont les bons docteurs Castex et Blanquer ont vanté l’efficacité.

Certes les thromboses sont très rares par rapport au nombre de personnes vaccinés, mais il est un peu gênant d'en faire partie. Le problème, dans l'absolu, n'est même pas là, mais concernerait plutôt le manque d'efficacité contre les derniers variants apparus, alors que ceux avec ARN Messager semblent remplir les conditions.

En ce cas, malgré les dires de l'exécutif, pourquoi accepter l'inoculation d'un vaccin réputé inefficace ? Les français ne sont pas toujours des veaux, même si jusqu'ici, tout va bien.

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1 avril 2021 4 01 /04 /avril /2021 07:00

Nouvelle série de mesures. Face à une situation sanitaire dégradée, Jupiter a pris la parole à la télévision, le 31 mars, pour faire part de ses décisions face à la 3ème vague de Covid-19 qui frappe la France. On va essayer de faire le point.

Les décisions :

1 - Ecoles fermées et vacances unifiées. Les crèches, écoles, collèges et lycées seront fermés pendant 3 semaines, les vacances de Pâques (on dit maintenant vacances de printemps pour ne pas choquer une certaine catégorie de la population) sont unifiées à partir du 12 avril.

La rentrée se fera le 26 avril en physique pour les écoles et en virtuel pour les collèges et lycées, qui rouvriront leurs portes le 3 mai.

2 - Les restrictions renforcées dans les 19 départements ciblés, vont être étendues à tout le pays, pour 4 semaines (date non définitive), à partir de samedi. Elles comportent la fermeture de certains commerces et l'interdiction de se déplacer à plus de 10 km.

Tout ça pour ça ? Etait-il besoin de blablater pendant 24 minutes pour annoncer les décisions, surtout avec autant d'inexactitudes, même si les éléments de langage étaient impeccables. Les prédictions et promesses étant toujours aussi hasardeuses, notamment sur les calendriers de la vaccination et de la réouverture, son entourage en a été amené, au cours de la soirée, à préciser ce qu'avait voulu dire le président. Le premier sinistre casse-tête, quant à lui, doit s'exprimer devant les députes, dans une réunion suivie d'un débat et d'un vote. Les parlementaire de toutes les oppositions ne participeront pas aux travaux et quitteront l'hémicycle. La majorité "En Marche, Agir, Modem" restera seule en séance pour voter, unanimement, on le suppose, pour mieux se congratuler ensuite.

Pour les incohérences, l'exécutif a aussi annoncé que les lits de réanimation passeraient "dans les prochains jours" de 7.000 à 10.000. Je me demande comment compte-t--il s'y prendre et surtout comment va-t-il rajouter des hypothétiques lits à un nombre de personnels fixe ? Peut-être compte-t-il faire épauler le personnel réanimateur, médecins en tête, par des administratifs, par les femmes de ménage ou les techniciens de maintenance ?

L'exécutif a aussi annoncé de façon péremptoire que la vaccination sera élargie à toutes les personnes âgées de plus de 60 ans, dès le 16 avril, puis à toutes celles de plus de 50 ans le 15 mai. Mon pauvre ami, il faudrait déjà que les centres de vaccination ré-ouvrent et surtout qu'ils puissent disposer de doses de vaccins. Nombre de personnes plus âgées ou souffrant de co-morbidités sont dans l'impossibilité de trouver une date. Le site dédié à la prise de rendez-vous annonce toujours soit une absence de dates jusqu'à la fin avril, soit une impossibilité totale de vaccination, tant les centres que dans les cabinets médicaux ou les pharmacies. Point barre.

Quant à la daube Astra Zeneca, ils ont trouvé une astuce pour écouler ce qu'il leur reste sur les bras. Sans rien changer aux doses, on va juste changer les boites, les étiquettes et le renommer VaxZevria. C'est y pas nous prendre pour des andouilles, cette façon de faire ?

Si on en doutait, cette fois, c'est confirmé : Jupiter ne vit décidément pas sur la même planète que nous. Heureusement que jusqu'ici, tout va bien…

 

 

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24 mars 2021 3 24 /03 /mars /2021 08:00

Notre bien-aimé président (rires) vient de faire une déclaration fracassante, à l'occasion d'une visite dans un centre de vaccination de Valenciennes (59).

"Jusqu'à présent, les personnes de 65 à 74 ans étaient éligibles, à condition d'être atteintes d'au moins une comorbidité (éligible ne veut pas dire vaccinable) et à partir de ce samedi, on va ouvrir les rendez-vous aux plus de 70 ans".

Voila une belle promesse de la part de l'exécutif qui annonce "accélérer à partir de ce samedi", avec le rappel de la mise en place d'un numéro de téléphone dédié, mais qui a toutefois reconnu qu'il y avait encore des plus de 75 ans non vaccinés, faute de réussir à avoir un rendez-vous.

Jupiter a ajouté qu'on allait ouvrir la vaccination aux 70-75 ans, alors qu'elle est proposée aux plus de 75 ans ou à partir de 65 ans pour les personnes souffrant de comorbidités, et ça c'est faux. Dans la réalité, il n'existe actuellement aucune solution de vaccination pour les personnes concernées. Je le sais, j'en fais partie. Je me connecte matin et soir sur doctolib, j'essaye le numéro qui ne répond jamais et j'obtiens toujours les mêmes messages.

Alors, s'il annonce vouloir organiser les choses de manière méthodique, descendre par tranches d'âge, arguant que c'est une "course de vitesse", et que l'État allait envoyer des doses de vaccins supplémentaires dans les Hauts-de-France, ce n'est qu'un effet d'annonce. Il a ajouté que les enseignants seront éligibles à partir de la mi-avril, ce qui est bien gentil mais restera du domaine du vœu pieux. La plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu'elle a, et le président n'est pas la plus belle fille du monde. En vérité, il n'y a actuellement pas de vaccins (même plus d'AstraZaneca si décrié) et pissétou. Eligible ne veut pas dire vacciné, mais "susceptible d'être placé dans l'avenir sur une liste d'attente à confirmer". Ce n'est pas pareil.

Même si les 55 usines de production de par le monde tournent 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24, on est au niveau de la pénurie mondiale. Le plan vaccinal du président, avec son calendrier qui reste en réalité assez flou, ne représente que des éléments de langage, des mots, des vœux pieux, du bla-bla, quoi… Vous connaissez le vieil adage qui dit que les promesses n'engagent que ceux qui les croient.

J'en veux pour preuve que les services de l'Elysée ont rapidement tempéré la "valeur d’annonce" de la déclaration présidentielle. Il a bien été précisé qu'il ne s'agissait pas d’assurer une campagne qui aurait lieu mi ou fin avril, mais de dire qu’à partir de cette date, les doses seront plus nombreuses. C'est tout. Assurer que les personnes "exposées" pourront bénéficier du vaccin était juste une annonce positive destinée à revoir l’ordre des priorités.

Ne nous attendons pas à recevoir des engagements concrets, même si l'exécutif et son entourage travaillent sur le sujet des vaccins. Un plan vaccinal précis reste tributaire du nombre de doses qui arriveront réellement en avril. Ou pas. Il est évident que Jupiter ne vit pas sur la même planète que nous. Par chance, jusqu'ici, tout va bien...

 

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1 mars 2021 1 01 /03 /mars /2021 08:00

La photo ci-dessus est éloquente, elle a été prise hier à Paris, sur les quais de Seine. On peut y constater que c'est à peu près la "fête du slip" et que personne ou presque ne respecte les précautions sanitaires de port du masque et de distanciation. A tel point qu'à Paris, les forces de l'ordre ont du évacuer les quais de Seine pris d’assaut par les Franciliens, et qu'à Toulouse, ils n'ont pu mener à bien la même mission, à cause d'échauffourées avec des dizaines de "jeunes", réfractaires au port du masque et aux gestes barrières. Comment voulez-vous qu'on y arrive ?

La vaccination, me direz-vous ? Il faudrait encore que cela soit possible. Tous les jours, je me connecte au site de prise de rendez-vous en ligne, et mon centre de vaccination me donner toujours la même info : En raison de stocks limités et d'une forte demande, ce centre n'a plus de disponibilités. Réessayez ultérieurement ou cherchez un autre centre. C'est inutile, tous les centres délivrent le même message. A ce sujet, il me revient le souvenir d'un jeune avec qui j'ai essayé d'échanger sur le sujet et qui a mis fin brutalement à la conversation en argumentant qu'il ne souhaitait pas discuter avec quelqu'un qui, statistiquement parlant, serait décédé bien avant lui… Outre que c'est assez méchant, cela reflète quand même bien ce que certains (rares heureusement) jeunes pensent de leur aînés…

Ce week-end, les franciliens, les toulousains et bien d'autres, sauf évidemment à Nice et Dunkerque (qui véhiculaient quand même leur lot de récalcitrants) se sont laissés porter par le soleil et ont décidé de sortir prendre l’air. Dans ce dernier soupir de liberté, les forces de l'ordre ont dû intervenir pour limiter les entrées, puis faire évacuer les lieux.

La région Île-de-France est en surveillance renforcée depuis le 25 février et la rumeur d’un confinement strict ne cesse de circuler. Nombreux sont donc ceux qui ont profité du beau temps du week-end pour sortir entre amis ou en famille, à en juger par les nombreuses photos postées sur les réseaux sociaux et montrant le j'men foutisme ambiant. Les groupes se sont installés sur les quais, beaucoup sans respecter les gestes barrières et les forces de l'ordre ont dû fermer l'accès aux quais en milieu d'après-midi, avant de disperser les foules.

Après les berges de la Garonne à Toulouse où il était impossible d'évacuer tous les badauds dans le calme, les quais de Seine vont-ils être fermés à Paris ? Une opération d'évacuation a été menée en fin de journée et il est possible qu'ils soient fermés avant un éventuel reconfinement, si reconfinement il y a. Malgré les dénégations de nos deux croque-morts en chef et malgré l'avis de Jupiter, les chiffres sont ce qu'ils sont, et on risque bien d'y avoir droit, au moins localement. Où sont-ils, ceux de l'exécutif qui assuraient il y a peu qu'un confinement de moins de 3 ou 4 semaines de ne servait à rien, mais qui décident de touches ponctuelles du week-end ? Après que de nombreuses personnes se soient réunies sur les quais sans respecter les gestes barrières, il a été décidé de fermer l'accès aux quais pendant deux semaines sur la Garonne. Dans l'attente de plus strict, ce genre de décision est appelée à se généraliser sur le territoire national. C'est bête, il faisait si beau…

Pour le moment, aucune annonce n'a été publiée. Alors que l’idée d’instaurer un confinement local de trois semaines dans la capitale avait été évoquée par des élus parisiens (avant d'être finalement écartée), des mesures complémentaires sont attendues. Celle de fermer les quais pourrait donc être prise suite aux scènes de cohue et même de bagarres qui se sont produites en bord de Seine, samedi, et qui se sont reproduites à l'identique le lendemain. La police a empêché l'accès aux quais à certains endroits et les a fait évacuer, mais dans d'autres endroits, c'était encore "trompettes et confetti" jusqu'au crépuscule.

Ben voyons, il fait beau, tout va bien, on vire le masque et on fait la fête… Sauf que ça ne marche pas comme ça, même si jusqu'ici, tout va bien…

 

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