Il y a un peu de tout, notamment des avis sur tout mais surtout des avis !
Le gouvernement ouvre la porte à une reprise des cérémonies religieuses (avec de nouveaux protocoles sanitaires).
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Le Premier ministre s'est entretenu avec les représentants des cultes pour évoquer la reprise des célébrations, actuellement suspendues en raison de la crise sanitaire. A l'issue de la réunion, l'horizon fixé autour du 1er décembre prochain constitue une "échéance espérée" pour la reprise des cérémonies religieuses publiques. Suspendues depuis le début du second confinement, les responsables religieux devront élaborer de nouveaux protocoles sanitaires qui permettront la reprise, dès que les conditions sanitaires le permettront.
Le gouvernement a donc coupé court aux revendications des rassemblements devant les parvis des églises, pour réclamer la reprise des messes. Matignon a rappelé que pour l'heure, les règles qui restreignent temporairement la célébration collective du culte demeurent en vigueur, en faisant valoir l'impératif sanitaire. Actuellement, les lieux de culte peuvent rester ouverts, mais les cérémonies sont interdites, à l'exception des enterrements dans la limite de 30 personnes.
Je me suis hier rendu aux obsèques d'un voisin âgé, emporté lui aussi rapidement. Les règles sanitaires sont jouables. Tout le monde (nous étions 26) portait le masque correctement et a utilisé le gel alcoolique. Les gens se sont placés en quinconce, avec un espace adéquat sur les cotés et au cimetière, plus personne ne se passe le goupillon, mais prend des fleurs séchées neuves et les dispose sur le cercueil.
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Le gouvernement est donc sur une fermeté sélective, la laïcité étant parfois à plusieurs vitesses. Statu quo en effet pour les prières de rue musulmanes qui continuent comme si de rien n'était. Vendredi prochain, comme d'habitude, des centaines de musulmans de France dérouleront leur tapis sur la voie publique. Le phénomène des prières de rue, s'il n'est pas majoritaire, existe bel et bien, et se poursuit en plein confinement, quoiqu'en dise l'exécutif. Une cinquantaine de lieux de culte sur près de 2400 sont concernés.
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Il n'existe aucune législation spécifique à la prière de rue, et la déclaration des droits de l'homme rappelle que "nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public". Les croyants peuvent donc célébrer leur culte dans la rue, sauf si le rassemblement occasionne l'obstruction non autorisée d'une voie de passage ou un risque de provoquer des affrontements. C'est bien le cas, mais le gouvernement regarde ailleurs. Ces manifestations doivent bien sur être soumises à une déclaration préalable en préfecture, mais aucune mosquée ne le fait, car cela ne rend pas pour autant le rassemblement illégal.
Force est de constater que les règles du confinement ne s'appliquent pas à tous de la même manière. Il est en effet plus facile d'envoyer les forces de l'ordre contre des catholiques en prière sur une place, que face à des musulmans déterminés en prière de rue, au moins parce que les premiers ne sont pas dangereux…
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Certes, il y a un trouble à la circulation et à l’ordre public, mais aucune législation spécifique ne concerne la prière dans la rue, qui n’est donc pas illégale. Le fait de prier dans la rue est donc toujours autorisé à ce jour, mais pas pour tout le monde. Heureusement que jusqu'ici, tout va bien…
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