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Mardi 19 mai 2020
Voici 10 questions (et réponses) sur le déconfinement, ses conséquences et le retour à la vie quotidienne.

I – LES RESERVATIONS DE VACANCES.
Q : Afin de procéder à une réservation à plus de 100 km de chez vous, vous voudriez savoir à quelle date la restriction de circulation sera levée. Pour certains, les vacances commencent vers le 15 juin 2020. Que faire ?
R : Le déconfinement doit se faire pas à pas, avec des étapes prévues toutes les 3 semaines. Nous en sommes actuellement à la première étape, qui se termine le 2 juin prochain. En fonction de l’évolution de la pandémie, nous saurons si nous nous déconfinons un peu plus pour les trois semaines suivantes, ou si les règles n’évoluent pas ou même si elles régressent, ce qui est toujours possible. Il faut donc attendre les prochaines annonces pour savoir si nous pourrons voyager à plus de 100 km et réserver un logement.
II – LA PLAGE.
Q : Pourquoi n'a-t-on pas le droit de s'asseoir, de bronzer sur la plage ou tout simplement de regarder la mer sans marcher ?
R : Certains ne peuvent pas marcher beaucoup et la restriction reste bien injuste. Les plages n’ont pas toutes les mêmes règles de circulation, et certains endroits sont plus encore restrictifs que d'autres. Ces interdictions servent surtout à éviter l’accumulation d’un trop grand nombre de personnes au même endroit et les communes du littoral ont mis en place un concept de plage dynamique (inspiré des pratiques australiennes). Les usagers des plages ne peuvent que passer pour rejoindre le lieu d’activité : l’eau, ou permettre des activités dynamiques sur le sable (ou les galets), mais pas le farniente ou le pique-nique. Ne cherchez pas de logique médicale ou autre, c'est fait exprès pour que le moins de monde possible se déplace au bord de la mer.
III – VISITES A LA FAMILLE.
Q : A-t-on le droit d'aller voir la famille résidant à plus de 100 km, pour s'occuper d'eux ou leur rendre une visite car ils ne vont pas très bien ?
R : A priori, non et ce au moins jusqu’au 2 juin, date où la limite des déplacements hors département reste limitée à 100 km à vol d’oiseau. Seule une raison familiale impérieuse et dûment accompagné d'un écrit comme un certificat médical mentionnant une obligation urgente et/ou impérative, voir vitale peut justifier ce genre de déplacement. Dans l'attente, la famille attendra.
IV – REFUS DE DEPISTAGE
Q : Peut-on demander qu'un prélèvement de dépistage des porteurs du covid 19 soit fait dans la gorge plutôt que dans le nez, et a-t-on, le cas échéant, le droit de refuser d’être dépisté ?
R : A priori, oui, refuser est possible, car il n’y a pas d’obligation absolue de dépistage, comme il n’y a pas d’obligation absolue de se confiner si on est malade, mais cela vaut pour l’immédiat. Par contre, on ne peut pas demander un prélèvement dans la gorge et non pas dans le nez, car les tests salivaires ne sont pas utilisés en France. Ils sont réputés moins efficaces que les tests virologiques, eux-mêmes sensés être fiables à 70 % seulement.
V – CURE MEDICALE.
Q : Je dois effectuer une cure médicale au mois d'août. Les établissements thermaux vont-ils pouvoir recevoir à nouveau des curistes qui viennent de loin ?
R : Actuellement fermés, les établissements de cures thermales espèrent rouvrir leurs portes à partir de la mi-juillet. Cette date est possible, mais pas certaine. L'avis des autorités de tutelle, seules habilitées à prendre cette décision est vivement attendu, mais à la date de rédaction de ce billet (19 mai 2020), c'est toujours non.
VI - VOYAGE AU PORTUGAL
Q : Peut-on aller au Portugal par la route, pour apporter de l'aide à sa famille ?
R : La réponse est non. Pour aller jusqu'à la frontière, la règle est celle du motif impérieux, ou du déplacement professionnel. De plus l’Espagne, pays à traverser pour se rendre au Portugal, maintient son état d’urgence sanitaire. Il est imposé une quatorzaine aux personnes qui passent la frontière France-Espagne, et la frontière terrestre entre l’Espagne et le Portugal reste fermée, sauf pour les 9 points de passage ouverts pour les travailleurs transfrontaliers et les marchandises. Les déplacements France – Espagne – Portugal, pour l'instant, c'est non.
VII – LES ILES
Q : Habitant dans le même département et résidant à moins de 100 km, peut-on se rendre sur une île où l'on possède une résidence secondaire ?
R : La réponse est non. Les résidents secondaires restent privés d’accès, l'accès aux îles est toujours interdit aux non-résidents permanents. Il faut s'armer de patience et de temps pour espérer revoir votre île de vacances.

VIII – LES NOUVEAUX-NES.
Q : Est-il autorisé de se déplacer à plus de 100 km hors département pour aller faire connaissance avec le dernier né, récemment arrivé ?
R : La réponse est non. C'est le cas de beaucoup de nouveaux grands-parents qui souhaitent se déplacer pour découvrir leurs petits-enfants venant de naître. Les règles sont celle des limites des 100 km. Il faut soit un motif professionnel, soit une raison familiale impérieuse pour déroger à la limite kilométrique. Le passage est soumis au discernement des forces de l’ordre (c'est-à-dire néant) et au bon sens des français (encore néant). De plus, les personnes qui, compte tenu de leur âge et d'autres causes éventuelles de co-morbidité, sont classées à risque doivent surseoir. Voir ses petits-enfants n’est pas un motif reconnu et il faut rester dans la limite des 100 km, en attendant de retrouver ses petits-enfants en bonne santé, une fois la crise passée, ce qui n'est pas demain la veille.
IX – UNE MAISON A RENOVER
Q : Dans le cas de l'achat d'une maison à rénover, à plus de 100 km, il faut coordonner les travaux des entreprises qui interviennent. Peut-on reprendre et/ou superviser le chantier ?
R : La réponse est non. Les acquéreurs sont obligés de s'en tenir à la règle des 100 km et ne peuvent pas se rendre sur place. Les ordres doivent être donnés à distance, en visioconférence ou par téléphone. Il va falloir faire une confiance aveugle aux professionnels qui travaillent pour votre chantier.
X – LES FORMES GRAVES DU CORONAVIRUS.
Q : Les formes graves de Covid-19 sont dues au résultat de notre immunité qui s'emballe mais on entend qu'il faut renforcer notre immunité pour combattre le virus. N'y a-t-il pas là une apparente contradiction ?
R : Effectivement, les formes les plus graves du Covid-19 correspondent à un emballement du système immunitaire. Suivre un traitement immuno-déprimant pour le bloquer n'est pas une bonne idée. Les personnes immunodéprimées font partie des personnes à risque aux formes graves du Covid et cela ouvrirait la voie à toutes sortes d’autres surinfections. Il n’y a pas d’immunité extérieure médicalisée.
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Unique ou réutilisable, le port du masque est une nouvelle habitude à prendre. Désormais obligatoire dans les trains, métros, bus et avions, son port est conseillé, couplé aux mesures de protection, dans les espaces publics fermés. Nous sommes condamnés à porter ce fichu masque, puisque jusqu'ici, tout va bien…