Il y a un peu de tout, notamment des avis sur tout mais surtout des avis !
J+50. Mardi 5 mai. (6 au jus). Jusqu'ici tout va bien…
Comme nombre d'entre vous, le conarovirus a fichu mes vacances en l'air. Je ne parle même pas des escapades de week-ends d'avril et mai, car TOUS les hôteliers réservés n'ont (pour cause de fermeture) plus donné de nouvelles. J'avais en outre eu le malheur de prévoir (et payer d'avance) deux voyages, l'un à Pâques, l'autre cette semaine ! Si on ajoute l'assemblée générale prévue cette année à 500 km de chez moi et quelques weeks "utilitaires", ça fait une belle débâcle et autant d'argent balancé par la fenêtre.
Je n'ai guère de chance avec les voyages : l'an dernier, j'avais préparé une semaine inoubliable à ma camarade de jeux qui voulait visiter Madrid (j'espère que vous imaginez le sacrifice pour un Catalan).
Tout était prêt (et payé), depuis l'acheminement à l'aéroport, jusqu'à l'hôtel romantique près de la "Puerta del Sol". Nous ne sommes jamais partis. Lors de l'enregistrement en ligne des bagages, j'ai appris que le vol avait été purement et simplement annulé sans raison valable par la compagnie la pire du monde : Ryan Air ! Nous devions être reclassés sur Iberia, mais tiens, fume…
La compagnie espagnole donnait (et c'est bien normal) priorité à ses propres clients, avant ceux débarqués par Ryan Air. C'est bon à savoir si vous réservez un combiné (voyage + hôtel) et que vous vous adressez, comme moi, à une centrale de réservation comme Booking. Leur rôle consiste uniquement à vous mettre en relation avec des compagnies aériennes et hôtels (et à en encaisser le paiement). Si l'un ou l'autre fait défaut, Booking se décharge de toute responsabilité car ils savent bien que les frais de justice que vous engageriez éventuellement, excéderaient le coût du voyage. Donc, en 2019, exit Madrid, exit les euros…

J'ai songé à rattraper le coup en 2020, mais c'était sans compter avec le conarovirus. Exit aussi les vacances planifiées (et encore une fois, payées…). J'ai encore dû faire une croix sur plusieurs séjours, suite à la pandémie surprise… même si cette année, les défections avaient une cause différente, maigre consolation.
Nous devions partir à Pâques en Catalogne, avec visite des amis à Barcelone et séjour "Guixolenc" à la mer. C’est un voyage que nous avions réservé dès la fin de l'année, en consolation du précédent voyage à Madrid, annulé et jamais remboursé, à cause de l'incurie (pour ne pas dire plus) de Booking et de Ryan Air.
Pour le second séjour, le mois de mai était une période parfaite pour partir en Catalogne, notamment pour éviter la période estivale, quand le pays est envahi par des hordes de teutons, quoique cette année… C'est à mon sens la meilleure des saisons pour partir au "païs del meu cor", mais ce sera encore une fois un "flop" car le confinement n'est pas terminé et l'hôtel est injoignable et aussi fermé que la frontière.
Le tableau est identique pour tous les autres petits week-ends réservés et payés (la plupart du temps, le professionnel fait la sourde oreille et se retranche derrière la trésorerie qu'il n'a plus...). Sachant pertinemment que nous ne pourrions pas accepter, un camping nous a même proposé un avoir sur des dates… en octobre. C'est vraiment du foutage de g….. !
Sur la période, je ne compte plus les voyages annulés et non remboursés. C'est à croire que le bon Dieu ne veut pas nous laisser partir… Pour cette année, je le comprends très bien : il y a des impératifs plus importants que les voyages et il vaut mieux et protéger notre santé, mais le comportement de certains professionnels est parfois bien cavalier.
La question est : Que prévoit-on pour remplacer ce(s) voyage(s) ?
Réponse : Rien. Qu'ils aillent tous se faire voir. Ma camarade de jeux a dû poser des congés que nous allons être obligés de prendre, même si nous ne partons pas et qu’il y a la restriction des 100 km. Comme nous sommes très chanceux, son employeur lui a aussi imposé d'autres congés obligatoires pendant le confinement, mesure d'autant plus injuste qu'elle a malgré tout travaillé sous réquisition. C'est illégal mais la patronne a agité le spectre du contrat non renouvelé en cas d'action, alors… ça se passe comme ça en Macronie ! Une ordonnance récente dispense le professionnel de tout remboursement. Au mieux, le voyagiste peut proposer un avoir valable 18 mois, mais dans les faits, la date vous est imposée. Attention, si le prestataire ne vous rembourse pas et qu'il n'est pas couvert par l'APST (Association professionnelle de solidarité du tourisme), votre argent est perdu. Il faut le savoir.
Nous ne partirons donc pas et continuerons avec les habitudes prises depuis maintenant une cinquantaine de jours : aller marcher autour de la maison, préparer des plats, regarder les films qu'on avait loupés (je dois être le seul français qui n'avait vu aucun des "Harry Potter", faire le ménage, bref, très loin de ce tout ce qu'on avait à faire à Catalunya !
Seconde question : Comment imaginons-nous notre prochain voyage ? On n'imagine pas. Zut aux voyagistes indélicats, aux organisateurs dépassés et aux hôteliers malhonnêtes. Je passerai l'été chez moi. Peut-être recevrai-je de la visite, de la famille ou des amis, mais je dois aussi assurer le déménagement de mon fils. Pas terrible comme voyage d'agrément. Tant pis : pour 2021, je ne prévois RIEN.
Bon à savoir également : l'assurance souscrite (et également payée) ne couvre pas la défection du voyagiste, mais celle du voyagé… Ne comptez donc en aucun cas sur la dite assurance, vous l'avez payée pour rien, à fonds perdus. La théorie prévoit le remboursement, mais la pratique en décide autrement et c'est toujours le consommateur, cochon payant, qui en fait les frais. Hormis le désagrément financier, je dois vous avouer que le moral n'y est plus et qu'il ne va plus falloir me parler de voyage avant une bonne dizaine d'années.
En attendant, il reste les brochures et les rêves, mais aussi la santé, car finalement… jusqu'ici, tout va bien…