Il y a un peu de tout, notamment des avis sur tout mais surtout des avis !
J+34. Dimanche 19 avril - (22 au jus). Jusqu'ici tout va bien…
J'aimerais bien commencer une fois mon billet par une bonne nouvelle, ou au moins une nouvelle sympa, mais ce n'est pas facile, et ça ne sera pas aujourd'hui. Les "sachants" (on dit comme ça, maintenant) qui s'autorisent des trucs dans les milieux autorisés, et nous expliquent quoi et comment penser, commencent à me fatiguer.
Chaque jour, ils nous assènent des nouvelles plus mauvaises que celles de la veille. J'ai même du mal à trouver une once de début de nouvelle sympa pour agrémenter mon billet, c'est dire…
Depuis hier soir, on nous apprend donc avec bonheur que le conarovirus touche également le cerveau. C'est parfait. Non seulement on va tous ou presque, mourir étouffés dans des convulsions, mais les rares qui en échapperont resteront neuneus et/ou Alzheimer précoces. Heureusement que nous ne sommes ni moi ni vous dépressifs, ce qui va nous éviter de nous suicider tout de suite pour être tranquilles.
Au milieu de tout ceci, l'inénarrable député Franco-Kosovar d'origine coréenne, représentant les français en Suisse et au Lichtenstein (vous suivez ?), monsieur Son-Forget nous annonce sans rire ce matin sur les réseaux qu'il va distribuer aux français de sa circonscription, des masques réutilisables en tissu achetés avec son IRFM et que si on le lui interdit, il démissionnera et les achètera avec ses deniers personnels.

Tout le monde a peu ou prou entendu parler de ce député exclu de son parti, qui clame à l'envi que c'est "chiant d'être député", meilleur ami tardif de monsieur Benalla, de Doc Gynéco et de madame le Pen (on ne dit plus Maréchal), qui veut être élu président de la République en 2022 sous les couleurs de son propre parti reprenant ses initiales (ça ne vous rappelle personne ?).
Dans l'attente, il abreuve la toile de tweets le représentant dans des poses guerrières ou des actions d'éclat. Parfois coiffé de son bonnet orange, ce "jedi" livre sur la toile des combats mémorables au sabre laser, tacle ses collègues féminines avec des remarques vulgaires, poste le sexe turgescent de monsieur Griveaux tout en l'assurant que c'est un gage de soutien, se représente dans un message où il porte une peluche de blaireau dans les bras, ou dépose une fleur devant Notre-Dame en hommage aux rois de France, et la liste n'est pas exhaustive.
Ce monsieur revendique ce qu'il appelle le trollisme politique. Je n'ai pas d'explication précise à ce sujet, hormis un copier-coller d'une de ses déclarations : "Dédicace spéciale à tous les trolls, collègues hypocrites déversant leur fiel, poltrons cachés dans leur anonymat, et toute ma compassion envers les binaires et les coincés au level 1, le boss de fin étant trop subtil et trop intelligent pour eux". Comprenne qui pourra, mais sa déclaration du jour appelle deux observations de ma part (c'est tout ce que j'ai trouvé de drôle aujourd'hui) :
Tiens, on en revient au début, avec ces histoires d'atteintes au cerveau. J'ai donc fait une épanadiplose sans le vouloir, mais il me vient une idée : et si, dans un souci d'aller plus vite de façon efficace, monsieur le député démissionnait tout de suite et cessait ses tweets pour le moins déroutants ? Ce n'est pas gagné.
Hier encore, il a usurpé l'identité du président Macron pour publier entre autres un tweet inepte comme quoi il venait d'avoir une discussion avec Trump sur " les chinois qui nous prennent pour des jambons avec leur histoire de pangolin", ou un remaniement ministériel annoncé avec Cyril Hanouna au porte-parolat, lui à la santé, Booba à la culture, Jadot à la défense et Marine le Pen aux affaires étrangères. JSF a ensuite repris sa véritable identité et s'est justifié en plaidant un piratage en ces termes "J’ai enfin pu récupérer le téléphone qui m’avait été subtilisé par mégarde et a mené vraisemblablement à des agissements d’un tiers et momentanés sur Twitter".
Non finalement, je me suis trompé, ce n'est même pas drôle, ces élucubrations.
Il ne me reste plus qu'à retourner à ma grisaille de confinement car vous l'aurez remarqué, le temps est maussade aujourd'hui. Il pleut, ce qui nous évitera d'arroser mais nous empêchera aussi d'aller batifoler au jardin. Ce n'est pas si grave car jusqu'ici, tout va bien…
(*) L'épanadiplose est une figure de style consistant en la reprise, à la fin d'un texte, du même mot que celui situé en début.