Il y a un peu de tout, notamment des avis sur tout mais surtout des avis !
J+33. Samedi 18 avril - (23 au jus). Jusqu'ici tout va bien…
Et bien ça y est, on parle plus guère de dégustation de chauve-souris ou de pangolin (même s'il faut reconnaître que c'est quelque peu dégueu…).

Un pangolin mort. Franchement, vous en mangeriez, vous ?
On s'oriente à présent vers la mise en cause du laboratoire P4, construit à WUHAN (tiens, tiens), en pleine ville, financé en partie par la France (tiens, tiens) et dans lequel les chinois faisaient des recherches sur les conarovirus (tiens, tiens). Les chinois, qui jusqu'à hier, poussaient des cris d'orfraie, hurlant au salissement de leur pays, se contentent aujourd'hui de dénoncer une accusation politique du genre "pourquoi maintenant" ?
Les complotistes européens accusent les medias américains d'être à la solde du Donald. Hum, le père Trump n'est pas vraiment ma tasse de thé, mais tous ces donneurs de leçons feraient bien de prendre en compte que le Washington Post fait partie des opposants les plus virulents et ne sauraient donc être en aucune manière un soutien du président américain. Le gouvernement britannique assure que la Chine aura à répondre à des "questions difficiles" et notre président estime qu’il s'est passé "des choses qu’on ne sait pas", tandis que pour le professeur Luc Montagnier (prix nobel de médecine quand même), le Covid-19 est un bricolage de séquence génétique de virus HIV.
Réaction officielle : Pékin a demandé à la communauté internationale de “s’unir pour combattre l’épidémie”. Bref, la Chine tente de noyer le poisson en se défendant de toute dissimulation. Sans rire, le porte-parole du gouvernement annonce que la réponse de la Chine à l’épidémie a été irréprochable. Pourtant, tout le monde sait que le régime a attendu six jours avant d’aviser le reste du monde de la nature exceptionnelle de l’épidémie à venir.
Parmi cette actualité bousculée, une bonne nouvelle au sein du confinement : Le démantèlement d'une partie de l'hôpital de campagne militaire de Mulhouse a commencé. Une unité a été démontée afin de réduire sa capacité. L'objectif est de ramener sa capacité de 30 à 20 lits en raison de l'amélioration de la situation, par déséquipement de la travée n°1.
La situation s’est améliorée dans le Haut-Rhin, l’un des principaux foyers épidémiques de France, et l’hôpital est passé, pour la première fois depuis sept semaines, à un nombre d'appels journaliers inférieur à 500, ce qui équivaut à un retour à la normale. Sur 1.800 patients Covid-19 pris en charge, 465 d’entre eux sont quand même décédés, et ce démantèlement d'une partie d'une structure de renfort ne peut qu'être une bonne chose.
10 lits, c'est peu, mais nous somme tellement habitués à des chiffres flippants que le moindre infléchissement de la courbe ne peut qu'être bénéfique, au moins pour le moral. Toutefois, malgré l’amélioration de la situation, l’hôpital déclare continuer à avoir de gros besoins de renforts, essentiellement en infirmiers et en aides-soignants, car son personnel est épuisé et les arrêts maladie se multiplient. La partie est loin d'être gagnée mais chaque bonne nouvelle nous apporte du baume au cœur.
Loin de toutes ces préoccupations, je vais continuer sagement ma confination. Avant-hier, c'était ponçage, hier peinture et aujourd'hui, pas grand-chose, car la pluie est arrivée. Il paraît qu'elle va rester 5 ou 6 jours, ce qui va ajouter du confinement au confinement, mais bon, jusqu'ici, tout va bien…