Il y a un peu de tout, notamment des avis sur tout mais surtout des avis !
J+15.
Mardi 31 mars. Jusqu'ici tout va bien…
Hier, je me demandais si on pouvait rire des toux ? Et pourquoi pas ? Les soviétiques, les résistants, les condamnés ont bien fait des blagues... Même Florence Foresti aux Césars a fait des blagues, enfin, elle a essayé. Pour rester dans le domaine qui nous occupe, au début du sida aussi, on a fait des blagues.
Sauf avec ceux qui toussent, on peut donc rire des toux et l’exemple nous vient de très haut. En Iran, un mollah expliquait sans rire que l’arrivée du virus était due à la volonté divine. Allah entendait punir les occidentaux pour leur politique déplorable envers les musulmans. Il se trouve que le lendemain, ce fameux mollah a été testé positif à son tour, ce qui me fait dire que même Dieu, sur le sujet, est favorable à la rigolade. Quand il s'y met, Dieu n'est pas le dernier pour la déconne…
Je suis donc allé faire un tour sur le net pour voir ce qui se faisait de drôle et de moins drôle. Le meilleur cotoyait le pire mais j’ai bloqué sur la vidéo où on voit une officielle de la santé américaine, devant son pupitre, demander au public d’éviter absolument de se toucher le visage, juste avant de se mouiller le doigt pour tourner sa page (!).
Aujourd'hui, plus près de nous, Pierre Bénichou nous a quittés. On n'entendra plus ce râleur patenté qui "détestait tout le monde" aux grosses têtes de RTL (il jouait un personnage). Pince sans rire de classe internationale, ce grand monsieur a eu l'outrecuidance de décéder de mort naturelle en pleine pandémie, et ça c'est pas drôle...
Encore moins drôle, un jeune majeur a été écroué, dans l'Hérault, pour avoir été verbalisé 6 fois en 10 jours à se balader, ce dont il se tamponnait les paupières avec des pelles à gâteau. N'ayant tenu aucun compte des verbalisations et des rappels à l’ordre des gendarmes, il a donc été placé en garde à vue, où il a expliqué aller voir des amis car il s’ennuyait à son domicile. Déjà connu de la justice pour moult délits, condamné plusieurs fois à des peines de sursis avec mise à l’épreuve, et des travaux d’intérêts généraux, il devait être également jugé pour une conduite en état alcoolique, mais au final comparaîtra pour les faits décrits ci-dessus, en violation des règles de l’état d’urgence sanitaire. Gageons que dans les geôles, il ne s'ennuiera pas trop et se fera rapidement de nouveaux amis.
Vous comme moi, ce n'est pas le cas, car nous respectons le confinement, même si j'ai été frappé par le chiffre des décès italiens du jour, qui repart à la hausse et caracole vers des sommets. Au risque de jouer le bonnet de nuit, je me méfiais des titres joyeux des quotidiens transalpins qui allaient de "on a gagné" à "Forza Italia". Cette saleté de virus n'a pas encore dit son dernier mot et ça c'est vraiment pas drôle…
La suite à la prochaine, si on en réchappe... mais jusqu'ici, tout va bien…