Coup de tonnerre dans le monde de la musique.
From darkness light, le premier album d'Emily Howell a trouvé une maison de disque, et sortira au printemps prochain.
Rien d 'extraordinaire, sauf que malgré son joli nom, Emily Howell est un programme informatique développé par un professeur de musique californien.
Ce programme permet donc à un ordinateur de composer des mélodies !
David Cope, le professeur, commence ses travaux dans les années 80, pour rendre service à un ami en panne d'inspiration et crée un premier programme qui ne fournit que de la mauvaise musique (selon ses propres dires).
Mais il persiste et crée EMI (pour
Experiences in Musical Intelligence).
Il donne à EMI des morceaux des maîtres classiques, et le programme compose des imitations dans le même style et même un opéra complet inspiré par Mahler.
Quand on sait que les japonais sont très avancés dans le domaine des chanteurs artificiels robotisés, on frémit rien qu'à imaginer par exemple le robot HRP-4C (robot de chanteuse japonaise, vidéo ci-dessous) chantant sur des compositions d' Emily Howell.
Et l'âme dans tout cela ?
L'âme qui donne à la musique tout son corps et toutes ses sensations ?
Où en sommes-nous arrivés ?
Je trouve qu'il s'agit là d'une inutilité manifeste, voire néfaste de l'emploi du progrès.
Ca ferait presque peur de voir comment ce qui fait l'âme humaine est foulée aux pieds.