Il y a un peu de tout, notamment des avis sur tout mais surtout des avis !
- Le 5 juin, la Patum de Berga (fête-dieu) est une fête traditionnelle et populaire qui a lieu à BERGA.
C'est une série de représentations théâtrales et de défilés de personnages dans la rue avec la présence de feux et de pyrotechnie.
La Patum est née au 14è siècle et s'appellait "Bulla". Elle est probablement le résultat de la sacralisation d'une fête païenne ancestrale et s'éteignit au 17è.
Seule Berga fut capable d’entretenir et de conserver la "Bullícia del Santíssim Sagrament" (Cohue du très saint Sacrement) à travers les siècles.
Le "tabal"’ (gros tambour) annonce le dimanche de l’Ascension et les quatre "fuets", le dimanche de la Très Sainte Trinité.
Le tabal annonce officiellement le début de Patum, tandis que les fouets annocent les fusées pyrotechniques à Berga.
La Patum a lieu pendant la semaine de la Fête-Dieu, du mercredi au dimanche.
Le mercredi à midi, la parade des géants donne le coup d’envoi des festivités, tandis que la nuit du mercredi et du samedi quelques comparses défilent tout en exécutant des danses devant les domiciles des autorités locales, sur les places de la ville et devant les maisons des administrateurs.
Le jeudi et le dimanche sont les deux journées centrales de la célébration, avec une Patum d’apparat à midi, plus calme, et une Patum complète la nuit, la plus festive.
Le vendredi est le jour de la Patum des enfants avec tous les éléments traditionnels de cette festivité.
Actuellement, les persopnnages de Patum sont, parmi d'autres : le "tabal" [le gros tambour], les "turcs i cavallets" [Turcs et chevalets], les "maces" [les masses qui sont des démons brandissant des masses et des fouets], la "guita" [la mule rueuse], l’aigle, les vieux nains à grosse tête, les géants, les nouveaux nains à grosse tête, les "plens" [les diables de feu] et le "tirabol" [pour la danse finale].
Le gros tambour fut le seul instrument de la Patum jusqu’au milieu du 17e siècle.
Les Turcs et les chevalets représentent depuis 1621, la lutte entre la croix et le croissant de lune. Les figures actuelles datent de 1890.
Les masses faisaient partie d’un seul tableau, celui des diables, avec les diables de feu. Elles symbolisent l’éternelle lutte entre le bien et le mal avec une lutte d’anges et de démons.
La "guita" [mule rueuse] est un animal avec un corps de mule, une queue de cheval, un cou de girafe et une tête de dragon. C'est le seul personnage de Patum qui saute exclusivement au son du tambour.
En 1756, on décida d’incorporer un aigle dans la Fête-Dieu. Sa danse est la plus belle chorégraphie de toute la représentation et sa musique est la plus distinguée. Elle ressemble à une partition de danse typique de la Renaissance.
Les vieux nains à grosse tête datent de 1853 et furent une donation de Ferran Moragues, premier député aux "Cortes" du district de Berga. Ce sont des messieurs avec un tricorne et de longues perruques. Ils dansent en jouant des castagnettes.
Les nouveaux nains à grosse tête firent leur première apparition en 1890 pour remplacer les vieux nains à grosse tête, qui étaient en très mauvais état, bien qu’on décidât finalement de les restaurer.
Les nouveaux nains à grosse tête sont deux couples, l’un jeune et l’autre vieux, qui dansent sur les accords d’une mélodie de Quimserra, datant de la fin du 19è.
Les diables de feu sont les plus spectaculaires de la Patum. Ils apparaissent à l’apothéose de la fête.
Quand on éteint les lumières, la musique commence et la place devient un enfer qui se remplit de feu avec mille fouets brûlant à la fois. Les diables de feu évoluaient uniquement au son du gros tambour jusqu’à la fin du XIXe siècle, quand Quimserra composa la musique au rythme de laquelle ils sautent aujourd’hui.
Finalement, le ‘tirabol’ représente le point final de la Patum, le moment où Berga célèbre le fait d’avoir répété le miracle annuel. Les géants et les mules rueuses y dansent se mêlant à toute la foule qui remplit la place, au rythme du gros tambour et sur les accords de différentes chansons répétitives.
Visca Catalunya !
Pfff encore presque un mois pour y retourner... Que le temps est long !