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Dépistage de masse, un passage obligé avant noël ?
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Avant toute chose, demain le déconfinement progressif commence. Nous n'aurons plus besoin d'attestation et ce sera le dernier billet journalier de ce 2ème confinement. Rassurez-vous, vous pourrez continuer à me lire, mais je vais juste ralentir un peu le rythme de publication de mes élucubrations, car mon billet ne sera plus quotidien… pour l'instant.
Le Havre (75) et Charleville-Mézières (08), ces deux métropoles démarrent aujourd'hui une campagne de dépistage de masse au virus. Au Havre, ce sont plus de 50 sites qui seront ouverts dans les pharmacies, laboratoires et cabinets médicaux, ainsi que 20 centres conçus pour accueillir plusieurs centaines de personnes par jour.
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Sur la base du volontariat, les habitants de ces deux villes pourront subir des tests (antigénique ou PCR). Le but affiché est d'isoler les cas positifs, mais cela exige des moyens logistiques très importants et l'efficacité de la démarche n'est pas prouvée. Au Havre, cela durera 5 jours. On proposera aux 270.000 habitants des 54 communes de la communauté du Havre, de venir se faire tester, sans rendez-vous et gratuitement, avec un résultat dans la demi-heure. 250 élèves infirmiers, pharmaciens, médecins et bénévoles ont été mobilisés.
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Pour Charleville-Mézières-Sedan (08) et agglomération, ce sont 58 communes et 122.000 habitants qui seront concernés et testés par une centaine de personnes.
Et si on est testé positif, que se passe-t-il ? Dans ce cas de figure, les personnes testées positives pourront, si elles le souhaitent, être isolées pendant 7 jours à l'hôtel ou se confineront chez elles, si cela est possible.
Les prévisions tablent sur 15 à 20% de la population touchée par ces tests, pour identifier les gens, les isoler et leur permettre de le faire. Rien que dans les Ardennes, cela devrait coûter environ 100 000 euros. Le conseil scientifique lui-même, le 17 novembre dernier, a déclaré que le bénéfice d’une opération d’une telle envergure n’est pas encore établi et que les projections poussent à la prudence.
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Suffisamment d'habitants se porteront-ils volontaires? 15 à 20% de la population, c'est peu et cela ne permettra pas d'obtenir une image en temps réel du virus. Certains passeront entre les mailles du filet, d'autres seront "faux négatifs" et d’autres encore seront en période d'incubation. Alors quid de la stratégie du "tester-alerter-protéger"?
Au Havre, la campagne reposera sur les tests antigéniques (1), avec un résultat dans la demi-heure, tandis qu'à Charleville-Mézières-Sedan, les tests seront PCR (2) ou antigéniques. Les tests seront sur la base du volontariat, car il n'y a pas d'obligation de se faire tester en France. La démarche devrait être juste encouragée, au moins pour découvrir des cas asymptomatiques car l'exécutif reconnaît que le seul respect des protocoles sanitaires ne suffira pas à casser la propagation de l’épidémie, et que la troisième vague attendue, risque d'être fort redoutable.
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Les personnes testées "négatif" ne seront pas pour autant immunisées, ce serait une erreur de croire au "totem d'immunité". Tout au plus ces tests pourraient préserver l'immunité durant quelques jours, avant de retrouver ceux qu'on aime pour noël. Pour autant, peut-on dire que jusqu'ici, tout va bien ?
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