Il y a un peu de tout, notamment des avis sur tout mais surtout des avis !
Déconsommation annoncée : 30 % des bars et restaurants ne rouvriront pas. Malgré le plan de relance à coups de milliards donnant le tournis et les mesures pour relancer les différentes filières dans les prochaines semaines, nombre d'établissements de restauration et d'entreprises diverses ne se relèveront pas.
Animations estivales annulées, rassemblements limités, réouvertures tardives après plus de 2 mois d'inactivité, beaucoup de professionnels déjà touchés sont aujourd'hui carrément coulés. Malgré toutes ces annonces mirifiques, on n'empêchera pas la faillite de milliers d'entreprises.

Le pays ne sera pas épargné : c'est tout simple, les gens qui vont perdre leur emploi ou dont celui-ci va être fragilisé, ceux qui sont hors de trésorerie, ceux dont les affaires périclitent et tous les inquiets ont autre chose à faire que de se jeter dans la consommation, fréquenter journellement les restaurants, changer de voiture ou se lancer dans des achats dispendieux.
Malgré ce qu'en pense notre gouvernement déconnecté, ça ne va pas repartir, du moins pas avant des années.
Une longue période de déconsommation dont les princes qui nous gouvernent n'ont même pas idée, a déjà commencé. Quand vous réduisez la capacité de votre entreprise de 50% ou plus, et que les charges fixes restent les mêmes, les recettes diminuent. Il n'est point besoin d'être sorti major de HEC pour comprendre ça.
Certains ne s'en relèveront pas.

Tous ces milliards (qu'il va bien falloir rembourser, mais qui sinon le peuple ?) ne seront pas suffisants pour sauver les entreprises en déroute, fragilisées pour certaines par plus de 2 mois de fermeture et désormais dépendantes des conditions drastiques de réouverture. Parmi toutes ces structures impactées, certaines ont du emprunter pour tenter de surnager et les aides de l'Etat, même si elles sont les bienvenues, ne seront pas suffisantes pour pérenniser l'activité. Quant à redémarrer autre chose, c'est impossible tant que les dettes n'ont pas été soldées.
L'autorisation de réouverture des cafés et restaurants survenue le 2 juin dernier, est une bonne nouvelle pour le tourisme, même si elle n'empêchera pas certains de sombrer. Pour d'autres, c'est déjà trop tard, et pour d'autres encore, c'est à venir, comme les activités saisonnières qui n'auront pas la capacité de se rattraper cet automne, si tant est, d'ailleurs, que l'automne soit bon, ce qui n'est pas à l'ordre du jour.
En attendant, il faut réinventer les centres d'intérêt et d'attractivité, notamment en l'absence des festivités et des spectacles culturels habituels. Cet été sera bizarre. On se demande même si toutes les polémiques actuelles ne tombent pas à pic pour distraire le bon peuple du mur qui va se dresser devant lui ?
Certains malins avaient prédit que les français auraient une envie frénétique de nature, d'espace, de circuit-courts, d'agriculture et que tout serait mis en œuvre pour correspondre à leurs attentes. Quelle vanité ! Rien ne donnera vraiment envie de foncer, à cause des conditions sanitaires actuelles qui sont plus inquiétantes que rassurantes.
Faut-il rappeler que le virus n'a pas disparu, qu'il cause toujours de nombreux décès chaque jour et que la pandémie s'étend dramatiquement sur d'autres continents ? Les professionnels comptent sur les clientèles de proximité, cependant même si jusqu'ici tout va bien, ils se trompent lourdement.
Par ailleurs, même la météo est contre nous. Vous avez-vu le temps de la Saint Médard ? Le plus célèbre des "saints de pluie" n'a guère été bienveillant.
Tout le monde connaît le célèbre diction "Quand il pleut à la saint-Médard (8 juin), il pleut quarante jours plus tard, à moins que saint Barnabé (11 juin), ne vienne lui couper l’herbe sous le pied". Nos anciens avaient le sens de l'observation et ces dictions se révèlent bien souvent riches d'enseignements. Vu la météo mouillée des 8 et 11 juin courants, ce pourrait être le début d’une période de pluies désastreuse pour les récoltes.

Saint-Médard est également le patron des personnes emprisonnées, des personnes atteintes de maladie mentale, de migraines et de névralgies (rien que des joyeusetés)… Par chance, il est aussi celui des agriculteurs et des viticulteurs. Surnommé le "saint pluvieux", il est généralement invoqué pour, ou contre la pluie.
Les habitants du Languedoc connaissent une autre version "S’il pleut pour saint Médard, le beau temps vient tard". Les auvergnats, préfèrent quant à eux être positifs : "saint Médard beau et serein, promet abondance de grain". D'autres pensent que "s’il pleut pour la saint Médard, l’été sera bâtard ou que "les récoltes diminuent d’un quart" ou encore que "c’est du beau temps pour les canards"… Saint Médard, ferme ton arrosoir !

Saint Barnabé n'ayant rien fait pour relever le tableau, c’est un temps instable qui est en place avec un risque d’averses qui concerne les ¾ du pays. Même si jusqu'ici, tout va bien, on annonce de la fraîcheur avec des températures proches d’un début octobre au nord de la Seine. Brr…