Il y a un peu de tout, notamment des avis sur tout mais surtout des avis !
J+45. Jeudi 30 avril - (11 au jus). Jusqu'ici tout va bien…
J'ai bien failli ne pas vous faire le billet quotidien et aller me suicider directement eu égard à ce qu'on nous assène dès le matin à la radio. Non, je plaisante, mais une "agence britannique" sortie d'une pépinière d'experts en tout, et en tous cas d'on ne sait où a vu ses conclusions reprises au journal de 07 heures. Mais ça pourrait être pire, imaginez, il pourrait pleuvoir sur tout le pays… Je jette un œil par la fenêtre : il pleut et il fait un temps de novembre… pas de chance.
Revenons aux élucubrations des sujets de sa très gracieuse majesté (tu parles)… Les conclusions rendues sont sans appel : selon cette agence d'analyse, il n'existe que deux issues après le déconfinement. Certes, on a bien compris qu'il allait nous falloir vivre avec le virus et que la vie d'avant, c'était… avant, mais quand même, les conclusions de ces pseudos "sachants" ont de quoi surprendre.
La première hypothèse française, en cas de relâchement dans le déconfinement, est un horizon de 200.000 morts. Paf ! Et d'où ils sortent ça, les britishes ? Ceci dit, il y a une autre hypothèse, si les "vieux" (nous) et les personnes atteintes de pathologies cardiaques et/ou respiratoires et/ou co-morbides (encore un nouveau terme), acceptent de se confiner strictement jusqu'en février 2021 (9 mois quand même), le bilan chuterait drastiquement, à seulement… 85.000 morts. Chic, c'est cool ! Nomého, une agence enfarinée sortie d'on ne sait où, nous assène des horreurs et des journalistes enjoués nous les resservent à l'heure du petit déjeuner. Je vais me remettre à chercher l'élastique dont je vous parlais mardi…
En ce début de XXIe siècle, la pandémie vient nous rappeler le tragique de cette période, ainsi que celle que nos aînés ont traversée, celle que nous parcourons et celle que nos descendants connaîtront. Le conarovirus Covid-19 est beaucoup moins mortifère que les fléaux du passé (la peste noire et le choléra du 19ème, la grippe dite espagnole de 1918, et même le VIH de 1983), mais cette pandémie nous rappelle que la maîtrise de l'environnement n’existe pas. A tout moment, la situation est susceptible d'être mise à l’épreuve, les français l'ont oublié. Aujourd'hui, ils ont peur car nos dirigeants ne les ont pas portés à la hauteur du tragique qui les interpellait. L'événement qui nous saisit ne semble pas avoir été évalué à sa juste mesure par nos dirigeants. Il n'est qu'à constater les mesures hasardeuses aussitôt contredites ou modifiées, ou pire, expliquées le lendemain par l'inénarrable porte-parole du gouvernement. C’est si bête, mais c'est au prix d'une prise de conscience réelle que la confiance politique pourrait être retrouvée.
En revanche, je ne sais pas si on lit mon journal de marche d'un confiné chez l'exécutif (non, ce serait présomptueux de ma part), mais là-haut, ils ont finalement compris l'utilité prochaine du vélo. La mise en œuvre de mesures sanitaires compatibles avec la réalité, mais couplées au "tout bagnole individuelle" est juste impossible. Hormis que nous irions encore plus vite dans le mur, les embouteillages inextricables ne sont guère compatibles avec les futures normes de salubrité publiques. L'avenir passera pas le vélo ou ne sera pas. Le 16 mars dernier, le ministère des sports nous disait que la pratique du vélo n’entrait pas dans les conditions prévues au décret et constituait une infraction verbalisable. Aujourd'hui, le gouvernement a pris conscience que le vélo est un outil permettant de répondre au défi du déconfinement. Les temps changent…

Il va être temps de préparer des aménagements spécifiques pour les piétons et les cyclistes, afin de permettre de circuler en sécurité. Quand même ! mais là, sans être plus "écolo" que de raison, on n'a plus le choix, les transports en commun étant autant de "clusters" en devenir).
Pour accompagner l'essor de ce (nouveau ?) mode de transport en France, le gouvernement offrira donc un coup de pouce aux personnes prêtes à adopter la bicyclette, avec un forfait de 50 euros pour mettre à niveau sa vieille machine (freins, lumière, pneus...). Comme les jeunes ne sont plus fichus de réparer un vélo, les réparateurs seront même référencés sur un site idoine. Nos vieux vélos sont donc appelés à devenir les "petites reines du déconfinement", il va falloir s'y résoudre et même s'il pleut en ce moment, car jusqu'ici, tout va bien…