Il y a un peu de tout, notamment des avis sur tout mais surtout des avis !
J+40. Samedi 25 avril - (16 au jus). Jusqu'ici tout va bien…
Ca y est, les amis ! Voilà 40 jours que nous sommes confinés. La "quarantaine" est donc terminée ? Nous avons fini ? Ah non ? J'ai dit une bêtise ? Vous m'en voyez tout déconfit de ne pas être déconfiné… ah les cons finis !
Après ce préambule amusant, je vous propose une réflexion sur les restaurants et sur à quoi ils pourraient ressembler pour leur réouverture. Ce sont les grands perdants de la pandémie, car ils ne rouvriront pas le 11 mai, jour annoncé du déconfinement, qui ne sera en aucun cas le début d'une période sans virus. Il va nous falloir vivre avec, et dans l'attente d'une date fixée par les princes qui nous gouvernent, les restaurateurs commencent à aménager leurs établissements et imaginent des protocoles sanitaires adaptés.
Certains transforment leur salle en "Tétris" avec une nouvelle disposition des tables, pour respecter la distance minimale d'un mètre. De ce coté là, l'intimité va y gagner. J'ai le souvenir de repas de St Valentin, où, gênés, nous étions contraints de "profiter" de la conversation coquine de la table d'à coté. J'ai notamment le souvenir d'un goujat, attablé avec sa maîtresse, qui mentait effrontément à sa moitié officielle au téléphone… mais ça c'était avant, quand les restaurateurs entassaient les tables sans trop se préoccuper de la clientèle (payez et partez) pour se faire encore plus de ronds.
Rien ne serait pire qu’une réouverture précipitée et les professionnels du secteur ont déjà mis au point un " guide des bonnes pratiques sanitaires" en plusieurs points. Il est prévu d'espacer les tables d’un mètre au minimum (chic), de limiter les réservations à des tables de 8 personnes (bof), que les serveurs se lavent les mains toutes les 30 minutes (intervalle idiot, c'est suivant leurs activités), etc. Chacun à sa petite idée pour contribuer à mettre les clients en sécurité, et on pourrait nous demander de nous laver les mains au gel avant d’entrer dans l’établissement, nous imposer ainsi qu'au personnel le port de masque et de gants (ça va être pratique en cuisine). Quid des clients ? Je me demande si un masque n'occasionnerait pas une certaine gêne pour manger ? Il est aussi prévu que les menus soient présentés sur papier (recyclé) et jetable entre chaque client. On prévoit aussi la désinfection entre deux clients (ça va être agréable pour les voisins de table)… J'attends de voir quelles sont les consignes qui vont nous être imposées pour le vestiaire ? les toilettes ? Comment va-t-on y faire la distanciation sociale, les gestes barrière et les mesures sanitaires ? Les clients ne risquent pas d'être rassurés en venant manger au restaurant dans ces conditions.

Des entreprises qui ne perdent pas le nord ont déjà créé des sortes d’isoloirs individuels en plexiglas, à installer sur les tables. Vous vous imaginez, avec l'élu(e) de votre cœur, chacun confiné derrière son isoloir transparent ? Les restaurateurs, obnubilés par le chiffre d'affaires (on ne peut leur en vouloir) ont juste oublié la perte de convivialité due au respect des normes sanitaires, un restaurant étant avant tout un lieu festif, convivial et plaisant.
Conserver l’ambiance d’un restaurant et respecter les impératifs de salubrité semble bien complexe. Je ne connais personne qui se rendrait au restaurant, avec tout ce que ça sous-entend de convivialité et de plaisir, qui apprécierait d'avoir l’impression d’entrer dans un EHPAD ou un hôpital. Respecter toutes les recommandations va faire baisser en flèche le nombre de clients, et donc, les recettes, c'est inéluctable. Il est difficile d’imaginer ces recommandations sanitaires et un tel outil va avoir bien du mal à trouver sa place sur les tables françaises.
En ce qui me concerne, pourtant bon client de ce type d'établissement, je zappe. J'abolis le restaurant jusqu'à la fin de l'année au minimum, plus peut-être, en fonction de l'impact du coro sur notre société. Après tout, dans le monde d'après, nous devrons changer toutes nos habitudes et pour l'instant, je préfère retourner à mon confinement.
Ceci dit, ce n'est pas le plus grave, car jusqu'ici, tout va bien…