Il y a un peu de tout, notamment des avis sur tout mais surtout des avis !
Suite à une confusion, Monique, une maman de trois enfants bien vivante, est considérée comme décédée par sa banque, depuis le 11 décembre dernier.
C'est un courrier qui le lui a annoncé. Depuis ce jour, son compte, sa carte bancaire et ses prélèvements automatiques ont été bloqués.
Le 11 décembre, cette mère de famille du Lot-et-Garonne a eu le cœur qui s'est emballé à la lecture d'un courrier de 'agence de la banque populaire occitane, de Villeneuve-sur-Lot, où elle détient son seul compte bancaire.
La lettre lui annonçait sa mort et le blocage de ses comptes. Comme il était écrit qu'elle pouvait contacter son conseiller clientèle pour des informations complémentaires (cool pour une morte), elle s'est dit que cette erreur allait être corrigée rapidement. Que nenni…
Les prélèvements automatiques ont été interrompus à cause de son soi-disant décès. Son assureur, ami de son compagnon, a adressé ses condoléances. Ce dernier ne pouvant joindre son amie a annoncé un peu vite le décès de celle-ci à sa maman de 85 ans.
Toujours est-il que le contrat d'assurance ne survit pas au "décès" (j'aime bien celle-là). Tous les prélèvements sont bloqués et même si le courant passe toujours avec EDF (celle-là aussi), Monique vit dans la crainte d'être coupée si la situation perdure.
Elle a demandé des explications à sa banque qui a été incapable de lui en donné. On lui a d'abord dit qu'il y avait eu une confusion avec la mort de mon frère, client de cette même banque à Toulouse. Maintenant, on lui parle d'une erreur de saisie informatique.
Malgré toutes les preuves de vie adressées à la banque, celle-ci ne veut rien savoir.
Privée de tout moyen de paiement à la veille de Noël, la jeune femme a du compter sur la générosité de sa famille afin qu'elle et ses enfants passent des fêtes dans de bonnes conditions. A noter que la banque refuse tout geste commercial, et refuse même de rembourser les frais d'ouverture de dossier pour l'assurance et les frais de rejet du prélèvement d'EDF.
Devant la mauvaise volonté de la banque, Monique a du se résoudre à contacter un avocat et va entamer une action en justice si les choses ne rentrent pas rapidement dans l'ordre. Joint au téléphone, le service de communication de la banque populaire occitane a promis de se renseigner.
A l'agence de Villeneuve-sur-Lot, en revanche, selon la formule consacrée, personne n'a souhaité s'exprimé. Il semble qu'il s'agisse d'un règlement de compte (encore une que j'aime bien).
Voulant en savoir plus, je me suis rendu sur le site de la banque et j'ai leur charte en 8 points (cliquez ICI).
Au regard de la situation de Monique, on est plié de rire. La banque annonce en effet qu'elle est proche, qu'elle a une relation de confiance, que ses interlocuteurs sont joignables, qu'elle est réactive, transparent, réactive, responsable et attentive.
Je ne croirai plus jamais ce qui est écrit sur les sites des banques (ni ceux des assureurs d'ailleurs, mais c'est une autre histoire)...
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