Il y a un peu de tout, notamment des avis sur tout mais surtout des avis !
La Senyera, c'est tout simplement le drapeau "sang et or" de la Catalogne. C'est l'un plus anciens d'Europe.
Il y a des dizaines de légendes relatant la naissance de la Senyera. La plus connue est celle de Louis le Pieux (IX°siècle) qui aurait tracé sur le bouclier doré du Comte de Barcelone, Guifred le velu (Guifre el pelos) quatre lignes rouges avec ses quatre doigts trempés dans la blessure du vaillant seigneur, lui offrant par ce geste des armoiries, en récompense de sa bravoure au combat. C'est un peu barbare et je vois mal un empereur tremper ses doigt dans la blessure de son vassal pour décorer son écu. Mais en ces temps troublés, il ne faut s'étonner de rien. Le comte aurait même dit avant d'expirer : "Peu m'importe de mourir, si c'est après avoir laissé un drapeau à mon pays".
Au début du IX° siècle, la "Marca Hispanica" a été instaurée. C'était un ensemble de comtés sous l'autorité d'empereurs carolingiens pour la défense de la chrétienté face à l'Islam. La majorité des terres Catalanes étaient intégrées dans cette "marche".
Le pouvoir central Espagnol s'affaiblit. Ainsi, Guifred (cf. ci-dessus) fût-il le premier à hériter du titre de comte de Barcelone. Les dynasties comtales géraient désormais l'ensemble des responsabilités politiques et militaires en Catalogne.
Cet embryon d'État donnera naissance à un plus grand, dirigé par un comte souverain, (non, les autres ne sont pas des sous-comptes) avec Barcelone comme capitale.
En 1172, Girart II lègue le comté du Roussillon à son cousin, le comte de Barcelone, il est le dernier comté à intégrer le nouvel Etat. La Catalogne est née. Elle honore la même Senyera depuis plus de 9 siècles, ce qui en fait le plus ancien drapeau d'Europe.
Ca me fait donc toujours un peu de peine quand je vois flotter au vent une Senyera toute sale et toute déchirée sur un bâtiment public ou officiel. Ca me ferait pareil si c'était la bandera española ou nos trois couleurs. Il faut se souvenir que des gens se sont battus pour leurs couleurs et pour que nous soyons libres dans un monde moderne et démocratique.
Alors pour fêter çà, comme promis dans un précédent article, je vais vous mettre quelques photos prises là-bas, la semaine dernière.
Visca Catalunya !
(Ca va être long d'attendre le mois de juin, maintenant… A chaque fois, j'ai de moins en moins envie de rentrer…).
Place aux photos (comme d'hab, on clique dessus pour une vue en taille réelle)...
La jetée et le port de plaisance (séparé du port de pêche). Les carrés de béton à droite avec le truc qui dépasse au milieu, c'est une production de courant avec l'énergie des vagues.
Crique à la "Punt de Port Salvi".
Nou Casino, la Constancia. C'est de là que j'ai laissé des coms à certain(e)s d'entre vous.
L'entrée du port de pêche et l'ancien Yacht Club.
Dans l'Emporda (Ampurdan), il y a le bas (Baix) et le Haut (Alt). Sant Feliu est la capitale du Baix Emporda.
Entrée de l'école de voile.
Pendant les travaux de réhabilitation du marché couvert (1930), on fait le marché dehors, sous des bâches et dans des paniers.
Le Rambla Vidal, la grande artère commerçante de Sant Feliu de Guixols.
C'est depuis cet endroit précis que le poète Ferran Agullo a décidé de nommer cet endroit "Costa Brava".
Ermitatge de Sant Elm.
La pierre du souvenir en hommage à Ferran Agullo, où il est écrit ce que je vous ai dit plus haut sur la Costa Brava.
L'ancienne Capitainerie, aujourd'hui transformée en Museu del Salvement Maritim. Attention, visites seulement le dimanche de 14h00 à 16h00. Faut pas louper.
Une Senyera sous le ciel Catalan... il est temps de rentrer...
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