Il y a un peu de tout, notamment des avis sur tout mais surtout des avis !
Le 29 novembre 2011, en début du match entre le B.O. (Biarritz Olympique) et l'aviron Bayonnais, alors qu'un essai venait d'être inscrit, deux Basques avaient une "explication virile" le long de la ligne de touche : le Biarrot Imanol Harinordoquy et le Bayonnais Jean-Jo Marmouyet.
Lucien, le papa d'Imanol, au premier rang de la tribune est venu sur le terrain pour se battre avec le Bayonnais ! Au football, à la rigueur, c'est presque normal mais dans ce sport de noblesse de respect qu'est le rugby, le sport des gentlemen voyous, c'est inacceptable.
Tout faux, le papa ! Il a été raccompagné en tribune, et l'essai a été refusé. Plaqué par Benjamin Boyet, le paternel a terminé de suivre la rencontre sous le hall d'entrée. L'aviron Bayonnais va déposer plainte contre Lucien et étudie juridiquement les voies de recours. Le président de la ligue nationale va ouvrir une enquête. C'est une première dans l'histoire du rugby professionnel !
A St Jean le vieux, à 4 km de Saint-Jean-Pied-de-Port, la famille Harinordoquy, fait du commerce de bestiaux. Le patron, c'est l'homme qui défraye la chronique "sportive" depuis mardi soir, après un coup de folie, pénétrant sur la pelouse, pour taper et défendre son bébé de 111 kilos pour 1m92.
Lulu a tenu a s'excuser auprès des journalistes de Sud-Ouest. Il est déçu de lui et reconnaît que son comportement est inadmissible. Il a demandé pardon aux joueurs, aux deux équipes, au staff et au monde du rugby en général. Lucien a reconnu avoir pété un câble sous le regard réprobateur de son propre père, Robert.
Cet incident est d'autant plus incompréhensible que Lucien a joué pendant 18 ans, comme 3ème ligne aile, jusqu'en 2ème division et qu'il a passé à son fils son amour du ballon ovale. Quel gâchis : Lucien et son fils ne se sont toujours pas appelés. Imanol est fâché contre son père et son geste anti-sportif.
Vous allez me dire que c'est bien léger comme actu et qu'il y a plus important, et vous aurez raison. Néanmoins, dans notre terre d'ovalie où le rugby est quasiment élevé au rang de religion, ce comportement qui ne s'était jamais vu à choqué tous les aficionados.
Si à son âge, un ancien joueur commence à montrer l'exemple aux jeunes de cette manière-là, où va-t-on ?
Il n'y a pas mort d'homme mais dans notre société qui perd ses valeurs, le rugby est un refuge où certes pleuvent gnons et châtaignes mais où honneur et respect de l'adversaire sont le maître mot.
Le rugby c'est avant tout la fête. Lucien l'a gâchée mardi dernier. Plus que le geste proprement dit, c'est le symbole qui choque et foule aux pieds des valeurs incontournables.