Il y a un peu de tout, notamment des avis sur tout mais surtout des avis !
On pensait avoir tout vu mais l’imagination des malfaiteurs est sans limite.
Une nouvelle forme d’arnaque a vu le jour : le piratage des terminaux de paiement électronique (TPE). C'est imparable pour les détenteurs de cartes bancaires.
Les malfaiteurs prennent pour cible des chaînes commerciales équipées d’un même modèle de terminal de paiement électronique (souvent un modèle sans fil de marque Ingenico).
Ils effectuent parfois des repérages dans des restaurants avant de revenir passer à l’action.
Au moment de régler, ils perturbent l’attention du commerçant en laissant tomber un objet, par exemple, et substituent le TPE par un autre appareil identique piraté par leurs soins.
Le TPE remplacé est équipé d’un système bluetooth et d’un skimmer (dispositif placé dans la fente pour lire la piste magnétique de la carte).
Ils vont ainsi laisser le TPE fonctionner quelques heures ou quelques jours (pour enregistrer des transactions) puis vont revenir pour récupérer, en moins de trente secondes, les données mémorisées grâce à une application de smartphone.
À partir des coordonnées et du code confidentiel mémorisés, ils vont faire fabriquer des vraies fausses cartes (yes card), utilisables partout dans le monde.
Le pot aux roses a été découvert car une carte piratée a fait un "bug" dans une boutique d'un centre commercial de Gironde et la vendeuse a découvert que son TPE avait été changé à son insu. Commencée dans le grand sud, cette arnaque serait d'ores-et-déja remontée jusque La Rochelle et continuerait à s'étendre...
Pour l’instant, l’enquête diligentée n’a pas permis d’identifier les escrocs, qui poursuivent leur périple sur tout le territoire. Il s'agirait de bandes.
Pour lutter contre ce fléau, des méthodes préventives simples peuvent être mises en place, comme personnaliser le TPE (avec un autocollant, ou quoi que ce soit de reconnaissable). Cela permet de s’apercevoir aussitôt d’une substitution.
On peut aussi fixer le terminal et ne pas le laisser à la libre disposition du client.
En France, les fraudes à la carte bancaire sont estimées à environ 500 millions d’euros par an.
Les clients qui n’ont pas été dépossédés de leur carte et dont la bonne foi est prouvée seront remboursés, après bien des tracas et des démarches, cependant.