Il y a un peu de tout, notamment des avis sur tout mais surtout des avis !
Les Espagnols, exaspérés par la situation dans le pays, ont trouvé un nouveau moyen original d’exprimer leur colère contre les banques et les politiques qu’ils tiennent responsables de la crise économique : ils défigurent les billets de banque en les couvrant de messages.
Ces petits graffitis, qui n’enlève rien de leur valeur légale aux billets, font leur bonhomme de chemin de poches en poches, de caisses enregistreuses en distributeurs de billets, ainsi que sur les réseaux sociaux, et même jusqu'ici, en images cliquables pour un agrandissement !
L’un de ces graffeurs se demande si son message, écrit sur un billet de cinq euros, arrivera jusqu‘à Emilio Botin, le président de la banque Santander, et ajoute "Permettez-moi de vous dire que vous pouvez allez en enfer"... (on va le dire comme çà)...
Ce billet de 10 euros stipule que : "Ce billet est de l'argent sale. S'il vous plait, ne le laissez pas en circulation".
Ce billet de 50 euros porte le message suivant : "Ah, chers politiciens et banquiers, comme je suis sûr que ce billet finira entre vos mains, j’en profite pour vous laisser un message privé : vous êtes des voleurs et des fils de pute".
Ce billet de 5 euros stipule que "les politiciens et les banquiers sont une honte pour la nation".
Celui-ci n'est pas sur le compte de son détenteur...
et ce billet de 10 euros est invité à retourner dans le passé et à faire en sorte que les parents de monsieur Rajoy (le premier ministre) ne se rencontrent jamais !
Au-delà de l'anecdote, ces faits sont révélateurs d'une situation très grave. A l'instar de Jonan, qui déclare : "A partir de ahora no dejaré un billete sin nada escrito" (à partir d'aujourd'hui, je ne laisserai plus aucun billet sans message), tout ceci dénote un profond désespoir chez nos voisins espagnols frappés par la crise encore plus dûrement que nous (si, si, c'est possible !).
L'Espagne paye un lourd tribut à cause de la crise économique. Après des nombreuses protestations dans la rue, la colère du peuple a pris aujourd’hui un nouveau visage. S’attaquant au symbole même de la finance, des citoyens espagnols ont donc décidé de couvrir les billets de banque de messages indignés et de porter leur action de désobéissance civile sur Twitter, photos à l'appui, et d'inviter d’autres espagnols à faire de même.
Et si l'Espagne était le prochain pays à sombrer, après la Grèce ? Cela nous concerne aussi car notre situation n'est guère plus enviable.
On ne sait si le mouvement prendra de l’envergure dans les jours qui suivent. Pour l’instant, aucun hashtag (fil de suivi sur Twitter) n’a été dévolu à cette action de désobéissance civile, ce qui en fait une pratique difficile à répertorier. Toutefois, ces billets pourraient bien un jour arriver dans vos propres mains, à défaut de celles de Mariano Rajoy...