Il y a un peu de tout, notamment des avis sur tout mais surtout des avis !
Une étude très sérieuse affirme que 29 % des Français auraient déjà trompé leur conjoint, soit près d'un Français sur trois, ce qui ramené au nombre de personnes en âge de faire des galipettes représente une proportion non négligeable de la population. C'est ce qu'affirme un sondage commandé par un célèbre site de rencontres extraconjugales (oui, parce que çà existe. On peut se choisir un amant ou une maîtresse sur la toile comme sur un catalogue). On n'arrête pas le progrès !
Si ce chiffre inclut aussi bien les hommes que les femmes, l'étude révèle que le mode d'adultère est différent.
En effet, si les hommes préfèrent les aventures passagères (ooooh, c'est pas notre genre…), les femmes sont plus adeptes des aventures longues durées.
Donc, pour résumer, près d'un quart des hommes déclarent ne pas pouvoir résister à la tentation (la chair est faible) et les dames veulent des sentiments. Ca me paraît bien partial, tout cela…
Si les hommes semblent être un peu plus infidèles que leur conjointe, les femmes sont loin d'être exemplaires.
Selon un autre sondage publié par un autre site de rencontre extra-conjugales (c'est une épidémie, ma parole), 62 % des femmes mariées ou en couple avouent avoir été tentées par l'infidélité durant les vacances. Ont-elles franchi le pas, on ne sait pas.
Encore plus fort, selon une étude d'une agence de rencontre en ligne, près de sept femmes francophones sur dix (68%) considèrent qu'aller voir ailleurs serait le secret de la longévité du couple (et ben bravo, mesdames…).
Les dames avancent le prétexte du grand frisson d'un début de relation, mais selon les trois quarts des sondées, ce serait aussi pour se rassurer quant à leur pouvoir de séduction (69%).
Si de tels chiffres démontrent une certaine liberté vis-à-vis de l'infidélité, les français ont paradoxalement une vision assez "prude" du sujet.
En effet, selon une autre étude, plus de la moitié d'entre nous estiment que l'adultère commence dès le premier baiser. Faut pas exagérer.
Je ne suis pas persuadé que nous ayons besoin d'études pour justifier tout cela. Soyons réalistes. La plupart des infidélités de 2012 n'ont pas une importance vitale. Autrefois, la trahison prenait une autre dimension à cause des enfants illégitimes. Attendu qu'aujourd'hui, le sexe est séparé de la procréation, les conséquences sont moindres et il faut dédramatiser car le véritable danger pour le couple, ce n'est pas la tromperie, c'est l'ennui !
Sans conseiller de tromper pour "sauver" son couple, nombre de psy et autres spécialistes du comportement humain constatent une réalité. Il paraît que notre tendance à l'infidélité serait biologique.
A cause de notre côté animal, nous serions tous naturellement tentés par l'adultère, en opposition à la fidélité qui serait un modèle culturel.
Pour la faire courte, la fidélité ne serait qu'une des conséquences de ce qui nous dicte de ne pas tromper, parce que ce serait mieux pour les enfants.
Ne serions-nous donc que des animaux qui, de temps à autres se rappelleraient que l'homme s'est érigé des barrières morales pour ne pas tomber dans le n'importe quoi ?
@+
(*) Explication du titre : Il s'agit d'une référence à un test de traducteur automatique qui prenait une phrase de départ : "la chair est faible mais l'esprit est fort". La dite phrase était alors traduite par un ordinateur en anglais, puis en russe, puis à nouveau en anglais puis pour finir, retour en français. La traduction finale donnait le titre (chair était devenu viande et esprit était devenu vodka, spirit ayant été ainsi traduit en russe).