Il y a un peu de tout, notamment des avis sur tout mais surtout des avis !
Coucou aminautes, c'est encore le râleur de service...
Ce midi, rendez-vous dans une cafétéria avec ma camarade de jeu. Elle avait une réunion dans le coin et je n'avais pas grand chose à fiche, étant de repos. On s'est donc retrouvés dans une cafétéria où je me rends souvent. Le rapport qualité-prix est très correct et les produits viennent directement de chez des producteurs et éleveurs du département, mais ce n'est pas ce que j'aime le plus. Les personnels de cet établissement, tous gentils et attentionnés sont des handicapés qui se réinsèrent par le travail. La cafète fonctionne sous le régime d'entreprise de travail adapté (association la ruche). C'est un intermédiaire entre le monde du travail et les CAT fonctionnant avec des handicapés plus lourds.
Les résidents de l'asso qui gère la cafète sont super sympas et très fiers quand on les remercie avec un sourire et un merci monsieur ou merci madame. Faut pas grand chose et j'adore ce concept. En plus, c'est bon et c'est propre. Bien des établissements du même type pourraient en prendre de la graine. J'aime bien ce que ces jeunes gens en difficulté peuvent nous apporter. Mais là n'est pas la question.
Bref, madame ayant moins d'une heure pour manger, on a fait vite. J'ai observé plusieurs jeunes femmes qui avaient surement encore moins de temps que nous et qui rapportaient leurs plateaux (entrée + plat + dessert) à peine, voire pas touchés à part un tout petit peu l'entrée. Pourquoi prendre de tout si c'est pour le jeter ? Je n'aime pas le gaspillage.
J'ai souvent observé la même chose dans des restaurants. Certes, ce n'est pas d'éviter de jeter qui va donner du pain à ceux qui n'en ont pas mais quand même. Vous avez remarqué comme les chiens des restaurateurs sont gras ?
Je n'aime pas le gaspillage.
J'ai entendu récemment une réflexion émise par un JCDRTVA (jeune cadre dynamique et résolument tourné vers l'avenir) qui parodiait Jean Gabin en parlant des "salauds de pauvres". Le pire, c'est que lui était sérieux. Le connaissant un peu, je lui ai fait part de ma désapprobation. Je n'ai eu pour toute réponse que : "j'aime pas les pauvres".
Moi, c'est le mépris que je n'aime pas !
Toujours une réflexion entendue au restaurant (vous allez croire que je passe mon temps dans les restaus, mais pas du tout). Une dame bien mise et très pincée parlait à une autre (peut être une collègue) de ce boui-boui tout simple qui visiblement ne lui convenait pas. J'ai vaguement entendu avant leur départ : et puis qu'est ce qu'il y a comme ouvriers là-dedans...
Moi c'est le mépris que je n'aime pas !
Nous vivons dans un monde agressif et méchant. Il n'y a qu'à voir comment certaines personnes se croient permises de parler aux caissières de magasin dès qu'il y a le moindre problème.
Moi c'est le mépris que je n'aime pas !
C'est difficile d'accepter l'autre s'il est différent, gros, noir, homo, pauvre ou dans la détresse (la liste n'est pas exhaustive). Une société qui fonctionne avec des valeurs telles que la nôtre en véhicule n'a pas grand avenir. Il va falloir que çà change ou que çà pète !
Je ne pratique pas l'angélisme et je ne vis pas au pays des Bisounours. J'ai même été personnellement sali de manière très grave et gratuite. Je sais donc ce qu'est la connerie.
Je rêve d'une société sans mépris, ce serait chouette, mais c'est pas facile. Moi aussi, il m'est arrivé de mépriser l'autre. Et çà, c'est pas bien. C'est le mal de notre époque. On en arrive à perdre le sens de la compassion.
Saleté de crise...