Il y a un peu de tout, notamment des avis sur tout mais surtout des avis !
Peu connue est l'époque sombre où sous le régime franquiste, il était prévu un décret permettant au régime de voler des bébés à leurs mères Républicaines.
Conte de Noël (Nadal), un Catalan de 47 ans vient tout juste de retrouver ses parents.
Ce sont en effet des centaines de milliers (!) d'enfants qui ont été kidnappés en vertu d'un décret de 1940 qui légalisait la chose, ainsi que le placement des nourrissons, dans le cas de figure où leur éducation morale (SIC) était jugée en danger.
Quique O. est né en 1965 à Barcelone et les soeurs de l'hopital l'ont aussitôt arraché aux bras de sa mère. Quique n'a découvert que récemment le drame personnel que constitue son histoire.
Confié en 1965 à une famille adoptive, Quique a vécu une enfance heureuse, n'ignorant pas son statut d'adopté mais à cent lieues de penser qu'il était un "bébé volé".
Quique a attendu le décès de ses parents adoptifs qui l'ont chéri et élevé, pour entreprendre une démarche de recherche de ses origines. Il faudra deux années pour retrouver le nom de sa mère biologique.
Notre faux orphelin s'est alors adressé à l'association "SOS bébés volés" qui lutte contre ces pratiques franquistes et pour la condamnation de leurs auteurs.
Quique, grace au colossal travail effectué par cette association, il a ainsi retrouvé ses parents âgés de 70 et 75 ans, ainsi qu'une soeur, âgée de 42 ans, demeurant à BILBAO, au pays Basque, ce qui n'est pas commun pour un Catalan (je vous rappelle que ce n'est pas l'amour fou entre Basques et Catalans).
Quique, quant à lui, était exilé en Andalousie, à HUELVA, où il tenait un bar rock. Aussitot avisé, il s'est mis en route pour BILBAO et a retrouvé sa mère qui s'est effondrée quand elle l'a vu.
Le motif de son enlèvement tenait simplement au fait que ses parents n'étaient pas légalement mariés. La pauvre femme n'avait plus jamais eu de nouvelles de son bébé volé.
Les tests ADN ont confirmé ce que tous deux savaient déja au fond de leur coeur. Depuis, Quique Oliver s'est lancé dans le combat avec "SOS bébés volés". Il a redonné de l'espoir autour de lui.
Le scandale du trafic d'enfants sous Franco (nourrissons volés et parfois vendus contre pesetas, sous couvert de "bonne" morale) n'a éclaté qu'en 2011 grâce des personnes courageuses qui ont osé briser la loi du silence.
Las, trop souvent, les plaintes sont classés par les tribunaux Espagnols au nom de la raison d'Etat, invoquant qu'elles sont frappées de prescription". Certains les instruisent.
Ainsi, une religieuse octogénaire, soupçonnée du vol d'une fillette en 1982, vient de comparaître devant un tribunal Madrilène. Une première !
1.500 plaintes ont été déposées en Espagne, mais les chiffres estimés sont de l'ordre de 300.000 nouveaux-nés ravis à leurs parents, depuis l'ère Franco (1939-1975), mais également après, aucune loi ibérique n'encadrant les adoptions jusqu'en 1987.
Eparpillés dans le monde entier, tous n'ont pas encore eu la chance de Quique qui vient de retrouver les siens après 47 ans.
Nul doute que ce Noël sera le plus beau pour notre rocker Catalan.
Et une belle histoire vraie en ces temps troublés, çà n'a jamais fait de mal à personne...
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Visca Catalunya lliure i Republicana
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