Il y a un peu de tout, notamment des avis sur tout mais surtout des avis !
Voici un petit article pour partager avec vous de belles photos de ma chère Catalogne Sud. Cette fois, point de montagne, de Cerdagne ou de légendes, mais direction le comarquès du "Baix Emporda" (Bas Ampurdan), au cœur de la Costa Brava, sur les bords de la grande bleue !
La vie est difficile dans les hôtels de luxe ! ;o)
N'allez pas croire que je sois bourré de tunes, mais je suis juste débrouillard. Il suffit de passer par une centrale de réservation (souvent au Royaume-Uni) qui achète des séjours tout compris et les revend à la découpe à des prix incroyablement bas. Inconvénient : il ne faut pas avoir peur de payer plusieurs centaines d'euros sur le web à l'étranger. Si on passe par une centrale bien connue, pas de souci (il y en a des très bonnes et des mauvaises) et que l'on paye par un site sécurisé, il n'y aura pas d'autre angoisse que l'attente du moment où le réceptionniste de l'hôtel validera une réservation externe à son réseau. En général, çà roule… comme les photos. C'est parti ! J'ai fait près de 800 photos en 5 jours, le plus difficile a été de choisir.
1 – L'HOTEL
C'est marrant un hôtel international. On y croise de tout. La clientèle va du fils de bonne famille teuton très méprisant envers le personnel, aux sportifs en stage (tennis ou vélo cette année). Il y avait même monsieur Jalabert et j'ai mis deux jours à me dire que je connaissais cette tête… J'en loupe pas une…
Il y a des séminaires associatifs, philosophiques ou commerciaux. Hormis des couples et des familles, on croise aussi des clientes qui vont de la dame qui vient dîner avec encore sa serviette éponge sur la tête, à la dame Russe qui prend son repas en manteau de fourrure, en passant par la yogi qui sort de méditation et qui vient dîner pieds nus et en sari. J'adore ces mélanges à la "Jacques Tati"…
Anna ne m'avait pas menti au téléphone : du lit on voit la mer…
Imaginez déjeuner le matin face à la mer, avec les mouettes qui passent à quelques mètres de vous.
Vue de l'hôtel prise depuis la "Cala Roig".
Je ne suis pas très "plantes vertes", mais un tel jardin d'hôtel, franchement, çà le fait !
C'est chouette un jacuzzi. No comment more…
Une déco de style Espagnol quelque peu surannée…
De mon balcon, je regarde en bas, j'ai une vue plongeante sur la piscine extérieure. Evidemment, il y en a une autre intérieure avec SPA, massages et soins...
De ma terrsse, je regarde vers l'horizon et le soleil se lève sur la mer. Je souhaite à chacun et chacune d'entre vous d'assister à un tel spectacle pour comprendre ce que l'on ressent.
La plage aux escaliers interminables se mérite. Une fois en bas, c'est le paradis, la crique est quasi déserte.
2 – SANT FELIU DE GUIXOLS
A Sant Feliu, on vous souhaite la bienvenue avec la Porta Ferrada : "el monestir" (monastère bénédictin du Xiieme siècle) et "l'arc de Sant Benet".
C'est une ancienne commanderie de templiers située en plein cœur de la ville. Le festival de la Porta Ferrada y a lieu en juillet et août, ainsi que dans toute la ville avec une distribution prestigieuse et des artistes de renommée mondiale.
Ma "boy toff night" préférée a subi un lifting cette année. Ouf, ce n'était pas de l'argent jeté ! Cette discothèque est creusée dans la falaise, comme le bar "El corsari" dont je vous avait parlé dans un article précédent.
Edifici "Joan I". Clin d'oeil à une amie Facebook qui vient aussi ici et qui connait bien les lieux.
El tren de Sant Feliu. Jusqu'en 1969, il a vaillament assuré la liaison "Gérone – Sant Feliu" par une ligne abrupte et escarpée. Aujourd'hui, ce tracé sert de parcours aux randonneurs et vététistes.
Allez savoir pourquoi, là-bas Halloween fonctionne bien, commercialement parlant. Chez nous, cette fête tend à s'essouffler et ce n'est pas dommage. Ce ne sont pas nos traditions, c'est du marketing imposé !
Sur le toit du bar la "Constancia", bâtisse de style mauresque, la "Senyera" flotte fièrement au vent. J'adore ce café. Les jeunes du cyber-coin cotoient les anciens qui jouent à un drôle de jeu de cartes dans une atmosphère enfumée, sous le regard bienveillant de la madone qui trône au milieu du restau.
Pour 7 euros, vous aurez droit aux Tapas et au plat du jour, en général Fideua del pescador, moules à la Catalanes, Suquet de Rapet (baudroie) ou autre poisson du jour ou plat de fruits de mer, boissons comprises (vin ou eau plate ou "con gas").
Tous ces portiques sont emblématiques de la cité de Sant Feliu. Il y en a plusieurs, à chaque entrée de la plage, tout le long de la promenade de la mer.
3 – LLORET DE MAR
Temple de la contrefaçon, de la nuit et de la fête, il est indispensable de passer par ce "Las Vegas" de la Costa Brava. N'y cherchez aucun authentisme.
Fêtards, vous êtes chez vous… Couche-tôts, passez votre chemin !
L'église de Lloret apparaît un peu incongrue au milieu de ce temple de la consommation, du néon, du sexe et de la contrefaçon. Mais la chapelle est jolie, dans le plus pur style "Gaudi".
Que serait une visite à Lloret sans un passage obligé au bar biker de la ville (lieu de perdition connu des bikers de toute l'Europe), le Yates Bar.
Faites l'impasse sur deux ou trois trucs que vous n'avez pas vus (je ne peux en dire plus) et amusez-vous jusqu'au petit matin (ce n'est pas Pat 06 qui me contredira)...
Si vous êtes en forme, vous pouvez aller prendre le petit déjeuner au bar des Hells Angels à Santa Susanna (facile à reconnaître, il y a une Harley-Davidson sur le toit). Cette année, j'ai été sage, et puis j'étais venu en voiture, alors...
4 – CALELLA DE PALAFRUGELL
Autrefois petit port de pêcheurs, aujourd'hui, le moindre hangar à bateaux est transformé en petit studio ! Toutefois ce village a l'avantage de ne pas être bétonné. Il n'y a aucun immeuble en front de mer et il est donc resté tel qu'à l'origine pour notre plus grand bonheur.
Une vue de la plage de Callela (la Calau). Il est 10h30 du mat et il n'y a encore presque personne. J'ai pris une petite binouze face à la mer et le taulier m'a apporté gracieusement un bol de cacahuètes et de grains de mais grillés et salés.
Une photo pour faire plaisir aux blogueuses d'OB amoureuses des chats. C'est dingue ce que vous êtes nombreuses dans ce cas, mesdames…
Comme la galanterie Française n'est pas en déclin, voici ce petit chat qui fait sa toilette dans une jolie barque traditionnelle, pour votre plus grand plaisir !
5 – RETOUR A L'HOTEL
Pour le plaisir, une photo du coucher de soleil sur la mer… Quel dommage que la photo ne rende qu'un millième de l'émotion et de la beauté de l'instant et des lieux !
6 – TOSSA DE MAR
Clin d'œil pour mon ami Lionel, "Patate à l'eau" qui ne connaissait pas ce charmant village il y a 2 ans. Les remparts de la vieille ville de Tossa donnent l'impression qu'un château-fort a été construit sur la plage.
Pour la petite histoire le film "Pandora et le Hollandais volant" y a été tourné en 1950 (sorti en 1951 avec Ava Gardner et James Mason). Une statue d'Ava Gardner se trouve dans la vieille ville. Si un(e) cinéphile est intéressé, j'ai téléchargé acheté ce navet mais je n'ai jamais eu le courage de le regarder jusqu'au bout.
Sauf erreur de ma part, cela fait 11 ans que je passe régulièrement à TOSSA et je n'avais encore jamais pris le bateau, soit par manque de temps soit parce que les potes qui étaient avec moi avaient le mal de mer (authentique !).
Alors cette année, on a choisi un jour radieux avec une mer belle et on est partis en mer. Je ne regrette pas.
Là, on va débarquer dans une crique tranquille.
Le pilote du bateau était un as. Il nous a fait passer dans des grottes où çà passait juste juste…
Chacun son métier, moi je fais pareil avec un camion mais c'était quand même un champion de la navigation qui plaçait son bateau au centimètre près.
Plage tranquille en vue. On va passer y récupérer des gens qui doivent aller sur Tossa. L'eau est toujours d'un bleu…
Une vue des grottes visitées à l'aller. Le fond de l'eau est d'une transparence telle que l'on distingue très bien les poissons gros et petits, rayés ou colorés et même les méduses qui ressemblent à des jolis champignons quand elle sont vivantes dans leur milieu naturel. Rien à voir avec le tas de m... visqueux quand elles sont mortes et échouées.
7 – RETOUR A SANT FELIU
Pour moi, une des plus jolies, si ce n'est la plus jolie baie de toute la Costa Brava. Je la place même devant le cap de BEGUR, TAMARIU ou AIGUABLAVA, c'est dire… mais je ne suis pas impartial…
La mairie de Sant Feliu (ajuntament). Ce bâtiment qui domine la place du marché serait du XVI° siècle. Mais je vous rassure, à l'intérieur il y a la clime, des ascenceurs et le mobilier de bureau est ultra-moderne.
Sant Feliu abrite également le musée du jouet, le musée d'histoire de la cité, le musée du sauvetage maritime et le musée municipal ou il est retracé entre autres le travail du liège naturel (aujourd'hui abandonné).
Le marché municipal. Le bâtiment datant de 1930 est prévu pour subir une complète refonte.
Cette restructuration fait couler beaucoup d'encre. Il y en a pour des années et des millions d'euros.
J'ai vu l'image de synthèse, c'est joli mais cela n'a plus rien à voir avec le marché couvert que j'ai toujours connu.
Nombreux sont les Guixoliens qui pensent que ce projet pharaonique va coûter son âme à la ville et amener la mort du marché couvert comme je l'ai lu un peu partout. En tous cas, ce projet risque de coûter sa place à monsieur Carles Motas López, le maire actuel.
Avant d'arriver à la Pedralta, je me suis fait péter la soute ventrière avec ces arbouses mures, sucrées et délicieuses.
C'est une baie charnue quasi inconnue en France mais appréciée en Espagne et au Maroc, où elle entre dans la composition de gâteaux. L'arbousier est aussi appelé "arbre à fraises".
Ce fruit très riche en vitamines C, met un an pour arriver à maturité et il n'est pas rare, comme sur la photo, de voir un même rameau porter les fleurs de l'année et les fruits mûrs nés des fleurs de l'année précédente !
La Pedralta (ou pierre haute). Avec ses 80 tonnes, c'est la plus grosse pierre branlante d'Europe. Elle est située au carrefour de plusieurs communes, aux confins des limites de la commune de Sant Feliu.
Lieu magique et autrefois site païen, elle est aujourd'hui le siège d'un pèlerinage annuel. On l'appelle aussi le mirador de la Costa Brava et on y ressent un je ne sais quoi d'apaisant et d'intemporel.
Il y a des lieux comme çà où règne une atmosphère indéfinissable, mais étrange et apaisante.
La Pedralta ne bouge plus hélas plus depuis 1999, depuis qu'on a voulu la sécuriser après les glissements de terrain de 1996. Erreur ! La nature est toujours la plus forte.
Pour finir avec Sant Feliu (hélas...), l'hermitage de Saint Elme (Sant Elm) est à l'origine de l'appellation de Costa Brava.
Le nom a été lancé pour la première fois en 1908 dans le journal "la Veu de Catalunya" par le poète et journaliste Ferran Agullo. L'endroit a toujours inspiré les artistes et les rares touristes par sa beauté immaculée.
Le 29 septembre 1963, le conseil municipal de Sant Feliu a inauguré une pierre commémorative (ci-dessous), sur le promontoire à côté de la chapelle (à droite) de 1696.
La pierre commémorative de Sant Elm.
Le journaliste Ferran Agulló a baptisé la Costa Brava (côte sauvage) depuis cet endroit.
Le texte Catalan gravé dans la pierre du souvenir est le suivant :
"Des d'aquesta trona de Sant-Elm, Ferran Agulló intuí la idea de batejar la Costa Brava".
(Traduction: "Depuis ce trône de Sant Elm, Ferran Agulló a eu l'idée de baptiser la Costa Brava").
Combien des touristes qui montent à Sant Elm avec le petit train le savent ?
Et je ne parle même pas de ceux qui ne connaissent de Sant Feliu que la plage et ne s'intéressent ni à l'histoire de la ville (bâtie au IV ème siècle), n'ont jamais vu la Pedralta, ni l'ermitage de Sant Elm, ni le musée d'histoire de Sant Feliu, ni le monument à la gloire de Juli Garreta (compositeur originaire de Sant Feliu), ni les maisons classées Patxot, Campana ou Claver, ni le centre médiéval, ni le musée du jouet datant de 1875, ni la résidence d'été du Caudillo à S'Agaro, (aujourd'hui transformé en immense complexe résidentiel "la Gavina"), ni rien quoi…
Plage de Sant Pol à S'Agaro. Oui, on s'y baigne encore à la veille de la Toussaint !
Il y a peu de temps, il n'y avait rien ici, juste une maison à l'entrée de la plage (elle existe toujours), et la batisse que l'on aperçoit (les bains de S'agaro, aujourd'hui transformés en restaurant). Rien d'autre à des lieues à la ronde que la Gavina, résidence du Caudillo. Il y avait pourtant beaucoup de monde en permanence, des domestiques, des personnels de sécurité et plusieurs petits palais réservés aux dignitaires du régime. Ce n'est pas si vieux, Franco n'est mort qu'en 1975 !
On peut faire le tour de la "Gavina" par le "Cami de ronda" qui s'étend sur des kilomètres.
Ironie de l'histoire, sur le bâtiment principal que l'on voit quand on arrive en bateau dans la baie, flotte fièrement la "Senyera" (le drapeau Catalan). C'est d'autant plus un revers de l'histoire quand on sait que Franco luttait farouchement contre l'identité Catalane qu'il souhaitait éradiquer.
Tous les bâtiments sont plus magnifiques les uns que les autres, notamment un kiosque au-dessus de la mer, où arrive un escalier monumental. On croit y deviner (et peut-être entendre) les fantômes du dictateur, de sa suite et des hauts dignitaires Franquistes en grande tenue, pendant que l'orchestre joue de la musique afin d'ouvrir le bal !
En fait, il se passe toujours quelque chose à Sant Feliu et y bronzer idiot est une faute impardonnable.
@+ à vous qui avez eu le courage de tout lire !